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ISBN : 2953495401
Éditeur : Scrineo (2010)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 154 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au XIIe siècle, les Haut-Conteurs, prestigieux aventuriers et troubadours portant la cape pourpre, parcourent les royaumes d'Europe en quête de mystères à éclaircir, d'histoires à collecter et à raconter. Leur quotidien se nourrit de la vérité cachée derrière la rumeur,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par InstinctPolaire, le 12 novembre 2013

    InstinctPolaire
    Conter est tout un art.
    Un art difficile, exigeant auquel je vais m'essayer aujourd'hui devant vous.
    Je vais vous conter comment a disparu Roland,fils du Grand Robert, l'aubergiste de Tewesbury dans le Gloucestershire.
    Oh n'allez pas imaginer de tragique histoire d'une funeste destinée. Car si l'enfant Roland disparût, ce ne fut que pour laisser la place à Roland celui qui en une seule nuit revêtit la cape pourpre.
    Quoi ? Certes non, Roland n'entrât pas dans les Ordres. On ne fait tout de même pas les Ecclésiastiques en une nuit... La cape pourpre est l'habit des Haut-Conteurs. Une caste d'étranges voyageurs qui parcourent l'Europe de ce XIIème siècle obscur. Ces temps où les morts qui marchent se nomment encore " Upyr "... Ils payent leur gite des récits qu'ils narrent à la veillée dans les auberges. Extraordinaire narration car chacun est détenteur d'un talent presque magique. Cette Voix des Rois qui rend leur boniments inoubliables.
    Mais comment le devient-on en une seule nuit ? En devenant le détenteur de lourds secrets : les dernières paroles d'un Haut-Conteur mourant qui avait consacré sa vie à l'art de choisir ses mots...
    Qui dit " secrets " dit " mystère".
    Et qui dit " mystère " dit " quête ".
    La quête des pages dispersées d'un livre maudit. Des pages gardées par des codes, des énigmes, d'impossibles hypothèses. Car n'est-il pas dit que le rédacteur de ce livre n'est autre que le Diable en personne ?
    En une seule période d'éclat de lune dans le ciel d'Angleterre, Roland reçut tout cela : Ordre, quête... Et guerre...
    Guerre contre le beau chef d'œuvre de Lucifer : "L'Upyr ". Qu'on ne nomme encore pas "vampire"...
    ... Mais je ne m'épuiserai pas plus sur le sujet. Libre à vous de parcourir les... pages de ce... livre. Les risques sont tout de même moins grand que de mettre la main sur une de celles du " Livre des Peurs "...
    Des axiomes d'une simplicité digne de Colomb.
    L'Europe est parcourue par une confrérie de troubadours au talent extraordinaire. Leur missions cachée est de traquer les mystères et les manifestations monstrueuses. Leur quête : retrouver les pages du " Livre des Peurs " écrit par le Diable.
    Malgré cela on adhère à l'histoire de ce jeune garçon qui rêve de d'aventure, mais qui la redoute quand elle le happe.
    Cependant ce roman de littérature jeunesse se laisse parfois aller à des ressorts d'une facilité un peu dommageable... Mais le frisson de la quête y est alors...
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    • Livres 5.00/5
    Par Dautresplumes, le 12 décembre 2012

    Dautresplumes
    Que peut-il y avoir de pire que de ne pas pouvoir décider de ce que l'on veut faire de sa vie ? S'y résoudre. Roland rêve d'aventure, alors que sa vie ne lui réserve à priori que la gérance de l'auberge que posséde son père. Mais à 13 ans, on aime le risque et surtout, on se pense invincible. Alors lorsqu'un haut conteur, personnage charismatique amenant histoires et fantaisie dans les villages, disparait dans la grande forêt qui juxte l'auberge, Roland se persuade qu'il peut le retrouver lui-même. Et c'est porteur d'une cape pourpre qu'il sortira plus mature de cet élan d'assurance.
    Je n'ai, à ce jour, qu'entendu grand bien de cette série de livres. Pourtant, jusque maintenant, je ne me sentais pas de plonger dans ce type de romans. Mais finalement, un beau jour de Novembre, je tombe par hasard sur ce premier tome et je ne résiste pas à l'envie de découvrir cet univers. Je ressors de cette première lecture plus qu'heureuse d'avoir sauté le pas. Aventure et frissons se sont trouvés au rendez-vous, avec une découverte de créatures bien connues, vues sous un nouveau jour. Que du positif donc !
    Dès le départ, l'intrigue est posée. Nous suivons Roland, ce jeune ado attachant, avec un grand sens des valeurs, mal dans sa vie d'aide aubergiste. Il rêve d'aventure, et une occasion d'évasion vient s'offrir à lui. Aucune surprise quant à la suite des évenements, mais peu importe, j'ai suivi minutieusement ses escapades et autres quêtes de secrets anciens. Les réussites et les déconvenues s'enchainent, pas de repos, le cerveau reste en ébullition.
    Ce que j'aime beaucoup dans le fait que ça se passe des siècles avant nous, c'est le dépaysement que cela apporte, s'imaginer de grandes forêts, des petits villages en bois, où tout le monde se connait. Mais aussi de se dire que toutes les fantaisies sont permises, après tout à cette époque, je n'y étais pas, donc peut-être que tout ce que je lis existait bel et bien. Tout cela pour dire que l'immersion est totale.
    J'ai beaucoup aimé découvrir ce que sont les Haut Conteurs. D'abord impressionnants et fascinants, je les ai découvert humains, avec tous leurs défauts, mais surtout d'un courage remarquable. Les secrets qu'ils cachent ou poursuivent tiennent en haleine jusqu'au bout. Et comme dit précédemment, j'ai retrouvé des créatures dont j'avais déjà entendu parler auparavant, mais différemment. C'est notamment le cas des goules et d'une autre créature mythique, mais je vous laisse le soin de lire par vous même quelle est sa vraie nature.
    En tout cas, le mot d'ordre reste l'aventure, et au grand air s'il vous plait !
    Je suis tout de même obligée de reconnaitre le grand courage de Roland, qui est finalement un personnage intelligent et profond. J'avoue, au début j'ai eu un peu peur de tomber sur un jeune ado qui veut surtout faire son intéressant, je ne sais pas pourquoi, mais en fin de compte, il en a dans la tête et c'est primordial dans cette histoire. J'ai beaucoup aimé la relation entre Roland et Mathilde, la Haut Conteuse qui le prend sous son aile. D'abord sceptique des capacités du jeune homme, voire même un peu ennuyée (pour être gentille), elle s'attendrit assez vite avant de se laisser impressionnée par les ressources qu'il déploie. Et la manie de Mathilde à donner toute sorte de surnoms à Roland est particulièrement drôle, le pauvre, elle ne lui laisse rien passer !
    J'ai toujours une certaine appéhension avant de découvrir un univers à quatre mains, un peu peur que certaines choses soient "décousues" puisque nées de deux esprits différents. Mais finalement ici, rien ne laisse paraitre que deux auteurs se cachent derrière cette histoire, tout est harmonieux et cohérent. Et surtout, des détails, beaucoup, mais pas trop, pour réussir à nous plonger dans cette ambiance du XIIème siècle. J'ai très hâte de me plonger dans la suite !
    Tout le monde peut prendre le cheval par la sangle et partir à l'aventure avec nos Haut Conteurs, même si vous n'êtes pas friands de fantasy comme moi, vous pourriez être surpris par le plaisir d'une telle lecture. A bon entendeur !

    Lien : http://dautresplumes.eklablog.com/les-haut-conteurs-t1-la-voix-des-r..
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    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie, le 07 octobre 2010

    Folfaerie
    Un très grand merci à l'équipe de Babelio qui m'a sélectionnée pour recevoir les Hauts Conteurs. Ma curiosité a été instantanément éveillée par le résumé fort alléchant et c'est seulement quand j'ai reçu le livre que je me suis aperçue que c'était du Fantasy jeunesse… Heureusement, et finalement, j'ai été happée par l'histoire et les personnages, et je n'ai pas pensé un seul instant à cette classification un peu réductrice.
    D'abord j'ai beaucoup aimé la présentation : la couverture est belle et les illustrations très chouettes. L'idée est d'une grande originalité. Nous sommes en Angleterre au 12ème siècle, patrie des Hauts Conteurs. Roland, le jeune fils de l'aubergiste du village de Tewkesbury, fait la connaissance de l'un d'entre eux, Maître Corwyn. Mi-aventurier, ni-troubadour, toujours revêtu d'une cape pourpre, leur signe distinctif, et perpétuellement en quête d'histoires étranges. On pourrait penser qu'une jeune garçon de 13 ans ne songe pas vraiment à devenir conteur mais plutôt chevalier, et pourtant, Roland a très envie de quitter l'auberge familiale pour suivre cette voie. Certes un Haut-Conteur possède un pouvoir spécial grâce à sa voix : il peut effrayer, séduire, convaincre son public. Mais il est aussi érudit, capable de déchiffrer plusieurs langues, de décoder des messages secrets, et s'il le faut, se défendre vaillamment. L'aventurier par excellence…
    Aussi, quand le Haut Conteur disparaît, comme avalé par la forêt, Roland décide de partir à sa recherche. Mais il n'est pas le seul sur la piste. Mathilde, surnommée La Patiente, l'une des rares femmes de cet Ordre, viendra lui prêter main-forte. Une alliée bienvenue face à tant d'événements : une mystérieuse prophétie, un traître à démasquer, un démon venu du passé des hommes, une forêt inquiétante noyée sous la brume...
    Mathilde et Roland vont suspecter plusieurs habitants du village et vont devoir faire preuve de courage et d'astuce pour retrouver un livre terrifiant et diabolique, clé de toute cette énigme, se garder des créatures de l'ombre, sorties de ces sombres légendes, affronter de puissants ennemis et leurs propres peurs.
    L'écriture est agréable et fluide, les rebondissements sont nombreux de même que les scènes d'action. L'atmosphère d'un village anglais de cette époque est extrêmement bien rendue. Voilà un élément qui m'a beaucoup plu : me retrouver au XIIème siècle plutôt qu'à notre époque...
    Enfin, je me dois d'avouer quelque chose : dans un roman de Fantasy je redoute toujours le personnage féminin et celui de l'adolescent, généralement trop souvent réduits à l'état de caricatures. Autant dire qu'avec ce roman, je pouvais craindre le pire… Les auteurs ont fort heureusement su éviter ces écueils. Mathilde est un personnage intéressant, une femme forte et savante, non dénuée de quelques faiblesses et possédant un solide sens de l'humour. Roland, malgré ses 13 ans, nous fera grâce de sa crise d'adolescence. Au contraire, ces épreuves vont l'aider à mûrir. Il est de plus intéressant de ne pas avoir seulement mis Roland en avant, mais d'avoir privilégié d'autres personnages adultes, dont certains, encore auréolés de mystères (il faudra certaienement attendre des explications dans le second volume), retiennent fortement l'attention.
    Le roman met en scène une grande figure de la littérature fantastique, hélas trop et mal exploitée depuis quelques temps, au point que l'on frise l'overdose. Toutefois, les auteurs ont préféré retourner aux sources du mythe plutôt que moderniser cette créature et d'en faire n'importe quoi. Je les en remercie...
    Enfin, j'ai particulièrement apprécié ce qui se cache derrière ce roman d'aventures fantasy : un plaidoyer pour l'imaginaire. J'adhère complètement à la phrase de présentation : Certaines histoires dévorent ceux qui les lisent... C'est exactement ce qui m'est arrivé : dévoré en deux jours, ce roman m'a transportée à une lointaine époque, un peu comme si j'écoutais des histoires des temps anciens.
    Un très bon premier roman dont j'ai hâte de découvrir la suite.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-les-hauts-conte..
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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 15 janvier 2014

    Melisende
    Depuis ma lecture de Druide en 2011 et mes rencontres avec l'auteur lors des deux derniers numéros des Imaginales, Olivier (Oliver pour signer ses romans) Peru est devenu l'une de ces personnalités-chouchou que je prends plaisir à suivre.
    J'avais eu des échos plus que positifs concernant cette série jeunesse, convaincue de ses qualités grâce aux chroniques de blogueuses en qui j'ai confiance (Lelf pour ne citer qu'elle). Je me suis lancée sans trop savoir à quoi m'attendre du côté de l'intrigue, seulement désireuse de passer un agréable moment.
    Pas de coup de cœur pour moi mais un indéniable plaisir de lecture qui me pousse à me procurer la suite dès que possible (aux Imaginales 2014 ?).
    J'ai senti dès les premières pages comme une impression familière, me souvenant de ma lecture des deux premiers tomes de la saga de L'Epouvanteur proposée par Joseph Delaney, saga que j'avais alors grandement appréciée. Ici aussi il est question d'un jeune adolescent (13 ans) qui quitte sa famille et son avenir tout tracé pour suivre un « maître » qui lui apprendra son futur « métier ».
    Entre les mains d'Olivier Peru et Patrick McSpare, le déclencheur semble plutôt fortuit (c'est la mort d'un Haut Conteur qui entraîne l'apprentissage de Roland) et chamboule complètement le quotidien du jeune héros. Lui qui rêvait de quitter les corvées de l'auberge familiale pour vivre de grandes aventures, il va être servi ! Embarqué dans la résolution du meurtre du Haut Conteur auprès d'un autre membre de l'Ordre, Roland va faire ses classes et découvrir que derrière de simples superstitions se cachent parfois (souvent) de terrifiantes réalités.
    Ce premier tome est sans conteste une quête initiatique introductive dont le jeune Roland est le héros. Entre monde de l'enfance et monde adulte, le héros vacille et le texte aussi, s'assombrissant de page en page. Roland Cœur de Lion grandit spectaculairement et s'il n'incarne pas le personnage principal parfait, il est agréable à suivre. Il reste malgré tout très jeune (13 ans, je le rappelle) pour me toucher véritablement mais séduira davantage les jeunes adolescents rêvant d'aventures.
    Cette aventure identitaire s'inscrit dans une quête plus importante : la recherche d'un grimoire ancien, le Livre des Peurs. Intimement lié à l'Ordre des Haut Conteurs, celui-ci est une énigme à lui seul et est convoité par de nombreuses personnes plus ou moins bien intentionnées. Au fil des pages, le manuscrit se dévoile et donne une idée de la richesse de l'univers mis en place par Oliver Peru et Patrick McSpare.
    Dans une Angleterre de la fin du XIIe siècle très réaliste, les deux auteurs insèrent des éléments légèrement déviants comme si cette saga prenait place dans un monde légèrement parallèle. Point de troubadours ici mais des Haut Conteurs à la cape pourpre qui, grâce à leur voix particulière, sont capables de merveilles. Et là où notre monde s'arrête aux superstitions (quoique… ?), les créatures surnaturelles sont ici monnaie courante (ou du moins le deviennent de plus en plus dans l'entourage de Roland). Attendez-vous à croiser quelques goules et… je n'en dis pas plus. Cette saga se nourrit d'une certaine réalité médiévale et d'un folklore assez universel.
    Si certains points de l'intrigue ne m'ont pas réellement surprise, j'ai dans l'ensemble été bien menée en bateau et ai notamment été surprise par le chemin emprunté par les deux co-auteurs. le nouvel avenir de Roland annoncé, je croyais que lui et ses compagnons (Mathilde la Patiente) partiraient sur les routes de l'Angleterre, cherchant à résoudre l'affaire.
    Alors oui, ils s'attèlent à cette tâche mais ils restent dans un périmètre assez restreint. le jeune garçon ne quitte donc pas vraiment sa famille mais découvre des lieux familiers sous un jour nouveau. Visites de cimetière, de souterrains, de ferme isolée, de château… l'ambiance reste sombre et médiévale !
    L'écriture d'un roman à quatre mains n'est pas toujours une réussite car peut sembler malhabile mais je n'ai pas du tout senti d'incertitudes pendant ma lecture et ai été, au contraire, agréablement entraînée dans cette aventure rythmée et sans temps morts. C'est visuellement fort et donc immersif et les dialogues viennent alléger certaines scènes plus graves et sombres.
    C'est accessible aux jeunes lecteurs mais ne tombe pas dans le simplisme qui pourrait rebuter certains adultes. Non, les lecteurs aguerris y trouveront eux aussi leur compte.
    Les bases sont posées, le dénouement ne règle pas tout et laisse de nombreuses questions en suspens. Me voilà assez séduite par cette série de fantasy jeunesse pour avoir envie de continuer l'aventure. Je suis sûre que les auteurs me réservent encore de belles surprises et je ne doute pas que Roland gagnera en profondeur avec les années. Un premier tome prometteur !

    Lien : http://bazardelalitterature.com/2014/01/15/les-haut-conteurs-tome-1-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Ollie, le 27 octobre 2013

    Ollie
    A Tewkesbury, comté de Gloucestershire, c'est l'effervescence. Un Haut Conteur s'est arrêté à l'auberge du village et tout le monde veut entendre une de ses histoires. Roland, le fils de l'aubergiste, est fasciné par cet homme. Lorsque ce dernier disparaît en forêt, Roland se demande si les histoires n'ont pas finit par dévorer celui qui les racontaient. En quête de la vérité, Roland va découvrir un monde qu'il ne soupçonnait pas.
    Emprunté un peu au hasard à la bibliothèque, je ne m'attendais pas à être happée par ce livre jeunesse. On suit les péripéties de Roland, 13 ans, qui rêve d'être un Haut Conteurs et qui, par un concours de circonstance va se retrouver drapé de la cape pourpre de l'Ordre. Je pensais lire un livre assez jeunesse, orienté vers les garçons avec de la bagarre et du sang sans grande réflexion. Je me suis fait complètement avoir. L'histoire est à la fois pleine d'aventure, de secrets mais aussi de réflexion, de psychologie sur le monde qui entoure Roland, sur sa véritable nature. J'ai adoré suivre pas à pas, aux côtés de Roland et de Mathilde, les découvertes, la récolte des informations sur le sort du Haut Conteur disparu. J'ai frissonné de peur lorsqu'ils se promenait de nuit dans la forêt de Dean, j'ai couru avec eux dans les dédales de souterrains où se cachait le monstre, je ne pouvais pas lâcher mon livre, j'étais comme hypnotisée. Je voulais savoir la suite, la vérité et je voulais la savoir tout de suite. J'ai traqué avec eux ce monstre qui se cachait dans la nuit, ce monstre sortit des cauchemars des enfants et qui avait décidé d'en découdre.
    Là encore, je m'attendais à partir à la découverte du monde avec les Haut Conteurs mais pas encore. On reste centré sur le village de Tewkesbury et la forêt de Dean et pourtant, le livre ne souffre d'aucun temps mort. Dès qu'on ralentit un peu, une nouvelle péripétie apparaît, pour le plus grand bonheur du lecteur. On ne s'ennuient pas une seconde durant les 300 pages de ce roman, on en veut toujours plus. Olivier Peru & Patrick Mc Spare mettent au grand jour les plus sombres facettes de l'être humain : la duplicité, le mensonge, la peur, l'orgueil aussi. Sans en faire un sombre portrait, les auteurs montre que n'importe qui – même le plus jovial des hommes – peut cacher de sombres secrets. J'ai aimé cette exploration de l'âme humaine, qu'on ne trouve pas toujours dans les livres annotés « jeunesse ». Comme si les jeunes étaient trop bêtes pour comprendre certaines choses. C'est une vraie leçon de vie que nous donne les auteurs.
    Leur style y est sûrement pour quelque chose. Assez incisif, sans grandes fioritures, ils vont à l'essentiel et c'est ce qui est bon. de plus, c'est beau être un livre à quatre mains, je n'ai pas ressenti de différences entres les chapitres et/ou les paragraphes. Les auteurs ont réussi à faire en sorte de rester toujours sur le même ton narratif, sans qu'on ne sente la touche de l'un ou de l'autre dans certaines idées. Tout est clair et bien lié entre eux et donne envie d'en savoir plus. On peut aussi ajouter que certains mots utilisés permet d'entrer dans l'histoire plus facilement. Ne se contentant pas de la facilité, les auteurs ont ponctués leur livre de mot et expression datant elle-même du Moyen-Âge, ancrant leur histoire dans l'époque. Concernant l'objet-livre en lui-même, j'ai été charmé par la couverture qui attire l'œil ainsi que par les dessins et reproductions de pages du Livre des Peurs à l'intérieur. On peut donc « voir » ce que les personnages décrivent sans avoir à sortir un stylo pour en faire un dessin approximatif. En plus, la fin du livre contient un glossaire des termes du monde des Haut Conteurs et des monstres dont on parle. Pour moi, il ne m'a pas été d'une grande utilité mais pour les plus jeunes, je trouve que c'est un bon outil.
    Les derniers chapitres sont explosifs. Les auteurs ne perdent pas une seconde et font valdinguer leurs héros de péripéties en péripéties sans leur laisser le temps de se reposer. Je n'arrêtais pas de me dire « Encore un chapitre et c'est bon » mais c'était impossible. Chaque fin de chapitre comprend un rebondissement qui entraîne le lecteur au chapitre suivant, sans qu'il s'en rende vraiment compte. de plus, j'ai beaucoup aimé la fin, le retournement de situation est terriblement bien géré par les auteurs et il donne qu'une envie : lire la suite. Si les prochains tomes sont aussi bien, je sens que je vais me régaler.
    Pour conclure, je dirais que j'ai passé un agréable moment avec les Haut Conteurs malgré que ça soit un livre écrit pour la jeunesse, je pense qu'il plaira au plus âgés aussi. Je n'ai qu'un mot à la bouche maintenant : le tome 2 !

    Lien : http://leslecturesdeollie.blogspot.com/2013/10/les-haut-conteurs-tom..
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Citations et extraits

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  • Par Belykhalil, le 04 avril 2014

    Ce sentiment était à ses yeux la plus création de l'humanité, mais il ne nourrissait pas les bouches affamées, il n'ouvrait pas les portes verrouillées, il ne soignait pas les blessures et ne ramenait pas les disparus. L'espoir ne servait à rien. Agir plutôt qu'espérer, voilà ce que lui avait enseigné Corwyn.

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  • Par Belykhalil, le 04 avril 2014

    Des plumes. L'arme favorite de beaucoup de conteurs. Elles permettent d'écrire ou de tuer. Avec de l'encre et du sang, c'est ainsi que l'on conçoit les meilleures histoires.

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  • Par Belykhalil, le 04 avril 2014

    On peut faire raconter ce qu'on veut aux histoires. Les seuls qui en détiennent la vérité sont ceux qui les écrivent.

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  • Par Folfaerie, le 07 octobre 2010

    Il s’étonnait qu’une femme court si vite et si silencieusement, et alors qu’il percevait à peine sa silhouette gracile à quelques mètres devant lui, elle accélérait encore et continuait à accroître son avance.
    Au détour d’une galerie menant à une pièce circulaire percée par trois couloirs, la Patiente disparut. Une seconde plus tard, alors que Roland pensait la retrouver, il tomba sur huit yeux blancs qui scrutaient les ténèbres.
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  • Par cdimasbou, le 04 décembre 2012

    Au XIIe siècle, les Haut-Conteurs, prestigieux aventuriers et troubadours portant la cape pourpre, parcourent les royaumes d'Europe en quête de mystères à éclaircir, d'histoires à collecter et à raconter. Leur quotidien se nourrit de la vérité cachée derrière la rumeur, les superstitions et les légendes. Ceux qui ont la chance de les entendre s'en souviennent toute leur vie. Les Conteurs possèdent la voix des rois, une voix dont ils usent comme d'un instrument magique.
    Mais ces éblouissants vagabonds ne chassent pas que des frissons. Dans le secret, ils recherchent les pages disparues d'un livre obscur, un ouvrage vieux comme le monde que certains croient écrit par le diable en personne. Et ce livre, Roland un fils d'aubergiste que rien ne destine à l'aventure, pourrait bien en percer l'énigme. Car à treize ans, il devient le plus jeune garçon à poser la cape pourpre sur ses épaules et il semble tout désigné pour devenir le héros d'une grande histoire, une histoire de Haut-Conteur...
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Olivier Péru en interview pour planetebd.com .
A l?origine, Oliver Péru était (aussi) dessinateur? Puis au fil de son immense envie de raconter, il s?est mu en scénariste multi-casquettes, dans les registres de la fantasy ou de l?horreur : "Zombies", "Elfes", "Lancelot", "In nomine", "Mjöllnir"? Sans compter ses coups de pouce à "Hero corp" et ses romans ("Martyrs", "Les hauts conteurs"...). Alors que le tome 3 de Zombies sort enfin (un retard à imputer au dessin particulièrement travaillé de Sophian Cholet), nous l?avons essentiellement cuisiné sur la destinée sa série de morts-vivants. le scénariste est tellement volubile que si nous avions abordé l?entièreté de son ?uvre, l?interview aurait ressemblé à un long-métrage?








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