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Citations de Agnès Grossmann (39)


rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
La psychopathie n’est pas une maladie mentale, c’est une façon d’être.
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rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Quand on cherche un symbole, on s’approche de l’être qui le détient mais en fait ce n’est pas un symbole que vous avez là, simplement un être humain.
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rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Il doit y avoir au fond de lui une haine contre sa mère qu’il refuse de toutes ses forces. Mais elle reste là, tapie dans l’ombre, prête à se déverser sur d’autres femmes. Ce sont la drogue et l’alcool qui ouvriraient les vannes. Ses crimes seraient alors des matricides déplacés.
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Hekahm   27 septembre 2015
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Comprendre non pas pour pardonner, mais pour éviter que cela se reproduise, encore et encore. Comprendre pour se protéger, pour protéger, pour que la peur prenne fin.
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rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Ces tueurs que j’imaginais puissants étaient en fait des enfants qui avaient eu bien du mal à grandir et qui étaient devenus à l’âge adulte des individus incapables de prendre leur place dans la communauté humaine. À regarder leur parcours, ils faisaient toujours peur, bien sûr, mais ils faisaient aussi pitié.
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Hekahm   27 septembre 2015
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Francis Heaulme - quand il avoue, il a une façon bien à lui de le faire. En premier lieu, il n'a pas commis de crime, il a eu des "pépins". Pas question de lui parler de meurtres ou de viols. Il tolère le mot "accident". Ça, oui, il veut bien reconnaître qu'il a eu quelques "accidents".

(...)

De l'avis des psychiatres, c'est un débile vaniteux, d'après une classification qui remonte au XVIIIe siècle, ce qui l'amène à se vanter de ses passages à l'acte.

(...)

Malgré les défaillances évidentes de sa mère, Francis Heaulme l'idolâtre complètement. Un jour, en cour d'assises, il l'évoque avec adoration : "C'était une sainte, on allait ensemble dans les fêtes, les bals, toujours gentille..." Le juge s'énerve contre lui, qui manque par ailleurs d'un grand manque de sensibilité vis-à-vis des victimes et de leurs familles. Il lui demande d'arrêter de se faire du cinéma et énonce que sa mère ne l'aime pas comme il le dit, qu'elle ne s'est jamais beaucoup occupée de lui. Le choc est si terrible pour Francis qu'il s'évanouit. La douleur est trop forte. Il faut l'hospitaliser.

(...) qu'il commence à boire avec excès, et fait des crises éthyliques qui l'amèneront à fréquenter pour la première fois l’hôpital psychiatrique. il en deviendra un hôte régulier tout au long de sa vie, jusqu'à son arrestation. Plus d'une centaine d’établissements l'ont ainsi hébergé. C'est lui qui s'y rend spontanément : "J'ai besoin d'entourage."
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rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Le psychopathe, c’est le centre du monde. Tout ce qui tourne autour de lui ne sert qu’à satisfaire ses besoins immédiats. Le reste n’a pas beaucoup de valeur.
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rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Le terrible tueur se révélait un être faible. Sa violence destructrice prenait naissance dans son impuissance. C’était en vérité un être tremblant.
Seul le crime, comme une horrible béquille, lui permettait de prendre place sur la scène du monde.
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Under_the_Moon   17 mars 2019
Le monde avant #metoo de Agnès Grossmann
Et nous les filles, avons la peur au ventre quand nous devons rentrer seules le soir. Car si on nous prévient du danger, on ne nous apprend pas à y faire face. On ne fait pas de nous des 'warriors' capables d'envoyer valser le loup. On apprend juste à avoir peur.


( dans « L'homme est-il un loup pour la femme ?»)
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tristantristan   20 janvier 2018
Annie Girardot : Le tourbillon de la vie de Agnès Grossmann
Claude Lelouch. - Annie a un côté garçon manqué. Evidemment, elle sait qu'elle est belle mais elle a une beauté qu'il faut découvrir. C'est pas la beauté instantanée. C'est une beauté qui demande à être connue. Il y a un voyage à faire. J'ai eu la chance de faire ce voyage, de la connaître et, de jour en jour, elle était de plus en plus belle alors qu'une femme qui n'est que belle, de jour en jour, elle l'est un tout petit peu moins.
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Hekahm   27 septembre 2015
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Entretien avec Philippe Herbelot - Psychologue, Expert près de la cour de Reims - Chacun son truc... Lui - Michel Fourniret -, il avait besoin du crime. Parce que le crime apporte la victoire, la jouissance mégalomaniaque... Cela vient aussi satisfaire un fantasme de vengeance plus ancien articulé autour de la conviction que les femmes sont des salopes. Ça, il l'a bien vu auprès de sa mère et de sa sœur... Quelle déception il a connu lorsqu'il a vu que sa sœur avait des désirs, des orgasmes ! Il aimait inconsciemment sa sœur, de façon incestueuse... Quand il a découvert qu'elle avait une sexualité, ça l'a profondément déstabilisé. Elle devenait désirable, donc une salope. L'histoire des vierges, je n'y crois pas un seul instant, c'est le mythe qu'il s'est construit... Se présenter comme ça, attiré par des vierges, ça faisait très romanesque, ça satisfaisait son narcissisme, mais dans le fond, les vierges ne l'intéressaient pas. Dans l'analyse de ses crimes on le voit bien : si la victime est vierge, il la viole puis la tue et, si elle n'est pas vierge, il la tue quand même... Il veut tuer, mais il veut faire souffrir les filles parce qu'elles l'ont trop fait souffrir lui-même...

(...)

Il faut aussi rendre au sujet sa part de responsabilité et de libre arbitre. Il y a des tas d'enfants qui ont souffert de situations traumatisantes, d'abandon, de guerre, et qui se sont dit : "Bon, je vais devenir quand même quelqu'un de bien." L'histoire de l'enfance malheureuse, ça fait pleurer dans les chaumières, ça émeut dans l’œuvre naturaliste de Zola qui laisse penser que d'une génération à l'autre on ne peut pas s'en sortir. On en vient alors à une sorte de tolérance, de pardon, qui est misérable parce que, dans le fond, c'est très méprisant pour le sujet. Je crois que n'importe qui vivant les choses les plus terribles peut quand même s'en sortir. C'est cela l'originalité humaine, c'est que l'on n'est pas mu seulement par un déterminisme naturel, on est aussi capable de penser ; et l'on ne suit pas qu'une logique de causes, mais on s'intéresse au sens des choses et l'on peut un jour reconsidérer les choses autrement. je crois que n'importe quelle éducation mauvaise peut déboucher sur une vie heureuse si le sujet en a la force ou s'il fait la bonne rencontre pour éveiller ce raisonnement chez lui. Il faut aussi des adjuvants positifs pour équilibrer tout ça. Je crois pas au seul déterminisme de la petite enfance. (...) je crois que l'on peut échapper à tout cela. Un psychopathe, un borderline, un névrosé, un délinquant est capable de raisonner... La folie psychiatrique, c'est une autre histoire.
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rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
L’intimité féminine, c’est un domaine réservé… Le sang des règles, ça a quelque chose de sacré. Les règles, c’est l’image de la mère.
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rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
La Belgique connaît un avant et un après Marc Dutroux. Ce nom marque la césure entre le supportable et l’insupportable.
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Under_the_Moon   17 mars 2019
Le monde avant #metoo de Agnès Grossmann
[...] dans le système machiste, l'argent est montré comme partie intégrante de la puissance des hommes. Un homme pauvre n'est pas vraiment un homme, comme une femme moche n'est pas vraiment une femme.

( dans « Les femmes doivent-elles se conduire comme des prostituées ?»)
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Hekahm   27 septembre 2015
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Michel Fourniret & Monique Olivier - L'agresseur dira l'avoir tuée par souci d'impunité. La présence de son fils dans la voiture ne l'a pas arrêté car, ajoute-t-il : "Il n'a rien vu... Les enfants perçoivent des choses à condition qu'elles soient dans leur champ visuel."

(...)

Il raconte ce qui suit, faisant preuve d'une perception de la réalité très particulière : "Quand elle s'est rhabillée, elle s'est assise et a affiché une forme de déception. Qui dit déception dit échec. Il aurait fallu accepter les échecs. Si encore son regard avait porté du reproche, mais non, c'était de la déception, c'était pis." Ainsi, dans les yeux de la victime, là où on peut penser qu'il y avait de l'effroi, de l'incompréhension, de la peine, de la souffrance, Michel Fourniret ne voit, lui, que de la déception, comme si elle était une amante déçue...

(...)

Marie-Ascension. Celle qui va précipiter sa chute porte le prénom de la Vierge, le Graal de Michel Fourniret. Ascension, la seconde partie de son prénom, est la fête religieuse qui célèbre l’élévation de Jésus-Christ au ciel, la victoire de la vie sur la mort.
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rkhettaoui   13 mars 2013
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Être athée n’empêche pas Victor Dutroux de se prendre pour Dieu le père. C’est un véritable despote qui aime particulièrement frustrer ses enfants. Il met des bonbons en évidence, mais c’est lui qui les mange.
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Hekahm   27 septembre 2015
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Mamadou Traoré - L'usage veut que l'on donne la parole à l'accusé à la fin de son procès, avant le réquisitoire de l'avocat général. Devant une assemblée médusée, Mamadou Traoré déclare : "Donnez moi un ballon de football et vous allez voir de quoi je suis capable." Ce sont ses derniers mots en public.

(...)

Lors de son procès, en l'an 2000, quand Sidiky Traoré - son père - vient à la barre, son fils se lève et déverse sur lui un flot de haine : "Je t'ai détesté parce que tu frappais ma mère, et le gri-gri que tu m'as donné m'as tué. T'as voulu te venger après le divorce et t'as bousillé ma vie. T'es un bon à rien. Ma mère est une femme digne. Et le gri-gri m'a fait faire les mêmes choses que toi." Ce à quoi son père répond : "Moi, depuis vingt-neuf ans que je suis en France, j'envoie tous les mois de l'argent à ma mère et je n'ai jamais eu à voir avec la justice. Je n'ai peut-être pas été un bon parent mais un bon citoyen. Quand quelqu'un n'a plus rien à perdre, il essaie d'entraîner quelqu'un d'autre dans sa chute. Je n'essaie pas de te sauver, malgré ma grosse douleur, sinon je serais complice. Si tu disais la vérité encore. Tu n'as jamais été battu, jamais été rejeté, tu as été aimé, adoré."

(...) le 23 avril 1996, il erre seul dans le XIIIe arrondissement, le quartier où vit sa mère. Il a faim, il a froid, il a besoin d'argent... Il croise Danielle. Sa première victime. Elle va payer pour tout son malheur. Pour celle qui l'a tant fait souffrir et qu'il n'ose pas toucher, sa mère. (...) Pour le psychiatre Michel Dubec : "(...) [Leur crime] est un matricide déplacé. C'est comme s'ils tuaient leur mère sans en avoir conscience".
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Hekahm   27 septembre 2015
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Thierry Paulin - "J'étais le pilote... Paulin est mort ... On l'a tué. Il reste la conscience et les sentiments, le reste, ce que Paulin enveloppait... On a fabriqué un Paulin... Le vrai Paulin, c'est tout ce qui me reste... Le personnage est mort, il reste l'intérieur." Serge Bornstein est fasciné par cette personnalité hors norme : "C'était un personnage extraordinaire, attachant, à l'esprit vif et sarcastique, à l'humour corrosif" dit-il. Il décrit un Paulin enjôleur et capricieux, "qui avait trouvé en Mathurin le compagnon le plus dévoué, le plus docile". Il le dépeint comme un être pervers totalement anormal. Le psychiatre est frappé par son dégoût de femmes, surtout les plus âgées. Se pourrait-il que ses crimes soient la répétition du meurtre symbolique de sa grand-mère ? Même si, dit Thierry Paulin : "Les grands-mères, c'est sacré à la Martinique."

(...)

"La nuit ! C'est un autre univers. Les gens ne sont pas pareils... Je ne peux pas vous expliquer. Fascinant ! On rencontrait de l'affection, même si c'était pour une nuit." Il s'enveloppe de la nuit comme d'un manteau de tendresse. Il y trouve du réconfort et une certaine reconnaissance. Dans le milieu festif où il évolue, personne ne lui reproche son homosexualité. Il peut enfin être lui-même. Et même mieux que lui-même. Grâce notamment à la drogue, dans laquelle il puise assurance et énergie : "J'aime la nuit, c'est le moyen de tout maquiller, de vivre le moment."
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Hekahm   27 septembre 2015
L'enfance des criminels de Agnès Grossmann
Guy Georges - c'est une personnalité clivée, c'est-à-dire que divers aspects de sa personnalité cohabitent, mais sans jamais se rencontrer. Joe le Killer et Guy Georges font bon ménage, mais ne se croisent jamais. C'est un être double.

(...)

Contrairement à ce que l'on croit généralement, la jouissance du criminel n'est pas liée à la souffrance occasionnée ou au plaisir de donner la mort, mais à la constatation jubilatoire de sa propre indifférence face à la terreur qu'il transmet. Ce constat lui confère un sentiment de toute-puissance et d'impunité qui agit sur lui comme une incitation à récidiver.

(...)

"Pourquoi voulez-vous que j'éprouve des sentiments pour elles, puisque je ne les connais pas ? Ce sont des étrangères." Il n'a pas de remords, juste un regret, celui de s'être fait prendre. (...) Quand Guy Georges raconte sa vie devant les psychiatres, il dit ne pas en vouloir à sa mère de cet abandon. "C'est une étrangère", dit-il. Il ne voit donc pas pourquoi il éprouverait des sentiments à son égard. Il ne se rend pas compte qu'il parle de la même façon de ses victimes.
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tristantristan   15 décembre 2019
Annie Girardot : Le tourbillon de la vie de Agnès Grossmann
Une fois par an, on fait la fête au château de Bénouville. Raymonde Girardot a l'idée d'organiser une fête des mamans pour célébrer toutes les infirmières et sages-femmes qui endossent régulièrement ce rôle pour les orphelins de Bénouville. (...) Le maréchal Pétain entend parler de cette célébration. Il trouve l'idée formidable et s'en inspire pour créer la fête des mères(...)
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