> René Solis (Traducteur)

ISBN : 2757803549
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 2.83/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Dans le jardin de la maison-musée d'Ernest Hemingway, on déterre un cadavre portant l'insigne du FBI.
Ce cher Ernest serait-il l'assassin ? Pas facile d'enquêter après tant d'années, surtout sur un écrivain de cette stature, qui vous inspire des sentiments ambigu... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par kesalul, le 26 juin 2008

    kesalul
    Livre policier, livre policier… ouais…faut le dire vite!! Mais ne vous y trompez pas, cela ne m'a pas déplu. Bien au contraire!!
    Alors au final, de quoi s'agit-il? Bon ok, à la base, ça a tout d'un policier : flic solitaire et alcoolique, un peu, voire pas mal déprimé, et qui passe la plupart de ses soirées avec des amis autour d'une bouteille de rhum. Et puis, il y a le cadavre… Et qui dit policier + cadavre, dit “enquête”. En décor, imaginez-vous Cuba, la Havane plus extactement, ses rues encore vivantes malgrè un régime rigide et dépassé, son rhum, sa musique et ses jolies filles. Voilà, le décor est posé…
    Mais le petit détail qui fait toute la différence avec d'autres policiers, c'est l'endroit où était enterré le mort… eh oui!! Parce qu'en fait ça fait un petit moment qu'il semble nourrir les vers celui-là. Et pas n'importe où en plus! Dans le jardin de la maison, maintenant reconvertie en musée, de l'écrivain Ernest Hemingway
    Si pour les policiers cubains il s'agit là d'une affaire sans intêret, pour notre flic à la retraite, le travail reprend. C'est que le père Hemingway, l'inspecteur le Conde l'a vu et surtout il en a entendu parler quand il était petit. Et il lui inspire autant d'admiration pour son génie créateur que de dégoût et de haine… Il va alors partir à la quête de la vérité en interrogeant toutes les anciennes connaissances d'Hemingway encore vivants…et autant dire qu'il en reste peu!!
    Mais au final, on reste bien conscient que cette investigation policière, écrite par Padura, n'est qu'un prétexte pour parler du grand écrivain, de la création, et du vide que laisse la mort pour ne laisser survivre que les oeuvres : à croire que l'écriture, comme les autres formes d'art, est une tentative d'atteindre l'éternité et que le talent est une façon d'excuser toutes ses erreurs et faiblesses, et de se réhabiliter soi-même.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Sharon, le 20 mars 2012

    Sharon
    Presque un an après avoir lu un roman de Padura, je refais une nouvelle tentative. L'essai n'est pas concluant non plus. Mario Conde a quitté la police depuis huit ans pour se consacrer à l'écriture d'un roman. Il est pourtant rappelé à son ancien métier quand un cadavre est découvert dans le jardin de l'ancienne maison d'Hemingway.
    L'auteur ? Il l'a profondément admiré. Il se souvient même l'avoir vu, étant enfant, peu avant qu'il ne quitte définitivement La Havane. L'homme ? Il l'exècre après l'avoir admiré. Pourtant, il n'a pas envie de le voir accusé de meurtre. Il part sur les traces de son passé et questionne tous ceux qui l'ont connu et qui ont gardé une forte reconnaissance à son égard. le roman alterne alors avec des chapitres qui mettent en scène Hemingway en tant que personnage. Narrateur de sa propre histoire, vieilli, presque réduit à l'impuissance littéraire, il erre dans sa propriété, craignant que la mort ne vienne l'empêcher de terminer son oeuvre, ou pire, craignant de ne plus pouvoir écrire. Et quand Mario Conde se prend pour Hemingway, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver entre le présent et le passé.
    Dans ce livre, je découvre plus l'homme que l'oeuvre. Si sa passion pour les chats est fort intéressante (et je le dis presque du bout des lèvres tant ce fait est accessoire dans le livre), aucun livre, aucun auteur ne pourra me faire apprécier les combats de coqs, de chien, la chasse ou la corrida. Que personne ne brandisse le mot "culture", je parlerai de barbarie. Mario Condé lui même n'apprécie pas ces témoignages de violence gratuite que sont les trophées de chasse. En revanche, il apprécie beaucoup le passé amoureux d'Hemingway, lui qui se languit de Tamara, parti en Europe. Là non plus, je n'ai pas changé d'opinion : la sexualité solitaire des ex-policiers cubains ne m'intéresse pas. Il a de la chance : l'enquête se résout quasiment toute seule.
    Un nouvel essai avec Léonardo Padura ? L'année prochaine peut-être.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-adios-hemingway-de-le..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 18 février 2010

    ivredelivres
    N'ayant jamais lu de polar de Leonardo Padura je ne connaissais pas son héros Mario Conde et c'est une rencontre très sympathique.
    Ancien flic de La Havane plus versé aujourd'hui en bibliophilie qu'en enquête criminelle et se frottant à l'écriture, il reste malgré tout accro au Rhum et autres boissons toniques.
    Lorsqu'un cadavre datant des années cinquante est découvert dans les jardins de la maison d'Hemingway transformée en musée, il reprend du service. Pour identifier le corps d'abord mais surtout pour épargner au fantôme de « papa » d'être sali par une affaire criminelle.
    L'enquête commence donc dans la propriété d'Hemingway et une fois identifié l'enclos où avaient lieu des combats de coqs dont « papa » était friand, après avoir trouvé une insigne du FBI dont Ernest était la bête noire, tout semble concorder et accuser l'illustre prix Nobel.
    Dur pour Mario Conde d'enquêter sur celui qui lui a ouvert les portes de l'écriture, à qui il voue une admiration sans borne et une haine tenace. le récit est à deux voix, celle du flic sortit tout droit de l'imagination de l'auteur et celle d'Hemingway bien vivant dans l'imaginaire de Padura
    C'est un régal, c'est fort comme du rhum ambré, coquin comme la culotte noire d'une star hollywodienne (je vous laisse découvrir le nom de la propriétaire) et attachant comme l'insupportable et génial écrivain.
    Padura ressuscite un monstre sacré de la littérature pour notre plus grand plaisir et au sortir de ce polar vous n'avez qu'une envie : relire les nouvelles d'Hemingway.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2009/04/16/hemingway..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par LindaLapostolle, le 01 août 2011

    LindaLapostolle
    Je n'ai tout simplement pas réussi à terminer ce livre. Tout m'a semblé éparpillé. Un cliché serait de dire que je n'ai pas accroché. Je me suis égaré dans la narration, mais qui dit quoi? Des retours en arrières imprévus et des divagations qui m'ont déroutée. Tout cela a fait que j'ai cessé de le lire. Ce sont des choses qui arrivent.
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