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ISBN : 2353150985
Éditeur : Balland (2011)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Le barbu sur l'image de la couverture, c'est la culture qu'on assassine. Mais on peut y voir aussi l'inverse : celles et ceux dont on a entrepris d'asservir l'esprit, et qui se révoltent contre l'empire de la crétinisation. Les pouvoirs économique, politique, médiatique se conjuguent pour nous plonger dans une nouvelle barbarie : abandon de l'école publique, transformation des universités en monstres bureaucratiques, télévision avilissante, ruine des instituts cultu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
Fortuna12 avril 2015
  • Livres 3.00/5
Dans ce recueil d'articles et de billets de blog publiés entre 2008 et 2010, Pierre Jourde part en guerre contre les responsables de la mort annoncée de notre culture.
Et d'une plume alerte il s'attaque à la médiocrité des médias, à la consternante nullité de la majorité des programmes télévisuels, à la démission de l'éducation nationale de sa véritable mission - transmettre le savoir -, aux réformes absurdes imposées à l'enseignement supérieur, au clientélisme qui sévit dans le monde de l'édition, et de manière générale à une sous-culture de supermarché qui s'impose au détriment de la véritable culture qui seule peut permettre à l'individu de se former, de s'ouvrir au monde et d'évoluer.
Le constat est amer, l'humour de Pierre Jourde parfois féroce, mais c'est aux usurpateurs qu'il s'en prend, à ceux qui de font les agents - par ambition et pour le profit - de l'abêtissement universel. C'est sans appel : partout prime la quantité sur la qualité, le chiffre d'affaire est roi, la langue française est massacrée à l'école comme à la télé, les enfants des classes défavorisées n'ont aucune chance de s'en sortir, la téléréalité est d'une vulgarité et d'un bêtise consternante, les professeurs et les écrivains ne sont plus jugés que par la masse de ce qu'ils publient - qu'importe l'intérêt des articles, qu'importe si les trois-quarts des livres terminent au pilon -, il faut être visible à tout prix. Et tant pis pour ceux qui ont réellement du talent ou le désir de changer les choses. Tant pis pour les recherches qui demandent du temps, pour les ouvrages qui demandent de la réflexion, pour les émissions qui apportent un réel savoir.
On peut être plus ou moins d'accord mais on ne peut pas rester indifférent. Car globalement l'analyse de Pierre Jourde est lucide. Et si nous ne réagissons pas, il risque d'être trop tard. Donc c'est notre rôle à chacun d'empêcher la bêtise et l'inculture de nous submerger définitivement. Et de continuer le combat !
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Peluche0706
Peluche070622 janvier 2016
  • Livres 2.00/5
Pierre Jourde enseigne la littérature à l'université et a publié un recueil de chroniques de son blog nommé "Confiture de Culture". Ceux-ci évoquent l'actualité culturelle dans sa globalité, celle des années 2010.
J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque pour m'ouvrir à d'autres lectures. La 4ème de couverture m'attire, je le prends et m'empresse de le commencer, tout en continuant ma lecture de fiction en parallèle.
J'ai appris pas mal de choses, j'ai compris aussi que je n'étais clairement pas la cible de ce livre. A la page 46, l'auteur propose un mini-quizz à ses lecteurs. La question était de retrouver l'auteur des lignes qu'il citait. Les auteurs proposés étaient : Jean-Paul Brighelli, François Bégaudeau, Alain Finkielkrault et Philippe Meirieu. Je ne donnerai pas la réponse mais je suis désolée de dire que je n'ai pas trouvé pour la simple et bonne raison que seul Alain Finkielkrault me disait quelque chose. L'auteur a donné la réponse en affirmant que si les lecteurs répondent telle ou telle réponse, ils "vivent vraisemblablement dans une grotte au Birobidjan". On se sent tout de suite à l'aise en apprenant ça...
Il critique aussi le fait que pour accéder à la fonction publique, la culture n'est plus privilégiée et qu'elle est considérée comme élitiste. Personnellement, je suis fonctionnaire, et j'ai passé plusieurs concours. Savoir que tel poème a été écrit par tel poète en telle année ne fera jamais de moi le meilleur fonctionnaire de l'année.
Plusieurs chapitres abordent différents thèmes : la politique culturelle, l'éducation, les réformes universitaires, l'écrivain, le monde de l'édition, ...
Encore une fois, pour la partie intitulée "le livre et l'écrivain", j'étais un peu perdue. Mais a priori, on est loin de lire la même chose. Ce qui me gêne là-dedans, c'est que la plupart des personnes qui remettent en cause les lectures d'une certaine partie de la population, évoquent rarement ce qu'ils leur semblent bon de lire selon eux. En attendant, je ne fais peut-être pas partie du bon côté selon lui, mais j'ai lu son livre et je n'ai pas pour autant l'impression d'être complètement inculte.
Pour la note positive, il y a plusieurs points sur lesquels je suis en phase avec Pierre Jourde : l'explication de la perte d'autorité des professeurs à l'école, la critique sur la lourdeur administrative pour les enseignants-chercheurs à l'université, le vide intellectuel à la télévision de quelques programmes, ...
Il y a deux chroniques que je retiendrais de ce livre : celle de la galère des chercheurs à la BNF (j'ai bien ri) et celle intitulée "A quoi sert la littérature ?".
Au final, je vais retourner à ma grotte. J'y suis bien dedans.
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Frunny
Frunny23 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
Pierre Jourde (1955- ) est un écrivain et critique français.
Connu pour ses pamphlets contre les médias, il est surtout l'auteur d'essais sur la littérature moderne et d'une abondante oeuvre littéraire exigeante.
Depuis 2009, il tient le blog "Confitures de culture" sur le site littéraire du Nouvel Observateur où il publie régulièrement ses prises de position sur des sujets de société.
"C'est la culture qu'on assassine" parait en 2011.
Pierre Jourde nous soumet un recueil de chroniques portant sur la situation culturelle en France.
Un constat dramatiquement alarmant qui semble irréversible.
"La culture, c'est la télévision. L'empire de la connerie triomphante et fière d'elle-même". La recherche du spectaculaire, le mépris des faits au profit de l'image.
Le pays de l'ironie, de la satire, de l'esprit frondeur tend à devenir le royaume des béni oui-oui...
Le monde est dévenu télévision.
Pierre Jourde aborde la destruction de l'enseignement, le mépris de la recherche; qui entraînent montée de l'illettrisme.
"Visser boulons le jour, avaler Cauet le soir".
Il fait l'éloge des petits éditeurs et règle ses comptes avec quelques écrivains (...) populaires.
Musso, Levy, Moix, Angot, Beigbeder, Gavalda, Jardin, Weber en prennent pour leur grade.
La médaille d'Or étant remise à Philippe Djian qui se fait tailler un costard sur mesure (à lire... c'est du miel !)
Jourde nous livre l'envers du décor; les petits arrangements entre amis lors de la remise des prix littéraires.
J'ai adoré ce recueil, incisif, mordant. Quelques gouttes de nitroglycérine qui font voler en éclat les préjugés et remettent à leurs justes places les situations établies.
Un vent de fraîcheur, de sincérité. Un grand coup de pompe dans la fourmilière de la "Culture à la française" qu'il va falloir s'habituer à orthographier avec un petit (tout petit) c.
Précipitez-vous vers cette bombe à fragmentation politiquement incorrecte.
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marcbordier
marcbordier23 mai 2011
  • Livres 4.00/5
Critique disponible sur mon blog www.marcbordier.com.
En flânant dans une librairie à Chatou la semaine dernière, je suis tombé par hasard sur le dernier ouvrage de Pierre Jourde C'est la culture qu'on assassine. A vrai dire, il ne s'agit pas d'une nouveauté, mais plutôt d'une compilation d'articles publiés entre 2009 et 2010 sur son blog Confitures de culture hébergé sur le site du Nouvel Obs. J'aime beaucoup Pierre Jourde, et pas seulement parce qu'il présente l'originalité d'être comme moi un littéraire qui s'intéresse à la boxe française. J'apprécie avant tout ses critiques car elles ont le mérite de dédaigner le battage autour du nombril des auteurs pour s'intéresser à l'essentiel, c'est-à-dire aux textes eux-mêmes. C'est déjà ce que Pierre Jourde faisait avec brio dans La Littérature sans estomac, un très bel essai paru en 2002 et qui lui a valu quelques solides inimitiés. Il y analysait avec férocité les textes de quelques auteurs médiatiques pour en montrer toute la vacuité, tout en soulignant par ailleurs les authentiques qualités littéraires de quelques auteurs méconnus comme Chevillard, Richard, Novarina, Michon, Louis-Combet, etc. Finalement, il ne faisait qu'appliquer les méthodes de lecture qu'il enseigne en tant que professeur de littérature française (vous souvenez-vous de l'exercice du commentaire composé ?). Il exerçait son métier de critique.
Dans C'est la culture qu'on assassine, il part en guerre contre la bêtise ordinaire véhiculée par les pouvoirs économique, politique et médiatique, en s'en prend pêle-mêle à la réforme de l'université, à TF1, aux émissions de Cauet, aux journalistes serviles, à Sarkozy, à la nouvelle orthographe, etc. Vous l'aurez compris, le champ est vaste, et si la littérature est bien présente (notamment dans les parties V -Vie culturelle et VI - Livres et écrivains), elle ne constitue plus le coeur du sujet. le style, lui, est toujours aussi jouissif : à la manière d'un Philippe Muray (mais sans doute de l'autre côté de l'échiquier politique), Pierre Jourde envoie ses coups sans retenue, avec une liberté, une intelligence et une ironie qui forcent l'admiration. Je l'avoue, je me suis délecté en lisant ces petits textes, même lorsque j'étais en désaccord avec les idées exprimées (sur la réforme de l'université notamment). Pour ceux d'entre vous qui souhaitent découvrir ces textes, ils sont pour la plupart en ligne à l'adresse http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com/. Bonne lecture.
Lien : http://www.marcbordier.com
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Accalia
Accalia01 février 2014
  • Livres 3.00/5
J'ai continué ma découverte avec ce essai.
Et j'ai continué à beaucoup apprécier cet auteur : Franchement, j'ai été passionnée, j'avais tout le temps envie de continuer ma lecture! Il est très agréable à lire, tout en étant pas de la littérature trop facile et simple.
Ce livre est constitué de chroniques que l'auteur a écrit sur son blog du Nouvel Observateur, sur des thèmes de société, comme l'école, la politique, l'économie et bien évidemment, la culture.
Donc ce livre est découpé en grands thèmes. Et dans ces grands thèmes, il y a une série d'articles, articles semblables aux blogs qu'on fréquente.
Ici, la littérature n'est pas au centre, loin de là! Elle ne forme qu'un chapitre parmi d'autres sujets d'actualité.
D'ailleurs, je vous mets tout de suite le lien vers son blog du Nouvel Observateur, si vous voulez en lire plus : Blog de Pierre Jourde : Confiture de culture
On retrouve dans cet assemblage de critiques le même ton que dans "Le Jourde & Naulleau", c'est-à-dire l'ironie.
Pierre Jourde sait la manier à la perfection, on peut au moins dire ça! Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas retrouvée devant une plume aussi vivante, aussi piquante et sèche!
Bien évidemment, comme pour "Le Jourde & Naulleau", il n'épargne rien ni personne. Mais j'ai souvent eu l'impression de lire ce que beaucoup pense mais n'osent pas dire, de peur de se prendre des foudres bien-pensantes.
Je me suis retrouvée dans plusieurs de ses positions. Quelques exemples…
- J'ai l'impression que maintenant, les critiques littéraires parlent plus de l'auteur en lui-même que du texte. Et franchement, moi, je m'en moque de l'auteur. de ce qu'il aime manger, avec qui il partage sa vie…Cela ne m'intéresse absolument pas. C'est pourquoi aux salons littéraires, il faut vraiment que cela soit un auteur très très important à mes yeux pour que j'aille demander une dédicace (par exemple Daniel Pennac ou Luis Sepulveda)
Je trouve qu'un retour aux textes et aux textes seulement serait vraiment bénéfique!
- Les réformes des concours d'enseignements qui tendent plus à créer des fonctionnaires que des professeurs, ainsi que l'enseignement qui s'appauvrit d'années en années…c'est vraiment dommage, surtout avec toutes les réformes qui nous bombardent continuellement depuis quelques années!
- La pauvreté flagrante des chaines et des émissions de la télévision…C'est bien simple, moi, j'ai arrêté de la regarder. Cela ne m'intéresse plus du tout, je préfère plutôt lire que de zoner devant la télé! J'ai lu il y a quelques mois un autre livre qui en parle ON/ OFF, très bien lui aussi!
- La désinformation des médias…qui peuvent s'amuser à nous faire croire ce qu'ils veulent, qui ne cherchent à faire que des scoops, du grandiose ou choquant, plutôt que de parler des véritables sujets plus compliqués certes, mais bien plus passionnants!….
Vraiment, je me suis souvent retrouvée dans ces articles, au point de ne jamais vouloir m'arrêter! J'ai donc réellement apprécié ma lecture!
Lien : http://writeifyouplease.word..
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
FortunaFortuna10 avril 2015
La littérature nous donne accès à l'autre. Dans la vie dite "réelle", il nous reste étranger. Comment, sinon par le roman ou l'autobiographie, pénétrer l'intimité d'un paysan du XIXe siècle, d'une jeune Anglaise du XVIIIe siècle, d'un soldat russe, d'un cheminot américain, d'une reine de l'Antiquité égyptienne, d'un noble romain, d'un samouraï, d'un esclave noir, d'un dictateur sud-américain, d'une domestique normande, d'un handicapé mental ? La littérature nous permet de voir par leurs yeux, de sentir avec eux, de multiplier nos vies et nos expériences, de relativiser ce que nous sommes et de nous ouvrir à l'empathie.
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MusikantMusikant27 octobre 2012
Au-dessous de la littérature visible existe ainsi une littérature invisible, faite de milliers de textes qui ne seront pas publiés, que presque personne n'aura lus, et qui n'est sans doute guère moins intéressante que celle que nous connaissons. Elle disparaîtra, sans traces, sans mémoire. On pourrait rêver de dictionnaires, d'encyclopédies de la littérature invisible, où figureraient des noms inconnus, des titres qui ne disent rien à personne. C'est notre bibliothèque d'Alexandrie: elle brûle en permanence, de toute la masse de livres que rejette l'édition. L'histoire d'une littérature n'est jamais que celle de la partie émergée des textes. Non un fait absolu, mais l'actualisation d'une possibilité.
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ElviraElvira02 février 2012
A quoi bon s’échiner à réformer l’école et l’université ? Tout le travail éducatif est saccagé par la bêtise médiatique, la bouffonnerie érigée en moyen d’expression, le déferlement des valeurs de l’argent, de la consommation, de l’apparence et de l’individualisme étroit diffusées par la publicité, ultime raison d’être des grands groupes médiatiques. Le véritable éducateur d’aujourd’hui, c’est TF1.
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ElviraElvira04 février 2012
« La direction du collège de ma 3e B a téléphoné aux parents d’un élève particulièrement agité, aux résultats désastreux, pour tenter de faire quelque chose. La réponse des parents a été la suivante (citation garantie authentique) : « Est-ce que vous pourriez rappeler après Plus belle la vie ? »
Tout est dit.
Pour la promotion sociale, on attendra après Plus belle la vie. »
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MusikantMusikant27 octobre 2012
Une culture est pleinement vivante lorsque la création se développe dans une vaste diversité de genres, de formes et de lectorats. Cela signifie notamment qu'il faut à la fois, pour que cette culture respire, des œuvres d'avant-garde ou de recherche, des œuvres populaires de qualité, et des œuvres qui assurent le passage entre ces deux catégories. Cela implique aussi une activité critique incessante, qui fasse le départ entre culture populaire authentique et faux-semblants commerciaux, avant-garde vivante et élitisme gratuit. Bertin se tient à ce point d'équilibre, entre art populaire (la chanson), exigence créatrice et travail critique.
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Videos de Pierre Jourde (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Jourde
Pierre Jourde - La première pierre .Pierre Jourde vous présente son ouvrage "La première pierre". Parution le 5 septembre 2013 aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire 2013. Notes de Musique : "As Colorful As Ever" by Broke For Free (http://brokeforfree.com/)
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