Voici une saga familiale située à Bombay dans les années 1920, décrivant l'univers de la haute bourgeoisie indienne, une sorte de Boollywood de papier.
Quittant son Rajasthan natal, Anuradha vient s'installer à Bombay pleine de joie de vivre et toujours accompagnée de ses chants merveilleux. Elle découvre en Vardhmaan un homme tolérant et séduisant. Ils vont s'aimer profondément et fonder une famille. Un drame va subvenir et transformer leur relation amoureuse à jamais. La complicité du début laisse place à une forme de cohabitation sentimentale où les non-dits deviennent dominants.
Ce drame marque aussi l'arrivée dans le foyer de Nandini,
La fille qui marchait sur l'eau, jeune adolescente orpheline et peintre de talent. Ses relations avec de grands artistes et les notables de Bombay vont pimenter la vie de la maisonnée. le récit se recentre, vers la fin, sur le personnage d'Anuradha et celui de son fils Shloka pour donner tout son sens au titre original The last song of dusk.
Ce roman est écrit dans une langue riche et belle,
Siddharth Dhanvant Shanghvi est incontestablement un grand conteur. C'est une histoire d'amour et de désirs jalonnée de fatales destinées et de quelques passages d'un érotisme assumé et d'une poésie sans pareille, avec pour toile de fond une Inde qui s'émancipe petit à petit de son occupant colonisateur. Les personnages jouent une partition sentimentale réglée par les chants merveilleux d'Anuradha qui ont le pouvoir d'apaiser bien des souffrances.
Lien : http://legenepietlargousier.over-blog.com/article-la-fille-qui-march..