> Carisse Busquet (Traducteur)

ISBN : 2221094921
Éditeur : Robert Laffont (2002)


Note moyenne : 2.67/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Le premier réveil à Madna fut atroce (" J'étais baisé, comme Adam déchu ", écrivit-il plus tard à son amie Neera de Calcutta). Il ouvrit les yeux avec difficulté avant de comprendre que les moustiques s'en étaient ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 2.00/5
    Par Lounima, le 17 mai 2012

    Lounima
    "Mais Agastya voulait échapper au préfet et à son travail pour retrouver une autre vie. Une existence secrète qu'il allait mener toute l'année dans la chaleur et l'obscurité de la chambre de la rest house ou dans celles, analogues, d'autres établissements. Cette vie privée devint beaucoup plus passionnante et plus réelle que celle du monde extérieur. L'après-midi, il fermait les volets pour se protéger d'un monde incandescent. [...] C'était l'univers de la marijuana et de la nudité, d'une musique désespérément déplacée (Tagore ou Chopin), et des pensées qui fermentent dans l'isolement. La chaleur, la contemplation de la sueur perlant sur la peau nue avaient quelque chose de vaguement érotique." (Pavillons poche - Robert Laffont - p.57). Cet extrait résume assez bien les après-midi de ce fonctionnaire : fuite de la réalité, obscurité, marijuana, musique, chaleur, solitude... bref, rien de "déjanté" (en tout cas pas au sens où moi, j'entends l'adjectif "déjanté"...) : je pense sincèrement que le titre français est une erreur ou que la personne qui l'a trouvé n'a pas lu le livre ou ??? Aussi, à la lecture de ce roman, l'ennui arrive assez vite et l'envie de le lâcher également mais, et ceci malgré un style déplorable (ou une traduction mal faite), j'ai persisté et bien m'en a pris car ce roman est très enrichissant pour qui veut découvrir un peu plus l'Inde...
    En effet, tout d'abord, ce roman contient une mine de références culturelles indiennes, particulièrement concernant les croyances hindoues, que je connais assez mal je dois dire, même si j'envisage d'en découvrir un peu plus (un jour)... Ainsi, le prénom même du personnage principal, "Agastya", fait référence à un ermite dans le Rāmāyana, un des écrits fondamentaux de la mythologie hindoue : c'est cet ascète qui (selon l'auteur, je n'ai pas lu le Rāmāyana) donne l'arc et la flèche à Rama, septième avatar du dieu Vishnou, parti à la conquête de Sîtâ... de même, à la faveur d'une visite d'un temple hindou, nous découvrons que l'érotisme est un aspect très présent dans la religion hindoue; guère étonnant, me direz-vous, lorsque l'on se rappelle que le Kâmasûtra est un recueil d'origine indienne...
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    Lien : http://loumanolit.canalblog.com/archives/2010/05/18/17677797.html
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    • Livres 1.00/5
    Par BVIALLET, le 11 avril 2012

    BVIALLET

    Qu'est-ce qui m'a pris de m'attaquer à cet indigeste pavé ? le titre , sans doute et la 4ème de couverture . J'aurais du me méfier de cette illustration vert pomme et rose braillard représentant cet abruti en chemise hawaîenne avec ses bras à la Shiva ...
    Il s'agit du récit des états d'âmes un peu bluesy d'un fils de famille qui sort de l'ENA indienne ( l'Indian Civil Administration ou ICA ) . Il est nommé dans un trou lointain comme administrateur adjoint et c'est son premier poste . Il doit faire son chemin dans le labyrinthe de l'Administration du sous-continent qui n'a rien à envier à la nôtre . Elle est juste encore un peu plus gangrénée par la corruption et la fainéantise .
    Notre fonctionnaire peut se contenter d'une apparition d'une heure ou deux le matin à son bureau et c'est assez pour la journée . le reste du temps , il le passe dans sa chambre , volets fermés , à fumer de la ganja , à écouter de la musique et à se masturber . Pas de quoi en tartiner 400 pages ...
    Le mépris ouvertement affiché de ce type pour les usagers de son service le rend particulièrement antipathique .
    Un seul passage rachète un tout petit peu le livre : la visite au village des lépreux tenu par une sorte d'Albert Schweitzer indien lequel essaie avec des moyens ridicules de leur redonner un peu de dignité et d'indépendance .
    Un bouquin à éviter . On n'arrive pas à s'intéresser aux états d'âme de ce fils à papa . le style est très lourd ,ou mal traduit , et en plus le texte est truffé de mots en hindi dont il faut aller chercher la traduction dans un glossaire en fin de volume . Tout pour plaire ...

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par Lounima, le 17 mai 2012

    "Je voulais représenter un écrivain indien écrivant sur son pays après avoir passé de nombreuses années à l'étranger ou y vivant encore. Ils sont des centaines... bon, sinon des centaines, au moins vingt-cinq. Je les trouve absurdes. Pétris d'une culture étrangère, hybride, ils écrivent sur une autre civilisation. Quel public visent-ils ? C'est pour ça que leur Inde n'est pas réelle, c'est une terre de fantasmes, de métaphysique confuse, un sous-continent peuplé d'imbéciles. Les Indiens deviennent des caricatures. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'histoire universelle, parce que chaque langue est une culture en soi." (Pavillons poche - Robert Laffont - p.97)
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  • Par Lounima, le 17 mai 2012

    "Au cours des années, vous comprendrez, Sen, que dans le gouvernement, il n'y a pas d'honnêteté absolue, il n'y a que des degrés de malhonnêteté." (Pavillons poche - Robert Laffont - p.265)
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