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Pierre Reboul (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070429253
Éditeur : Gallimard (2003)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Ce roman (1833) est inspiré, moins par la vie que par la personne de George Sand. L'héroïne est une femme d'action, mais dévorée du démon de l'analyse, et dont le charme opère sur bien des hommes : le poète Sténio (on songe à Musset), l'ancien aventurier converti, Trenmor, l'ermite Magnus. Lélia cherche la paix en devenant l'abbesse d'un couvent. Sténio l'y retrouve et c'est le drame. George Sand distinguait elle-même dans son livre une question psychologique, une q... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
arnaud_m
arnaud_m08 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Ma découverte de George Sand s'est faite avec Lelia, chemin risqué et plutôt éloigné du parcours plus traditionnel de ses contes et autres romans champêtres.
Si c'était à refaire, je recommencerai à l'identique et sans hésitation !
'Lelia' est puissant, profond, intense, cynique, noir, sublime, magique, délicat ; tout ça à la fois - un chef d'oeuvre.
J'ai connu deux chocs dans ma courte vie de lecteur qui me font dire "il y a un avant et un après telle oeuvre" : le premier avec Anna Karénine, le second avec Lelia.
Dès les premières lignes, je me suis senti en phase, en connexion avec George Sand, ou devrai-je dire Lelia. A la fois mentor, amie, amante et guide, Lelia m'a emporté à bras ouverts ; j'étais comme hypnotisé par sa sagesse, sa connaissance, ses visions et autres lucidités.
Lelia est noire. Lelia est 'fanée' par la vie et les Hommes mais qu'importe. je suis tombé éperdument amoureux.
Ce livre est sublime.
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Carosand
Carosand03 décembre 2010
  • Livres 5.00/5
C'est le livre le plus difficile que j'ai lu de George Sand mais il est très profond et révèle beaucoup de nos pensées spirituelles. C'est triste mais c'est beau. Un grand livre.
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Laury-Anne
Laury-Anne08 janvier 2015
  • Livres 1.00/5
J'aime bien, de temps en temps, lire un texte classique. Dumas, Balzac ou Sand font d'ailleurs partie de mes favoris. C'était donc avec un grand plaisir que je retrouvais la dame de Nohant pour, je l'espérais, un titre aussi séduisant que La mare au diable, La petite Fadette ou encore le magnifique Consuelo.
Pour résumer, Lélia est une très belle jeune femme autour de laquelle gravissent des hommes qu'elle rend fou : Sténio, le poète, Magnus, l'ermite, et Trenmor, un ancien bagnard. Tout ceci dans un écrin de religion exacerbée, où Dieu est omniprésent. Et c'est vraiment ce qui m'a pesé : ce carcan chrétien, cette morale philosophique à des années-lumières de mes considérations actuelles. Ces réflexions ont vraiment pollué l'histoire, et le livre m'est tombé des mains plusieurs fois.
Néanmoins, je dois reconnaître quelques touches de l'auteur qui m'ont fait me rappeler pourquoi j'aime George Sand : cet amour fou que peuvent éprouver les hommes entourant Lélia, la profondeur de leur désespoir, la beauté de leur poésie.
Lien : http://therewillbebooks.wordpress.com/2014/12/15..
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Citations & extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand26 février 2011
Combien de fois, à l'entrée de la nuit, au lever de la lune, aux premières clartés du jour, combien de fois, dans le silence de minuit et dans cet autre silence de midi si accablant, si inquiet, si dévorant, n'ai-je pas senti mon coeur se précipiter vers un but inconnu, vers un bonheur sans forme et sans nom, qui est au ciel, qui est dans l'air, qui est partout comme un aimant invisible, comme l'amour ? Et pourtant, Sténio, ce n'est pas l'amour ; vous le croyez, vous qui ne savez rien et qui espérez tout ; moi qui sais tout, je sais qu'il y a au-delà de l'amour des désirs, des besoins, des espérances qui ne s'éteignent point ; sans cela que serait l'homme ?
Il lui a été accordé si peu de jours pour aimer sur la terre !
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farudjafarudja26 août 2012
J'oubliais d'être jeune,la nature oublia de m'éveiller.mes rêves avaient été trop sublimes;je ne pouvais plus redescendre aux appétits grossiers de la matière.Un divorce complet s'était opéré à mon insu entre le corps et l'esprit.J'avais vécu en sens inverse de la destinée naturelle.Au lieu de commencer par la jouissance et de finir par la réflexion,javais ouvert le livre de la vie au chapitre de la science,je m'étais enivrée de méditations et de spiritualisme,et j'avais prononcé l'anathème des vieillards sur tout ce que je n'avais pas encore éprouvé.Quand vint l'âge de vivre,il fut trop tard:j'avais vécu mais si la jeunesse des sens,mais si la vie du corps n'a qu'un jour,qu'il faut saisir et qui ne revient plus,la jeunesse de l'âme est longue et la vie de l'esprit est immortelle.Mon coeur survivrait à mes sens et je me dévouerai en pâlissant et en fermant les yeux.
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Omabellemaitresse3Omabellemaitresse325 octobre 2014
Je fus infidèle en imagination, non seulement à l'homme que j'aimais ; mais chaque lendemain me vit infidèle à celui que j'avais aimé la veille. Bientôt un seul amour de ce genre ne suffisant point à remplir mon âme toujours avide et jamais rassasiée, j'embrassai plusieurs fantôme à la fois. J'aimai, dans le même jour et dans la même heure, le musicien enthousiaste qui faisait vibrer toutes mes fibres nerveuses sous son archet et le philosophe rêveur qui m'associait à ses méditations. J'aimai à la fois le comédien qui faisait couler mes larmes et le poète qui avait dicté au comédien les mots qui arrivaient à mon coeur. J'aimai même le peintre et le sculpteur dont je voyais les oeuvres et dont je n'avais pas vu les traits. Je m'enamourai d'un son d'une voix, d'une chevelure, d'un vêtement ; et puis d'un portrait seulement, du portrait d'un homme mort depuis plusieurs siècles.
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CarosandCarosand26 février 2011
L'amour, Sténio, n'est pas ce que vous croyez ; ce n'est pas cette violente aspiration de toutes les facultés vers un être créé ; c'est l'aspiration sainte de la partie la plus éthérée de notre âme vers l'inconnu. Etres bornés, nous cherchons sans cesse à donner le change à ces cuisants et insatiables désirs qui nous consument ; nous leur cherchons un but autour de nous, et, pauvres prodigues que nous sommes, nous parons nos méprisables idoles de toutes les beautés immatérielles aperçues dans nos rêves. Les émotions des sens ne nous suffisent pas. La nature n'a rien d'assez recherché, dans le trésor de ses joies naïves, pour apaiser la soif de bonheur qui est en nous ; il nous faut le ciel, et nous ne l'avons pas !
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arnaud_marnaud_m31 août 2012
L’inertie, Sténio ! C’est le mal de nos cœurs, c’est le grand fléau de cet âge du monde. Il n’y a plus que des vertus négatives, nous sommes braves parce que nous sommes plus capables d’avoir peur. Hélas ! Oui, tout est usé, même les faiblesses, même les vices de l’homme. Nous n’avons plus la force qui fait qu’on aime la vie d’un amour opiniâtre et poltron. Quand il y avait encore de l’énergie sur la terre, on guerroyait avec ruse, avec prudence, avec calcul. La vie était un combat perpétuel, une lutte où les plus braves reculaient sans cesse devant le danger, car le plus brave était celui qui vivait le plus longtemps au milieu des périls et des haines. Depuis que la civilisation a rendu la vie facile et calme pour tous, tous la trouvent monotone et sans saveur ; on l’expose pour un mot, pour un regard, tant elle a peu de prix ! C’est l’indifférence de la vie qui a fait le duel dans nos mœurs. C’est un spectacle fait pour constater l’apathie du siècle que celui de deux hommes calmes et polis, tirant au sort lequel tuera l’autre sans haine, sans colère et sans profit. Hélas ! Sténio, nous ne sommes plus rien, nous ne sommes plus ni bons ni méchants, nous ne sommes même plus lâches, nous sommes inertes.
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