ISBN : 2290356182
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 3/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Londres, 1963. Andrew Hale, distingué professeur dans un collège universitaire d'Oxford, reçoit un coup de téléphone codé. Une dizaine d'années après sa mise à la retraite anticipée pour services rendus au monde libre, il semble que les services secrets britanniques aie... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Comment résister à une couverture de Benjamin Carré et à un roman de Tim Powers ? Je me suis jeté sur Les puissances de l'invisible comme un chien sur son os. 700 pages plus tard, le bilan est mitigé.
    Le roman débute comme un pure livre d'espionnage avec un jeune homme qui est chargé d'infiltrer une organisation communiste à Londres pour les bienfaits des services secrets de sa majesté. Ce n'est pas James Bond, il se contente d'émettre des messages codés pour Moscou. Sauf que, il s'est embarqué dans le ce Kipling appelait le Jeu, et notre jeune homme un brin naïf va découvrir que rien n'est ce qu'il paraît, surtout pas dans le monde de l'espionnage où tout n'est qu'illusion d'illusions illusoires.
    Pour donner une métaphore , ce roman ressemble à une partie d'échecs. Sauf que c'est une partie un peu spéciale où les pièces changent plusieurs fois de couleurs en cours de partie (je ne savais jamais pour qui bossait un personnage, les retournements de veste étant légion). Autre détails : la partie n'est pas linéaire, on saute dans le temps en avant/en arrière : c'est déjà pas facile de suivre une partie de haut niveau, si en plus on déconstruit l'enchaînement de coups, ça devient difficile de se rappeler quand telle pièce est devenue blanche, pourquoi le roi noir a mangé sa propre tour... Et pour rendre l'exercice encore plus corsé, au bout d'un moment, on s'aperçoit qu'un fou avance horizontalement, que le roi peut se déplacer de plusieurs cases (bon, c'est un livre de Tim Powers, on se doute bien que le surnaturel va être présent). Bref, c'est pas une lecture qui repose.
    J'aime bien l'espionnage, mais quand je comprends les enjeux et les intervenants. Là, j'ai été bombardé d'infos contradictoires, de plan qui se cache derrière des plans, de trahisons qui n'en sont pas, de changements d'allégeance de dernière minute, de faux semblants... ça été très vite l'overdose parce que je n'arrivais pas à me situer dans l'intrigue. Oh, je suivais bien les tribulations du héros, et je devinais qu'il y avait une autre réalité derrière celle, très prosaïque, de la lutte idéologique, mais franchement, les discussions remplies de sous-entendus, les intrigues alambiquées et les citations omniprésentes m'ont très vite lassé. Je me suis accroché pour avoir le fin mot de l'histoire, mais j'ai trouvé ça laborieux au possible, plus chiant que romanesque.
    La réécriture de l'Histoire en ajoutant du surnaturel, ce n'est pas nouveau, mais les idées de Powers sont expliquées de manière parcellaire. Une allusion ici, une scène étrange là. Si au début ça fait monter la tension dramatique, il y a un moment où ça devient artificiel. Il tricote très bien son récit avec des personnages réels (Lawrence d'Arabie, ce social-traître de Philby, Burgess...) mais ça m'a laissé de glace. Peut être est-ce la faute des relations interpersonnelles des personnages que j'ai trouvées non crédibles.
    Je l'avoue, je suis passé à côté du roman. Je ne savais pas qui couchait avec qui, qui trahissait qui et pourquoi, et quelque part, je m'en foutais un peu. Même pendant les scènes d'action, j'avais du mal à comprendre ce qui se passait de si renversant. Restait un fond vaguement nephilimien, mais là encore, je n'ai rien compris à ce qui était dit à demi-mots.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2004/12/critique-espionnage-faon-tim-power..
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    • Livres 5.00/5
    Par Munin, le 06 septembre 2011

    Munin
    On ne peut pas reprocher à M. Powers d'écrire toujours le même genre d'histoire, puisque ce livre est un hommage appuyé aux romans de John le Carré, et part des zones d'ombre dans la vie de la célèbre taupe anglaise Kim Philby, pour raconter une lutte occulte entre des services très très secrets (au point que les services secrets des pays en question ne sont même pas au courant de leur existence), en pleine guerre froide. L'histoire se passe à la fois en 1945, 1948 et 1963 et le personnage principal est un agent anglais embauché à l'âge de ... 7 ans. le livre est à la fois un roman d'espionnage froid et politique (ambiance John le Carré, justement), et un livre fantastique aussi barré que l'est la trilogie de la Californie fantastique (Poker d'Ames, Date d'expiration et Earthquake Weather). L'aspect fantastique se découvre par petites touches, dans les aspects bizarres de la vie professionnelle des espions dont on suit la trajectoire erratique et le chassé-croisé à travers l'Europe et le Moyen-Orient. On découvre progressivement, à mesure que les différents flash-backs se rapprochent d'un événement déterminant s'étant produit en 1948, la dimension surnaturelle du livre. C'est brillant, les références sont nombreuses (à Lawrence d'Arabie, à Rudyard Kipling, etc.), et contrairement au dernier livre du même auteur, le suspense et le rythme sont accrocheurs. Je recommande très fortement !
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    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 25 février 2011

    maltese
    Histoire qui met en scène certains services secrets européens (notamment) sur plusieurs époques, la Seconde Guerre mondiale, 1948 et 1963.
    Un jeune homme, Andrew Hale, est formé par James Theodora au sein des services secrets britanniques dès l'âge de sept ans. Et il va au cours de ses missions découvrir un monde occulte, convoité par les grandes puissances et extrêmement dangereux.
    Une histoire touffue fabuleuse, difficile à résumer tant l'intrigue est éclatée et complexe. Tim Powers a réussi un roman d'espionnage fantastique très original, avec des entités que l'on trouve très rarement en littérature (surtout occidentale), les djinns. Mais figurent également dans ce livre une histoire d'amour, des considérations sur la mort, une magie très particulière, des personnages en proie à de terribles dilemmes...
    Un formidable agglomérat d'idées, de mythes, d'histoire qui forme une réussite incontestable.
    Récompensé par le World Fantasy Award.
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    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 28 septembre 2010

    maltese
    Histoire qui met en scène certains services secrets européens (notamment) sur plusieurs époques, la Seconde Guerre mondiale, 1948 et 1963.
    Un jeune homme, Andrew Hale, est formé par James Theodora au sein des services secrets britanniques dès l'âge de sept ans. Et il va au cours de ses missions découvrir un monde occulte, convoité par les grandes puissances et extrêmement dangereux.
    Une histoire touffue fabuleuse, difficile à résumer tant l'intrigue est éclatée et complexe. Tim Powers a réussi un roman d'espionnage fantastique très original, avec des entités que l'on trouve très rarement en littérature (surtout occidentale), les djinns. Mais figurent également dans ce livre une histoire d'amour, des considérations sur la mort, une magie très particulière, des personnages en proie à de terribles dilemmes...
    Un formidable agglomérat d'idées, de mythes, d'histoire qui forme une réussite incontestable.
    Récompensé par le World Fantasy Award.
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    • Livres 2.00/5
    Par Chiwi, le 02 avril 2011

    Chiwi
    1963, Londres, Andrew Hale, professeur dans un collège universitaire d'Oxford, reçoit un coup de téléphone lui laissant présumer qu'il va reprendre le service pour les services secrets britanniques. Sa nouvelle mission n'est que la continuation d'une opération entamée en 1948 sur le mont Ararat.
    Les puissances de l'invisible est un roman mélangeant espionnage et surnaturel. C'est un roman dans lequel j'ai eu du mal à entrer.
    Le début avec un comportement paranoïaque d'Andrew Hale était assez usant. Puis les passages antérieurs à 1963 étaient assez longs, ne donnaient pas d'éléments pour donner envie de continuer.
    Tim Powers multiplie les personnages secondaires insignifiants, les conflits entre les services secrets, les flashbacks incessants ce qui donne une action molle et sans grand rebondissement.
    J'ai mis beaucoup de temps à le lire, normal quand on le délaisse sans regret pour faire autre chose. C'est une déception alors que j'ai pu lire que Les Voies d'Anubis était d'un autre calibre.
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