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ISBN : 2213637776
Éditeur : Fayard (2008)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Antoine, dit Loulou, artisan serrurier, spécialiste des clefs et mécanismes anciens, s'est rangé des voitures de Vitry entre lesquelles il a coulé une jeunesse difficile en devenant restaurateur pour les musées. Rangé, vraiment ? Presque. Pour se payer le tour de façonn... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par bibliomanu, le 11 décembre 2008

    bibliomanu
    Et voilà, pour peu que vous leur lâchiez la bride, les héros de polars se sentent pousser des ailes. Et vas-y que je vais me battre contre moulins et autres machines à broyer du commun des mortels, et que je n'hésite pas à me mettre dans des situations pour le moins inextricables.
    Tenez, Antoine, par exemple, Loulou pour les intimes, le dernier personnage en date de Jean-Bernard Pouy – à moins qu'un autre ne voit le jour ces temps-ci, on ne sait jamais avec le monsieur : j'ai ouï dire qu'il allait s'adonner à l'écriture en feuilletons, à l'ancienne... - donc Loulou, pour revenir à lui, je n'aurais vraiment pas donné cher de sa peau, et d'ailleurs, dès le début, il était pas loin de rester sur le carreau, alors que rien ne laissait présager un tel scénario. Loulou, ça fait un bail qu'il s'était rangé, qu'il ne trempait plus dans la magouille. Son métier de serrurier, il l'exécutait en toute légalité. Mais là, l'occase était trop belle. Un petit contrat qui lui permettrait de se doter d'une nouvelle machine bien huilée. de l'investissement sur le long terme. Une serrure à déjouer dans un manoir et pas moins de 10 000 euros dans la poche au bout du compte. Mais voilà, c'était trop facile justement et les russes qui l'avaient embauché reviennent sur leur contrat et laissent Loulou à moitié mort sur le quai d'une gare.
    C'est alors que commencent les vrais déboires pour Loulou. Car au lieu de se terrer et de se contenter de sa survie, celui-ci, un brin naïf, chanceux et quelque peu vieillissant va jouer de sa détermination – réjouissante détermination ! - et de sa chance – ça peut toujours servir quand les balles sifflent - pour récupérer son dû.
    Y'a pas à dire, Jean-Bernard Pouy n'a pas son pareil pour capter l'attention de son lecteur. Il a la gouaille, le mordant, le mors aux dents, et cette déconcertante facilité, toujours, à jouer avec les mots, à les enrober pour le meilleur et pour le pire. Et derrière tout ça, avec tout ça, aussi, on sent le plaisir que prend le monsieur à l'écriture, le soin tout particulier qu'il prend à façonner son personnage principal, à le mettre en situation, à raconter son histoire.
    De même, dans ce roman noir miroir, ce qui m'a le plus charmé, quelque part, c'est cette description d'un quotidien, l'attachement évident aux gens ordinaires, au sens mélioratif du terme, à une frange de la population qui se retrouve au bord des comptoirs, dans les bistrots ou les manifs pour échanger, vivre, vibrer à l'unisson, et cette volonté, presque sensible, de toujours coller à son époque, quoi qu'il advienne, quels que soient ses défauts, ses pauvres mordus du fric adeptes de l'empapaoutage à tous les étages.
    Du Pouy en grande forme, comme on l'aime.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 19 septembre 2011

    encoredunoir
    « le film est passé sur moi comme la Vierge sur Bernadette Soubirous ». le film, c'est Point Blank, de John Boorman, avec Lee Marvin. le « moi », c'est Antoine, aussi appelé Loulou, malfrat rangé des voitures, serrurier de son état. Mais la nécessité de s'acheter un nouveau tour de façonnage qui coûte les yeux de la tête le pousse à rempiler pour un dernier coup. Des Russes lui proposent dix mille euros pour ses services. Un coup simple et sans grand risque dans un manoir désert. Sauf qu'au lieu de le payer, ses commanditaires l'abandonnent pour mort sur un quai de gare après lui avoir injecté un cocktail détonnant d'héroïne, de cocaïne et de Canard WC (sans doute pour la couleur).
    Et donc, comme Lee Marvin dans Point Blank, comme Parker dans Comme une fleur, Loulou va mettre un point d'honneur à se faire payer ses dix milles euros. Sauf qu'il ne sait pas dans quoi il met les pieds et qu'il a quand même encore un peu de boulot devant lui avant de devenir Lee Marvin.
    Pas de surprise ici : Jean-Bernard Pouy fait du Jean-Bernard Pouy, et c'est tant mieux, parce que c'est du très bon Jean-Bernard Pouy. Une narration à la première personne par un personnage principal au caractère aussi fantasque que bien trempé, une affaire d'État de derrière les fagots, une langue fleurie et imagée, tout est là.
    Et le plaisir du lecteur est là lui aussi, qui suit avec passion les tribulations de ce serrurier monomaniaque tout au long d'une histoire plus sérieuse qu'elle en a l'air. Un roman qui mérite qu'on s'y arrête.
    Allez, pour terminer :
    « Ça m'a énervé.
    le reste du monde avait oublié un truc, un petit détail.
    J'étais Lee Marvin.
    Buté, rageur, idiot, monomaniaque. Et suicidaire.
    J'étais Lee Marvin et ça allait chier ».
    Tout un programme.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-le-parker-de-saint-ouen-la..
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    • Livres 3.00/5
    Par Rodin_Marcel, le 18 mars 2015

    Rodin_Marcel
    Pouy Jean-Bernard, "La récup'" - Fayard, collection Points, 2008

    Un ancien petit truand occasionnel devenu serrurier émérite se voit recruté par des gangsters russes pour le cambriolage d'un château muni d'antiques serrures. Tout marche à merveille, mais au moment de percevoir son "salaire", notre homme se fait tabassé et est laissé pour mort dans une gare peu fréquentée. Après une période de résignation, il décide de ne pas en rester là et d'aller exiger son dû.

    Comme toujours avec Pouy, l'intrigue est bien menée, et l'écriture est originale (voir citation). On y découvre en prime l'importance d'un tableau de Chardin...

    Pouy est un incontournable du roman policier français, au même titre que Jonquet ou Bialot…
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    • Livres 4.00/5
    Par nanou2572, le 07 septembre 2010

    nanou2572
    "L'opération paraissait simple : un manoir, une porte, une serrure à ouvrir. Et bingo, dix mille euros. Sauf que ces salauds de mafieux russes n'ont jamais honoré leur marché. Ils ont eu les tableaux et moi, je suis reparti bredouille. J'ai une sacrée frousse, il y a de quoi, mais ces dix mille euros, ils me les doivent et jes les veux... à tout prix".
    Un excellent polar, à l'humour noir incisif, nerveux. Une histoire de code d'honneur, de vengeance, de magouille politico-financière très bien ficelée et carrément crédible. A lire par tous les amateurs du genre !
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    • Livres 3.00/5
    Par vieuchamp, le 03 août 2011

    vieuchamp
    Pour mon premier roman de cet auteur, je reste sur un sentiment très mitigé. Concernant l'histoire de ce petit malfrat sur le retour, je reste très déçu, il n'y a pas de quoi vraiment tenir en haleine, par contre,pource qui est de l'écriture, je dois bien avouer que j'y ai pris du plaisir, et c'est peut-être ce dernier point qui m'a fait persister dans la lecture.
    Je ferai très certainement une nouvelle tentative avec un autre livre de cet écrivain.
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Citations et extraits

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  • Par Rodin_Marcel, le 18 mars 2015

    "Le café Le Dœuff.
    Comment décrire un rade typique de Bretagne comme si c'était Xanadu, Camelot ou le Taj Mahal ? Ardu.
    L'aménagement interne de ce genre d'établissement change trop souvent - même si un bistrot léonard diffère sensiblement d'un tripot de Cornouailles ou du Trégor. Un de ces cafés bretons qui ont l'air de dormir depuis l'arrivée de César dans la péninsule. Parce que si l'intérieur évolue, à l'automne, malheureusement, l'extérieur reste le même : c'est la cata. Tempête près des côtes, vent hurlant, embruns gifleurs, pluie aglagla, gouttières transformées en pleureuses, mer démontée, sol glissant. Dix kilomètres plus loin, ça varie déjà : vent beuglant, arbres qui tombent, pluie surgelée, grandes eaux de Versailles et sol boueux. Près de la mer ou dans les collines de l'arrière-pays, une chose est sûre : c'est vert. Sur l'Armor, des bulots ; dans l'Argoat, des limaces.
    La nuit va bientôt tomber, on approche allègrement les 18 heures, je marine au café le Dœuff, à Ploufissien, à dix bornes de Roscoff et vingt-cinq mètres d'un océan en furie, dans une petite baie entourée de récifs aussi noirs que l'Ankou, anse tellement pittoresque que même les anciens nau-frageurs l'auraient trouvée difficilement rentable. De l'antique petite conserverie - aujourd'hui on ne bouffe plus de sardines à l'huile -, il ne reste que des hangars humides, et la spécialité locale, le maquereau au cidre, ne trouve plus preneur. Le petit bureau de Poste vient de fermer. Ne résistent qu'une boulangerie, un tabac-point de vente de Ouest-France, une pharmacie et quelques débits de boisson immémoriaux. Pour la denrée nourricière, faut une bagnole et voguer vers le premier Leclerc à l'horizon.
    Dans le petit port, quelques radins de la ville ont ancré leurs twingos aquatiques - c'est nettement moins cher qu'à Bénodet. L'été, on les voit revenir en casquette et en cabique, ils prennent l'apéro sur leurs yachts ringards mais ne se risquent jamais en pleine mer, on ne sait jamais, la météo est si changeante.
    Et il y a aussi quelques bateaux de pêche, signe que l'été on peut encore, sur le quai, à heures fixes, avoir du poisson frais. Ici, les spécialités, ce sont les pétoncles. Et quelquefois le bar.
    À propos de bar, dans le nôtre, si l'on regarde bien tout autour du comptoir ciré au coude et dans la petite salle enfumée, il y a la population typique de ces abris humanistes qui ont remplacé depuis longtemps, pour la prière et la confession, les églises et les chapelles, pourtant nombreuses en ce beau pays."
    (pages 32-33, début du troisième chapitre)
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  • Par encoredunoir, le 19 septembre 2011

    Ça m’a énervé.
    Le reste du monde avait oublié un truc, un petit détail.
    J’étais Lee Marvin.
    Buté, rageur, idiot, monomaniaque. Et suicidaire.
    J’étais Lee Marvin et ça allait chier

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  • Par MissAlfie, le 14 octobre 2010

    Ceux qui n'aiment pas la pluie ne méritent pas de prononcer des verbes comme arroser, mouiller, liquider. Même les Russes savent ça. Jusqu'à preuve du contraire, la pluie n'entre pas sous la peau. Tout se sèche, à force. Avec un bon feu et une grande serviette.

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  • Par MissAlfie, le 14 octobre 2010

    Si les Russes passaient par chez lui, ils n'auraient plus, en revenant de Suisse, qu'à faire un détour par la capitale de la moutarde. Celle qui devait leur monter au nez.

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  • Par MissAlfie, le 14 octobre 2010

    Il a essayé de me tirer les vers du nez, mais ne s'est gaulé que les poils.

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Vidéo de Jean-Bernard Pouy

Jean-Bernard Pouy - Crime Fiction festival littéraire franco-irlandais .
A l'occasion du Festival de littérature franco-irlandais "Crime Fiction" à Dublin, rencontre avec Jean-Bernard Pouy. Retrouvez son dernier livre : http://www.mollat.com/livres/pouy-jean-bernard-tout-doit-disparaitre-9782070147472.html Note de Musique : © Mollat www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/








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