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ISBN : 2246411610
Éditeur : Grasset (1988)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 28 notes)
Résumé :

De médecine contre mon père, il n'y avait qu'une. Le moyen était mon seul problème. Une piqûre avec de l'air dans la seringue - mais je ne sais pas faire des piqûres. La sarbacane avec fléchettes au curare - où est le curare ? La mort-aux-rats - c'est long, et ils se font tous prendre. Etouffage sous oreiller - pas encore assez de muscles. Le chandelier de bronze - faudrait que je monte sur une chaise et ça g&#... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Cind46
Cind4624 août 2016
  • Livres 5.00/5
J'ai beaucoup aimé ce roman et le style de l'auteure qui nous raconte, tout en métaphores et en phrases cinglantes empreintes de vérité, les sept ans pendant lesquels elle subit les attouchements de son père et ses manipulations, l'aveuglement de sa mère, jusqu'aux années qui suivent où elle continuera de porter le poids de ce secret même après la mort de son père.
Un témoignage, un récit poignant sur l'inceste sans presque jamais le nommer, sans fatalisme ni misérabilisme, un portrait de résilience qui se ressent dans l'écriture où on devine une force à travers une sensibilité jamais résignée, un humour cynique.
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zabeth55
zabeth5512 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
Pendant la moitié du livre, on entend ce qui n'est pas expressément dit.
Difficile de trouver les paroles pour dire « ça ».
Une grande pudeur des mots dans un style déstructuré, de nombreuses métaphores, une écriture brillante et intelligente.
Tout ça pour témoigner d'un drame de l'enfance sans jamais larmoyer.
C'est de la belle et forte littérature qui ne peut laisser le lecteur indifférent.
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ides60
ides6011 août 2010
  • Livres 3.00/5
Pas une fois le mot "abus" n'est utilisé, de même que "viol" apparaît sur la fin du bouquin et encore pour évoquer la fouille complète de la chambre et des affaires personnelles de l'enfant et pourtant, il s'agit bien d'inceste !
A mots pudiques, à mots couverts, Christiane Rochefort nous dépeint l'insistance perverse du père, l'aveuglement de la mère qui sape en plus avec des remarques blessantes sans même s'apercevoir que son enfant crie à l'aide.
Et l'enfant là-dedans, coupée du monde de l'insouciance et des rires, l'enfant devenue adulte trop tôt. Manipulée psychologiquement qui lutte de toutes ses dérisoires armes. Elle a bien tenté de devenir maigre à vomir, de se taillader les cheveux, de trouver n'importe quelle excuse, mais rien n'y fait.
Ce livre est poignant.
Le style de C Rochefort m'a parfois surprise : ne pas trouver les mots d'une phrase à leur place, les adjectifs avant le verbe, le verbe en bout de phrase, l'oubli des virgules, mais finalement il est très persuasif, incisif et totalement évocateur. On s'habitue.
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Elyria
Elyria23 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
Un ton caustique et aiguisé. Christiane Rochefort au meilleur de sa forme pour parler de son expérience sans misérabilisme. Je recommanderai ce livre à tous les jeunes, en particulier ceux qui ont subit des violences sexuelles pour ne plus se sentir seuls.
Elle fait vivre ce sentiment d'interdit, d'isolement et d'incapacité coupable à parler du viol.
Un ouvrage fort avec un style unique.
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Cind46Cind4624 août 2016
Perdez l'illusion bonnes gens, assis dans la croyance que les malheurs passés doivent labourer la mémoire la vie durant, comme si c'était un devoir d'encore et encore les payer,
perdez l'illusion morale, si joliment plantée dans vos âmes coupables, que le souvenir des sales moments ne peut être qu'un renouveau sans fin de l'enfer des jeunes années.
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Cind46Cind4624 août 2016
Et d'un coup aboli tout mon respect [...] tout mon respect, que jamais rien ensuite ne vint restaurer, des grandes personnes. Des girouettes. Changent d'avis comme de chemises tournent leur veste raisonnent comme des savates disent blanc font noir sans même s'en apercevoir et si on leur met le nez dedans, la rogne. Aucune logique. N'importe quoi. Savent pas ce qu'elles font, que Dieu leur pardonne s'Il veut moi je suis pas obligée.
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Cind46Cind4624 août 2016
A première vue, ça paraît loin de mon histoire : un inceste aristocratique qui fait des petits incestueux qui et cetera éventuellement, et l'inextricable nœud de parentés que cela produit, qu'un ordinateur n'y retrouverait pas les siens. Avec un Pape par-dessus la pile. En plus il y a amour entre ces gens-là pas comme chez nous c'est pas des vicieux et ils sont tous consentants entre eux ils ne se menacent pas d'assassiner leurs mères par les fenêtres ni de se foutre en cages médicopénales. Ils n'ont à redouter que l'Enfer. Et pour finir, ils y coupent ! Y'a pas de justice même divine.
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Cind46Cind4624 août 2016
Et essayez donc un peu la traversée vous verrez dans quel état si vous arrivez de l'autre côté vivant. Peut-être vous passerez le reste de votre vie à dégueuler. Il y en a qui préfèrent arrêter tout à fait de bouffer pour éviter ça, moi qui vous cause si je suis passée à côté c'est hasard et circonstances et Babet, (que la terre lui soit douce). D'autres anciens muselés ouvrent même plus la bouche, ils et elles sont dans des lieux conçus pour, assis devant rien et faisant sous eux. Moi je l'ouvre toute grande et je le mets sur les murs.
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Cind46Cind4624 août 2016
A l'en croire (mais peut-on croire un menteur ?) le risque était élevé : "pratique courante dans les familles".
Je n'en rencontrais pas les signes autour de moi pourtant.
Mais au fait, je n'en montrais pas non plus.
Qui en eût cherché n'en eût pas trouvé plus que moi.
Je pouvais aussi bien présumer que nous étions une foule.
Une foule dont chacun est seul.
Et personne qui peut lever le doigt en premier.
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