ISBN : 2353660878
Éditeur : Eveil et découvertes (2011)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
La vie sous la Bulhavre est sévèrement réglementée. Aussi, le jour où Alkan bricole une planche à roulettes, il n'a d'autre choix pour la tester que d'enfreindre la règle du couvre-feu. Et c'est juché sur son engin qu'il heurte de plein fouet Liriana. Pire ! Il brise sa... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par florencemullot, le 21 décembre 2011

    florencemullot
    Je dois dire que ce fut une belle surprise. Il m'arrive pourtant très rarement de prendre goût à des histoires où se sont des enfants qui sont les héros. Sûrement parce que maintenant, j'ai beaucoup plus de difficultés à me mettre à leur place, à m'identifier à eux. J'avais beaucoup aimé les histoires des enfants Grace de la série "Les chroniques de Spiderwick" de Holly Black et Tony Diterlizzi. C'est pour cela que j'avais sélectionné "Le tourneur de page" dans le masse critique spécial jeunesse. Je m'étais dit qu'après tout, j'aurais peut-être la chance de découvrir un autre roman avec des héros plus jeunes qu'à l'accoutumé et qui me plairait. Muriel Zurcher a réussi son pari avec cette saga !
    Le début de l'histoire, je dois quand même l'avouer, m'a fait douter. Je sais qu'il faut toujours planter son décor dans une histoire, mais je n'ai pas tout de suite accroché. Je me doutais bien sûr qu'avec la témérité d'Alkan, notre jeune héros, les choses se bousculeraient très rapidement. Mais il a fallu du temps avant que cela n'arrive. Même si sa rencontre avec Liriana se fait au bout de quelques pages. Puis, les choses se précipitent. Alkan découvre toutes les supercheries que cache son monde trop parfait, et lorsqu'on lui enlève son frère sans que ses parents réagissent, le jeune garçon n'a plus d'autre choix ! C'est cette personnalité-là qui m'a poussé à continuer l'aventure. Alkan malgré son jeune âge (on ne sait d'ailleurs pas quel âge ont les différents enfants de l'histoire - c'est assez perturbant en soit même si ça ne change pas grand chose, mais j'aurais aimé avoir une indication) a l'étoffe même du héros. Courageux, intrépide, ayant ses propres convictions. J'ai tout de suite beaucoup aimé ce petit bonhomme. Sans compter son amour inconditionné pour son jeune frère (chose que je comprends aisément et à laquelle j'ai pu m'identifier sans soucis). Tout part d'ailleurs de cet amour fraternel. Je ne sais pas si, sans Tahar, son jeune frère, Alken aurait été aussi loin... Je trouve d'ailleurs rafraichissant que Muriel Zurcher ait choisi de mettre cet amour-là comme moteur de l'histoire. J'ai beau chercher, je n'ai pas beaucoup de références littéraires qui ont le même schéma.
    La Bulhavre en elle-même est aussi un concept que j'ai aimé. Enfin, je n'aime pas le concept de cette société aseptisé à l'extrême, mais plus le choix de partir d'une société si ordonnée et de préférer la renier pour retourner à une monde plus... chaotique. Au fil de ma lecture, et de part ma formation scientifique, je dois avouer que les actes et les choix du Tourneur de Page avaient, en quelque sorte, une cohérence. Sauvegarder l'humanité est d'ailleurs quelque chose que nous aurons, un jour ou l'autre, à envisager. Je n'ose pas imaginer les sacrifices et les décisions que devront prendre les personnes en charge d'une telle chose. C'est pour cela, que je crois que le Tourneur de page n'avait que des bonnes intentions au départ et qu'elles ont été perverties par la suite. J'ai hâte de voir comment les habitants de la Bulhavre réagiront quand tous les secrets qui entourent leur vie éclateront, car je l'espère, ce moment finira par arriver dans la saga.
    J'ai aussi hâte Iriulnik prenne une bonne correction, et je reste polie ! Cette femme est une abomination, tout comme Rustor. Je n'arrive pas à comprendre comment de tels tyrans peuvent être au pouvoir alors qu'autant de personnes les détestent. Vous allez me dire qu'il y a tellement d'exemples dans notre monde à nous de ce genre de tyrans... Oui, je sais, mais ça n'empêche pas de ne pas comprendre. Sûrement parce que je vis dans un pays libre... Enfin, passons. Je pense que leur existence première à tous les deux est d'avoir des vrais méchants à haïr et ils sont parfaits dans ce rôle là !
    Les habitants de l'Outre Monde... Tant de bonté malgré la pression constante et la cruauté qu'ils subissent de la part des tourneurs. J'apprécie ce choix. Qu'ils ne soient pas vengeurs, hargneux, vindicatifs. Ils pensent avant tout à survivre, ce qui vu leur situation est déjà beaucoup. L'accueil qu'ils ont réservé à Alkan et la place que l'enfant à pris me donne de l'espoir quand à la suite des aventures. Je me dis que ce petit peuple pourra changer les choses quand ils décideront d'agir. J'ai aussi hâte de voir plus souvent les abominables ! Je suis très curieuse de savoir qui ils sont vraiment, et s'ils vont prendre part à la futur guerre qui ne peut qu'avoir lieu. Les cinq enfants qui forment notre petit groupe de héros devraient être le lien qui fera basculer les frontières avec ce peuple qui s'apparentent beaucoup à de grands singes... Oui je suis curieuse à l'extrême de leur identité !
    Il est vrai d'ailleurs, en parlant de nos héros, que les enfants sont souvent la source de changements. Ils arrivent à franchir des barrières qui nous semblent infranchissables en étant adultes. C'est peut-être ce côté là qui me plait finalement. Leur courage, leur enchantement, leur naïveté... Leur capacité à nous émerveiller.
    J'attends donc le tome 2 avec impatience ! Merci à Babelio pour m'avoir permis de découvrir ce petit bonheur littéraire !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par verobleue, le 22 décembre 2011

    verobleue
    La Bulhavre est un pays où les enfants ont une destinée toute tracée. Ils connaissent par cœur les 10 000 règles du manuel de vie. « Dire, répéter, redire, réciter. Jour après jour, année après année, les enfants apprenaient par cœur les dix mille règles du manuel. Ainsi, ils grandissaient. Blancs, noirs ou cuivrés, ils quittaient la Bulhavre des familles pour rejoindre celle des jeunes de leur couleur. Et quand l'âge de procréer arrivait, le Tourneur de Page assemblait les couples et leur octroyait une maison. Deux parents, deux enfants forment une famille. Une belle destinée pour conserver l'équilibre parfait de la population et de sa diversité. »
    « Tu ne mêleras pas ton sang à celui d'un être différent » « Pour conserver les caractéristiques de chaque race humaine, la Bulhavre était divisée. Les familles d'un côté, les jeunes de l'autre, les officiels au milieu sans oublier les fins de vie à l'extrémité. Mais surtout la préservation des couleurs de peau était importante. Les noirs, les blancs, les cuivrés. Chacun avait son quartier réservé. Cette règle garantit l'équilibre de la population de Bulhavre. »
    Tout est régulé en Bulhavre même le temps : « La pluie tombait le mercredi et le samedi soir. Sous la Bulhavre, chaque semaine, de chaque année, tout au long de la vie, le rythme de la pluie est identique. »
    Alkan s'ennuie dans la monotonie de son quotidien « Il rêvait de quelque chose de différent, d'une journée qui ne serait pas pareille à la précédente. Sa vie était si prévisible qu'il craignait un jour de ne plus différentier la veille du sommeil »
    Il en arrive à braver des interdits : il construit une planche à roulettes qu'il a essaie avant 213, la règle de l'heure du couvre-feu pour ne pas être découvert et par hasard, rencontre Liriana, une renégate de l'Outre-Monde.
    Tahar, son frère, passe son temps à s'empêcher de dessiner. « Personne ne saurait représenter la vie » reprend une des règles du manuel mais Tahar dessine, c'est plus fort que lui : impossible de réfréner son envie. A la quatrième transgression en un mois, sa mère le dénonce et il disparaît.
    Personne ne le remarque à cause de la misphère. Sauf Alkan qui a cassé la sienne lors de son expédition en planche à roulettes. « La misphère, cette petite bille greffée à la naissance sur le nombril des habitants, permettait aux tourneurs de programmer et maîtriser le fonctionnement des organes du corps et notamment le cerveau et les hormones. Avec elle, rien de plus simple que d'effacer douleur, tristesse ou malheur »
    Cette disparition sera le moteur des actes d'Alkan. Il va rechercher son frère par tous les moyens, même si pour cela il doit lui aussi devenir un renégat. « La vie était possible en dehors de la Bulhavre. Liriana le lui avait prouvé. »
    Le Tourneur de Page de Muriel Zürcher, premier tome : Passage en Outre-monde est un roman destiné aux préados, 11 ans et +. Il m'a été permis de le découvrir grâce à Masse Critique Littérature Jeunesse et les éditions Eveil et Découvertes. Je les en remercie.
    Je me suis bien amusée à lire cette histoire qui comportera certainement d'autres tomes. On y retrouve tout ce qui peut intéresser: un univers riche avec des protagonistes attachants, des territoires inconnus à explorer, des lois à transgresser.
    Sans nul doute, vous passerez un bon moment à lire ce premier épisode et vous attendrez avec impatience, tout comme moi, de pouvoir découvrir la suite.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par odin062, le 16 décembre 2011

    odin062
    Une nouvelle fois, je remercie Babelio et les éditions « éveil & découverte » pour cette version jeunesse de Masse critique qui une nouvelle fois m'a fait voyager dans un monde inconnu mais très plaisant !
    Un bel ouvrage ce livre, au format poche avec la qualité d'un livre broché ! Si j'avais une critique négative à faire sur le support, c'est bien les quelques fautes de frappes qui parsèment le livre ainsi que les pages en doubles (369 à 376 par exemple), surement un problème d'impression.
    Venons-en à l'œuvre en elle-même, voilà bien longtemps que je ne lis plus de livre jeunesse, l'auteur m'est totalement inconnue et la maison d'édition tout autant. Ceux-ci dit, malgré sa pauvre bibliographie, Muriel Zürcher à un imaginaire débordant et un talent pour transformer celui-ci en mots.
    Quelle histoire ! Pour résumer rapidement, c'est l'histoire de deux frères qui vivent dans un monde parfait sous terre appelé la Bulhavre. Un monde parfait ? Pas totalement, il existe, comme partout, des imperfections, complots derrière cette façade. On est donc emporté par la découverte de ce nouveau lieu, la découverte de son fonctionnement et même la découverte de l'outre-monde proche, c'est-à-dire le monde à la surface. Autant dire que les idées pour le prochain tôme ne doivent pas être compliquée à trouver tant on ne connait pas en entier le vaste outre-monde et même la vaste Bulhavre.
    Tout cela pour dire que ce livre est riche, riche en rebondissements, riche en personnages, riche en action… On ne s'ennuie pas une seconde et on comprend bien que ce livre, assez court, conviendra parfaitement à un public jeune adolescent se lançant dans la lecture de roman hors scolaire. Au-delà de ça, une critique de notre société, environnementalement parlant est présente ainsi que des scènes assez violentes montrant la cruauté de l'Homme. Une contre-utopie qui je pense pourrait attirer certains adultes en quête de jeunesse.
    Quand j'ai reçu le livre, il était écrit « Vous ne le lâcherez qu'à la dernière page ! » et en effet, il est tellement captivant que je ne l'ai pas lâché jusqu'à la dernière page. Un livre qui se lit tout seul, sans se forcer et sans bloquer. Un livre que je vous conseille vivement.
    Vivement le prochain tôme ! (Oui la fin est frustrante !)
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par jeanbiscotte, le 26 décembre 2011

    jeanbiscotte
    Quelle excellente surprise !
    Dès les premières pages on est aspiré dans le récit et il est difficile d'en ressortir. La structure du livre est somme toute classique, surtout pour un roman jeunesse. On y rencontre un jeune garçon, Alkan, aventurier et rebelle dans l'âme, ainsi que son frère Tahar, artiste jusqu'au bout des doigts dans ce monde où l'art est prohibé. Comme on peut s'y attendre ce don risque d'avoir des conséquences. Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, si la structure est conventionnelle, l'histoire, elle, est pleine de rebondissements, de surprises et de suspense. À plusieurs reprises, je pensais avoir deviné la suite du récit, ou le dénouement d'une scène, que nenni !
    Mais revenons en aux personnages. Tous sont excellents. Ils sont drôles, rusés, intrépides et j'en passe. Ils sont, tous autant qu'ils sont, parfaits dans le rôle que l'auteur leur confie. Comme je l'ai dit plus haut les protagonistes correspondent aux modèles du genre littéraire en question. Les gentils sont très gentils et très courageux, les méchants très méchants et parfois un peu bêtes. Cependant, il ne faut pas forcément y voir une tare. Iriulnik, la méchante, a en effet de quoi donner froid dans le dos et nos héros sont très attachants et souvent émouvants.
    On l'aura compris, j'ai été totalement séduit par les personnages et le déroulement de l'action. Mais ce n'est pas tout ! le monde imaginé par Muriel Zurcher est riche et étonnant. On n'a d'ailleurs aucun mal à imaginer une suite à ce premier tome, tant les possibilités qu'offre cet univers sont nombreuses. Il me tarde d'ailleurs d'en apprendre plus sur l'Outre Monde et sur les premiers temps de la Bulhavre. Et bien évidemment sur le sort des nos compagnons d'aventure !
    Seul petit bémol à mes yeux, les choses sont parfois un peu faciles. Les méchants sont parfois un peu trop naïfs ou un peu trop vite découragés. Bien évidemment c'est le genre et surtout le public cible qui veut ça. Cependant, malgré cette « critique », j'ai été littéralement scotché à ce livre, enchainant les chapitres sans pouvoir m'arrêter. Paradoxalement, et c'est assez rare pour être souligné, je dévorais le livre, mais ne voulais absolument pas arriver à la fin, tant l'histoire est prenante et plaisante. Bien vite le prochain tome !
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Dahlia_, le 22 décembre 2011

    Dahlia_
    Comme dans toute dystopie, il faut créer un nouveau monde, qui est içi la Bulhavre. C'est une sorte de "prison dorée", où toute notre vie est réglée en fonction de 10 000 règles, que les enfants passent leur temps à apprendre. Tout est fait pour que la diversité des races persiste, et les habitants ne mangent que des algues, et quelques fois du poisson J'ai adoré découvrir ce monde, qui n'est pas si idyllique et qui pourrait bien arriver dans le futur, puisque il s'agit d'une idéologie appliquée à l'extrême. J'ai trouvé le rôle de la misphère très intéressant (mais horrible), c'est un bon moyen de contrôler l'esprit des gens afin d'en faire tout ce qu'on veut, ça fait peur, mais c'est très bien trouvé ! Je trouve juste un peu dommage qu'on en sache pas un peu plus sur la vie quotidienne des habitants, mais bon c'est moi qui pousse un peu loin le sens du détail !
    J'ai beaucoup aimé les personnages, qui sont tous très attachants (ou pas) et bien construits. Alkan et son frère sont très courageux, on ne sait pas quel âge ils ont, mais je pense qu'ils sont matures pour leur âge. Les habitants de l'Outre-Monde sont tout aussi bien réussi, j'ai adoré Artelune, qui embête toujours Alkan ! Les parents ne sont pas en reste, car ils prênent tous des décisions très difficiles, tiraillés entre la protection de leurs enfants ou celle du village, leur propre sécurité passe toujours en dernier. Ensuite, les méchants sont de vrais méchants ! Iriulnik m'a fait froid dans le dos, c'est un vrai tyran qui porte les oreilles de ses victimes autour de son cou... Berk. Je regrette que l'auteure n'ait pas parlé un peu plus des abominables, ce peuple d'Outre-Monde qui m'a fait pensé au Bigfoot vous savez, j'espère en apprendre plus dans les prochains tomes !
    Le style de l'auteure est fluide, agréable, je ne me suis pas ennuyée une seconde ! L'action est bien menée, il y a de l'émotion, de l'action, du suspence, bref, tout ce qu'il faut pour faire un bon livre ! C'est tellement bien écrit que, pour une fois, je n'ai pas eu à relire certains passages, et c'est assez rare pour être souligné ! On alterne souvent de point de vue, et ce qui est bien, c'est qu'on ne reste pas toujours avec Alkan ou Tahar, on suit même des personnages secondaires. Même si ce livre est classé jeunesse, je pense que beaucoup d'adultes l'aimeront, puisque tout le monde ou presque aime les dystopies !
    Je vous conseille vraiment ce livre, qui est un véritable coup de coeur, et je remercie encore Babelio et l'Operation Masse Critique Jeunesse !

    Lien : http://lectures2dahlia.blogspot.com/2011/12/le-tourneur-de-pages-pas..
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Critiques presse (2)


  • Telerama , le 18 janvier 2012
    On suit avec bonheur leur prise de conscience progressive, et le roman, fort divertissant, distille en sourdine une véritable réflexion philosophique et politique. Bref, on tourne les pages !
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • HistoiresSansFin , le 28 novembre 2011
    Le Tourneur de Page est une véritable petite réussite. Tous les codes du genre y sont présentés : Une société ultra-contrôlée qui n’y fait pas attention, un héros qui se « réveille » à cette réalité, des résistants, etc… [...] Une agréable façon, donc, d’aborder ce genre si particulier qui, sans le dire directement, nous fait une sorte de signal de ce qui pourrait se passer dans un avenir… pas si lointain.
    Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin

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Citations et extraits

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  • Par florencemullot, le 23 décembre 2011

    Ne voyaient-ils pas qu'il avait mal à s'en faire exploser la poitrine, son cœur tordu en tout sens par une main de fer ? Sa tête brassait des pensées contradictoires. Tantôt, la haine prenait le pas sur l'amour qu'il leur portait. Tantôt, il les regardait comme il l'aurait fait d'une espèce humaine inconnue. Ses parents étaient des victimes, trahis par un système qui pouvait leur enlever un fils aussi facilement qu'un bambou du jardin.
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  • Par florencemullot, le 23 décembre 2011

    Mais chez Tahar, cet apprentissage semblait n'avoir pas de prise. C'était plus fort que lui. Impossible de réprimer son envie de dessiner. Rien ne pouvait empêcher sa main de tracer des silhouettes et des visages inconnus. Sa volonté n'était pas de taille à lutter. Son instinct triomphait.
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  • Par florencemullot, le 23 décembre 2011

    Mais son indifférence était feinte. Comme cette chance de nouveauté le tentait ! Plus encore qu'il n'osait se l'avouer. La colère de sa mère avait déclenché une prise de conscience brutale. Il savait que jamais il ne pourrait se soustraire aux règles, à la vie triste et soigneusement balisée qui l'attendait.
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  • Par jeanbiscotte, le 26 décembre 2011

    Depuis tout petit, Alkan savait que le Tourneur de Page accordait un place essentielle à la protection de la diversité. "Tu ne mêleras pas ton sang à celui d'un être différent". Cette règle, il l'avait non seulement apprise, mais aussi acceptée. Pour conserver les caractéristiques de chaque race humaine, il fallait d'abord les protéger.
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  • Par florencemullot, le 23 décembre 2011

    -Ils sont vivants, mère. Je veux croire qu'ils sont vivants car sinon, à quoi bon ?
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Vidéo Promotionnelle du Roman "Passage en Outre Monde" Tome 1 de la série "Le Tourneur de page" de Muriel Zürcher édité en France par les Editions Eveil et Découvertes (éditeur jeunesse).








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