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ISBN : 225313922X
Éditeur : Le Livre de Poche (1996)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 2342 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'homme a tout exploré: le monde de l'espace, le monde sousmarin, le monde souterrain; pourtant il lui manque la connaissance d'un monde: le continent des morts. Voilà la prochaine frontière.
Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans c... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Davalian, le 12 août 2013

    Davalian
    S'il n'est plus nécessaire de présenter Bernard Werber, Les Thanatonautes n'appartenant pas à ses oeuvres les plus connues (les séries consacrées aux Fourmis et aux Dieux, ses diverses encyclopédies…), méritent une petite chronique. Commencer en décrivant un ouvrage de qualité, bien mené, bien écrit, original, qui se lit sans résistance, qui se révèle être passionnant du début à la fin exception faite de quelques passages un peu décevant (la bataille du 14 mai, la figure de Lucinder, les notes des services de police…), s'impose. Un livre à lire ? Indéniablement et immédiatement, qu'on se le dise !
    Écrit au cours des années 1990 et lancé dans un futur proche, le récit n'en parait pas moins intemporel. Sans doute destiné à donner plus de crédibilité au texte, cette projection se révèle superfétatoire et les quelques jalons temporels parviennent difficilement à créer l'idée d'un futur. Et c'est tant mieux ! Car il n'est pas ici question de science-fiction, plutôt d'un hommage rendu pêle-mêle aux découvertes, à la science, aux religions, aux croyances mythologiques. L'ensemble tient-il debout lorsqu'il s'agit de découvrir ce qui se passe après la mort ? Et bien oui !
    Il faut certes faire un petit effort pour dépasser certaines appréhensions (les voyages dans l'au-delà depuis un fauteuil de dentiste, les ectoplasmes…), mais l'auteur nous le rend bien. Les personnages masculins et féminins sont tous attachants (et tout particulièrement Stéphania et Michael, du moins dans la première partie de l'ouvrage tant celui-ci bouleverse les clichés habituels du protagoniste médecin). L'utilisation de l'humour pour évoquer la mort, lorsque que c'est un enfant qui tente de la comprendre est tout simplement… risqué mais réussi. Cette phase d'accroche n'est du reste qu'une brillante invitation à poursuivre une histoire haute en couleurs.
    L'invitation est bien (trop) vite suivie par le corps du livre : une conquête de la mort, métamorphosée pour cela en nouveau continent. Les balbutiements des débuts, les premières découvertes, les réussites, les échecs, les avancées, l'impact sur le monde… le récit est d'une richesse insoupçonnée. Petite aparté : il est vraiment bon de lire ce livre pour tout(e) Français(e). le texte est encore émaillé de nombreux joyaux (les références mythologiques) tous plus brillants les uns que les autres. Et autant garder le meilleur pour la fin : le talent de l'écrivain pour réussir à concilier science et croyance sans vraiment trancher entre les deux. Les révélations finales et le dénouement, qu'en dire, sinon qu'ils sont à la hauteur de ce qui précède. Une expérience à lire et à vivre, un ouvrage intemporel et contemporain : une très bonne surprise !

    Lien : http://kriticon.over-blog.com/article-les-thanatonautes-bernard-werb..
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    • Livres 4.00/5
    Par odin062, le 24 juin 2015

    odin062
    Voilà. le secret était bien gardé. Mais maintenant je sais. Je sais ce qui se cache derrière la mort en ce bas monde et ce, grâce à la thanatonautiques de Bernard Werber. Après le monde microscopique des fourmis, l'auteur s'aventure dans une nouvelle problématique plus que passionnante.
    Ainsi, on retrouve rapidement le style de Werber. le récit s'alterne avec des extraits de livres de cultes de différentes religions/croyances. La découverte du monde des morts se déroule en trois phases : le temps des bricoleurs ou le temps du tâtonnement, des échecs, des sacrifices. le temps des pionniers ou le temps du développement de la technique, de la popularisation. le temps des professionnels, et des conséquences…
    Le récit est très bien ficelé, très bien documenté et très original. Je ne partage pas la vision de l'auteur concernant le continent des morts mais je ne peux nier le fait que ce soit bien trouvé ! Werber nous offre ici un mix de croyance pour un cocktail efficace. Toutefois, j'ai trouvé de nombreuses longueurs. Au bout d'un moment (dernier quart du livre), je lisais en diagonal les extraits de croyances, j'en avais eu ma dose. de même, le récit s'étire sans cesse lors des découvertes et ça en devient long, ce que je n'avais pas ressenti pour les fourmis. Les personnages sont, comme pour sa première trilogie, très charismatique et haute en couleurs. On prend plaisir à partager cette aventure avec eux.
    Alors bilan ? Je dois dire que j'ai passé un bon moment de lecture mais ce n'était pas aussi extraordinaire que ça. Je m'attendais à beaucoup mieux et cela m'a un peu refroidi dans mon élan « Werberien ». J'y retournerai, mais pas du côté du mystique. Je ne regrette toutefois pas ma lecture !
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    • Livres 2.00/5
    Par Bouquetdebamboo, le 01 septembre 2010

    Bouquetdebamboo
    J'ai découvert Werber sur le tare, l'été dernier avec son premier grand succès Les Fourmis (vous pouvez retrouvez ma critique ici).
    J'avais été conquise par son style et m'étais promis de lire d'autres de ses romans dès que l'occasion se présenterait. Voilà qui est fait avec Les Thanatonautes. Je ne m'attendais à rien en particulier et avait bien pris soin de ne rien lire au sujet de ce livre avant de l'avoir refermé.
    Et bien quelle déception ! Pour tout vous dire, il m'a tellement peu captivé que j'ai lu les 100 dernières pages en travers !
    Je ne remet aucunement en cause le talent de l'auteur que je salue encore une fois, il a la capacité d'inventer des histoires extraordinaires et comme dans les fourmis les recherches nécessaires à la construction de son récit sont remarquables mais je n'ai pas accroché à l'histoire !
    Werber est pour un moi un auteur complètement à part, qui produit des oeuvres tellement riches qu'on ne peut être complètement à leur encontre. Je m'explique. Des livres aussi riches que les siens provoquent forcément une multitudes de sentiments, contradictoire parfois. J'avais déjà ressenti cela avec Les Fourmis. Rire, angoisse, tristesse, réflexion, ennui...c'est à mon sens cela qui fait le talent d'un auteur, pouvoir faire réagir son lecteur de divers manières.
    Mais revenons à l'histoire, l'idée de départ est exceptionnelle. Découvrir ce qu'il ya après la mort, c'est LE grand mystère de la vie ! Personne ne sait, tout le monde l'imagine, on en a peur tout autant que l'on en est curieux. Je m'attendais à ce que Werber traite le sujet avec brio et j'ai été vraiment déçue. Cela ne décolle pas, il reste dans les grandes lignes de ce que l'on "connait" déjà sur le sujet. le paradis, les anges....c'est un peu trop facile je trouve !
    Trop de religions et de clichés sur le thème à mon goût. Je suis cartésienne et athée alors son idée du paradis, de l'archange Gabriel et tout ça, c'était trop pour moi. L'idée qu'il explique « physiquement » un continent où se retrouve les gens qui meurent et bien je n'y crois pas une seule seconde, l'âme qui s'élève au dessus de soi, non plus.
    Je m'attendais tout de même à vraiment découvrir un autre monde, quelque chose de véritablement incroyable et plus le récit avançait moins j'étais surprise.
    Le récit s'avère très répétitif et les rebondissements n'en sont pas, tout est très attendu. Les liens entre les personnages, les différentes morts, je n'ai eu aucune surprise ! Je savais dès les premières pages qui allait aimer qui, qui allait mourir...
    Même dans la façon d'accéder au pays des morts, je trouve que Werber tombe dans la facilité, comme s'il avait eu plein d'idées, qu'il n'avait pas su laquelle choisir et qu'il avait au bout du compte décidé de toutes les tenter. Trop long, trop redondent et au final ennuyeux !
    Je m'attendais à une réelle prise de risque et il n'en est rien. Il retrace sur son continent des morts tous les vices et les travers de la société des vivants. On voudrait en retirer quelques réflexions mais il n'en est rien. La fin n'en est pas une ‘je crois que c'est un peu sa marque de fabrique, il tente d'instaurer un faux suspens qui pour moi est tombé à plat. Après la mort il y a …. Et bah c'est pas bien compliqué de le deviner !!! Surtout lorsque l'on sait qu'il y a une suite !
    La partie du livre que j'ai préféré c'est le début, que j'ai trouvé très drôle ! La façon dont Mickael se présente, raconte son enfance est d'une ironie certaine. J'ai également beaucoup aimé les paragraphes traitant des divers coutumes et visions de la mort sur les autres continents. C'est très intéressant.
    Je ne dis pas que le livre est mauvais, pas du tout, mais simplement l'histoire ne m'a pas transportée comme je l'aurais cru. Werber reste un auteur majeur que je relirais de temps en temps.
    Mon beau frère (du haut de ses 16 ans) m'a conseillé la suite, L'empire des anges, qu'il a préféré aux Thanatonautes. Je tenterais peut-être mais pas pour le moment.
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    • Livres 4.00/5
    Par chevalierortega33, le 07 avril 2015

    chevalierortega33
    A la fois conte fantastique, roman initiatique, saga d'aventure et ouvrage philosophique, ce livre est inclassable. Je l'ai lu après avoir fait connaissance avec cet auteur avec « les fourmis ». L'écriture y est toujours aussi aiguisée et l'intrigue interpelle le lecteur.
    Dans un futur proche, parce qu'un Président de la République en mal de réélection, au cours d'un coma consécutif à un attentat a connu une NDE (near death expérience = expérience de mort imminente), décide de détourner l'attention de ses électeurs de problèmes majeurs de leur quotidienneté et finance des scientifiques en mal de deuil pour explorer cette zone de transit, nous voilà aspirés en compagnie de repris de justice, le volontaires, de suicidaires. Tous connaîtront les nouvelles guerres de religion, les piratages et les guerres stratégiques de masse.
    Sous couvert d'un oecuménisme documenté à l'extrême, tous les croyants du monde veulent alors se donner la main pour la quête de la connaissance de ce continent virtuel. Tous y trouvent leur place sauf les athées comme moi, il faut bien le dire.
    L'humour est présent par exemple au chapitre 234 sous la forme d'un dialogue où nous est retracé le système de bonus-malus engendré par nos actions et dont le résultat mène à une réincarnation plus ou moins douloureuse.
    Pour le reste je suis partagée vu que mes convictions ne s'accordent pas avec ce qui est développé brillamment il est vrai dans ce roman.
    Mais en conclusion, je lirai encore du Werber !!! car j'aime beaucoup son style et son humour.
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    • Livres 4.00/5
    Par valdemosa38, le 20 juillet 2012

    valdemosa38
    J'ai lu ce livre parce que déjà le sujet m'intéressait. Les expériences de mort éminentes sont étudiées et c'est un sujet qui me fait réfléchir.
    L'histoire est pleine de rebondissements mais le style de Werber à qq chose de naïf assez déconcertant. Je m'y suis faite au bout d'un moment. J'avais l'impression qu'un grand frère me racontait des histoires de mort, de paradis et de vie après la mort. Passionnant. Car, mis à part le style particulier de Werber c'est un roman assez efficace qui m'a bien embarqué ds des contrées lointaines ...
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Critiques presse (4)


  • Sceneario , le 07 mars 2014
    Fin de l'aventure qui, par ses choix, ne laisse de toute façon pas indifférent.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • BDGest , le 16 janvier 2013
    Malgré un rythme parfaitement maîtrisé, le scénario s’avère confus. Entre volonté de maintenir une progression dans les révélations [...], d’assaisonner l’ensemble d’un minimum de romance sans oublier certaines considérations philosophiques, sociopolitiques voire techniques… le tout finit par ressembler à un patchwork sans réelle épaisseur.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BulledEncre , le 10 novembre 2011
    L’adaptation de cette œuvre majeure dans l’excellente bibliographie de Bernard Werber va sans doute ravir les lecteurs qui ne connaissent pas le livre. Pour les férus, je pense qu’il vaut mieux éviter la lecture de cet album qui ne traduit que trop partiellement la richesse de l’œuvre initiale.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre
  • Sceneario , le 23 septembre 2011
    Je suis séduit sans aucun doute par ce premier tome d'une aventure qui, je l'espère, nous entrainera fort loin, dans un domaine où l'imagination des auteurs peut réellement tout inventer, jouant allègrement avec les dogmes, les croyances et les peurs.
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par Sylanor, le 04 décembre 2010

    C'est là d'ailleurs que j'entendis pour la première fois la fameuse expression: "Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers." Je n'avais que huit ans mais je ne pus m'empêcher de penser : "Alors là, tout autour, il ne reste que les mauvais ?".

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  • Par Mero, le 21 janvier 2013

    Les gens ont besoin de croire au merveilleux, au surnaturel, qu’il existe autre chose que ce monde matérialiste ici-bas. Alors quelques écrivains, des gourous, des charlatans en profitent pour en faire leur fonds de commerce en racontant des sornettes. Ce besoin est ancré depuis toujours dans l’homme. Les religions en sont la preuve. Il suffit de promettre le paradis dans un futur imaginaire pour que les gens avalent plus facilement l’amère pilule du présent. Crédulité, sottise et naïveté.
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  • Par Reka, le 21 février 2009

    Rien n'est plus agaçant que le bonheur des autres. Surtout quand il sert de jauge à votre propre déconfiture.

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  • Par ricou, le 30 juillet 2012

    "N'importe qui pouvait prétendre s'être entretenu avec un ange et rapporter de là-haut son petit scoop en forme de coup de tonnerre. On annonça ainsi au petit journal télévisé qu'on avait retrouvé la trace d'Adolphe Hitler. Il aurait été réincarné en bonzaï."
    "Je considérai la chose et l'évidence me sauta aux yeux. La vie d'un bonzaï est un supplice permanent. On met une plante dans un pot trop petit pour elle et on coupe ensuite systématiquement toutes les excroissances. C'est la torture d'un végétal élevée au niveau d'un art. Sans eau, les membres sans cesse recoupés, sans place, sans air, sans nourriture, le bonzaï n'est que souffrance.
    Contraint à ne pas croître, l'arbuste reste à jamais nain, alors que tout ce qui vit sur cette terre dispose du plus élémentaire des droits qu'est celui de grandir."
    "Le plus subtil châtiment pour un abominable criminel de guerre, c'était bien de le réincarner en bonzaï japonais."
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  • Par Ainhoa, le 21 juin 2009

    Méfions nous de nos désirs, nous risquerions d'être bien ennuyés s'ils se réalisaient

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