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ISBN : 2266226231
Éditeur : Pocket (2014)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le barbu sur l'image de la couverture. c'est la culture qu'on assassine. Mais on peut y voir aussi l'inverse : celles et ceux dont on a entrepris d'asservir l'esprit, et qui se révoltent contre l'empire de la crétinisation. Les pouvoirs économique. politique. médiatique... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par marcbordier, le 23 mai 2011

    marcbordier
    Critique disponible sur mon blog www.marcbordier.com.
    En flânant dans une librairie à Chatou la semaine dernière, je suis tombé par hasard sur le dernier ouvrage de Pierre Jourde C'est la culture qu'on assassine. A vrai dire, il ne s'agit pas d'une nouveauté, mais plutôt d'une compilation d'articles publiés entre 2009 et 2010 sur son blog Confitures de culture hébergé sur le site du Nouvel Obs. J'aime beaucoup Pierre Jourde, et pas seulement parce qu'il présente l'originalité d'être comme moi un littéraire qui s'intéresse à la boxe française. J'apprécie avant tout ses critiques car elles ont le mérite de dédaigner le battage autour du nombril des auteurs pour s'intéresser à l'essentiel, c'est-à-dire aux textes eux-mêmes. C'est déjà ce que Pierre Jourde faisait avec brio dans La Littérature sans estomac, un très bel essai paru en 2002 et qui lui a valu quelques solides inimitiés. Il y analysait avec férocité les textes de quelques auteurs médiatiques pour en montrer toute la vacuité, tout en soulignant par ailleurs les authentiques qualités littéraires de quelques auteurs méconnus comme Chevillard, Richard, Novarina, Michon, Louis-Combet, etc. Finalement, il ne faisait qu'appliquer les méthodes de lecture qu'il enseigne en tant que professeur de littérature française (vous souvenez-vous de l'exercice du commentaire composé ?). Il exerçait son métier de critique.
    Dans C'est la culture qu'on assassine, il part en guerre contre la bêtise ordinaire véhiculée par les pouvoirs économique, politique et médiatique, en s'en prend pêle-mêle à la réforme de l'université, à TF1, aux émissions de Cauet, aux journalistes serviles, à Sarkozy, à la nouvelle orthographe, etc. Vous l'aurez compris, le champ est vaste, et si la littérature est bien présente (notamment dans les parties V -Vie culturelle et VI - Livres et écrivains), elle ne constitue plus le coeur du sujet. le style, lui, est toujours aussi jouissif : à la manière d'un Philippe Muray (mais sans doute de l'autre côté de l'échiquier politique), Pierre Jourde envoie ses coups sans retenue, avec une liberté, une intelligence et une ironie qui forcent l'admiration. Je l'avoue, je me suis délecté en lisant ces petits textes, même lorsque j'étais en désaccord avec les idées exprimées (sur la réforme de l'université notamment). Pour ceux d'entre vous qui souhaitent découvrir ces textes, ils sont pour la plupart en ligne à l'adresse http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com/. Bonne lecture.

    Lien : http://www.marcbordier.com
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    • Livres 3.00/5
    Par Accalia, le 01 février 2014

    Accalia
    J'ai continué ma découverte avec ce essai.
    Et j'ai continué à beaucoup apprécier cet auteur : Franchement, j'ai été passionnée, j'avais tout le temps envie de continuer ma lecture! Il est très agréable à lire, tout en étant pas de la littérature trop facile et simple.
    Ce livre est constitué de chroniques que l'auteur a écrit sur son blog du Nouvel Observateur, sur des thèmes de société, comme l'école, la politique, l'économie et bien évidemment, la culture.
    Donc ce livre est découpé en grands thèmes. Et dans ces grands thèmes, il y a une série d'articles, articles semblables aux blogs qu'on fréquente.
    Ici, la littérature n'est pas au centre, loin de là! Elle ne forme qu'un chapitre parmi d'autres sujets d'actualité.
    D'ailleurs, je vous mets tout de suite le lien vers son blog du Nouvel Observateur, si vous voulez en lire plus : Blog de Pierre Jourde : Confiture de culture
    On retrouve dans cet assemblage de critiques le même ton que dans "Le Jourde & Naulleau", c'est-à-dire l'ironie.
    Pierre Jourde sait la manier à la perfection, on peut au moins dire ça! Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas retrouvée devant une plume aussi vivante, aussi piquante et sèche!
    Bien évidemment, comme pour "Le Jourde & Naulleau", il n'épargne rien ni personne. Mais j'ai souvent eu l'impression de lire ce que beaucoup pense mais n'osent pas dire, de peur de se prendre des foudres bien-pensantes.
    Je me suis retrouvée dans plusieurs de ses positions. Quelques exemples…
    - J'ai l'impression que maintenant, les critiques littéraires parlent plus de l'auteur en lui-même que du texte. Et franchement, moi, je m'en moque de l'auteur. de ce qu'il aime manger, avec qui il partage sa vie…Cela ne m'intéresse absolument pas. C'est pourquoi aux salons littéraires, il faut vraiment que cela soit un auteur très très important à mes yeux pour que j'aille demander une dédicace (par exemple Daniel Pennac ou Luis Sepulveda)
    Je trouve qu'un retour aux textes et aux textes seulement serait vraiment bénéfique!
    - Les réformes des concours d'enseignements qui tendent plus à créer des fonctionnaires que des professeurs, ainsi que l'enseignement qui s'appauvrit d'années en années…c'est vraiment dommage, surtout avec toutes les réformes qui nous bombardent continuellement depuis quelques années!
    - La pauvreté flagrante des chaines et des émissions de la télévision…C'est bien simple, moi, j'ai arrêté de la regarder. Cela ne m'intéresse plus du tout, je préfère plutôt lire que de zoner devant la télé! J'ai lu il y a quelques mois un autre livre qui en parle ON/ OFF, très bien lui aussi!
    - La désinformation des médias…qui peuvent s'amuser à nous faire croire ce qu'ils veulent, qui ne cherchent à faire que des scoops, du grandiose ou choquant, plutôt que de parler des véritables sujets plus compliqués certes, mais bien plus passionnants!….
    Vraiment, je me suis souvent retrouvée dans ces articles, au point de ne jamais vouloir m'arrêter! J'ai donc réellement apprécié ma lecture!

    Lien : http://writeifyouplease.wordpress.com/2014/01/29/ma-decouverte-de-pi..
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    • Livres 2.00/5
    Par zazaleb, le 25 juin 2012

    zazaleb
    Un titre de décliniste qui cache une plume assassine envers ses pairs ! on découvre un secret de polichinelle, que dans la grande famille des critiques littéraires, rien n'est fortuit, et tout se paye. C'est un peu comme le monde des banquiers : derrière la façade, se déroulent des tractations pour la gloire ou le déshonneur. Certains s'en sortent mal, tel Djian, qui ne doit pas être un ami de PJ Jouve.
    Evidemment le ton est amer, mais ça égratigne comme du poil à gratter ! Finalement ce livre pourrait être recommandé aux contributeurs de babelio, critiques amateurs, comme une méthode, à suivre ou pas, selon.
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    • Livres 5.00/5
    Par Tomie, le 04 avril 2012

    Tomie
    Pierre Jourde dénonce l'appauvrissement des offres culturelles en France. Ces chroniques, celles de son blog, sont des critiques contre les pouvoirs économique, politique, médiatique.
    Elles se lisent avec bonheur, elles sont libres et intelligentes

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Citations et extraits

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  • Par Elvira, le 02 février 2012

    A quoi bon s’échiner à réformer l’école et l’université ? Tout le travail éducatif est saccagé par la bêtise médiatique, la bouffonnerie érigée en moyen d’expression, le déferlement des valeurs de l’argent, de la consommation, de l’apparence et de l’individualisme étroit diffusées par la publicité, ultime raison d’être des grands groupes médiatiques. Le véritable éducateur d’aujourd’hui, c’est TF1.
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  • Par Musikant, le 27 octobre 2012

    Au-dessous de la littérature visible existe ainsi une littérature invisible, faite de milliers de textes qui ne seront pas publiés, que presque personne n'aura lus, et qui n'est sans doute guère moins intéressante que celle que nous connaissons. Elle disparaîtra, sans traces, sans mémoire. On pourrait rêver de dictionnaires, d'encyclopédies de la littérature invisible, où figureraient des noms inconnus, des titres qui ne disent rien à personne. C'est notre bibliothèque d'Alexandrie: elle brûle en permanence, de toute la masse de livres que rejette l'édition. L'histoire d'une littérature n'est jamais que celle de la partie émergée des textes. Non un fait absolu, mais l'actualisation d'une possibilité.
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  • Par Elvira, le 04 février 2012

    « La direction du collège de ma 3e B a téléphoné aux parents d’un élève particulièrement agité, aux résultats désastreux, pour tenter de faire quelque chose. La réponse des parents a été la suivante (citation garantie authentique) : « Est-ce que vous pourriez rappeler après Plus belle la vie ? »
    Tout est dit.
    Pour la promotion sociale, on attendra après Plus belle la vie. »
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  • Par Musikant, le 27 octobre 2012

    Une culture est pleinement vivante lorsque la création se développe dans une vaste diversité de genres, de formes et de lectorats. Cela signifie notamment qu'il faut à la fois, pour que cette culture respire, des œuvres d'avant-garde ou de recherche, des œuvres populaires de qualité, et des œuvres qui assurent le passage entre ces deux catégories. Cela implique aussi une activité critique incessante, qui fasse le départ entre culture populaire authentique et faux-semblants commerciaux, avant-garde vivante et élitisme gratuit. Bertin se tient à ce point d'équilibre, entre art populaire (la chanson), exigence créatrice et travail critique.
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  • Par Musikant, le 27 octobre 2012

    Il serait grand temps que les hommes politiques en prennent conscience. Les médias ont créé une nouvelle activité, aux ressource illimitées : l’industrialisation de la connerie. Ils ont su donner des dimensions monstrueuses à l’universel désir de stupidité qui sommeille même au fond de l’intellectuel le plus élitiste. Ce phénomène est capable de détruire lentement une société, de rendre dérisoire tout effort politique. A quoi bon s’échiner à réformer l’école et l’université ? Tout le travail éducatif est saccagé par la bêtise médiatique, la bouffonnerie érigée en moyen d’expression, le déferlement des valeurs de l’argent, de la consommation, de l’apparence et de l’individualisme étroit diffusées par la publicité, ultime raison d’être des grands groupes médiatiques.
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Vidéo de Pierre Jourde

Pierre Jourde - La première pierre .
Pierre Jourde vous présente son ouvrage "La première pierre". Parution le 5 septembre 2013 aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire 2013. Notes de Musique : "As Colorful As Ever" by Broke For Free (http://brokeforfree.com/)








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