1932. Dans l'Amérique de la Grande Crise, des marginaux nomades, les hobos, parcourent le pays en tentant de survivre. Parmi eux, aisé par un doux illuminé, un garçon de douze ans est à la recherche de son père. Au terme d'un voyage initiatique fertile en rebondissement... > voir plus
Lecture jeune, n°118 - En 1932 l’Amérique connaît la Grande Crise. Comme tant d’autres, le père de Freddie n’a plus de travail et sombre dans l’alcoolisme. Après que son père a quitté la maison pour tenter de trouver un emploi et que son frère a été arrête pour vol, Fred doit s’enfuir pour échapper à l’orphelinat. Aux côtés de Sam, doux paumé qui se fait appeler « le roi d’Espagne », le jeune garçon devient un « hobbo », un vagabond. Sur ce chemin du désespoir et de la misère, il découvre la solidarité et la liberté, l’engagement et la lutte : un nouveau monde. Les rois vagabonds est une oeuvre forte et dense, servie par une écriture et un graphisme d’une expressivité remarquable. Elle s’inscrit dans la tradition culturelle américaine de la « route » – on pense à Mark Twain et Jack London bien sûr – en tant que voyage initiatique. Ici, un enfant de douze ans part à la recherche de son père, et d’une certaine façon le trouve, puis conclut : « Alors une fois de plus je repris la route… Seul et pourtant accompagné de tous. Là-bas existait un autre rêve, et je savais qu’un jour, quelque part sur cette route, nous le trouverions ». L’ouvrage est évidemment éminemment politique en ce qu’il dit du vivre ensemble, de la solidarité et de l’espoir. _ Hélène Sagnet