ISBN : 2882502583
Éditeur : Noir sur blanc (2011)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

A première vue, Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese n'ont rien en commun. Et pourtant : tous deux sont orphelins de père, tous deux ont grandi dans un entourage exclusivement féminin, tous deux n'ont jamais su se faire aimer d'une femme, tous ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 1.00/5
    Par alouett, le 11 octobre 2011

    alouett
    Cet ouvrage est une relecture que l'auteur a faite plus de 10 ans après la première publication en 1999. Il a senti le besoin de modeler le contenu pour corriger certains détails graphiques et retoucher quelques textes. le recueil raconte l'histoire de quatre personnes : celle de Frédéric Pajak (l'auteur de cet ouvrage), de Cesare Pavese (le poète italien), de Friedrich Nietzsche (le philosophe allemand) et de Turin, ville à la croisée des chemins des trois autres personnages.
    Frédéric Pajak explique sa démarche en préambule. le projet est né à l'aube de ses 40 ans. Il lui faudra 4 années pour le finaliser. Pourquoi lui, Pavese et Nietzsche ? Parce que tous trois ont en commun le fait d'avoir été orphelins de père dans la prime enfance. L'occasion de reprendre leurs destinées et les suivre dans leurs parcours torturés, leurs renaissances sous le ciel turinois et leur descente vers la Mélancolie pour l'un, la folie pour l'autre. Quant au troisième, l'auteur de cet ouvrage, il refuse qu'on de définisse biographe ; il introduit et clôt discrètement cette exploration.
    Si je me suis tournée vers cet ouvrage, c'est parce qu'en grande amatrice de BD, je voulais profiter d'un autre support où verbe et visuel sont les deux facettes d'un même langage. Pourtant, force est de constater que si les auteurs de bande dessinée savent créer un tout cohérent entre dessin et narration, cet auteur de roman n'en est pas capable. Sur chaque page de cet ouvrage de 312 pages, figurent une illustration qui s'étale sur les deux tiers de l'espace et un texte traitant de Pavese, de Nietzsche, citant leurs correspondances ou leurs œuvres, présentant des réflexions personnelles de Frédéric Pajak
    Graphiquement, le dessin est sombre, fin et torturé. Les encarts graphiques de chaque page créent une atmosphère lourde et mélancolique, les aplats sont trop soutenus rendant parfois les illustrations illisibles. Ce traitement graphique me fait penser à celui qu'Eddie Campbell avait réalisé sur From Hell (un scénario signé d'Alan Moore) : des expressions figées, un jeu de hachures trop lourd et, en revanche, une architecture urbaine très fouillée et lumineuse, servant agréablement le côté imposant des bâtiments. Dans l‘ensemble, ces portraits et paysages manquent de vie, de spontanéité et de profondeur.
    Si dessins et propos ont parfois l'occasion de se compléter, c'est à de trop rares occasions. Je sors fortement déçue de cette lecture car cette absence d'écho (entre l'écriture et les illustrations) est dommageable. L'impression qui domine est qu'il n'y a aucune transition entre l'un et l'autre, ce qui nécessite un effort de concentration non négligeable tout au long de la lecture. de plus, la narration est saccadée, elle est carencée en transitions. Cet ouvrage m'a donné l'impression d'une grande cacophonie, un fourre-tout mal agencé de diverses informations. La longue présentation de la ville de Turin (architecture, art de vivre, climat…) est assommante. L'ensemble crée une réelle lassitude lors de la lecture. Les inconditionnels de Nietzsche et Pavese trouveront certainement quelques plaisirs à partager un moment en leur présence mais, en simple amateur, cet ouvrage m'effleure à peine.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Couperine, le 09 octobre 2011

    Couperine
    Difficile de faire la critique de cet ovni littéraire inclassable. L'auteur le dit lui-même : « Ce livre n'est pas une biographie, ni les deux biographies, et encore moins une autobiographie. Ce n'est pas un livre d'histoire, ni d'histoires, ce n'est pas un livre de géographie, ce n'est même pas un roman et ce n'est pas une bande dessinée. » Composé de dessins illustrant les propos – souvent courts – de l'auteur, cet ouvrage est pour le moins original. En effet, avoir l'idée d'établir une comparaison entre deux auteurs que rien ne rapprochait a priori est curieux. Mais là où l'on voit tout le talent et le génie de l'auteur, c'est que le thème est précis et les liens nombreux : mettre ainsi en exergue des points négatifs vécus à la fois par Nietzsche et par Pavese, il fallait oser et, surtout, avoir matière. le lecteur découvre ainsi, au fil de la rêverie de l'auteur les multiples tragédies des deux personnages concernés. Et même si tout est noir, le graphisme étant au service du texte, il n'en reste pas moins que cet ouvrage est terriblement intéressant. Frédéric Pajak réussit à rendre son œuvre suffisamment fluide et attrayante pour que le lecteur se laisse emporter dans sa pérégrination spirituelle.
    Un grand merci à toute l'équipe de Babelio et à son opération Masse Critique ainsi qu'aux Editions Noir sur Blanc pour cette belle découverte.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par LaLo, le 11 novembre 2011

    LaLo
    Je ne peux pas affirmer que je n'ai pas aimé. Ce ne serait pas vrai. Il y a ces illustrations magnifiques, ces immersions dans l'univers de Nietzsche, dans les Poèmes de Pavese. Ces quelques moments de bonheur en pleine lecture. Mais je ne peux pas non plus dire que j'ai aimé. Il y a ce texte décousu, cette absence de fil conducteur, ces longueurs à répétition. Cet ennui du lecteur. Ce livre est assurément un ovni. Comme le dit l'auteur lui-même, il se place au carrefour des genre, ne revendique aucune identité. Mais c'est ce qui lui fait perdre en intensité. Frédéric Pajak se mélange, perd pied et en fait un livre sans aucun sens et décousu. Sûrement une belle réussite pour les inconditionnels de Nietzsche ou Pavese, mais juste un ovni pour moi.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 20 septembre 2011
    Frédéric Pajak explore le thème de la solitude à travers différents auteurs, figures de la philosophie ou écrivains méconnus. Un mélange réjouissant.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 09 octobre 2011

    P170 :

    « Première neige, chic !!! »
    En ce mois de décembre 1888, Nietzsche est dans un état de nervosité particulièrement vif. Comme presque chaque année, à l'approche de Noël et du premier janvier, il souffre de partout et plusieurs jours de suite, perd d'un coup connaissance, traverse de violentes dépressions.

    P171 :

    Dans la nuit du 23 décembre, en Arles, un inconnu s'est tranché le lobe de l'oreille avec un rasoir. Il a offert le morceau de chair sanguinolent à sa putain préférée. Quelques jours plus tôt, il avait écrit ces mots étranges dans une lettre à son frère Théo : « Tout ce que j'ai fait sur nature, c'est des marrons pris dans le feu. »
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par alouett, le 05 octobre 2011

    J'ai vu Turin, je suis devenu Turin, et plus jamais je n'ai dormi comme avant
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






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