ISBN : 2253121282
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.13/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
Un écrivain harcelé par l'étudiante qui lui consacre une thèse ; un peintre qui s'accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux ; une maison qui envoûte jusqu'à la folie ceux qui s'attachent....
Faut-il résister à l'attirance ?
Et si l'on y cède, ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par fee-tish, le 08 décembre 2011

    fee-tish
    Un recueil de trois nouvelles, toutes liées par un thème général qui est la fascination, mais aussi par certains personnages d'une même famille.
    Avec une écriture très belle et efficace, Didier van Cauwelaert nous peint des individus au destin banal mais tellement fragile et tragique.
    Dans "Vous êtes mon sujet", la première nouvelle, le lecteur se retrouve confronté à la problèmatique du fan destructeur. Une étudiante qui travaille sur un auteur, Alexis Kern, et qui sera prête à tout pour qu'il écrive le livre qu'elle souhaite. En 50 pages, la peur arrive à nous happer aussi bien que le ferait un thriller. le personnage de Mathilde est terrifiant avec les mêmes caractéristiques qu'un serial killer.
    Dans "Attirance", la deuxième nouvelle, on plonge dans l'univers de l'Art, avec un peintre étrange puisqu'il est persuadé d'avoir tué deux femmes qu'il a peint. Un questionnement sur la portée de l'art et les limites qui font d'une passion saine un passe-temps morbide, qui rend fou. Mais qui rend-t-il fou ? le peintre incarcéré ou la juge, Delphine Kern, qui se retrouve, malgré elle, complétement fasciné par ce personnage marginal.
    Enfin, dans "La maîtresse de maison", la troisième et dernière nouvelle, c'est un couple détruit que l'on croise. Un homme qui ne croit plus en rien : ni en sa femme qu'il n'aime plus, ni en ses enfants. Un récit qui pose la question de l'évasion de l'esprit face à une situation qui n'est plus gérable. le lecteur ne sait pas où se positionner : l'histoire tient-elle du fantastique ? Je n'ai pas su le dire, même à la fin.
    Trois destins mornes, tragiques, épuisants ; qui dévoilent néanmoins la puissance de l'esprit humain, la dangeroité que peut engendrer la fascination, la passion, l'"Attirance". La mort aussi est présente dans ces nouvelles : parfois cruelle, parfois fade.
    Un ouvrage contemporain, bien ancré dans la société actuelle. Il en dépeint certains méfaits et leurs conséquences possibles.
    Les personnages sont torturés et pas vraiment attachants. Ce qui n'est pas une mauvaise chose. J'ai préféré me sentir loin d'eux et de leurs problèmes. Pas d'empathie, simplement de l'observation à la manière d'un scientifique.
    C'est un livre dont la lecture rapide en ravira plus d'un.
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  • Par XL, le 12 janvier 2011

    XL
    De manière beaucoup plus évidente, Attirances de Didier van Cauwelaert se rattache à une de mes lectures récentes et pourrait, si l'auteur était américain, figurer en bonne place dans la série des Meurtres et obsessions rassemblée par Otto Penzler. En effet, le titre est un euphémisme.
    Dans le cas de l'étudiante prête à toute extrémité pour remettre au travail l'académicien dont elle étudie l'oeuvre dans le cadre de sa thèse de doctorat, ainsi que dans les rapports entre le peintre, meurtrier sans preuve et la juge chargée de l'instruction de l'affaire, il s'agit bien d'obsession... le roman est en fait une histoire à tiroirs : trois longues nouvelles enchaînées l'une à l'autre, pleines de rappels et de ressorts sous-jacents, qui appellent une suite à la mise en abîme de cette histoire familiale sur trois générations.
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    • Livres 4.00/5
    Par PLUMAGILE, le 07 novembre 2010

    PLUMAGILE
    Les 3 nouvelles, ou courts romans, sont liées entre elles ; on découvre à la fin de quelle façon.
    Ce n'est pas un (...)
    la suite sur mon blog

    Lien : http://lespassionsdelaura.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 27 avril 2012

    Quinze heures par jour, quatre-vingt-douze pages. J'avais oublié l'ivresse d'écrire dans le silence, d'emplir de mes phrases un appartement vide, de laisser le passé reprendre le pas sur le présent en défaisant la trame du réel, pour retisser les événements dans mon sens, à ma mesure. Rien sur terre ne m'aura donné autant d'émotion, autant de puissance que ces heures en marge de la vie, où je refais le monde par dépit, par défi, par vengeance.
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  • Par Outis, le 10 juin 2008

    Une part de moi aurait voulu prendre le train, pour garder intacts le désir inspiré par la maison, l’image de cette femme qui dans la réalité risquait probablement d’être inférieur à mon fantasme. Je savais résister à la routine, pas à la déception. Revivre les illusions perdues avec Christina [sa femme] était au-dessus de mes forces.
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  • Par Carosand, le 27 avril 2012

    "Maintenant que vous êtes à l'Académie, vous n'avez plus besoin d'écrire", se réjouissait mon cardiologue, inquiet de l'infarctus qu'il imputait à mes livres, vu la consommation de café nécessaire à leur élaboration. J'avais obtempéré, laissant les autres adapter mes romans au cinéma et remplaçant le café par le whisky pour faire plaisir à mon médecin.
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  • Par Outis, le 10 juin 2008

    Tout le monde est beau, à vingt ans. Après, on a la tête qu’on mérite.
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  • Par PLUMAGILE, le 07 novembre 2010

    Magnanime, dans l’un des journaux où il venait de m’assassiner, j’écrivis son éloge funèbre en ne parlant que du roman prometteur qu’il avait publié 20 ans plus tôt. Sous-entendu : il n’avait rien fait de mieux depuis, et sa légende aurait gagné à ce qu’il mourût plus tôt. A 30 ans, on inhume encore une promesse ; à 50, on enterre des concessions.
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Vidéo de Didier Van Cauwelaert


Dialogues, émission littéraire 17
Numéro 17 de l'émission Dialogues littéraires de janvier 2012, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup en collaboration avec la chaîne Tébéo. Invités : Mona Ozouf, Didier van Cauwelaert et Nono.








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