ISBN : 2841720330
Éditeur : L'Atalante (1996)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
« J'ai démarré au kilomètre 85
dans une descente
Je fonce.
À partir de maintenant, faut tenir. »

Dans la dix-septième étape du Tour de France, Lilian Fauger, un jeune coureur dunkerquois, s'échappe contre toute attente du gros de la t... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Thoxana, le 20 mai 2011

    Thoxana
    Un très beau et très court roman qui nous entraîne dans les pensées d'un "petit" coureur échappé pendant plusieurs heures devant le peloton du Tour de France 1995. Que se passe-t-il dans la tête de l'athlète qui se retrouve seul avec la douleur, l'effort de plus en plus intense ? L'auteur, passionné de vélo nous fait partager sa vision. C'est tout à la fois drôle, tendre et cruel. J'ai adoré !
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Citations et extraits

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  • Par Thoxana, le 20 mai 2011

    Le coureur cycliste doit être d'une grande prudence. D'une grande prudence de l'âme. Il ne sait jamais à l'avance ce que sera une course. Ce qu'il connait : la fameuse douleur dans les jambes et dans la poitrine en feu, il tentera de le surmonter. Le coureur cycliste est fluide, fluet, diaphane ou alors noueux et tendu. Il semble jeune, timide, souvent renfermé. Il se protège derrière un mutisme essoufflé. Le coureur cycliste sait qu'il reste souvent un prolétaire respectant des règles précises, faisant confiance à son entreprise et roulant pour un patron. Mais le coureur cycliste peut être un révolutionnaire. A un moment donné, imparable, il peut s'opposer à la loi et tenter de renverser les valeurs de sa petite société.
    Pédale, camarade, le vieux monde est derrière toi... Car, petit à petit, il y a le réel qui te rattrape avec son cortège de souffrance, de malheur, de petites mesquineries et de vraies embrouilles...
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  • Par dominique.perrotin, le 08 décembre 2011

    Je force le plus possible, j’ai mal, la gorge : du papier de verre.
    Ça se stabilise. C’est pas vrai, je reviens, plus que vingt mètres, recoller recoller
    recoller à tout prix, recoller. À deux, avec Fons, on se le fait, le Boche.
    Quinze mètres. Ça doit crier à la baraque. J’entends pas Georges,
    je sais même plus où il est. Deux mecs à lui dans les trois premiers.
    Je recolle, c’est pas vrai, je recolle, la rage, je suis un tueur, c’est ça la volonté, puiser dans les dernières ressources, comme disent les types
    à la radio. Ressources, Rézousse, le Colombien. Allez, pa-pa ma-man
    pa-pa ma-man pa-pa ma-man, cinq mètres, c’est bon, c’est presque.
    Pa-pa ma-man, j’ai recollé. Fons se retourne, sous le coude il se marre.
    L’effort, la vache, j’en peux plus. La roue de Fons. J’entends les cris, j’étais
    comme sourdingue, plus de son, le cœur qui bat. Fons me demande de coller à sa gauche
    — mimiques. Je comprends : il veut se faire l’Allemand, il va y aller. Sourires,
    œillades, chacun pour soi, on aura la prime, je lis tout dans ses yeux. T’as la prime d’échappée, plus celle d’arrivée, alors, chacun pour soi. Il veut flinguer
    dans les deux derniers kilomètres.
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  • Par dominique.perrotin, le 08 décembre 2011

    Dix kilomètres de l’arrivée à peu près, ça y est, pleine banlieue de Bordeaux,
    je lis pas les noms, j’ai jeté la feuille de route. C’est dur de ne voir que des baraques après tout ce vert. C’est normal : après la couleur le gris, la grisaille, et tout d’un coup, un putain de cauchemar :
    un cycliste m’a doublé, j’y croyais pas, l’Allemand est passé, il me doublait,
    son maillot rouge et blanc, comme si je faisais du sur-place, mes oreilles sonnaient, furieux, et puis Fons qui m’a jeté un coup d’œil pour me dire :
    Accroche.
    Ils ont pris dix mètres, et vingt mètres, tout de suite. Je pensais à mes parents devant la télé, ma mère pleure, mon père serre sa pogne. Trente mètres. Qu’est-ce que c’est con.
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Les marronniers du noir et du blanc par Pouy et Mizio La guerre aux poncifs du polar par un Jean-Bernard Pouy très en verve.








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