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Fleurs amères : Une enquête de Varg Veum, le privé norvégien4Ajouter à mes livres
Varg Veum trouve le corps d'un homme flottant dans la piscine d'une villa comme un poisson dans un aquarium. Une fillette de sept ans a disparu. Des militants écologistes assiègent une usine qui polluerait avec des déchets toxiques sournoisemen... > voir plus
Septième enquête du privé norvégien Varg Veum.
Pour le resituer un peu, Varg Veum est un ancien travail social de la Protection de l'enfance qui a ouvert son agence de détective après s'être fait licencier pour avoir passé à tabac un dealer. Il est divorcé, a un fils et une tendance plus que prononcé à noyer ses peines dans l'aquavit. Mais cette fois c'est un homme neuf puisqu'il sort d'une cure de désintoxication et ne boit désormais plus que de l'eau. C'est d'ailleurs lors de cette cure qu'il a fait la connaissance de Lisbeth,une kiné avec laquelle il s'est lié d'amitié et qui va lui procuré son premier travail après sa sortie. Il s'agit d'un banal travail de surveillance dans une villa mais les choses vont déraper très vite. Lors de la visite des lieux, Lisbeth découvre un corps dans la piscine, prévient Veum et disparaît...Le privé va bien sûr mener une enquête qui le mènera au coeur d'une sordide affaire où se mêleront une enfant disparue, des militants écologistes, des industriels peu scrupuleux, etc.
Je retrouve toujours Varg Veum avec beaucoup de plaisir. Terriblement humain, très empathique, il aime à se mêler de ce qui, d'après la police, ne le regarde pas et s'obstine jusqu'au bout malgré les embûches. Cette enquête longue est plutôt alambiquée se laisse lire avec bonheur, ne serait-ce que pour les très belles descriptions de Bergen, ville dont l'auteur est visiblement amoureux malgré des propos parfois pessimistes sur son avenir.
Voici un nouveau livre, enfin, nouveau est un bien grand mot vu qu'il a été écrit il y a presque ..20ans! Peu importe notre privé norvégien préféré, j'ai nommé Varg Veum, revient cette fois-ci un peu flagada mais sobre comme un chameau grâce à une cure de désintoxication. Une kiné, rencontré au centre, va lui trouver un boulot de gardiennage chez des nantis partis en Espagne, histoire de reprendre le collier en douceur. Mais que nenni, dès le début tout part en sucette et notre privé va se retrouver dans une sombre histoire où l'écologie joue un grand rôle. Il lui faudra pas mal de subtilité pour arriver à ses fins. Un polar sympa et tout à fait d'actualité. Pour ceux et celles qui ont voyagé en Norvège et surtout aux alentours de Bergen, une description très détaillée des lieux nous rappellent que Gunnar Staalesen est un bergenois très amoureux de sa ville.
Roman policier plutôt classique, le livre vaut plutôt par la poésie que dégage le privé dans la description de la Norvège (autour de Bergen). L'histoire s'emmêle dans des rebondissements avant / arrière et la fin est plutôt inattendue ou tout du moins difficile à deviner. Ce qui m'a manqué c'est un épilogue pour savoir ce que deviennent les protagonistes et notamment Varg quelques semaines après l'histoire
1er Gunnar Staalesen que je lis. J'ai aimé le personnage de Varg Veum, le seul qui arrive à la découverte de la vérité à la manière de Poirot ou Miss Marple, personnages d'Agatha Christie. le bémol de ce livre, c'est une traduction qui comporte quelques lacunes. A part cela, j'apprécie et prévois la lecture du Roman de Bergen.
Un autre bourdon passa, à moins que ce ne soit le même, plus lourdement chargé et les cheveux couverts de poussière de fleurs, un peu étourdi par son vol, comme si le soleil lui-même l'avait aspergé de baisers. Il était observé de très haut par une libellule, un chasseur MIG en mission pour les gardiens de la morale, pour qui l'été est une abomination et l'hiver la seule Ultima Thule pure du calendrier.
Je trouvai le nom de Vibecke Farang sur une boîte aux lettres verte au bord de la route, à cinq ou six kilomètres au sud d'Eide, où l'océan enfonce les portes et se lave les cheveux à coups de shampoing écumant dans le détroit entre Dyroy et Algroy, qui s'étend tel un port de pêche à l'endroit le plus fertile, tout au nord de l'île.
Les vieux de Bergen ont un très joli nom pour ces enfants, nés tard dans un couple. Ils appellent ça un fruit d'hiver. Ses yeux se mouillèrent lorsqu'elle regarda de nouveau vers Siv. "Elle a été notre fruit d'hiver, mais elle n'a pas manqué de nourriture. C'était la branche sur laquelle elle poussait qui a été sectionnée."
Elle était preste comme un serpent, avec un écheveau de muscles efficaces. Ils jouaient comme des vaguelettes sous sa peau brun foncé, séparaient et fragmentaient son corps en groupes de muscles, tendons, diaphragmes et membranes, comme un mannequin exposé aux regards de jeunes étudiants en médecine.
Une nouvelle liaison, c'est comme découvrir de l'or. Le lendemain, dans la voiture qui me conduisait vers Store Milde, je sentais la poussière de métal précieux d'encore une nuit d'amour se déposer au fond du lit de ma rivière, comme une promesse dorée d'autres gisements.