L'oeuvre de
Sollers me laisse l'impression d'un immense gâchis, car je trouve qu'il y a du génie chez
Sollers, de la suite et de la cohérence dans les idées et puis que le tout est écrit avec une verve éclatante mais que hélas, on est très vite agacé par une tendance qu'il a à se la péter, à se mettre en avant, à tout le temps à ramener la couverture à lui.
En ce qui concerne ce roman en particulier, je trouve que pour un type qui soi disant critique la société dans laquelle il vit (au point de souhaiter plus ou moins la révolution), il profite plus que bien de cette société, volant de capitales en capitales, couchant (dans tous les sens du terme) d'hôtels en hôtels etc. Son analyse de la société est plus que sommaire et ils se contente de caricaturer le capitalisme en le personnifiant sous la famille de Leymarcher-Financier.
Et Dora, la "
Passion fixe" du narrateur (qu'on devine être
Sollers, hein, ça se sent que la narrateur et l'écrivain ne font qu'un) est trop parfaite pour être vraie. (mais chez
Sollers, les
Femmes sont toujours comme ça, intelligentes, super canons, raffinées, super baiseuses et tout.
Et le tout est truffée de références à la culture chinoise, et comme personnellement je ne connais rien à la Chine, ça ne m'a pas aidé.
Sentiment mitigé donc entre un style flamboyant et un nombrilisme trop affirmé. Mais l'agacement l'emporte.
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