ISBN : 2221111486
Éditeur : Robert Laffont (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Contraint à un exil d’une année pour offrir à sa famille un avenir meilleur, Illidan Lauda se réjouit d’être enfin de retour auprès des siens. Or à sa descente du train, il ne reconnaît ni la femme, ni les deux enfants venus à sa rencontre. Devenu amnésique, Illidan te... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 22 mai 2010

    soukee
    Difficile de ne pas en dire trop... D'une lecture très rapide, ce roman est absolument incroyable ! Jennifer D. Richard manie d'une main de maître son intrigue, dévoilant juste ce qu'il faut au lecteur pour permettre à celui-ci de s'imaginer son univers apocalyptique sans en comprendre les codes. C'est une sorte de contrat de lecture implicite passé entre l'auteure et celui qui la lit dès les premières pages.
    Le flou qui règne autour de ce monde en plein chaos participe de l'ambiance et de l'ambiguïté de cette intrigue. On ne sait rien de ce qui précède le début du roman, si ce n'est que la terreur et la violence règnent sur ce monde.
    Les personnages sont énigmatiques, eux aussi, et leur part de mystère est aussi au service de l'intrigue. Pourquoi Illidan a-t-il tout oublié ? Pourquoi ses fils craignent-ils tant leur mère, une femme pourtant parfaite en apparence ? Et quel est ce mystérieux contrat que Sigrid, la femme d'Illidan, a passé avec un homme à la mine patibulaire ? Que de questions se chevauchent tout au long de cette lecture. Et c'est en cela que réside le talent de Jennifer D. Richard : faire s'interroger son lecteur sur une intrigue floue contextualisée dans un univers dont elle ne nous donne pas les codes... Brillant !
    Le roman est divisé en trois parties, chacune prise en charge par un personnage et narrée d'après son point de vue. Au fil des pages, le mystère se dissipe peu à peu... jusqu'à la révélation finale, qui intervient dans les dernières pages.
    Formidable histoire d'amour impossible, Requiem pour une étoile ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire auparavant. En 225 pages, Jennifer D. Richard entraîne avec brio son lecteur dans une intrigue dense au rythme rapide.
    Une excellente découverte pour moi, un roman lu en une après-midi, une expérience de lecture étrange.

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/05/22/17974130.html
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MarcF, le 21 mars 2012

    MarcF
    Un univers étrange, futuriste sans l'être, où la pauvreté et la violence règnent en maitre et où l'individualisme est poussé à son extrême.
    Illidan, parti gagner sa vie dans la Fournaise, revient auprès des siens, mais il a perdu la mémoire. L'auteur excelle à nous maintenir dans le flou en nous faisant nous poser 2 questions pour une réponse qu'elle nous donne. Qu'est-ce qu'Illidan a bien pu faire dans la Fournaise pour perdre la mémoire ? Pourquoi ses enfants craignent-ils ainsi leur mère ?
    L'auteur alterne 3 parties où l'un des personnages principaux est tour à tour le narrateur. Ce point de vue et le flou volontaire maintenu sur ce monde donne un aspect intimiste, un peu huis clos à l'histoire, qui peu à peu se déroule sous nos yeux. Sans dévoiler l'histoire, on en apprend un petit peu plus à chaque chapitre, même si l'histoire ne se dénoue vraiment qu'à la dernière page. Une histoire forte, superbement menée, avec des personnages finement décrits.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Folfaerie, le 28 juin 2010

    Folfaerie
    Dans un monde devenu chaotique (l'auteur ne donne aucune indication de lieu et de temps), des gens quittent régulièrement un endroit surnommé la Fourmilière pour aller travailler dans la Fournaise. On suppose (sans l'espérer, hum) que l'action se passe dans un futur proche. La pauvreté et la violence dominent, le travail est rare. C'est pour cette raison qu'Illidan, chauffeur de taxi, accepte de partir durant un an pour travailler à la Fournaise. A son retour, il a presque tout oublié de sa vie antérieure et peine à reconnaître sa femme, la belle Sigrid, et ses jumeaux.
    Peu à peu, et malgré le malaise qui ne cesse de s'amplifier, avec l'aide de ses deux fils, Illidan tente de reconstituer son passé.
    Le roman est découpé en trois parties ou plutôt trois points de vue : celui d'Illidan rentré chez lui, qui cherche des réponses, celui de Stella, la femme qu'il a aimée durant son séjour à La Fournaise, et enfin celui de Sigrid, l'étrange épouse. On côtoie également quelques personnages secondaires comme le patron de l'hôtel Lino et son assistant surnommé "le gnome" qui apportent une touche d'humour et de légèreté bienvenue.

    En quelques traits, quelques évocations, l'auteur dépeint cette affreuse société dominée par la publicité, où le luxe côtoie la pauvreté la plus crasse, des hommes et des femmes vendant leurs corps (combats, prostitution, trafic d'organes...) mais pas seulement, les enfants aussi sont des victimes. La nature s'est réduite comme peau de chagrin (si vous êtes riche, vous pouvez vous payer deux heures sur une plage privée, sans doute artificielle...). On trouve même des entreprises fournissant des tueurs à gages. En somme, la vie ne vaut pas grand-chose.
    Fort heureusement pour moi, Jennifer Richards ne s'attarde pas sur les détails glauques et sordides. L'atmosphère est oppressante, le mystère suffisamment épais pour que l'on ait envie d'aller au bout de cette histoire. Si l'intrigue tient la route, j'ai été tout de même un peu étonnée par le grand contraste entre l'histoire d'amour Illidan/Stella (les bonnes manières, l'élégance, la pudeur) et leur environnement, cru, violent. Il m'a semblé qu'un habitant de la Fournaise pouvait difficilement avoir ce type de comportement.
    J'ai regretté également qu'Illadan se laisse plutôt porter par les événements et manque d'énergie. La fin du roman est surprenante, elle m'a mise mal à l'aise. Et du coup, on reste sur sa faim car l'auteur ne nous dit rien de ce qui arrive au couple Illadan/Sigrid.
    Quoi qu'il en soit, j'ai été séduite par l'écriture, l'originalité du sujet et le fait, fort appréciable, que l'auteur a su maintenir l'intérêt du lecteur grâce à cette succession de révélations et cette angoisse distillée jusqu'à la dernière page.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-requiem-pour-un..
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  • Par Lhisbei, le 04 juillet 2010

    Lhisbei
    Après un an passé à travailler dans La Fournaise, une région dangereuse et fantasmatique, Illidan rejoint enfin les siens. Ceux qui reviennent de La Fournaise – ils sont peu nombreux – en reviennent assez riches pour pouvoir faire vivre décemment leur famille. C'est le cas d'Illidan qui retrouve Sigrid, sa femme, et leurs deux enfants à La Fourmilière. En descendant du train il ne les reconnait pas. Son amnésie ne l'empêche pas de voir que la relation de Sigrid avec les enfants reste tendue. Sa « réinsertion » au sein de la cellule familiale n'est pas facile. Trop de questions en suspens…
    La présentation de l'éditeur annonce « Requiem pour une étoile est tout autant un thriller à la mécanique implacable qu'un roman d'anticipation ». Je n'ai trouvé ni l'un ni l'autre. Illidan cherche à résoudre un mystère, à retrouver ses souvenirs, ce qui induit un questionnement psychologique assez éloigné des enquêtes des thrillers traditionnels. Les mutations de la société ne sont qu'esquissées et jamais expliquées, ce qui m'a un tantinet frustrée. Elles sont évoquées par le décor, les différents quartiers, le modèle économique qui régente la vie des protagonistes, mais d'une manière qui n'ouvre pas sur une réflexion approfondie voire sur une critique de ce modèle. Ce qui nous éloigne, là aussi, de l'anticipation.
    Requiem pour une étoile s'articule autour de trois narrateurs. Illidan d'abord, hanté par des questions sans réponses. Vient ensuite le journal tenu par Stella qui apporte des réponses. En enfin c'est Sigrid qui porte le dénouement (dénouement que j'ai vu venir d'assez loin, avouons-le). L'histoire d'amour impossible entre Illidan et de Stella reste le pivot central du roman. C'est touchant, bien écrit, avec une intensité dramatique mais ce n'est pas vraiment ce que j'attendais avec la présentation de l'éditeur. J'ai donc, à plusieurs reprises, survolé certains passages, un peu trop mélodramatiques à mon goût. Reste que je me suis attachée aux personnages décrits par Jennifer D. Richard. Complexes, bien construits, ils ont chacun leur « voix » et cheminer sur 220 pages avec eux est un vrai plaisir. Une mention spéciale doit être accordée aux personnages secondaires, finement travaillés.

    Lien : http://rsfblog.canalblog.com/archives/2010/07/04/18136917.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Pikachu, le 13 février 2011

    Pikachu
    Au fil des pages, je me suis rendu compte que ce livre allait me poser un problème. Il s'agit là d'une histoire qu'il faut lire par soit même pour en découvrir les subtilités et rester sous le charme. Mais alors, comment parler d'un livre qu'on a tant aimé sans pour autant dévoiler ce qui en fait son charme ?
    J'ai une mission délicate : arriver à vous convaincre que ce livre vaut vraiment la peine d'être lu sans vous révéler dans sa totalité ce qui m'a charmée ! Hm… pas évident tout ça !
    La quatrième de couverture est extrêmement bien choisie. Elle donne suffisamment d'information pour appâter le lecteur, sans toutefois lui gâcher son plaisir de découverte.
    Après avoir terminé la dernière page, je me sens privilégiée. En effet, Jennifer D. Richard dévoile savamment des pans de l'histoire d'Illidan et on arrive progressivement et en douceur à reconstituer le puzzle de sa vie.
    Lorsqu'on rassemble les pièces d'un puzzle, on commence par rattacher les pièces constituant le bord (très reconnaissables, ils « sautent » aux yeux), puis les pièces similaires (avec un motif par exemple), et enfin on peut poser les pièces plus difficiles, qui ne se distinguent pas à première vue, mais qui pourtant ont une grande importance pour la globalité du paysage. C'est exactement ce que j'ai ressenti à la lecture de ce Requiem pour une étoile
    J'ai eu la chance de lire se livre sans y avoir été poussée par qui que ce soit. Personne ne me l'a conseillé ni même m'en a parlé. C'est sans doute ce qui m'a envoutée. J'ai eu ce plaisir incroyable de voyager en terre inconnue, dans un monde que j'allais pouvoir m'approprier comme personne ne l'avait fait auparavant.
    ...

    Lien : http://read-iql.over-blog.com/article-requiem-pour-une-etoile-de-jen..
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Citations et extraits

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  • Par geybuss, le 03 juin 2010

    Ce qu'elle ne parvient pas à faire avec sa famille, elle le fait avec les autres. C'est, il me semble, sa façon à elle de fuir.

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  • Par Pikachu, le 13 février 2011

    Pour la première fois depuis des années, j’ai envie de pleurer car je sens que mon étoile vient de s’éteindre.
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