> Jean Prévost (Préfacier, etc.)
> Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)

ISBN : 2070362213
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 69 notes) Ajouter à mes livres
À première vue, ce pourrait être un conte grivois et grisé, plongé dans cette ivresse permanente qui voile les nuits françaises puis espagnoles de ces jeunes Américains. Il en ressort d'abord un malaise, celui du désespoir que cac... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 11 janvier 2012

    brigittelascombe
    Un roman poignant qui évoque (entre autres) un problème des plus épineux:l'impuissance masculine et les douloureuses conséquences qui en découlent, ici,noyés dans l'alcool.
    Drame en trois actes, Le soleil se lève aussi situe son premier volet dans le Paris nocturne du Quartier Latin où se croisent Jacob Barnes,dit Jake (le narrateur), Américain blessé de guerre, héros malheureux en ébriété constante,Lady Brett Ashley surnommée Brett "sacrément belle", "faite que de courbes"; Robert Cohn "à l'argent plein les poches", écrivain et ex-champion de boxe et bien d'autres qui trinquent allègrement du "Napolitain" au Café Sélect" et de l'Hôtel Crillon" à leur petit chez soi.
    Les noeuds de l'angoisse se tissent inexorables.
    "Hello, chéri!"
    Départ du groupe vers "la Fiesta" de Pampelune (où "le vin est compris") que Jake "l'aficionado" fréquente chaque année.
    "Buvons à la santé de.."
    L'alcool, parfois méchant, sort ses griffes cruelles, alors que cette "garce" de Brett, en instance de divorce, doit épouser "ce bon vieux" Mike, aime ce "maquereau" et "vieux poivrot" Jake(qui veut tout être sauf "une tante") platoniquement,l'aimante puis le repousse, le trompe avec Cohn "le sale juif" puis se prend de "béguin" pour Pedro Romero un jeune torero dont "la pureté de ligne absolue" des mouvements l'excite.
    L'amour sauve parfois de la violence rouge sang de taureau mais comme le confie Jake au comble du désespoir: "C'est vrai,mais ça finit toujours là".
    Un excellent roman qui descend dans les tréfonds de la conscience humaine.Deux petites fausses notes homophobe et antisémite, mais sans elles le glauque n'aurait pas lieu d'être.Et les bas fonds c'est pas clair-clair !
    Ernest Hémingway, écrivain américain qui a marqué le XX° siècle de son écriture, a connu la célébrité avec Le soleil se lève aussi.
    Marqué lui même par le traumatisme de la première guerre mondiale sur le Front Italien,alcoolique et insomniaque, il a dans ses premiers romans, cyniques aux illusions perdues (cf aussi:L'adieu aux armes), transposé son vécu.Dans la dernière partie de sa vie,c'est une philosophie empreinte de sagesse qui transparaît dans le merveilleux: Le vieil homme et la mer et démontre qu'en surmontant la violence,l'homme peut être amour.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 22 novembre 2010

    litolff
    Une jeunesse à la dérive.
    Paris dans les années 20. Un groupe de jeunes américains oisifs promènent leur mal être entre Paris et Pampelune, et trompent leur ennui, leur angoisse ou leur désespoir dans divers échappatoires : fêtes, alcool, pêche, alcool, amour, alcool et corridas... en affectant une joyeuse indifférence !
    Pas de grands sentiments, pas d'émotions, c'est ce que les protagonistes laissent voir d'eux-mêmes à travers le style sobre et dépouillé d'Hemingway. Et pourtant, de l'émotion, le roman en regorge mais il faut la lire entre les lignes. Rien n'est dit, tout est suggéré.
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    • Livres 1.00/5
    Par Pyrah, le 31 mars 2012

    Pyrah
    Je ne comprends vraiment pas où l'auteur veut nous mener. Je me suis profondément ennuyée à la lecture de ce livre. Si c'est ce que voulait nous faire ressentir l'auteur, chapeau car de toute ma vie jamais je n'ai autant souffert pour terminer un livre. J'ai bien dû mettre 3 ans ! Il n'y a aucune intrigue, les personnages se ressemblent tous, ils ne font que boire, boire, boire et parfois ils se prennent le bec. L'un d'eux, Cohn, sert toujours de bouc émissaire tout cela parce qu'il est juif.
    Les choses commencent à bouger (et encore !) lorsqu'ils se rendent en Espagne pour assister à des spectacles de tauromachie (il faut aimer, ce n'est pas mon cas). Les dialogues sont insipides et creux, ils ne servent pratiquement à rien d'autre qu'échanger des banalités du genre :
    "- La bière est bonne.
    - Oui, elle est bonne."
    Le seul personnage féminin, Brett, fait preuve d'une frivolité agaçante et ne sert pas à grand chose à part semer la pagaille entre les protagonistes qui se disputent ses faveurs.
    J'ai vraiment du mal à croire que ce livre ait pu inspirer un film ou alors je n'ai vraiment rien compris à l'histoire.
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    • Livres 1.00/5
    Par mimipinson, le 20 août 2011

    mimipinson
    Je ressens une énorme déception à propos de ce livre que je ne parviens pas à finir. Mes yeux lisent, mais c'es à peu près tout. A chaque fin de chapitre, je me demande bien ce que l'auteur veut dire, démontrer, expliquer.
    Je ne réussi pas à m'intégrer à cette bande d'amis, désabusés, alcoolisés, désœuvrés, qui errent entre Paris et l'Espagne.
    Certes, dans la moitié du livre que j'ai "lue", l'auteur fait un joli portait du Paris des années 50 ; certes l'Espagne est bien évoquée…mais, hélas c'est à peu près tout. le scénario, le fil de l'histoire me laisse perplexe, voir dans l'incompréhension. Je ne saurais dire, si c'est ce livre là qui ne me convient pas, ou l'auteur dont le style n'est pas ma tasse de thé.
    De cet auteur, j'avais lu, Le vieil homme et la mer, mais il y a de cela très longtemps ; je n'en ai pas de souvenir très précis, ni bon ni mauvais ; à l'époque, je ne pense pas avoir été particulièrement transportée.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/08/le-soleil-se-leve-aus..
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    • Livres 3.00/5
    Par fran6h, le 06 avril 2011

    fran6h
    Premier roman d'Hemingway mais certainement pas le meilleur.
    Il est toutefois intéressant par bien des aspects : le contexte d'abord (la "génération perdue" des années1920), la description de la feria de Pampelune (que ce roman va contribuer à "mondialiser") et la structure du roman (calquée sur la structure d'une corrida).
    Il s'agit ici de l'errance d'un groupe de jeunes américains (dont le narrateur Jake Barnes) entre Paris et Pampelune, entre l'ennui et l'alcool, entre la pêche et la corrida, entre l'amitié et l'amour.
    Cette lecture sera utilement complétée par "Mort dans l'après midi" pour l'aspect tauromachique du livre et par "Paris est une fête" pour la génération perdue.
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    Une amitié avec une femme,c'est tellement chic.Vraiment chic.Au début,il faut être amoureux de la femme pour que l'amitié trouve une base.J'avais en Brett une amie.Je n'avais jamais envisagé la chose de son point de vue.J'avais obtenu quelque chose pour rien.Cela ne fait que retarder la présentation de la note.La note vient toujours.C'est une de ces belles choses sur lesquelles on peut toujours compter.
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  • Par litolff, le 22 novembre 2010

    Peut-être, avec le temps, finit-on par apprendre quelque chose. Peu m'importait ce que c’était. Tout ce que je voulais, c'était savoir comment vivre. Peut-être, en apprenant comment vivre, pourrait-on finir par comprendre ce qu'il y a en réalité au fond de tout ça.
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  • Par litolff, le 22 novembre 2010

    Il n'y a pas de raison, parce qu'il fait noir, pour qu'on voie les choses sous un autre jour que lorsqu’il fait clair. Je vous en fous !
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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    -Avez-vous vu celui qui a frappé le boeuf? demanda Mike.C'était extraordinaire.
    -Ce n'est pas un métier d'être boeuf,dit Robert Cohn.
    -Vous trouvez? dit Mike.J'aurais cru que vous aimeriez beaucoup être boeuf.
    -Que voulez vous dire Mike?
    -Ils mènent une vie si tranquille.Ils ne disent jamais rien.Ils se contentent de suivre,comme ça,tout le temps.
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  • Par brigittelascombe, le 10 janvier 2012

    Cela me rappelait certains dîners pendant la guerre.Beaucoup de vin,une tension ignorée,et la sensation que des choses inévitables allaient se produire.Sous l'influence du vin,je perdis ma sensation de dégoût et me sentis heureux.Ils avaient tous l'air si gentils.
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