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> Jean Prévost (Préfacier, etc.)
> Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)

ISBN : 2070362213
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 235 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Elle éteignit sa cigarette.
- J’ai trente-quatre ans, tu sais. Je ne veux pas être une de ces garces qui débauchent les enfants.
- Non.
- Je ne veux pas devenir comme ça. Je me sens vraiment bien, tu sais, vraiment d’aplomb.
- Tant mieux. ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Zebra, le 01 juillet 2015

    Zebra
    « Le soleil se lève aussi » (The Sun Also Rises) est un roman d'Ernest Hemingway. Écrit en 1926 et traduit en français en 1933, cet ouvrage -paru fin 1962 dans la collection le Livre de Poche- a manifestement surpris quelques lecteurs et suscité des réactions pour le moins contrastées.
    L'histoire ? Jacob Barnes, dit Jake, nous raconte les aventures, essentiellement nocturnes et parisiennes, d'un groupe de jeunes expatriés (des Anglais et des Américains). Ce groupe est composé de Jake, discret et émouvant journaliste impuissant (comme Hemingway), de Michaël, Écossais alcoolique au tempérament explosif, de Bill, personnage assez fantasque, de Lady Brett Ashley, femme toute en formes, aguicheuse et couchant avec le premier jeune homme venu (un rien nymphomane, quoi!), de Robert (Cohn de son nom), Juif timide (il est le jouet des femmes, notamment de Brett), complexé par son apparente infériorité, et de Pedro Romero, jeune toréro dont les mouvements et le jeu magique excitent Jake. Les aventures consistent essentiellement en beuveries et saoûleries en tous genres, et en tous endroits : la première partie du livre concerne Paris, quand la deuxième concerne Pampelune. Faussement blasés, ces jeunes gens semblent aller de-ci de-là, sans but, évoluant dans un monde pourtant bien réel dont le vide (mais quel vide ?) leur semble difficile à combler. Hemingway nous dépeint une ambiance de fête permanente, comme si c'était pour chasser une éternelle déprime ; l'hommage au Paris des années 1920 a un petit côté « on s'éclate quoi qu'il arrive » (mais est-ce que ça ne correspondait pas à l'errance des artistes expatriés dans le Paris de l'époque, artistes pour lesquels le divertissement était probablement la seule et unique occupation, le seul remède à une après-guerre pleine de désillusions ?) et l'hommage à Pampelune, à ses corridas et à ses jeunes toréros a un petit côté « t'as vu ma virilité sur-dimensionnée ? ».
    Il y a de belles descriptions (le Paris nocturne, les parties de pêche à la truite dans les cours d'eau Espagnols, les corridas et l'art de la tauromachie), les évènements s'enchainent avec beaucoup de réalisme et de véracité (on a l'impression de visionner un documentaire!) et les relations au sein du groupe d'expatriés ne manquent pas de relief (on navigue de l'indifférence, feinte ou réelle, au cynisme et à la violence à peine contenue). Mais quelques faiblesses ternissent, selon moi, la qualité du livre : le scénario est faible (en bref, il ne se passe pas grand-chose, ce qui est quand même passablement ennuyeux), les protagonistes se ressemblent par leur penchant très prononcé pour l'alcool, on retrouve -à quelques exceptions près- les mêmes personnages du début à la fin du livre (donc pas d'effet de nouveauté), les dialogues sont insipides et l'homophobie comme l'antisémitisme de l'auteur sont à peine dissimulés. En complément, le style direct, sobre, dépouillé et sans recherche d'Hemingway, style produisant des phrases courtes et sans émotions (le côté journaliste de l'auteur, sans doute!), pourra désagréablement surprendre certains lecteurs ...
    Il n'y a pas de doute : dans « Le soleil se lève aussi », Ernest Hemingway s'est confié à nous. Âgé alors de 27 ans, traumatisé, alcoolique et insomniaque, il nous a livré les détails de ses amours inaboutis (il a été marié plusieurs fois) et de certaines de ses amitiés fort pesantes (impuissant, n'était-il pas devenu homosexuel ?). Dans ce livre, son déguisement ne trompe personne : Jake, c'est lui, et cette époque d'après première guerre mondiale, pleine de désillusions, l'insupporte. de là, cette logorrhée, cette errance égo-centrée, sans émotions et superficielle. de là aussi, cette haine pour ceux qui ne réussissent pas, cette posture d'évitement envers la femme -supposément inaccessible et interdite- (cet être qu'il pare de tous les atours et de toutes les perfidies) et cette idéalisation des jeunes hommes, purs et dynamiques. Pour tout dire, j'ai assez moyennement apprécié : je mets trois étoiles.
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    • Livres 3.00/5
    Par Christw, le 24 avril 2013

    Christw
    Hemingway fait partie de la génération américaine de l'entre deux-guerres dite perdue, selon l'expression de Gertrude Stein. Il s'agit de ces écrivains émigrés à Paris dans les années 20, parmi lesquels Fitzgerald, Steinbeck et Dos Passos, qui connaissent le désenchantement d'une Amérique bouleversée par les mutations sociales et morales. Leur exil n'a rien de dramatique et, ainsi que le raconte Paris est une fête et le présent roman, à côté de leurs recherches littéraires, les divertissements représentent une grand part de leurs occupations.

    Le soleil se lève aussi pour Jake Barnes, le narrateur, gravement blessé dans sa virilité durant la guerre. Il est épris de Brett, personnage féminin, volage et excentrique, qui l'aime comme un véritable ami. À la lecture, on ressent, sans que l'auteur ne le précise, et c'est son talent, que ce Jake diminué est un être neutre, sage, transparent, en roue libre et sans ardeur de vivre[1]. Et parfois cynique, ne vivant plus que par le coeur et l'esprit. le récit se déroule d'abord à paris puis en grande partie en Espagne lors des fiestas de Pampelune, occasion pour Hemingway d'évoquer sa passion pour la tauromachie, qui offre non seulement de beaux passages sur le sujet mais aussi des explications, en pur connaisseur, des finesses de cette tradition culturelle controversée. La symbolique de la mise à mort du taureau trouve naturellement un écho dans le handicap du narrateur.

    Le style de Hemingway est journalistique, fait de courtes phrases, sans grande musicalité mais créant un certain lyrisme du désenchantement qui convient à cette histoire où le temps semble immobile, où les personnages répètent inlassablement sorties festives alcoolisées et querelles. L'ami de Jake, Robert Cohn a une liaison passagère avec Brett et subit une véritable discrimination d'amis jaloux. Cohn est juif, certes, et il en souffre mais il n'a pas ce qu'on appelle le code, cher à Hemingway, cette façon de traverser la vie avec honneur et style, il est à contre courant de ces gens vivant selon un mode singulier. le code c'est aussi la façon dont un torero s'en sort sans tricher face au taureau, avec risque et beauté. C'est aussi une façon de s'en sortir dignement quand on n'est plus tout à fait un homme. Cohn n'a pas le code qui lui permettrait de franchir ses insatisfactions. Jake bien.

    Hemingway ne se doutait sans doute pas que la traduction française (due à Maurice Edgar Coindreau) de ses phrases courtes au passé simple serait une telle tragédie sonore: "Ensuite, nous traversâmes une rivière et, après avoir passé par un petit village lugubre, nous recommençâmes à monter. Nous montâmes longtemps et franchîmes un autre col élevé que nous longeâmes, et la route redescendit à droite, et nous vîmes une nouvelle chaîne de montagnes au sud, [...]." Et si les oeuvres d'Hemingway ne gardaient pas tout à fait leur valeur en version française ?

    La préface de Jean Prévost s'interroge sur la démarche de l'auteur américain, ce battant viril et sportif: "C'est une réduction et une mise au désespoir de lui-même qu'il semble avoir tentée là. Il n'y avait pas moyen autrement de donner à ce livre ce lyrisme secret et douloureux. [...]. Je crois qu'il s'est mis dans la peau de son malheureux eunuque par déguisement, par goût de se transposer, pour mieux se sentir lui-même à la fin de ce jeu."

    Le roman, édité en 1926, est considéré comme le plus riche et le plus significatif de l'oeuvre du mythique anti-intellectuel de la génération perdue américaine.

    [1] le thème rappelle celui qu'a tenté Stendhal dans Armance.


    Lien : http://www.christianwery.be/article-le-soleil-se-leve-aussi-ernest-h..
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    • Livres 5.00/5
    Par zaphod, le 04 février 2014

    zaphod
    Vous ouvrez un livre, et en haut de la première page, vous lisez ceci:

    "Il fut un temps où Robert Cohn était champion de boxe, poids moyen, à l'université de Princetown. N'allez pas croire que je me laisse impressionner par un titre de boxe, mais, pour Cohn, la valeur en était énorme. Il n'aimait pas du tout la boxe. En fait, il la détestait, mais il l'avait apprise péniblement et à fond pour contrebalancer le sentiment d'infériorité et de timidité qu'il ressentait en se voyant traité comme un juif, à Princeton."

    Je ne sais pas pour vous, mais moi, avec une entrée en matière aussi réjouissante, je me dis que ça promet pour la suite.
    Il y a dans ces quelques phrases un humour, une légèreté, un rythme qui vous entraînent irrésistiblement. Incontestablement la signature d'un grand écrivain.

    Mais à peine la première page tournée, vous tombez sur ceci:

    "Je me méfie toujours des gens francs et simples, surtout quand leurs histoires tiennent debout, et j'ai toujours soupçonné que Robert Cohn n'avait peut-être jamais été champion de boxe, poids moyen, et que c'était peut-être un cheval qui lui avait marché sur la figure..."

    Alors là, plus de doute. Vous êtes face à un un raconteur d'histoire de tout premier ordre.
    Et il se pourrait même, à tout bien considérer, qu'Ernest Hemingway fasse partie des quelques meilleurs raconteurs de toute la littérature.
    Et c'est ce livre-ci qui a achevé de m'en convaincre. Vous voulez savoir pourquoi?

    Parce que "Le soleil se lève aussi" est son premier livre, et qu'il laisse une impression bizarre.
    C'est comme si on sentait que ses personnages ont plein de choses à raconter, mais gardent une certaine réserve pudique. L'un d'eux dit d'ailleurs quelque chose comme "J'ai vu énormément de choses. J'ai vécu quatre guerres et participé à deux révolutions", puis laisse dériver le fil de la conversation comme si c'était un détail sans importance.

    Alors, qu'est-ce qu'il nous raconte, Ernest, dans son premier roman? Presque rien!
    Comme s'il nous disait: "Des histoires, j'en ai à revendre, et je vous les raconterai dans mes prochains livres. Ce coup-ci, je vais juste essayer mon jouet. Un échauffement avant de me lancer dans l'arène".

    Et curieusement, c'est ce qui donne à ses personnages une sorte d'épaisseur à peine effleurée, toute en contours. Une sensation qu'il arrivera encore à approcher dans ses meilleurs livres, comme "L'adieu aux armes", mais peut-être jamais plus de façon aussi convaincante qu'ici.

    Ça m'a plu énormément, parce que ses histoires de prédilection à base de corridas, de guerre d'Espagne ou de pêche à l'espadon, je dois dire que leur sujet ne m'accroche pas énormément à la base.
    Quoi? Qu'ai-je entendu? "Des histoires de saoulographie dans les brasseries de France et de Navarre, on se doute que ça doit plus brancher Zaph".
    Franchement, quel coup bas! Ce n'est pas ça du tout!

    Il y a dans ce livre énormément de légèreté! Dans le style, comme dans l'histoire, les personnages, et probablement comme dans l'époque.

    Une légèreté voulue, obligée. Ce n'est pas que ces personnages blasés n'ont pas connu de drames, certainement pas, mais ce qui compte, c'est d'être en vie, de ne pas voir le reste, de s'étourdir dans une ville rendue irréelle par une ambiance de fête permanente.
    Il faut être plus vivant que la vie, ne jamais laisser retomber l'ivresse, sous peine de voir la déprime rappliquer. On a l'impression que les personnages passent une heure au travail pour dix qu'ils passent dans les cabarets (purée, que ça ma plaît, ça!).

    "La nuit tombait. La fête continuait. Je commençais à me sentir ivre, mais je n'en étais pas plus heureux pour ça.

    - Comment te sens-tu?
    - Pas mieux.
    - Prends-en une autre.
    - Ça ne servira à rien.
    - Essaie. On ne sait jamais. C'est peut-être celle-là qui fera de l'effet. Eh! garçon, une autre absinthe pour ce señor."

    On pourrait penser -certains le disent, que ce livre est déjà un hommage à Paris (préfigurant "Paris est une fête"). Mais je ne crois pas, ou alors, à un Paris rêvé, irréel, artificiel, regardé au travers des bulles de champagne pour en estomper toutes les arêtes.

    Et puis, c'est ici que je dois avouer mon embarras, parce que voyez-vous, il m'arrive de commencer à rédiger un commentaire alors que je n'en suis qu'à la moitié du livre.
    J'admets que j'aurais du le sentir venir quand Jake s'est mis à parler d'aller à Pampelune, en Espagne, mais je n'ai rien voulu voir.

    Alors, voilà: y a d'la corrida.
    Enfin, il faut se rendre à l'évidence: même dans son premier roman, Hemingway était déjà Hemingway. Et dans un roman d'Hemingway, il y a de la corrida. Chacun son truc. Dans un roman de Murakami, il y a une femme disparue, dans un roman de Roth, il y a un vieux professeur lubrique de littérature comparée, et dans un roman d'Hemingway, il y a une corrida.

    Mais je ne le prends pas mal. Non, je ne vais pas me lancer dans une analyse vengeresse à deux balles en rapprochant l'impuissance du héros, de la scène où le taureau éventre un brave cheval blanc d'un coup de corne. Non, je ne vais pas ironiser sur la conception qu'a l'auteur de la virilité, même si la nana dont tout le monde est plus ou moins amoureux finit par se faire emballer par le matador.
    Non, devant un style comme celui d'Ernest, toute autre considération s'efface.

    Ernest, tu es grand!
    Mais par pitié, si tu pouvais à l'avenir cesser de nous servir de la corrida à tous les repas... Comment ça "à mon âge, on ne se refait pas"?
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 11 janvier 2012

    brigittelascombe
    Un roman poignant qui évoque (entre autres) un problème des plus épineux:l'impuissance masculine et les douloureuses conséquences qui en découlent, ici,noyés dans l'alcool.
    Drame en trois actes, le soleil se lève aussi situe son premier volet dans le Paris nocturne du Quartier Latin où se croisent Jacob Barnes,dit Jake (le narrateur), Américain blessé de guerre, héros malheureux en ébriété constante,Lady Brett Ashley surnommée Brett "sacrément belle", "faite que de courbes"; Robert Cohn "à l'argent plein les poches", écrivain et ex-champion de boxe et bien d'autres qui trinquent allègrement du "Napolitain" au Café Sélect" et de l'Hôtel Crillon" à leur petit chez soi.
    Les noeuds de l'angoisse se tissent inexorables.
    "Hello, chéri!"
    Départ du groupe vers "la fiesta" de Pampelune (où "le vin est compris") que Jake "l'aficionado" fréquente chaque année.
    "Buvons à la santé de.."
    L'alcool, parfois méchant, sort ses griffes cruelles, alors que cette "garce" de Brett, en instance de divorce, doit épouser "ce bon vieux" Mike, aime ce "maquereau" et "vieux poivrot" Jake(qui veut tout être sauf "une tante") platoniquement,l'aimante puis le repousse, le trompe avec Cohn "le sale juif" puis se prend de "béguin" pour Pedro Romero un jeune torero dont "la pureté de ligne absolue" des mouvements l'excite.
    L'amour sauve parfois de la violence rouge sang de taureau mais comme le confie Jake au comble du désespoir: "C'est vrai,mais ça finit toujours là".
    Un excellent roman qui descend dans les tréfonds de la conscience humaine.Deux petites fausses notes homophobe et antisémite, mais sans elles le glauque n'aurait pas lieu d'être.Et les bas fonds c'est pas clair-clair !
    Ernest Hémingway, écrivain américain qui a marqué le XX° siècle de son écriture, a connu la célébrité avec le soleil se lève aussi.
    Marqué lui même par le traumatisme de la première guerre mondiale sur le Front Italien,alcoolique et insomniaque, il a dans ses premiers romans, cyniques aux illusions perdues (cf aussi:L'adieu aux armes), transposé son vécu.Dans la dernière partie de sa vie,c'est une philosophie empreinte de sagesse qui transparaît dans le merveilleux: le vieil homme et la mer et démontre qu'en surmontant la violence,l'homme peut être amour.
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    • Livres 4.00/5
    Par JacobBenayoune, le 26 janvier 2014

    JacobBenayoune
    Lu directement après Cent ans de solitude et L'Aveuglement, le soleil se lève aussi, première rencontre avec Hemingway, m'est apparu une oeuvre médiocre. L'histoire y est sans intérêt, les mêmes personnages tout au long du roman, absence de réflexions profondes, pas de style merveilleux. On peut pardonner cela lorsqu'on sait qu'Hemingway l'a écrit à vingt-sept ans. Or il faudrait bien voir ce roman autrement pour en ressortir la grandeur.
    Que peut faire un homme au sortir d'une guerre atroce dont il fut témoin, ayant perdu toute son humanité (même sa virilité) que boire et voir la corrida allant de bar en bar, buvant en expert des liqueurs accompagnés d'amis eux-mêmes perdus et d'une femme infidèle. Pour ce héros au sort douloureux qui ne peut même pas se suicider se comportant en public en vrai stoïque impassible, le soleil se lève aussi chaque jour, le même, sans nouveau, sans bonheur, que de paradis artificiels. le style même de ce roman dénué de toutes beautés correspond avec l'intransigeance de cette époque d'après-guerre pleine de désillusions.

    Les dialogues sont réalistes, ce réalisme de Hemingway dont parle Kundera dans ses Testaments trahis, ce réalisme qui peint merveilleusement le moment présent, les dialogues dans un présent insaisissable. Par ailleurs, le lecteur ressent parfaitement cette monotonie et cet ennui des personnages.
    En somme, il s'agit ici d'une lecture qui n'est pas du tout agréable, mais je crois que la lecture comme l'écriture est un acte qui n'a rien d'agréable, elle est comme un médicament, amer mais salutaire.
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Citations et extraits

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  • Par Zebra, le 29 juin 2015

    page 28 [...] Tout le monde se mit à danser. Il faisait chaud et, la danse finie, nous étions tous en nage.
    - Bon Dieu! dit Georgette, vous parlez d'une boite pour suer.
    - Il fait chaud.
    - Chaud, bon Dieu!
    - C'est une bonne idée.
    Quelqu'un invita Georgette à danser et j'allai au bar. Il faisait vraiment très chaud et, dans la nuit chaude, la musique de l'accordéon était agréable. Je bus un bock, debout sur le seuil, dans la brise fraiche de la rue. Deux taxis descendaient la rue en pente. Ils s'arrêtèrent devant le bal. Il en sortit un groupe de jeunes gens, les uns en chandail, les autres en bras de chemise. Dans la lumière de la porte, je pouvais distinguer leurs mains, leurs chevelures ondulées et fraichement lavées. L'agent, debout à la porte, me regarda et sourit. Ils entrèrent. Comme ils entraient, dans la lumière, je vis des mains blanches, des cheveux ondulés, des visages blancs, tout cela grimaçant, gesticulant, papotant. Brett était avec eux. Elle était charmante et semblait à son aise dans ce milieu.
    L'un d'eux aperçut Georgette et dit :
    - Ma parole, voilà une vraie grue. Je vais danser avec elle, Lett. Tu vas voir.
    Le grand brun qui s'appelait Lett dit :
    - Voyons, ne fais pas de folies.
    Le blond ondulé répondit :
    - Ne t'inquiète donc pas, ma chère.
    Et c'était avec ça qu'était Brett!
    J'étais furieux. Du reste, les hommes de cette espèce me mettaient toujours en fureur. [...]
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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    Une amitié avec une femme,c'est tellement chic.Vraiment chic.Au début,il faut être amoureux de la femme pour que l'amitié trouve une base.J'avais en Brett une amie.Je n'avais jamais envisagé la chose de son point de vue.J'avais obtenu quelque chose pour rien.Cela ne fait que retarder la présentation de la note.La note vient toujours.C'est une de ces belles choses sur lesquelles on peut toujours compter.
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  • Par litolff, le 22 novembre 2010

    Peut-être, avec le temps, finit-on par apprendre quelque chose. Peu m'importait ce que c’était. Tout ce que je voulais, c'était savoir comment vivre. Peut-être, en apprenant comment vivre, pourrait-on finir par comprendre ce qu'il y a en réalité au fond de tout ça.

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  • Par fabricel, le 07 août 2015

    Elle me regardait dans les yeux, avec cette manière à elle de regarder qui vous faisait douter si elle voyait vraiment avec ses propres yeux. Et ces yeux continueraient à regarder après que tous les yeux du monde auraient cessé de regarder. Elle regardait comme s'il n'y avait rien au monde qu'elle n'eût osé regarder comme ça, et, en réalité, elle avait peur de tant de choses !

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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    -Avez-vous vu celui qui a frappé le boeuf? demanda Mike.C'était extraordinaire.
    -Ce n'est pas un métier d'être boeuf,dit Robert Cohn.
    -Vous trouvez? dit Mike.J'aurais cru que vous aimeriez beaucoup être boeuf.
    -Que voulez vous dire Mike?
    -Ils mènent une vie si tranquille.Ils ne disent jamais rien.Ils se contentent de suivre,comme ça,tout le temps.
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