> Jean-Charles Provost (Traducteur)

ISBN : 2264047895
Éditeur : 10-18 (2010)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres

Au coeur de la Byzance du XIIIe siècle, les destins se construisent entre complots, pouvoir et trahisons. Décimée par le sac de 1204, pillée, incendiée, Constantinople, la perle de l'Empire orthodoxe, tente de renaître de ses cen... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 16 février 2011

    Cath36
    Ah! ce fameux "Filioque" ! En aura-t-il fait couler de l'encre et malheureusement du sang... Concernant cette querelle complexe sur la nature de la Trinité, je vous renvoie à Wikipédia, très claire sur la question.
    De ce débat théologique qui sépare encore l'orient de l'occident, Anne Perry fait le point de départ de son roman sur les relations entre les latins et les orientaux, relations ô combien houleuses, les conflits spirituels masquant des conflits d'intérêts beaucoup plus sordides, comme celui des guelfes et des gibelins (Voir wikipédia). Ajoutez-y la rivalité entre Venise et Constantinople, toutes deux portes essentielles entre deux mondes, les indulgences papales accordées à ceux qui acceptent de partir délivrer Jérusalem et vous aurez une idée de la complexité de l'affaire, dont au demeurant Anne Perry se sort très bien. La trame policière, plus que ténue s'imbrique à merveille dans les méandres d'une histoire remarquablement bien documentée. En dépit de longueurs byzantines, j'ai adoré les petites remarques pertinentes sur le coeur humain, propres à cet auteur et les descriptions d'une ville grandiose.
    Richesse, beauté, art, foi, culture, sensualité et raffinements en tous genres... Décidément ce roman, c'est Byzance !
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par GribouilleChat, le 22 mai 2011

    GribouilleChat
    C'est le deuxième roman qui m'emmène sur la Corne d'Or en quelques mois : après Istanbul au XVIe siècle dans le roman de Mathias Enard, c'est la Constantinople médiévale que dépeint ce roman d'Anne Perry qui a délaissé provisoirement l'Angleterre victorienne.
    Nous sommes dans la deuxième moitié du XIIIe siècle et les byzantins se sont progressivement réinstallés dans leur ville dévastée par la 4e croisade et pillée par les « Latins » mais l'économie de l'empire est loin d'être prospère et Arabes et Mongols menacent les frontières.
    C'est dans ce contexte que Bessarion Comnène a été assassiné ; lui qui fomentait un complot contre l'empereur Michel Paléologue jugé trop accommodant avec le Pape. C'est qu'en effet les Latins se préparent à une nouvelle Croisade en Palestine et que, si Byzance ne se soumet pas aux exigences théologiques de la Papauté, elle sera à nouveau ravagée. Pour cet assassinat, deux hommes ont payé et si l'un a été exécuté, l'autre, Justinien Lascaris, a vu sa peine commuée en un exil au monastère du Sinaï. C'est pour comprendre ce qui s'est passé et réhabiliter son frère qu'Anna Lascaris, sa sœur jumelle, médecin renommé à Nicée, arrive dans la capitale sous l'apparence d'un eunuque qui, seul, peut accéder aux femmes et aux hommes. Elle y rencontre assez rapidement les principaux protagonistes du drame : Zoé Chrysaphès qui mène une vengeance implacable, sa fille Hélène, veuve de Bessarion et à laquelle une haine réciproque la lie, Constantin l'évêque eunuque qui se montre intransigeant sur la religion, et enfin l'empereur Michel. Elle y fait aussi connaissance avec Giuliano Dandolo, émissaire de la Sérénissime, mais aussi descendant du doge qui a ravagé la ville et fils d'une byzantine, Enrico Palombara, le médecin juif Shachar… Tous ont le sentiment de vivre les derniers instants d'une civilisation magnifique et qu'ils aiment chacun à sa façon et pour des motifs divers.
    C'est dans une vraie épopée historique plus qu'une enquête policière au sens propre que nous entraine Anne Perry dans son épais roman. Sur plus de dix ans nous suivons la quête d'Anna mais aussi les soubresauts de l'histoire, les efforts qui paraissent vains de ceux qui veulent défendre un joyau de raffinement et de cruauté. L'arrière-plan historique est sérieux et bien maîtrisé sans qu'à aucun moment j'aie eu le sentiment de recevoir un cours d'histoire (ce qui au demeurant ne me dérange pas). Perry a pris le soin – comme les grands auteurs de romans historiques dans la ligne desquels elle se place – de créer des personnages que leur épaisseur psychologique rend crédibles. C'est sans invraisemblance que nous assistons à l'élection d'un pape à la suite de Palombara ou que nous fuyons les massacres des Vêpres siciliennes avec Dandolo. Nous vivons aux côtés d'Anna les affres de l'existence d'un eunuque et nous lisons la répulsion que ces êtres inspirent dans les yeux des occidentaux.
    La suite sur mon blog...



    Lien : http://artetlitterature.blogspot.com/2011/05/du-sang-sur-la-soie-dan..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par PLUMAGILE, le 09 février 2011

    PLUMAGILE
    Dans ce roman, offert par ma belle-fille à Noël, il y a tout ce que j'aime.
    Des lieux dont le nom déjà fait rêver : Byzance et ses ors, sa démesure, ses bas-fonds, Venise, Constantinople...
    Des personnages hauts en couleurs, forts, dangereux pour certains, attachants, que l'on quitte à regret quand on referme l'ouvrage ; outre Anna, j'ai particulièrement aimé Zoé, Nicéphore, Irène, Palombara.
    De l'action, accélérée ou ralentie, selon une savante ordonnance de l'auteur qui nous conte un long épisode de l'Histoire. Même les longs passages sur la politique et la diplomatie ont réussi à me retenir tellement ça enchâsse l'histoire elle-même dans un réseau de tractations et de compromis, voire compromissions.
    Alors, certes, un pavé de plus de 700 pages, dont je me suis dit à plusieurs reprises que je ne savais si j'irais au bout, mais inlassablement, rentrée du boulot, je me replongeais le nez avec délices dans les péripéties de la vie d'Anna et alii.
    C'est une autre Anne Perry que l'on découvre là, alors je vous le recommande vraiment.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 01 février 2011

    ivredelivres
    Un lieu : Byzance et une période : XIIIe siècle quelques années après le Sac de Constantinople qui marque pour jamais le déclin de la ville et de l'Empire orthodoxe.
    En 1204 la ville a été pillée, incendiée, détruite, la splendeur de Constantinople a été anéantie par les croisés en partance pour Jérusalem. le Pape est le rassembleur de cette croisade, Venise est le financeur et surtout le bénéficiaire du sac de la ville. Les habitants sont encore sous le coup de cet événement, pour éviter une nouvelle agression l'empereur Michel Paléologue est prêt à accepter une allégeance à Rome et cela au grand dam des orthodoxes convaincus.
    C'est dans cette ambiance que nous faisons connaissance d'Anna Zaridès, médecin, dont le frère, accusé de meurtre, a été condamné à l'exil et à l'enferment dans un monastère du désert.
    Pour mieux enquêter elle va se travestir, elle devient l'eunuque Anastasius pour être crédible elle a l'aide de sa fidèle Simonis et de Léon l'eunuque qui lui dispense des leçons. La victime du meurtre, dont son frère est accusé, est un proche du pouvoir, son art de médecin va lui permettre de s'approcher du pouvoir, elle devient le médecin de la redoutable Zoé Chrysaphès, de sa fille Hélène, de l'évêque Constantin qui partage sa foi, et même de l'empereur Michel Paléologue. Son chemin va croiser Giuliano Dandolo dont le nom seul suffit à faire frémir n'importe quel stambouliote, il est de la famille du Doge à l'origine du malheur de la ville.
    Sa poursuite de la vérité lui fait toucher du doigt les multiples raisons de haine, de vengeance, les ambitions de chacun, la course au pouvoir, sur fond de passions religieuses.
    Vous voilà partis pour des aventures dangereuses : complots, tentatives d'empoisonnement, meurtres, trahisons, la vie à Constantinople n'est pas de tout repos.
    Le roman est assis sur une excellent documentation qui éclaire les lieux : Venise, Rome, Constantinople, la Sicile, Jérusalem, qui éclaire aussi les liens entre les personnages historiques. Une intrigue que je ne dirais pas passionnante mais intelligemment menée et qui entrelace le romanesque et l'histoire. Une façon légère de retourner sur les traces de l'Empire Byzantin.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/12/31/du-sang-s..
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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 21 avril 2012

    Marple
    Grande amatrice de longues fresques historiques, j'ai -sans surprise- beaucoup aimé 'Du sang sur la soie' !
    Pour sa galerie de personnages très réussis, d'abord.
    Anna/Anastasius, férocement intelligente, déterminée et volontaire... lucide aussi, et pleine de compassion, et très seule parfois.
    Puis la flamboyante Zoé, toute entière vouée à sa passion de la vengeance. L'eunuque Nicéphore, les deux légats du pape, Dandolo le Vénitien, l'évêque Constantin, tous ces personnages brossés avec talent par Anne Perry m'ont plu et m'ont permis de vraiment rentrer dans l'histoire.
    Pour Byzance ensuite, les explications sur la foi orthodoxe, le rôle des eunuques, l'impact des croisades, la médecine d'alors, les jeux de pouvoir entre Rome, Venise, Byzance, la France... On apprend plein de choses au long de ce roman, et c'est toujours un plaisir !
    Pour les relations humaines entre les différents personnages enfin, notamment l'approche fine et diplomate d'Anastasius lors de son enquête, les luttes politiques autour de l'empereur, les jeux de séduction de Zoé, les rapports de force des deux légats du pape... sans oublier une belle histoire d'amour pour terminer en beauté !
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Citations et extraits

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  • Par vavou, le 02 novembre 2010

    Qu'était-ce que le Ciel? Elle se rendit compte avec étonnement qu'elle n'y avait jamais réfléchi. Ce devait être l'amour..... Que représente l'amour si l'on n'est pas ensemble, pour partager, rire et pleurer de concert, pour voir la même gloire et la même douleur? Qu'est-ce, si ce n'est pas donner, pour nourrir, être raisonnable et par dessus tout être généreux? et être désiré?Est-ce que chacun ne doit pas être désiré? N'est-ce pas profondément inscrit dans la nature humaine?
    Que peut-on donner à Dieu, sinon aimer autrui de tout son cœur?
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  • Par Cath36, le 15 février 2011

    Seul un imbécile ressent le besoin d'être aimé. C'est agréable évidemment, et cela peut être utile, mais ce n'est pas nécessaire...Je hais la faiblesse ! ne vous fiez jamais à un faible...... ne vous fiez pas à quelqu'un qui a besoin d'être approuvé. Quand les choses tourneront mal, il sera du côté du vainqueur, quoi qu'il défende.Et ne vous fiez pas à quelqu'un qui a besoin qu'on l'encense.Il achète l'approbation, quel qu'en soit le prix.
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  • Par Cath36, le 15 février 2011

    Que savait-il de l'Islam , Une passion pour un Dieu pur, un Dieu unique, simple comme une flamme, aussi éclatant, peut-être aussi dangereux . Le christianisme avait-il commencé ainsi, comme un feu s'emparant de l'esprit, un appétit pour la simplicité de Dieu, sans l'orgueil et la domination des hommes, les hiérarchies du pouvoir, les rituels et leur beauté hypothétiques qui n'avaient pas tardé à devenir les chaînes d'acier de l'habitude ? Mais c'était le confort du familier qui attirait tant de gens touchés par le deuil, la solitude, l'incertitude ou la culpabilité , et avant-tout peut-être, la peur.
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  • Par PLUMAGILE, le 09 février 2011

    A la naissance, la beauté est un don. On ne tarde pas à atteindre l’âge où elle devient un art….avant d’être à l’âge où elle devient un miracle.
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  • Par vavou, le 02 novembre 2010

    Il n'y avait que des hommes, dans cette immense cathédrale édifiée par des milliers d'artisans maçons,charpentiers, sculpteurs, capables de transformer en matière les visions de l'esprit, afin que des générations futures soient éclairées et bénies jusqu'à la fin des temps.....
    Voyaient-ils quelque chose de Dieu?
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