ISBN : 2350870308
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson
(2006)
Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
L'Auberge des femmes tristes2Ajouter à mes livres
Sur l'île de Chiloé au large du Chili, Elena, une ancienne militante de gauche accueille les femmes en détresse. Dans son Auberge, les prolos, les ésotériques, les intellectuelles et autres Belles au bois dormant vivent en communaut... > voir plus
Un très beau récit d'un auteur méconnu pendant très longtemps en France: Marcela Serrano, qui a vécu pendant longtemps à Mexico avant de se partager entre le Chili et l'Argentine. L'Auberge des femmes tristes, c'est une maison bâtie sur l'île de Chiloé au sud du Chili. Elena, une ancienne militante, recueille les femmes en détresse.
Des femmes d'horizons très variés y font le bilan de leur vie.
Et la question qui revient en toile de fond: l'émancipation des femmes s'accompagne-t-elle nécessairement du désamour des hommes?
Un récit féministe intelligent peint avec beaucoup de justesse et d'émotion.
Des personnages qui nous touchent profondément, tant leur quête est maintenant universelle: concilier autonomie, réussite sociale, amour et famille, un défi pour toutes les femmes de notre époque.
Abandon !
Là, ça m'embête car j'aime beaucoup et le titre et cette couverture, de plus la 4ème de couv était alléchante. Sur une ïle du Chili, une ancienne militante de gauche a ouvert une maison afin d'accueillir des femmes en perdition. Perdition plus psychique que sociale puisque qu'on y croise entre autres une historienne, une femme d'affaires, une journaliste, mais aussi des femmes plus modestes.
Les vingt locataires de l'Auberge se livrent mutuellement leurs histoires et leurs désillusions.
Et inévitablement le sujet qui, toujours et encore, revient sur le tapis, l'amour et les hommes. Et que croyez-vous qu'il arrive ? Comme par hasard, sur cette île battue par les vents, au bout du bout du monde, le seul médecin est un beau mec venu lui aussi s'exiler pour soigner quelques blessures secrètes.
Et bien sûr, ce gros bourdon viendra affoler les guêpes de la communauté, enfin au moins deux, peut-être plus, mais je ne le saurai jamais puisque j'ai refermé ce livre à la moitié des 326 pages tant leurs digressions sur les relations hommes-femmes m'ont rasée (lassée, ennuyée, rasée, je suis à bout de synonymes !).
Elle regarde attentivement le chemin et ne réagit pas. il recommence alors à parler et encore une fois, il soliloque. Il a déjà oublié l'épisode de Brahms.
- Les femmes pensent à leurs émotions et, ce qui est pire, en discutent insatiablement. Nous, nous ne le faisons pas. Le savais-tu?
- Vous perdez quelque chose.
- Les hommes n'ont pas d'amis. Ils n'ont que des concurrents.
- Vraiment? Parfois vous me faites honte.. sincèrement murmura Floreana.
- Moi aussi. Je crois que les hommes ont de sérieux problèmes.