Comme les trois précédents volumes, celui-ci ne change rien à ce qu'
Alastair Reynolds a pu mettre en place.
Il y a toujours cette richesse des mondes créés, avec leurs populations qui se débrouillent comme elles peuvent. il est toujours aussi fécond avec des croyances toujours aussi délirantes, elle trouvent toujours leur succès dans la peur de l'anéantissement de l'humanité.
Deux personnages ont enfin un rôle plus prééminent : Scorpio le porcko (mi-homme, mi-porc), destiné à l'esclavage et au crime réussit à s'en sortir. Non humain il acquiert une humanité en mettant de côté sa colère et sa haine ; le capitaine du Spleen de l'Infini, qui a fusionné avec son vaisseau, devient plus sociable et est prêt à tout pour sauver le peu de gens qu'il peut. Ces deux personnages, complexes, sont typiques de ceux du cycle.
Par contre j'ai eu l'impression d'une redondance d'un roman à l'autre : il y a la même trame, les mêmes éléments, ils ne sont jamais identiques mais donnent toujours une impression de déjà-vu.
Et puis la fin est abrupte, on reste dans le mystère. Je pensais arriver à une conclusion (c'est le quatrième roman quand même) mais encore une fois rien ne semble définitif.
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