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La nuit est le manteau des pauvres1Ajouter à mes livres
Maria émerge de l'ombre, dans un train de la nuit, à la fin de la guerre. Quelle Maria ? La Maria d'Espagne, cachée dans une carrière abandonnée pendant la guerre civile, et qui poussa ce cri qu'on croit entendre encore, quand l'homme marcha vers elle ? La petite França... > voir plus
A la fin de la seconde guerre mondiale, on retrouve une femme qui parle toutes les langues et ne sait plus qui elle est. S'enchaîne alors les récits de tous ceux qui croient reconnaître en elle un proche, et qui constituent autant d'histoires singulières. Beau roman très bien écrit.
La guerre est une sorte de pompe où la mort est l'amorce qui aspire la mort. Le premier tué d'une guerre donne à ceux qui l"aimaient l'indifférence à survivre, et ainsi de suite. Il entre plus de désintérêt qu'on ne croit dans les grands mouvements de courage collectif. On devient un héros par curiosité, on le reste par détachement.