ISBN : 2253126160
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 62 notes) Ajouter à mes livres
« Même parvenu, Notre Précieux Souverain ne trouva point la paix en lui-même, tant il restait secoué en continu par des nervosités. Qui l’a vu fixe et arrêté ? Il ne bougeait que par ressorts. Si vous le retardiez dans sa course, vous démontiez la machine. Il marchait d... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (9)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 01 avril 2012

    belette2911
    Cela faisait longtemps que je n'avais plu hurlé de rire aussi fort, ce qui est gênant dans les transports en commun.
    Quelle satyre féroce du règne sa majesté ! Pourtant, rien n'est inventé, l'auteur a suivi les activités du président à la loupe.
    Transcrit dans un style "Louis XIV", les ministres devenant des barons ou autres nobliaux, on aurait l'impression de lire une chronique écrite au XVème siècle tellement on a l'impression que le fard à joue va jaillir du livre.
    Il n'en est rien, les chroniques sont contemporaines et super bien faites. Ironiques, sarcastiques, moqueuses, méchantes, mais sans en avoir l'apparence. Ou, comment flatter quelqu'un en se moquant de lui sans qu'il ne s'en rende compte une seule seconde.
    Lisez-le, mais attention, il fait mal au ventre à force de rire et les zygomatiques en prennent un coup.
    Même mon homme l'a lu, pourtant, il déteste lire, c'est vous dire !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 25 mai 2011

    Malaura
    Non, nous ne sommes pas au 18ème siècle et c'est bien de nos jours que se déroule ce récit satirique mais ô combien véridique des premiers mois du règne de notre Auguste Majesté le Président Nicolas Ier de Sarkozy. Si vous voulez rire un peu écoutez donc l'histoire de ce fils d'immigré à l'ambition demesurée, aux mollets plus développés que la taille, qui, accédant au trône tant convoité, fit de la France une nouvelle monarchie, un pays sens dessus-dessous soumis au culte du "moi, je".
    Rambaud s'amuse et nous amuse avec ce texte irrévérencieux narrant l'entrée en présidence de notre nouveau chef d'état Nicolas Sarkozy. Hommage à nos plus célèbres pamphlétaires, de Voltaire à La Fontaine, ce libelle écrit dans le style raffiné du 18ème siècle, au ton vif et insolent,ne manque pas de réjouir par la finesse de ses observations et la mise en relief des travers de nos politiques. Irrespectueuse, impertinente, une oeuvre drôle et légère comme une bouffée de liberté.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par liberlibri, le 01 décembre 2008

    liberlibri
    Ouvrage littérairement délicieux, dans la mesure où il se complaît dans une style classique, cher aux mémorialistes. Difficile, cela dit, de se lancer dans une véritable critique de cet ouvrage sans dévoiler plus avant ses opinions sur le héros. Je puis néanmoins dire que Patrick Rambaud est doué d'un sens de l'observation peu commun ; rien des deux premiers mois du mandat présidentiel ne lui a échappé. Il croque des portraits de nos politiques avec un art fort plaisant et l'on se délecte de cette cour vaniteuse et sotte qui s'agite vainement pour suivre son monarque déluré. Je ne sais si l'auteur s'est décidé à commettre une suite de cette chronique mais je me prends à l'espérer.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par alicejo, le 22 avril 2010

    alicejo
    Très drôle! Mais, il vaut mieux les lire avec quelques années de recul, on savoure encore mieux. C'est pourquoi je vais attendre encore quelques mois avant de me plonger dans le tome 2, même s'il me tarde de voir comment Rambaud traite de l'entrée de Carla dans la cour de notre grand souverain.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par faby45, le 24 février 2010

    faby45
    Satire féroce contre le pouvoir en place. J'ai adoré. Bien entendu, cet ouvrage n'est pas impartial et il convient de rejoindre les idées de l'auteur pour mieux en apprécier la dénonciation.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (19)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par sentinelle, le 22 avril 2010

    Sa Majesté avait l'oeil encapoté mais vif, quoique tiré vers le bas, un nez qui pointait pour occuper tout le milieu du visage, le cheveux sombre et ondulant comme des vaguelettes peignées. Même parvenu, Notre Précieux Souverain ne trouva point la paix en lui-même, tant il restait secoué en continu par des nervosités. Qui l’a vu fixe et arrêté ? Il ne bougeait que par ressorts. Si vous le retardiez dans sa course, vous démontiez la machine. Il marchait des épaules avec une façon personnelle de se dévisser le cou, remuant par courtes saccades comme s’il était engoncé dans un costume que lui taillait pourtant à sa mesure un artiste italien de renom. Il ne tenait pas en place. Quand il parlait en public, plusieurs fois dans une même journée, il se rengorgeait ainsi qu’un pigeon et se livrait à de curieuses contorsions pour animer ses dires, dont la teneur importait peu car ses discours valaient par leur forme plutôt que par un fond très changeant selon les auditoires ; pour cela il était bien pourvu d’une panoplie complète de mines et de tics qui ponctuaient ses paroles, les versant tantôt vers l’évidence, tantôt vers l’ironie, tantôt vers l’enflure. Ces turbulences passèrent pour une énergie : tel qu’il était il plut, et une moitié du peuple le porta sur le trône pour qu’il y fît des merveilles. Une voyante n’avait-elle pas point affirmé, dans une gazette féminine, qu’il avait son Jupiter bien placé ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par sentinelle, le 22 avril 2010

    Depuis qu’il présidait à nos destinées, Notre Universel Souverain s’était rendu à l’évidence : il y avait des bons tyrans et des mauvais tyrans. Les bons tyrans étaient assis sur du pétrole, du gaz ou de l’uranium. Les mauvais n’étaient assis que sur leurs fesses. Avec les premiers on pouvait et devait commencer follement, avec les seconds, il convenait de montrer les dents et de leur lâcher des bombes à billes sur le museau.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Paris75, le 25 mars 2012

    Un rude marin, depuis une terrasse, apostropha avec brusquerie Notre Leader Inspiré :
    — C’est pas la France qui s’lève tôt, ici, c’est la Bretagne qui s’couche pas !
    — Qu’est-ce tu dis ? demanda Sa Majesté en tournant la tête et le regard vers le malotru qu’elle tutoyait.
    — Enculé ! répondit le malotru qui en outre était vulgaire.
    — Descends ! lui ordonna Sa Majesté. Descends un peu me redire c’que t’as dit !
    — Si je descends je te mets un coup de boule !
    — Vas-y Juju ! cria quelqu’un dans la foule.
    — 140 % ! crièrent quelques autres.
    Il faut expliquer aux générations qui n’ont pas connu cette étrange époque où régna Nicolas Ier que ce pourcentage correspondait à l’augmentation que Notre Leader s’était accordée pour arrondir ses émoluments ; des experts en calcul parlèrent de 172 % ; le représentant Dosière, spécialisé dans la finance du Château, affirma 206,5 %.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par sentinelle, le 22 avril 2010

    Toujours dans l’esprit de rompre avec les coutumes d’avant, l’Impératrice se chargea du portrait officiel, mandant pour cela un spécialiste des starlettes qui devait apporter du neuf. Eh non ! Là aussi on renoua avec la tradition en posant le Souverain devant la même bibliothèque que le roi Mitterrand qui, lui, tenait à la main un livre de M. Montaigne. Sa Majesté ne tenait aucun livre car elle ne savait pas comment cela se tenait.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par sentinelle, le 22 avril 2010

    Nous autres, simples assujettis, nous ne connaissions l’Impératrice que par ses multiples portraits. Elle semblait porter en elle la dureté espagnole, cette sécheresse hautaine de la grise Estrémadure que peignait Zurbaran, la tristesse native d’une mater dolorosa de Murillo, ce regard lointain et qui ne voyait pas des princesses de Vélasquez. On ne pouvait guère lui imaginer que des sourires pincés et des rires assassins.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)

> voir toutes (19)

Videos de Patrick Rambaud

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Patrick Rambaud

Spéciale Mediapart 2012 - Patrick Rambaud, forçat du Sarkozysme .
L'auteur des "Chroniques du règne de Nicolas 1er" était l'invité de Mediapart pour revenir sur cinq ans de Nicolas Sarkozy, à la veille du premier tour.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Chronique du règne de Nicolas Ier par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (103)

> voir plus

Quiz