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ISBN : 2266172492
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 358 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'Hégémonie gouverne plus de trois cents mondes. Quant aux Extros, ils ont pris le large après l'Hégire. Reviendront-ils? Un de leurs essaims, depuis trois cents ans, se rapproche d'Hypérion. Les habitants de cette planète ont fini par devenir nerveux; ils réclament l'é... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Tesrathilde, le 05 juillet 2015

    Tesrathilde
    J'avais dû laisser mes personnages enfin arrivés sur Hypérion, en route vers les Tombeaux du Temps, avec un temps très limité pour trouver les réponses à leurs questions (pour certains du moins). Je les ai tous retrouvés avec bonheur, en me rendant compte aussi que j'arrivais à trouver plus d'attrait à certains qui ne me plaisaient pas trop au début mais ont été largement développés (le consul), tandis que certains continuent à me laisser plus ou moins de marbre (Kassad, qui je trouve a une histoire et des motivations beaucoup plus stéréotypées que les autres !). La suite et fin du cycle respecte le ton et le rythme de ce que j'ai lu au début, je n'ai pas constaté de baisse de qualité sur la longueur comme cela arrive parfois. Tout au plus ai-je trouvé que la fin allait un peu vite, mais en même temps vu les buts de chacun il aurait sans doute été difficile de faire traîner certaines conclusions en longueur sous peine d'une certaine pesanteur. J'ai aussi été satisfaite des conclusions de manière générale – les personnages ne sont pas tous « servis » de la même manière, l'auteur est arrivé à me faire croire à un savant mélange de prédestination et de hasard qui ne m'a pas laissée sur ma faim.
    Je ne peux résister à l'envie de vous vendre le livre une nouvelle fois : je suis toujours très fan du gritche, je trouve le « personnage » fascinant (Simmons le compare à Grendel dans le vieux poème épique Beowulf, on sent qu'il s'en est inspiré); la narration et description ne cesse de changer d'échelle : de la politique et des visions extra-planétaires (le sénateur Gladstone, l'Hégémonie, le Retz, le Technocentre) on passe par des extraits à dimension plus humaine, plus régionale, jusqu'à se concentrer sur notre petit groupe de pèlerins et leurs questions internes, ce qui donne beaucoup de dimensions à l'histoire et à l'univers, autant SF qu'humain.
    Les Tombeaux du Temps continuent à me fasciner, c'était une salement bonne idée de détournement de Gizeh, et ils font partie intégrante de l'arrière-plan panoramique et atmosphérique tout au long de cette seconde partie – ce que j'espérais bien.
    J'aime beaucoup aussi l'humour de l'auteur, ses références culturelles et historiques (une note de bas de page m'a fait rire… parce qu'il y en a très peu quand je croise beaucoup de références !!) L'intrigue se passe plusieurs siècles après notre ère, d'où un décalage régulièrement rappelé. Je trouve que l'auteur a également très bien placé et créé ses néologismes en lien avec les technologies du futur : les portes distrans, les « vieux films bidim », le simstim… En contexte, et parce qu'il n'invente pas totalement de nouveaux mots mais en crée à partir de bases linguistiques existantes, il m'a paru assez facile de les relier à leurs sens (bidimensionnel, simulation/stimulus pour les deux derniers). ça peut paraître un détail, mais les lexiques dans la Fantasy/ SF ça va deux minutes, j'aime aussi comprendre directement de quoi on me parle de temps en temps.
    Simmons a également réussi à me bluffer sur deux points (la nature des Extros et celle de Monéta) – ce n'est que du demi-spoil mais je vous épargne au cas où ça vous permettrait de tout comprendre, que j'aurais pourtant peut-être pu voir venir, car il n'est pas non plus avare de détails dans le livre, c'est juste que je n'ai pas dû être attentive à tout mais être plus concentrée sur les pèlerins en eux-mêmes ! En tous cas voilà je finis cette référence de SF et je suis enchantée parce que c'était une très bonne lecture pleine de choses agréables et divertissantes, et en plus bien construites dans l'ensemble.

    Lien : https://croiseedeschemins.wordpress.com/2015/07/05/les-cantos-dhyper..
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    • Livres 5.00/5
    Par Myrelingues, le 19 juin 2015

    Myrelingues
    J'imagine le nombre de fois auquel Hypérion (avis n°6) a dû être chroniqué depuis sa sortie en France en 1991. Mais j'ai éprouvé le besoin de l'ajouter à mon blog, de saluer sa valeur littéraire, et d'apporter ma pierre à l'édifice en partageant ce qui m'a fait aimer ce livre. La chute d'Hypérion en est la suite directe. Ces deux livres forment les Cantos d'Hypérion. Ce dernier, avec les Voyages d'Endymion forment le cycle d'Hypérion. Compris ?
    Ici, la structure redevient plus classique. On suit deux trames : un autre cybride de John Keats voit en rêve le périple des pèlerins sur Hypérion. Sous le pseudonyme de Joseph Severn, le cybride rapporte ce qu'il rêve à Meina Gladstone, la présidente de l'Hégémonie, qui doit affronter la pire crise qu'ait connue l'Hégémonie : les Extros – humains adaptés à la vie dans l'espace – lancent une invasion massive sur ses planètes.
    Sur Hypérion, tout ne se passa pas comme prévu. Les pèlerins sont séparés au fur et à mesure. le prêtre Lénar Hoyt trouve le Gritche dans un des Tombeaux du Temps, puis meurt et ressuscite en la personne du père Paul Duré. le soldat Fedmahn Kassad, guidé par Monéta, la fille de ses rêves, part se battre contre le Gritche et ainsi bâtir sa légende. La Voie de l'Arbre Authentique Het Masteen parvient à rejoindre les autres pèlerins dans la vallée des Tombeaux. le poête Martin Silenus est emporté par le Gritche sur l'Arbre aux Epines. le Gritche, toujours, câble la détective Brawne Lamia et l'envoie, elle et le cybride originel de John Keats, dans la Métasphère pour parler à Ummon, l'une des IA du TechnoCentre. le Consul part sur son tapis volant pour récupérer le vaisseau et placer le bébé du lettré Sol Weintraub en stase et ralentir son vieillissement inversé.
    Il y a donc beaucoup de péripéties à suivre. Impossible de s'ennuyer. Les héros vont devoir rassembler tout leur courage pour affronter de dures épreuves. Tout se met en place et, lentement, la conspiration qui motive tout est dévoilée. Les arcanes du pouvoir, les mystères de l'histoire. L'univers est vraiment sublimé grâce aux histoires des pèlerins du roman précédant : l'enjeu est ressenti puisement, ça devient épique et les images marquantes. En parlant d'image, La division de chaque livre en deux tomes nous permet de profiter de davantage des merveilleuses illustrations de couverture de Jean-Sébastien Rossbach sur l'ensemble du cycle d'Hypérion. Voilà de quoi répondre à ceux qui se plaignent de l'aspect mercantile de cette division. Avant de passer à la suite, Endymion, je vais laisser passer du temps, vu que cette suite se déroule 400 ans plus tard.
    La chute d'Hypérion conclut à merveille l'histoire commencée dans Hypérion. Ces deux livres m'auront marqué pour toujours par leur univers aux splendides couleurs baroques et leurs histoires finement ciselées dans des styles irréprochables. Je ne vois pas comment je pourrai lire mieux que les Cantos d'Hypérion, le phare de ma bibliothèque !

    Lien : https://jmbsf.wordpress.com/2014/12/14/8-la-chute-dhyperion-de-dan-s..
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    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 23 juin 2010

    Seraphita
    La guerre fait rage entre l'Hégémonie et les Extros qui menacent Hypérion. La présidente de l'Hégémonie, Gladstone, fait appel aux pouvoirs d'un cybride de Keats qui dans ses rêves est le témoin des pérégrinations des sept pèlerins envoyés sur Hypérion. le sort de l'humanité est entre leurs mains alors que les Tombeaux du Temps doivent s'ouvrir. Ils attendent leur rencontre avec le Gritche, un monstre sanguinaire et terrifiant. En ressortiront-ils indemnes ? Sauveront-ils l'humanité ?
    « La chute d'Hypérion » (tome 1) est la suite de la saga en 2 tomes « Hypérion », une mystérieuse planète aux trois continents. J'avais hâte de découvrir la suite des aventures des sept pèlerins sur la planète Hypérion à la rencontre des Tombeaux du Temps : j'ai été plutôt déçue par cette suite. Deux narrations alternent dans tout ce premier tome de « La chute d'Hypérion » : tout d'abord, nous suivons le narrateur, un cybride du poète Keats, dans ses rencontres avec les hautes sphères politiques, notamment avec la présidente de l'Hégémonie, Gladstone. le ton est résolument politique et stratégique. La guerre occupe de nombreux chapitres et le lecteur assiste à tous les bilans et à toutes les négociations menées avec des colonels, des sénateurs, des généraux. J'ai trouvé que ces temps étaient trop longs et sans grand intérêt pour l'intrigue. Une seconde narration entrecoupe la première : il s'agit des aventures et mésaventures que rencontrent les sept pèlerins dans les Tombeaux du Temps. Avec cette narration, j'ai retrouvé mon intérêt pour le livre. Dans « Hypérion », je m'étais attachée aux pèlerins, à travers leur récit singulier et passionnant.
    Je me suis laissée porter par les néologismes (mégatrans, infosphère, infoplan, portes distrans, se distransporter …) utilisés par l'auteur qui s'est amusé à créer des techniques et appareils sophistiqués. Même si on ne maîtrise pas l'exact sens recouvert par ces mots, on se laisse mener sur la vague imaginaire initiée par Dan Simmons. Les descriptions des paysages et monuments (dont les Tombeaux du Temps qui rappellent les pyramides égyptiennes) d'Hypérion sont magnifiques.
    Chaque pèlerin compte sur sa rencontre avec le Gritche. Là aussi, j'ai été un peu déçue par ce monstre sanguinaire, même si Dan Simmons sait ménager quelques surprises.
    De belles descriptions de lieux, des néologismes inventifs, mais trop de tractations politico-stratégiques qui alourdissent le récit. Comme la fin de ce premier tome a aiguisé mon intérêt, je lirai le second avec plaisir pour connaître le fin mot de l'histoire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Luria, le 31 août 2014

    Luria
    Je ferai là une critique globale d'Hyperion et de la chute d', puisque je les ai lu à la suite et qu'ils ne forment à mon sens qu'une seule et même histoire.
    Je ne connais pas beaucoup les ouvrages de Dan Simmons, j'avais déjà lu auparavant un recueil de nouvelles qui m'avait profondément gonflée et qui n'avait rien d'original. J'avoue avoir eu envie de reposer le premier tome très vite. Les histoires de SF ou Fantasy qui commencent avec moult termes inventés et inconnus me dispersent et m'énervent.
    Grouiiik alluma son switzer, dehors on voyait encore l'Eclekton, rare en cette période de l'année, et aux derniers rayons du pouitlu, Grouiiik avec un soupir regagna sa couche pour regagner un peu de sommeil. le grand sacrck l'attendait demain pour discuter du feroncite qui menaçait velu.
    Bref. Agaçant, non ?
    J'ai accroché à l'histoire (au point de ne plus lâcher les tomes) au moment des récits des sept pèlerins. Sept individus au passé divers et multiple, autant de situations et d'univers particuliers, qui font plonger dans ce monde particulier, pour l'apprivoiser, le comprendre et enfin l'apprécier.
    Je pourrais juste ergoter sur le fait que les personnages se font un peu balader sans réfléchir ni se rebeller même si cela sert l'histoire, il me semble que le fatalisme n'était pas forcément nécessaire. Ainsi que la traduction des poèmes de Keats, ils auraient gagné à rester au moins en version originale accompagnée de sa traduction. Ils perdent énormément dans la langue deMolière. Mais à part cela l'univers est riche, très riche, très bien construit, on navigue au fil des pages à travers ses particularités comme ses habitants à travers les planètes, et plusieurs thèmes se rapportent autant à nos vies analogiques que dans cet ouvrage de SF. Une re-découverte de Dan Simmons qui, du point de vue du lecteur-suis-je, fait beaucoup de bien.
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    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf, le 06 juin 2012

    jsgandalf
    La « chute d'hyperion » deuxième volume de la série, abandonne le style des notices biographiques pour repassé au format plus classique de la narration en ordre chronologique. le space opera prend ici tout sa puissance en revenant sur les détails de l'histoire qui vont entraîner la guerre entre les hégemoniens et les extros. Il y a de la politique, des manipulations. Chaque composante de l'univers ayant un but, pour les hégémoniens survivrent, pour les extros, extrémistes spatiaux écologiques, appliquer leur façon de pensé et leur mode de vie à tout le monde, pour les IA divisé eux aussi en trois clans, soit d'éliminer l'homme, soit de le garder en vie ou de s'en éloigner.
    De plus le monde d'après l'événement de Kiev qui à vue la disparition de la terre regorge d'invention comme les distrans, portails permettant de passer d'un monde à l'autre ou encore le propulsion Hawkings.
    Un très bon roman, bien meilleur que le premier.
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Citations et extraits

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  • Par Seraphita, le 30 juin 2010

    Avant même que les derniers feux du soleil aient tout à fait disparu, les éclairs dans le ciel confirmèrent que les combats se poursuivaient encore dans l’espace. Les trois hommes s’assirent sur les marches du Sphinx pour contempler le spectacle. Des explosions d’un blanc étincelant succédaient à des corolles rouges et à de soudaines traînées vertes ou orangées qui laissaient longtemps leur écho sur la rétine.
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  • Par euphemie, le 13 février 2015

    -Connaître Dieu, fit le prêtre. Ou bien, faute de pouvoir le connaître, le créer.
    -C'est une idée que j'ai un peu contribué à faire admettre au sein de mon église, reprit-il.
    - J'ai lu vos traités sur saint Teilhard, murmura Sol. Vous y défendez brillamment le concept de nécessité d'une évolution vers le point Omega et la divinité, sans tomber dans l'hérésie socinienne.
    -Dans quoi? demanda le consul.
    -Socin, expliqua le prêtre avec un sourire, était un hérétique italien du XVI siècle de l’ère préhégirienne . Sa doctrine lui valut l'excommunication- était que Dieu est une créature limitée, capable d'apprendre et d'évoluer à mesure que le monde -l'univers- devient plus complexe.
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  • Par Seraphita, le 30 juin 2010

    Six adultes et un bébé au milieu d’un paysage hostile. Les flammes dansantes de leur foyer semblent bien peu de chose contre l’obscurité qui tombe. Au-dessus d’eux et devant eux, les collines environnantes se dressent comme des murailles tandis que, plus près, plongées dans les ténèbres de la vallée elle-même, les formes massives des Tombeaux du Temps semblent se rapprocher lentement au ras du sol, telles des apparitions dinosauriennes surgies de quelques époque antédiluvienne.
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  • Par Seraphita, le 30 juin 2010

    Elle reprit le sentier d’un pas vif, le laissant derrière elle. Le ciel était sans nuages, viride, barré de striures lapis. La plaine jonchée de blocs rocheux, devant eux, s’étendait en direction du sud-ouest jusqu’aux terres désolées qui laissaient place, à leur tour, aux dunes. Ils marchèrent en silence durant une demi-heure, séparés par cinq mètres et par leurs pensées. Le soleil d’Hypérion était une petite boule brillante sur leur droite.
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  • Par balrog, le 15 août 2012

    -Je n'ai perçu aucun signe de bienvenue de la part d'un Père bienveillant. Aucune assurance ne m'a été donné sur l'utilité de mes souffrances et de mon sacrifice. Je n'ai eu droit qu'à la douleur et aux ténèbres, aux ténèbres et à la douleur.

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DAN SIMMONS parle de COLLINES NOIRES
Du général Custer à Sitting Bull, du mont Rushmore au pont de Brooklyn, le grand roman de l'Amérique de Dan Simmons.








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