ISBN : 2253147931
Éditeur : Le Livre de Poche (2000)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Peut-on changer de vie par amour, devenir quelqu'un de neuf sous une autre identité, sans sacrifier pour autant son existence habituelle ? C'est ce que va oser Frédéric. A dix-huit ans, il avait publié sous le nom de Richard Glen un roman passé inaperçu, puis il avait r... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par nanajoa, le 11 mai 2011

    nanajoa
    Cher Didier van Cauwelaert,

      Je me suis jetée à corps perdu dans Corps étranger. Quel doux plaisir de vous lire encore une fois. d'un coup de baguette magique vous rendez une histoire qui à première vue semble banale en une fresque fantastique mettant en scène des personnages hauts en couleur, oh combien différents mais qui aspirent tous au bonheur.
      Une simple lettre peut transformer un homme : c est le message que je tire de votre roman. Cette missive de Bruges est l élément perturbateur qui redonnera vie à un homme. le terne Fréderic lahnberg, célèbre critique littéraire n est plus que l ombre de lui-même depuis la mort de sa femme. Une lettre toute simple va redonner vie à Richard Glenn, pseudonyme sous lequel il a écrit la princesse des sables avec sa compagne. Pour cette lectrice, il devient richard Glenn, d abord par échange épistolaire et ensuite en chair et en os. J apprécie beaucoup le fait que cet homme se divise en deux en ayant deux appartements et deux apparences distinctes. J ai ri de bon cœur lorsque Frédéric se rase la moustache et va en faire un postiche. le choix de la colle et le fait qu'il puisse aller à la piscine avec cet apparat. J aime toute vos petites anecdotes si surréalistes mais auxquelles nous croyons dur comme fer, bons lecteurs crédules que nous sommes tous.
    Je ne suis qu'une admiratrice parmi tant d autres. Comme vous le dites si bien dans ce roman: il est tellement plus facile de rêver les rêves des autres…ceux proposés dans un livre. Je me mets à la place de cette étudiante de Bruges qui dans votre roman écrit à un auteur qu' elle apprécie pour lui demander un nouveau livre de sa plume, bien que vous ayez plus de succès que l auteur de la princesse des sables, et que Didier van Cauwelaert ne soit pas un pseudonyme. Peut-être après tout? Nous ne croyons que ce que nous voulons bien croire. Peut être recevrez-vous cette lettre dans une petite enveloppe jaune tout comme Richard Glenn. Je présume que je ne suis pas la première lectrice à avoir cette idée et à vous glisser ce clin d œil.  
    Pour vous aimer Monsieur van Cauwelaert, il faut croire en l impossible.  Vos romans sont des voyages sur des tapis volants, on aimerait rester dans ce monde avec vos personnages mais il faut regagner la terre pour ne pas passer à coté de son existence comme l'a fait Fréderic pendant vingt ans. Merci de rendre nos vies plus belles et continuez à nous faire rêver. Voyager en votre compagnie est toujours un vrai bonheur.

    Joanna
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Grumbl, le 31 mars 2012

    Grumbl
    J'ai un mal fou avec Didier van Cauwelaert, surtout avec certains de ses livres en fait. Et il est assez délicat d'entamer un livre quand on possède un apriori plutôt négatif sur son auteur. "Karine après la vie, La maison des lumières, Rencontres sous X", quand on rencontre un écrivain par le mauvais bout, forcément, ça n'aide pas à avoir confiance.
    Tout ça pour dire que j'y allais en étant plus que réticent, l'idée de perdre mon temps entre des revenants et un style plutôt lourdingue me passionnant que très modérément. Et pourtant, ni revenants ni faiblesses de style, pas de rapports convenus, pas de surprises cinématographiques, ce livre est bien écrit et sans savoir pourquoi ce livre m'accompagne sans arrêt, c'est l'un des rares qui me donne l'envie de le lire à nouveau.
    La reconstruction d'un homme après la perte d'une partie de lui-même, l'histoire d'une rencontre avec quelqu'un de nouveau, l'histoire d'une rencontre avec une partie de soi longtemps oubliée, enfermée, ensevelie sous des années de vie. L'histoire de ce que l'on est ou de ce que l'on croit être, et de cette quête que l'on mène pour se compléter dans le regard de quelqu'un.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 24 novembre 2009

    liliba
    Un coup de coeur pour ce livre dévoré d'une traite, que j'ai trouvé tout à la fois plein d'humour, très poétique, triste et qui m'a beaucoup émue... Rêves, destin, espoirs, désespoir aussi, tout est là, dans une belle écriture fluide que l'on lit avec plaisir... L'amour pour la femme aimée défunte entraîne le narrateur à changer de vie, ou plutôt à reprendre cette part de lui-même qu'il avait au fil des ans laissée s'étioler jusqu'à la faire disparaître, jusqu'à devenir étranger à lui-même. le hasard d'une lettre d'admiratrice reçue le fait se retourner sur ce qu'il a construit, sur ce qu'il est devenu, sur ce qu'il a fait de ses années passées et comprendre enfin à quel point il a changé et pourquoi il a de ce fait perdu la femme de sa vie avant qu'elle ne meure réellement. Un personnage attachant bien que tourmenté et compliqué, qui essaye de se dissocier de lui-même pour mieux se retrouver et arrivera ainsi à renouer avec son âme et retrouver l'amour.
    Suite sur Les lectures de Lili

    Lien : http://liliba.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par DrJackal, le 31 mars 2011

    DrJackal
    Un roman sur lequel je n'est pas accroché, une écriture que je qualifierais de trop lourde, qui entraine un manque de fluidité dans l'avancé du roman, je n'est pas réussi à me sentir ni Richard Glen, écrivain raté qui se réinvente une vie, ni Frederic qui essaie sans vraiment y arriver de récupéré un rêve depuis longtemps oubliée.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par alicejo, le 05 juin 2011

    alicejo
    J'abandonne ! J'ai oublié d'emmener ce livre pendant mon week-end prolongé (un acte manqué ?) et je n'ai du coup aucune envie de me replonger dedans à mon retour.
    La lecture des 150 premières pages a été laborieuse, le personnage m'ennuie, le style est un peu lourd à mon goût et je ne meurs pas d'envie de connaître la fin de l'histoire. Pourquoi insister ?
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Citations et extraits

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  • Par Erzuli_Capote, le 20 mars 2012

    "De l'épave de la deux-chevaux, on avait tiré la violoncelle à peu près intact. Il avait sa ceinture, lui. Toute ma douleur s'était concentrée en rancune contre lui. C'était sa faute si tu avais gardé cette voiture à la tôle mince, la seule où il rentrait. J'avais faillit le détruire à coups de masse, et puis je m'étais raisonné et je l'avais restaurer, dans un élan de superstition, tandis qu'à l'hôpital Pasteur on t'opérait pour réduire tes fractures. A l'époque, on pensait que ton coma serait bref; on se réjouissait même de pouvoir ainsi te réparer tranquillement, sans avoir recours à trop d'anesthésies. Le luthier m'avais promis le violoncelle pour la mi-octobre. Le chirurgien s'accordait sur la date."
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  • Par Erzuli_Capote, le 20 mars 2012

    "J'aime tellement ce studio. Je voudrais tant remplir vos placards et meubler l'absence de l'autre. Je crois que je connais son prénom, maintenant. Dix fois vous l'avez appelée en vous retournant, cette nuit, en vous accrochant à moi. Je ne suis pas jalouse, je suis flattée. Flattée de vous troubler, de vous déranger, de vous faire rire et de vous exciter. De vous ramener en arrière aussi. Je prends tout ce que vous m'avez donné, volontairement ou non: votre force d'homme et vos blessures d'enfant, votre solitude, vos obstinations, vos méfiances... Comme c'est beau, la vie, quand on a envie de vivre pour quelqu'un."
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  • Par Erzuli_Capote, le 20 mars 2012

    "Désir muet, séduction, souper aux chandelles sur le sable, amour impossible à cause du poids d'un secret; figure pittoresque d'une gardienne de phare attendant le retour de son mari péri en mer, interventions diaboliques d'une Circée de Nouvelle Angleterre, disparition inexpliquée, désespoir du narrateur qui rentre en France et retrouvailles miraculeuses, un soir, un bal du moulin de la Galette..."
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  • Par alicejo, le 31 mai 2011

    Elle m'a cité un proverbe de son Mali natal : "Le chemin le plus court pour aller d'un point à un autre n'est pas la ligne droite : c'est le rêve."
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  • Par Erzuli_Capote, le 20 mars 2012

    "C'est elle qui, par gentillesse et par expérience, sachant que le grec ne nourrit pas son homme, a tué en moi pour de bon le Richard Glen. Devenu critique, émerveillé que ma passion des bouquins pût ainsi se transformer en salaire, je commençai, d'emballement en désillusion, d'opportunisme en abus d'influence, une ascension sans but qui m'a détourné de ma route."
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Vidéo de Didier Van Cauwelaert


Dialogues, émission littéraire 17
Numéro 17 de l'émission Dialogues littéraires de janvier 2012, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup en collaboration avec la chaîne Tébéo. Invités : Mona Ozouf, Didier van Cauwelaert et Nono.








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