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ISBN : 2213637776
Éditeur : Fayard (2008)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Antoine, dit Loulou, artisan serrurier, spécialiste des clefs et mécanismes anciens, s'est rangé des voitures de Vitry entre lesquelles il a coulé une jeunesse difficile en devenant restaurateur pour les musées. Rangé, vraiment ? Presque. Pour se payer le tour de façonn... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par bibliomanu, le 11 décembre 2008

    bibliomanu
    Et voilà, pour peu que vous leur lâchiez la bride, les héros de polars se sentent pousser des ailes. Et vas-y que je vais me battre contre moulins et autres machines à broyer du commun des mortels, et que je n'hésite pas à me mettre dans des situations pour le moins inextricables.
    Tenez, Antoine, par exemple, Loulou pour les intimes, le dernier personnage en date de Jean-Bernard Pouy – à moins qu'un autre ne voit le jour ces temps-ci, on ne sait jamais avec le monsieur : j'ai ouï dire qu'il allait s'adonner à l'écriture en feuilletons, à l'ancienne... - donc Loulou, pour revenir à lui, je n'aurais vraiment pas donné cher de sa peau, et d'ailleurs, dès le début, il était pas loin de rester sur le carreau, alors que rien ne laissait présager un tel scénario. Loulou, ça fait un bail qu'il s'était rangé, qu'il ne trempait plus dans la magouille. Son métier de serrurier, il l'exécutait en toute légalité. Mais là, l'occase était trop belle. Un petit contrat qui lui permettrait de se doter d'une nouvelle machine bien huilée. De l'investissement sur le long terme. Une serrure à déjouer dans un manoir et pas moins de 10 000 euros dans la poche au bout du compte. Mais voilà, c'était trop facile justement et les russes qui l'avaient embauché reviennent sur leur contrat et laissent Loulou à moitié mort Sur le quai d'une gare.
    C'est alors que commencent les vrais déboires pour Loulou. Car au lieu de se terrer et de se contenter de sa survie, celui-ci, un brin naïf, chanceux et quelque peu vieillissant va jouer de sa détermination – réjouissante détermination ! - et de sa chance – ça peut toujours servir quand les balles sifflent - pour récupérer son dû.
    Y'a pas à dire, Jean-Bernard Pouy n'a pas son pareil pour capter l'attention de son lecteur. Il a la gouaille, le mordant, le mors aux dents, et cette déconcertante facilité, toujours, à jouer avec les mots, à les enrober pour le meilleur et pour le pire. Et derrière tout ça, avec tout ça, aussi, on sent le plaisir que prend le monsieur à l'écriture, le soin tout particulier qu'il prend à façonner son personnage principal, à le mettre en situation, à raconter son histoire.
    De même, dans ce roman noir miroir, ce qui m'a le plus charmé, quelque part, c'est cette description d'un quotidien, l'attachement évident aux gens ordinaires, au sens mélioratif du terme, à une frange de la population qui se retrouve au bord des comptoirs, dans les bistrots ou les manifs pour échanger, vivre, vibrer à l'unisson, et cette volonté, presque sensible, de toujours coller à son époque, quoi qu'il advienne, quels que soient ses défauts, ses pauvres mordus du fric adeptes de l'empapaoutage à tous les étages.
    Du Pouy en grande forme, comme on l'aime.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 19 septembre 2011

    encoredunoir
    « le film est passé sur moi comme la Vierge sur Bernadette Soubirous ». le film, c'est Point Blank, de John Boorman, avec Lee Marvin. le « moi », c'est Antoine, aussi appelé Loulou, malfrat rangé des voitures, serrurier de son état. Mais la nécessité de s'acheter un nouveau tour de façonnage qui coûte les yeux de la tête le pousse à rempiler pour un dernier coup. Des Russes lui proposent dix mille euros pour ses services. Un coup simple et sans grand risque dans un manoir désert. Sauf qu'au lieu de le payer, ses commanditaires l'abandonnent pour mort sur un quai de gare après lui avoir injecté un cocktail détonnant d'héroïne, de cocaïne et de Canard WC (sans doute pour la couleur).
    Et donc, comme Lee Marvin dans Point Blank, comme Parker dans Comme une fleur, Loulou va mettre un point d'honneur à se faire payer ses dix milles euros. Sauf qu'il ne sait pas dans quoi il met les pieds et qu'il a quand même encore un peu de boulot devant lui avant de devenir Lee Marvin.
    Pas de surprise ici : Jean-Bernard Pouy fait du Jean-Bernard Pouy, et c'est tant mieux, parce que c'est du très bon Jean-Bernard Pouy. Une narration à la première personne par un personnage principal au caractère aussi fantasque que bien trempé, une affaire d'État de derrière les fagots, une langue fleurie et imagée, tout est là.
    Et le plaisir du lecteur est là lui aussi, qui suit avec passion les tribulations de ce serrurier monomaniaque tout au long d'une histoire plus sérieuse qu'elle en a l'air. Un roman qui mérite qu'on s'y arrête.
    Allez, pour terminer :
    « Ça m'a énervé.
    Le reste du monde avait oublié un truc, un petit détail.
    J'étais Lee Marvin.
    Buté, rageur, idiot, monomaniaque. Et suicidaire.
    J'étais Lee Marvin et ça allait chier ».
    Tout un programme.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-le-parker-de-saint-ouen-la..
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    • Livres 4.00/5
    Par nanou2572, le 07 septembre 2010

    nanou2572
    "L'opération paraissait simple : un manoir, une porte, une serrure à ouvrir. Et bingo, dix mille euros. Sauf que ces salauds de mafieux russes n'ont jamais honoré leur marché. Ils ont eu les tableaux et moi, je suis reparti bredouille. J'ai une sacrée frousse, il y a de quoi, mais ces dix mille euros, ils me les doivent et jes les veux... à tout prix".
    Un excellent polar, à l'humour noir incisif, nerveux. Une histoire de code d'honneur, de vengeance, de magouille politico-financière très bien ficelée et carrément crédible. A lire par tous les amateurs du genre !
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    • Livres 3.00/5
    Par vieuchamp, le 03 août 2011

    vieuchamp
    Pour mon premier roman de cet auteur, je reste sur un sentiment très mitigé. Concernant l'histoire de ce petit malfrat sur le retour, je reste très déçu, il n'y a pas de quoi vraiment tenir en haleine, par contre,pource qui est de l'écriture, je dois bien avouer que j'y ai pris du plaisir, et c'est peut-être ce dernier point qui m'a fait persister dans la lecture.
    Je ferai très certainement une nouvelle tentative avec un autre livre de cet écrivain.
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    • Livres 3.00/5
    Par sylire, le 19 novembre 2012

    sylire
    C'est l'histoire d'un ex-bandit, serrurier de métier, qui replonge « juste une fois » dans un casse qui s'annonce sans risque. Tout se passe pour le mieux, sauf sa récompense qui se transforme en une raclée laissant le pauvre homme à demi-mort Sur le quai d'une gare. Envolés les dix mille euros promis par les complices ! Après une période d'abattement, toute relative car même dans le malheur notre serrurier garde le sens de humour, l'homme décide de récupérer à n'importe quel prix son pécule. Il ne sait pas encore où il met les pieds mais ne tarde pas à découvrir un vrai panier de crabes ! Qu'importe, il ira jusqu'au bout, quitte à se frotter aux hommes de pouvoirs impliqués dans l'histoire (un ministre notamment).
    Ce roman ressemble assez peu à mes lectures habituelles. Je l'ai lu par curiosité, après avoir croisé plusieurs fois l'auteur (ou du moins ses livres) sur le blog de Cathe. J'ai bien aimé le ton humoristique que prête Jean-Bernard Pouy à son narrateur (le serrurier) ainsi que les nombreuses expressions argotiques très amusantes utilisées tout au long texte. Je l'ai lu pendant les fêtes, une page par-ci, une page par-là. C'était parfait pour la période, une bonne détente sans prise de tête.


    Lien : http://sylire.over-blog.com/article-la-recup-jean-bernard-pouy-42678..
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Citations et extraits

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  • Par encoredunoir, le 19 septembre 2011

    Ça m’a énervé.
    Le reste du monde avait oublié un truc, un petit détail.
    J’étais Lee Marvin.
    Buté, rageur, idiot, monomaniaque. Et suicidaire.
    J’étais Lee Marvin et ça allait chier

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  • Par MissAlfie, le 14 octobre 2010

    Ceux qui n'aiment pas la pluie ne méritent pas de prononcer des verbes comme arroser, mouiller, liquider. Même les Russes savent ça. Jusqu'à preuve du contraire, la pluie n'entre pas sous la peau. Tout se sèche, à force. Avec un bon feu et une grande serviette.

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  • Par MissAlfie, le 14 octobre 2010

    Si les Russes passaient par chez lui, ils n'auraient plus, en revenant de Suisse, qu'à faire un détour par la capitale de la moutarde. Celle qui devait leur monter au nez.

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  • Par MissAlfie, le 14 octobre 2010

    Il a essayé de me tirer les vers du nez, mais ne s'est gaulé que les poils.

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  • Par nanou2572, le 07 septembre 2010

    "J'étais en train de me faire baiser grave" !

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