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> Bernard Schalscha (Traducteur)

ISBN : 2912042526
Éditeur : La Fosse aux Ours (2002)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans la nuit du 8 au 9 juin 1982, Emma et Jonathan Tittensor, âgés de sept et neuf ans, meurent dans l'incendie accidentel de leur maison près de Melbourne. John Tittensor raconte l'année qui a suivi ce drame, l'expérience d'un pè... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Melopee, le 11 juin 2011

    Melopee
    Quel livre dur et éprouvant ! Non qu'il ait été extrêmement ardu et complexe mais le sujet est tellement poignant qu'il demande à avoir les nerfs bien accrochés. Comme spécifié dans la biographie, Tittensor est parti d'Australie après avoir perdu ses deux enfants, Jonathan et Emma (9 et 7 ans), dans l'incendie de leur maison. Située dans les Dandenongs - région forestière à une heure de Melbourne - l'intrigue du livre revient sur le funeste événement et sur le deuil impossible à faire dans l'année qui suivit la tragédie.
    John Tittensor, avant le drame, était séparé de la mère de ses enfants, Sheila, depuis environ 3-4 ans, il était resté en bon terme et lui rendait fréquemment visite. Tous les week-ends, il récupérait les enfants et les ramenait chez sa nouvelle compagne, Tess avec qui il vivait en compagnie de ses deux garçons.
    Mais cette fameuse nuit du 8 au 9 juin 1982 marqua un coup d'arrêt dans la vie de chacun. Les restes noircis de la maison furent les seuls vestiges d'un passé qui prit feu en un rien de temps. Sheila, dont la chambre était située près de la porte d'entrée, arriva à sortir mais les deux enfants restés endormis dans leur chambre, à l'autre bout de la maison, ne survécurent pas.
    Débute la plus douloureuse année torturée qu'il ait été donné de vivre à quelqu'un. L'écrivain voit ses jours n'être plus que des nuits interminables et vides. D'abord l'incompréhension puis le désespoir et la rage muette qui finit par se déverser comme un long cri salvateur. John Tittensor évoque ses enfants, les souvenirs qu'il garde d'eux et la difficile survie au jour le jour. Il tient à coup de médicaments, d'alcool et grâce à l'indéfectible soutien de ses proches. le livre est malgré tout si hanté par cette douleur insupportable qu'on lit ce livre avec une sorte de malaise et les yeux emplis de larmes. Car John Tittensor construit son livre comme un journal et c'est donc en plein cœur d'un carnet de bord, qui transpire la souffrance, qu'on essaie de comprendre toutes les étapes de ce père laissé seul dans les décombres.
    Je vous assure avoir eu le cœur gros d'avoir été au bout de ce livre car même si ce livre est un témoignage émouvant et révoltant d'injustice, on se sent comme un voyeur qui regarderait par le trou de la serrure un père en train de s'effondrer. Quoi de plus normal que d'être anéanti en se réveillant un matin sans les deux êtres qui nous étaient les plus chers au monde ?! Je crois que ce que j'ai trouvé d'admirable c'est tout ce parcours dans l'année immédiate qui suivit le drame : lorsque l'écrivain parle avec des mots simples, pleins de tendresse de ses enfants, lorsqu'il leur rend de formidables hommages en retournant sur leurs traces (les lieux où ils ont joué, couru, vécu...), lorsqu'on sent qu'il relève la tête peu à peu. On n'oublie pas les êtres aimés, on apprend à vivre avec ce trou béant qui nous transperce la poitrine.
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Citations et extraits

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  • Par Melopee, le 11 juin 2011

    Mon second souvenir de cette matinée avec David : nous nous étions arrêtés à flanc de coteau et regardions vers Melbourne ; au prix d'un terrible effort je parvins à lui dire que je préférais les avoir eus puis perdus plutôt que de ne les avoir jamais eus.

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  • Par Melopee, le 11 juin 2011

    La musique triste me rend triste ; la musique gaie me rend triste.

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