> Annie Au Yeung (Traducteur)
> Françoise Lemoine (Traducteur)

ISBN : 2253932795
Éditeur : Le Livre de Poche (1997)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
La Chine du Nord, dans les années 20. Songlian, belle étudiante de dix-neuf ans dont la famille est ruinée, accepte de devenir la quatrième épouse du riche Chen Zuoqian. Dans le huis-clos de sa nouvelle demeure, une seule loi, la séduction : la favorite de la nuit régen... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 24 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture... et de film...

    Alors que Lotus suit ses cours à l'université, le commerce de thé de son père fait faillite et il se suicide. Elle décide de devenir une concubine dans la riche maisonnée des Chen, afin d'éviter d'être obligée de travailler.
    A son arrivée, elle a du mal à s'adapter à la maison et à ses trois co-épouses.
    Dès le début, la première maîtresse Joie l'ignore, la seconde maîtresse Nuage se lie d'amitié avec elle, et la troisième maîtresse Corail se comporte envers elle avec une hostilité évidente.
    Corail va jusqu'à interrompre la nuit de noce de Lotus en prétextant une maladie. Malgré tout, Lotus est la favorite de Chen.

    Peu après son arrivée, l'aîné des fils de Chen, Feipu, qui est plus âgé que Lotus, arrive à la maison. Il apprécie la compagnie de Lotus, et elle commence à être séduite par lui, en particulier car il joue très bien de la flûte, d'une manière très émouvante.
    Dans la même période, un soir qu'ils sont en train de jouer au Mah-Jong, Lotus remarque que Corail flirte avec un docteur.

    Hirondelle, la servante attachée au service de Lotus, la déteste et néglige ses souhaits dès qu'elle en a la possibilité.
    Un jour, Lotus accuse Hirondelle de lui avoir volé sa flûte, et fouille ses affaires. Au lieu de trouver l'instrument, elle aperçoit une poupée transpercée d'épingles, sur laquelle est inscrite « Lotus ».
    La jeune femme exige alors de savoir qui a écrit le prénom, Hirondelle étant illettrée. On apprend alors que c'est Nuage qui l'a aidée.

    Cette nuit-là, Chen Zuoqian avoue être à l'origine du vol et de la destruction de sa flûte, car il craignait que ce ne fût un gage d‘amour.
    Au lieu de lui pardonner, elle fond en larme et il la quitte. Nuage, le matin suivant, demande à Lotus de lui couper les cheveux. Ce faisant, cette dernière lui coupe une oreille.
    Corail est impressionnée par l'action de Lotus, et se rapproche d'elle. Elle lui apprend que Nuage, alors qu'elles étaient toutes deux enceintes, avait tenté de la faire avorter.

    Alors que Chen Zuoqian célèbre son cinquantième anniversaire, d'autres querelles domestiques éclatent. Feilan, le fils de Corail, et Yirong, celui de Nuage, font tomber un vase et la bagarre qui s'ensuit donne la migraine à Lotus.
    Elle sort prendre l'air et se retrouve devant un puits abandonné dans lequel trois concubines d'époux précédents sont mortes. Elle a une hallucination: une main émerge de l'eau du puits, et une voix lui dit de venir.

    Secouée, elle retourne à la fête. Chen Zuoqian est extrêmement en colère après elle, et il ignore presque son cadeau. Malheureusement, son cadeau est moins coûteux que celui des autres.
    Elle essaye de s'en excuser en embrassant Chen, mais il se met en colère. Elle quitte la pièce en sanglotant.
    Feipu arrive avec son professeur de flûte et ami, le Jeune Maître Gu, ainsi qu'avec une flûte de remplacement pour Lotus.
    Cependant, Joie interrompt la leçon, et le Jeune Maître Gu part car l'ambiance est refroidie par l'absence de Feipu. Après quoi, Feipu dit à Lotus qu'elle est différente des autres femmes, qui l'effraient, et sur ce, part en voyage d'affaire.

    Chen Zuaqian condescent finalement à voir Lotus. Il ne parvient pas à avoir une érection, et lui demande si elle accepterait de pratiquer la sodomie. Elle refuse et commence à pleurer.
    Chen la quitte avec dégoût. A l'exception de Nuage, les autres maîtresses semblent avoir refusé la même requête.
    En conséquence, Chen favorise plus Nuage. Corail ne peut le supporter et engage un garçon pour battre Yirong, la fille de Nuage.

    Lotus trouve un dessin d'elle sur un morceau de papier toilette souillé, et le met face à Hirondelle, qui est effrayée d'avoir été confondue et ne veut pas être renvoyée.
    Folle de rage, Lotus lui laisse le choix entre manger le papier et être chassée de la maisonnée Chen. Hirondelle attrape la typhoïde et Chen est furieux après Lotus.

    Lotus se rend compte que c'est son vingtième anniversaire et décide de le fêter.
    Quand la nouvelle servante revient avec du vin, elle annonce qu'Hirondelle est morte. Lotus est envahie par les remords, mais elle affirme néanmoins que « mourir est mieux que vivre » .
    Feipu arrive alors et une Lotus un peu pompette lui avoue ses sentiments envers lui. Feipu confesse qu'il l'aime, mais qu'il a trop peur des femmes pour faire quoi que ce soit.
    Après qu'il l'a quittée, honteux, Lotus se saoûle complètement et a une hallucination dans laquelle Hirondelle la tue.

    Le matin suivant, Lotus se réveille et voit Corail partir pour la ville. Quand elle revient, elle est accompagnée de plusieurs serviteurs. Nuage l'a surprise au lit avec la docteur.
    Corail est enfermée dans ses appartements. Cette nuit-là, Lotus s'éveille en sursaut, s'attendant au retour d'Hirondelle. Au lieu de cela, elle voit Corail arachée à ses appartements et jetée dans le puits abandonné qui l'a hantée depuis son arrivée. Etre témoin de ce meurtre la plonge définitivement dans la folie…
    source : wikipédia

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par nekomusume, le 20 février 2012

    nekomusume
    Que peut devenir une femme dans la Chine des années 20 quand sa famille est ruinée, rien à part se marier. Seulement pour Songliang, il n'y a qu'une place de 4ème épouse d'un homme de 50 ans. Pour elle, commence alors une vie confinée dans un des pavillons de la demeure familiale, avec pour seul but plaire au maitre car c'est le seul moyen d'assurer sa position. Elle n'est que concubine, quasiment une prostituée, et tant qu'elle n'aura pas d'enfant du maitre, elle n'a aucun statut légitime. Commence alors un jeu d'intrigue entre les épouses pour s'attirer les faveurs du maître mais aussi pour attirer la disgrâce sur ses rivales.Pour les femmes et les servantes de la famille, tous les moyens sont bons, mensonges, envoutements et délations. de plus un mystérieux puits attire Songliang qui commence à voir des fantômes. Au milieu de cela Songliang se noue d'une amitié équivoque pour le fils ainé de son mari, qui lui est effrayé par les femmes et très lié à son ami d'enfance.
    La solitude de Songliang et le destin tragique de la troisième épouse, surprise en plein adultère et jetée dans le puits auront raison de sa santé mentale.
    En quelques mois la jeune étudiante pleine de vie est devenue une femme brisée par le poids des conventions et de la tradition.
    le sort de ces femmes parait bien résumé par la conclusion: le maître se rends compte que Songliang n'est plus celle qu'elle a été, elle est désormais une ex-épouse qui erre dans la maison et les jardins, et il prend une nouvelle épouse... comme on prendrait un nouvel animal de compagnie.
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    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 24 décembre 2007

    Woland
    Qiqie Chengqun
    Traduction : Anne Au Yeung & Françoise Lemoine
    Ce roman réjouira avant tout les amateurs de textes courts. Il dépasse en effet de très peu les cent-vingt pages. Mais attention : sous un style faussement dépouillé, se dissimulent bien des chausse-trappes, des non-dits et des silences qui laissent libre cours à l'imagination du lecteur.
    Nous est racontée l'histoire de Songlian qui, à dix-neuf ans, se voit contrainte d'abandonner ses études universitaires pour épouser un riche quinquagénaire, Chen Zuoqian. Nous sommes dans la Chine des années vingt et les concubines sont encore à l'honneur. D'ailleurs, c'est en qualité de quatrième épouse que Songlian fait son entrée chez les Chen.
    Elle est appelée à co-habiter avec trois autres épouses : Yuru, l'aînée, qui a la responsabilité pleine et entière de la maisonnée ; Zhuoyun, tout sucre, tout miel et l'altière Meishan, ancienne chanteuse d'opéra. Peu à peu, les rivalités, les sympathies et les antipathies vont se révéler, enfler ... avant un dénouement aussi tragique que celui du film.
    Un texte purement asiatique, c'est-à-dire qu'il nécessite peut-être un effort de la part du lecteur occidental désireux d'en saisir toute la réelle profondeur. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Bouquetdebamboo, le 09 août 2010

    Bouquetdebamboo
    J'ai beaucoup aimé ce court roman. Il se lit très facilement et très rapidement mais n'en reste pas moins un récit riche et délicat. Su Tong retranscrit magnifiquement le quotidien de ses femmes dont la destinée est d'attendre le bon vouloir de leur maître, dénonce les rigidités sociales et prend la défense des femmes, principales victimes d'un pouvoir masculin tout puissant.
    Epouses et concubines nous entraine dans la Chine d'avant la Révolution où la place de la femme ne peut que faire frémir. Je me suis aisément laissé porté par un étrange suspens (que va devenir Songlian ?) et la fin de l'histoire m'a donné quelques frissons dans le dos...

    Lien : http://bouquetdebamboo.over-blog.fr/article-epouses-et-concubine-su-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Heureuse, le 05 décembre 2010

    Heureuse
    l'écriture est délicate, ciselée. C'est un tout petit roman qui nous fait suivre le parcours de cette jeune fille, ses doutes, sa révolte... Les non-dits sont assourdissants et la mélancolie tout à fait perceptible. C'est magnifique mais il faut éviter de le lire si vous avez le moral en chute libre.
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Citations et extraits

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  • Par Matriochka, le 29 avril 2012

    Chen zuoqian regardait par la fenêtre la rue sous la bruine, le coeur empli de curiosité mais aussi d'une certaine émotion, comme il n'en avait jamais ressenti lors de ses trois mariages précédents.
    Lorsqu'il aperçut songlian approcher d'un pas nonchalant, en s'abritant sous un parapluie de soie à petites fleurs, chen zuoqian avait souri d'un air satisfait. elle était aussi belle et fraîche que ce qu'il avait imaginé, et si jeune !
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Raise the red lantern (d’après le roman Épouses et concubines )1991 bande-annonce








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