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Note moyenne 3.92 /5 (sur 24 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Besançon , le 04/06/1918
Mort(e) à : Paris , le 28/10/2010
Biographie :

Anne Ubersfeld, élève de l'Ecole normale supérieure, agrégée de lettres en 1945, professeur émérite à l’Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle depuis 1991, longtemps critique théâtrale à L’Humanité, à France Nouvelle et à Révolution. a publié des ouvrages sur le théâtre, envisagé dans les perspec-tives les plus diverses (esthétique, sémiologie, histoire, monographies, éditions de textes) : Armand Salacrou (1970), Le Roi et le bouffon, étude sur le théâtre de Hugo de 1830 à 1839 (1974), Lire le théâtre (1977), Lire le théâtre II. L’Ecole du spectateur (1981), Paroles de Hugo (1983), Le Roman d’« Hernani » (1985), Vinaver dramaturge (1989), Le Théâtre et la cité, de Corneille à Kantor (1991), Théophile Gautier (1992), Le Drame romantique (1993), Antoine Vitez, metteur en scène et poète (1994), Lire le théâtre III. Le Dialogue de théâtre (1996), Bernard-Marie Koltès (1999).


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Source : http://www.histoires-litteraires.org/
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Bibliographie de Anne Ubersfeld   (22)Voir plus

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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Anne Ubersfeld
Shakespeare   03 août 2013
Anne Ubersfeld
Une chaise sur la scène n'est pas une chaise sur le monde : le spectateur ne peut s'y asseoir ni la déplacer : elle est interdite, elle n'a pas d'existence pour lui.
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Partemps   19 juillet 2021
Paul Claudel, poète du XXe siècle de Anne Ubersfeld
La seconde période est celle du voyant. Dans une lettre du 15 mai

1871 (4) , avec une maladresse pathétique, et dans les quelques

pages de la Saison en Enfer intitulées «Alchimie du Verbe»,

Rimbaud a essayé de nous faire comprendre la «méthode» de cet art

nouveau qu'il inaugure, et qui est vraiment une alchimie, une

espèce de transmutation, une décantation spirituelle des éléments

de ce monde. Dans ce besoin de s'évader qui ne le lâche qu'à la

mort, dans ce désir de «voir» qui tout enfant lui faisait écraser

son oeil avec son poing (les Poètes de sept ans), il y a bien

autre chose que la vague nostalgie romantique. «La vraie vie est

absente. Nous ne sommes pas au monde.» Ce n'est pas de fuir qu'il

s'agit, mais de trouver: «le lieu et la formule», «l'Éden»; de

reconquérir notre état primitif de «Fils du Soleil».-Le matin,

quand l'homme et ses souvenirs ne se sont pas réveillés en même

temps, ou bien encore au cours d'une longue journée de marche sur

les routes, entre l'âme et le corps assujetti à son desport

rhythmique, se produit une solution de continuité. Une espèce

d'hypnose «ouverte» s'établit, un état de réceptivité pure fort

singulier. Le langage en nous prend une valeur moins d'expression

que de signe; les mots fortuits qui montent à la surface de

l'esprit, le refrain, l'obsession d'une phrase continuelle,

forment une espèce d'incantation qui finit par coaguler la

conscience, cependant que notre miroir intime est laissé, par

rapport aux choses du dehors, dans un état de sensibilité presque

matérielle. Leur ombre se projette directement sur notre

imagination et vire sur son iridescence. Nous sommes mis en

communication,-C'est ce double état du marcheur que traduisent les

Illuminations: d'une part les petits vers qui ressemblent à une

ronde, d'enfants et aux paroles d'un libretto, de l'autre les

images décoordonnées qui substituent à l'élaboration grammaticale,

ainsi qu'à la logique extérieure, une espèce d'accouplement direct

et métaphorique. «Je devins un opéra fabuleux.» Le poète trouve

expression non plus en cherchant les mots, mais au contraire en se

mettant dans un état de silence et en faisant passer sur lui la

nature, les espèces sensibles «qui accrochent et tirent» (5). Le

monde et lui-même se découvrent l'un par l'autre. Chez ce puissant

imaginatif, le mot «comme» disparaissant, l'hallucination

s'installe et les deux termes de la métaphore lui paraissent

presque avoir le même degré de réalité. «À chaque être plusieurs

autres vies me semblaient dues. Ce monsieur ne sait ce qu'il fait,

il est un ange. Cette famille est une nichée de chiens.» Pratiques

extrêmes, espèce de mystique «matérialiste» (6), qui auraient pu

égarer ce cerveau pourtant solide et raisonnable (7) . Mais il

s'agissait d'aller à l'esprit, d'arracher le masque à cette nature

«absente», de posséder enfin le texte accessible à tous les sens,

«la vérité dans une âme et un corps», un monde adapté à notre âme

personnelle (8).
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Partemps   19 juillet 2021
Paul Claudel, poète du XXe siècle de Anne Ubersfeld
Il me regardait avec le ciel dans les yeux... Alors il m'a dit: Il

faut tout préparer dans la chambre, tout ranger, le prêtre va

revenir avec les sacrements. Tu vas voir, on va apporter les

cierges et les dentelles, il faut mettre des linges blancs

partout... Eveillé, il achève sa vie dans une sorte de rêve

continuel: il dit à présent des choses bizarres, très doucement,

d'une voix qui m'enchanterait si elle ne me perçait le coeur. Ce

qu'il dit, ce sont des rêves,-pourtant ce n'est pas la même chose

du tout que quand il avait la fièvre. On dirait, et je crois,

qu'il le fait exprès (13) . Comme il murmurait ces choses-là, la

soeur m'a dit tout bas: «Il a donc encore perdu connaissance?»

Mais il a entendu et est devenu tout rouge; il n'a plus rien dit,

mais la soeur partie, il m'a dit: On me croit fou, et toi, le

crois-tu? Non, je ne le crois pas, c'est un être immatériel

presque et sa pensée s'échappe malgré lui. Quelquefois il demande

aux médecins si eux voient les choses extraordinaires qu'il

aperçoit et il leur parle et leur raconte avec douceur, en termes

que je ne saurais rendre, ses impressions: les médecins le

regardent dans les yeux, ces beaux yeux qui n'ont jamais été si

beaux et plus intelligents, et se disent entre eux: c'est

singulier. Il y a dans le cas d'Arthur quelque chose qu'ils ne

comprennent pas. Les médecins d'ailleurs ne viennent presque plus

parce qu'il pleure souvent en leur parlant, et cela les

bouleverse.-Il reconnaît tout le monde, moi il m'appelle parfois

Djami, mais je sais que c'est parce qu'il le veut, et que cela

rentre dans son rêve voulu ainsi; d'ailleurs il mêle tout et...

avec art. Nous sommes au Harrar, nous partons toujours pour Aden,

il faut chercher des chameaux, organiser la caravane; il marche

très facilement avec la nouvelle jambe articulée; nous faisons

quelques tours de promenade sur de beaux mulets richement

harnachés; puis il faut travailler, tenir les écritures, faire des

lettres. Vite, vite, on nous attend, fermons les valises et

partons. Pourquoi l'a-t-on laissé dormir? pourquoi ne l'aidè-je

pas à s'habiller? Que dira-t-on si nous n'arrivons pas

aujourd'hui? On ne le croira pas sur parole, on n'aura plus

confiance en lui! Et il se met à pleurer en regrettant ma

maladresse et ma négligence, car je suis toujours avec lui et

c'est moi qui suis chargée de faire tous les préparatifs...»



Je suis un de ceux qui l'ont cru sur parole, un de ceux qui ont eu

confiance en lui.



Juillet 1912.
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limonadoudou   19 octobre 2020
Lire le théâtre de Anne Ubersfeld
Le théâtre est un art paradoxal. On peut aller plus loin et y voir l'art même du paradoxe, à la fois production littéraire et représentation concrète ; à la fois éternel (indéfiniment reproductible et renouvelable) et instantané (jamais reproductible comme identique à soi) : art de la représentation qui est d'un jour et jamais la même le lendemain ; art à la limite fait pour une seule représentation, un seul aboutissement, comme le voulait Artaud. Art de l'aujourd'hui, la représentation de demain, qui se veut la même que celle d'hier, se jouant avec des hommes qui ont changé devant des spectateurs autres ; la mise en scène d'il y a trois ans, eût-elle toutes les qualités, est à cette heure aussi morte que la jument de Roland. Mais le texte lui, est au moins théoriquement intangible, éternellement fixé.
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Partemps   19 juillet 2021
Paul Claudel, poète du XXe siècle de Anne Ubersfeld
Notes.



(1) Premier brouillon: «Quand pour les hommes forts le Christ

vient».



(2) Jean-Arthur Rimbaud, le Poète. (Mercure de France, édit.).



(3) Dès les plus anciennes pièces de Rimbaud, on trouve des vers

comme ceux-ci:

...Où, lentement vainqueur, il domptera les choses

Et montera sur tout comme sur un cheval.

. . . . . . . . . . .

Ce que l'on ne sait pas, c'est peut-être terrible!

(Le Forgeron.)



(4) Récemment retrouvée par M. Paterne Berrichon et publiée par

la Nouvelle Revue française du 1er octobre 1912.



(5) Lettre du 15 mai 1871 précitée.



(6) Lettre précitée.



(7) «Je ne pouvais pas continuer, je serais devenu fou et puis...

c'était mal». (Paroles à Isabelle Rimbaud). Voir aussi: Saison en

Enfer.



(8) : «Il voulut voir la vérité, l'heure du désir et de la

satisfaction essentiels. Que ce fût ou non une aberration de

piété, il voulut. Il possédait au moins un assez large pouvoir

humain. «Voir tout ce Conte qui illustre le côté destructeur de

Rimbaud (Illuminations, p. 222).



(9) : 1873: l'année des Amours jaunes et des Chants de Maldoror.

-C'est ici que Rimbaud a voulu s'arrêter sur la route de Dieu dans

une espèce d'attente suspicieuse. Mais il reste l'Univers «et tout

l'après-midi où ils s'avancèrent du côté des jardins de palmes.»



(10) Ouvrage précité.



(11) «Hélas! je ne tiens plus du tout à la vie et si je vis, je

suis habitué à vivre de fatigue... et à me nourrir de chagrins

aussi véhéments qu'absurdes dans des climats atroces... Puissions-

nous jouir de quelques années de vrai repos dans cette vie; et

heureusement que cette vie est la seule et que cela est évident,

puisqu'on ne peut s'imaginer une autre oie avec un ennui plus

grand que celle-ci!» (Aden, 25 mai 1881). Il a touché le fond, du

moins il le croit. Cette région de la Mer Rouge qui finit par

fixer Terrant est bien celle de la terre qui ressemble le plus à

l'enfer classique, «l'ancien, celui dont le Fils de l'Homme ouvrit

les portes».



(12) À ce moment elle ignorait tout des livres de son frère.

Cette lettre, adressée à Mme Rimbaud, est datée de l'hôpital de la

Conception 28 octobre 1891.
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Partemps   19 juillet 2021
Paul Claudel, poète du XXe siècle de Anne Ubersfeld
Je pose la plume, et je revois ce pays qui fut le sien et que je

viens de parcourir: la Meuse pure et noire, Mézières, la vieille

forteresse coincée entre de dures collines, Charleville dans sa

vallée pleine de fournaises et de tonnerre. (C'est là qu'il repose

sous un blanc tombeau de petite fille.) Puis cette région

d'Ardenne, moissons maigres, un petit groupe de toits d'ardoise et

toujours à l'horizon la ligne légendaire des forêts. Pays de

sources où l'eau limpide et captive de sa profondeur tourne

lentement sur elle-même; l'Aisne glauque encombrée de nénuphars et

trois longs roseaux jaunes qui émergent du jade. Et puis cette

gare de Voncq, ce funèbre canal à perte de vue bordé d'un double

rang de peupliers: c'est là qu'un sombre soir, à son retour de

Marseille, l'amputé attendit la voiture qui devait le ramener chez

sa mère. Puis à Roche la grande maison de pierres corrodées avec

sa haute toiture paysanne et la date: 1791 au-dessus de la porte,

la chambre à grains où il écrivit son dernier livre, la cheminée

ornée d'un grand crucifix où il brûla ses manuscrits, le lit où il

a souffert. Et je manie des papiers jaunis, des dessins, des

photographies, celle-ci entre autres si tragique où l'on voit

Rimbaud tout noir comme un nègre, la tête nue, les pieds nus, dans

le costume de ces forçats qu'il admirait jadis, sur le bord d'un

fleuve d'Ethiopie (11) , des portraits à la mine de plomb et cette

lettre enfin d'Isabelle Rimbaud qui raconte les derniers jours de

son frère en l'Hôpital de la Conception à Marseille (12) .
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Partemps   19 juillet 2021
Paul Claudel, poète du XXe siècle de Anne Ubersfeld
Troisième période. -J'ai déjà cité souvent la Saison en Enfer (9)

. Il me reste peu de chose à ajouter à l'analyse définitive que

Paterne Berrichon (10) a faite de ce livre si sombre, si amer, et

en même temps pénétré d'une mystérieuse douceur. Là Rimbaud,

arrivé à la pleine maîtrise de son art, va nous faire entendre

cette prose merveilleuse tout imprégnée jusqu'en ses dernières

fibres, comme le bois mœlleux et sec d'un Stradivarius, par le son

intelligible. Après Châteaubriand, après Maurice de Guérin, notre

prose française, dont le travail en son histoire si pleine, et si

différente de celle de notre poésie, n'a jamais connu

d'interruption ni de lacune, a abouti à cela. Toutes les

ressources de l'incidente, tout le concert des terminaisons, le

plus riche et le plus subtil qu'aucune langue humaine puisse

apprêter, sont enfin pleinement utilisés. Le principe de la «rime

intérieure», de l'accord dominant, posé par Pascal, est développé

avec une richesse de modulations et de résolutions incomparable.

Qui une fois a subi l'ensorcellement de Rimbaud est aussi

impuissant désormais à le conjurer que celui d'une phrase de

Wagner. -La marche de la pensée aussi qui procède non plus par

développement logique, mais, comme chez un musicien, par dessins

mélodiques et le rapport de notes juxtaposées, prêterait à

d'importantes remarques.
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Partemps   19 juillet 2021
Paul Claudel, poète du XXe siècle de Anne Ubersfeld
«Je vécus, étincelle d'or de la lumière nature! De joie, je

prenais une expression bouffonne et égarée au possible.» Une ou

deux fois, la note, d'une pureté édénique, d'une douceur infinie,

d'une déchirante tristesse, se fait entendre aux oreilles d'un

monde abject et abruti, dans le fracas d'une littérature

grossière. Et cela suffît. «J'ai brassé mon sang. Mon devoir m'est

remis.» Il a fini de parler. On ne confie pas de secrets à un

coeur descellé. Il ne lui reste plus qu'à se taire et à écouter,

sachant, comme cette Sainte encore, que «les pensées ne mûrissent

pas d'être dites». Il regarde avec une ardente et profonde

curiosité, avec une mystérieuse sympathie qui ne peut plus être

exprimée en «paroles païennes», ces choses qui nous entourent et

qu'il sait que nous ne voyons qu'en reflets et en énigmes; «un

certain commencement», une amorce. Toute la vie n'est pas de trop

pour faire la conquête spirituelle de cet univers ouvert par les

explorateurs du siècle qui finit, pour épuiser la création, pour

savoir quelque chose de ce qu'elle veut dire, pour douer de

quelques ques mots enfin cette voix crucifiante au fond de lui-

même.
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Partemps   19 juillet 2021
Paul Claudel, poète du XXe siècle de Anne Ubersfeld
Arthur Rimbaud apparaît en 1870, à l'un des moments les plus

tristes de notre histoire, en pleine déroute, en pleine guerre

civile, en pleine déconfiture matérielle et morale, en pleine

stupeur positiviste. Il se lève tout à coup,-«comme Jeanne d'Arc!»

s'écriera-t-il plus tard lamentablement. Il faut lire dans le

livre de Paterne Berrichon (2) le récit tragique de cette

vocation. Mais ce n'est pas une parole qu'il a entendue. Est-ce

une voix? Moins encore une: simple inflexion, mais qui suffit à

lui rendre désormais impossible le repos et «la camaraderie des

femmes». Est-il donc si téméraire de penser que c'est une volonté

supérieure qui le suscite? dans la main de qui nous sommes tous:

muette et qui a choisi de se taire. Est-ce un fait commun que de

voir un enfant de seize ans doué des facultés d'expression d'un

homme de génie? Aussi rare que cette louange de Dieu dans la

bouche d'un nouveau-né dont nous parlent les récits indubitables.

Et quel nom donner à un si étrange événement?
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Partemps   19 juillet 2021
Paul Claudel, poète du XXe siècle de Anne Ubersfeld
Il nous reste quelques feuillets de son «carnet de damné», comme

il l'appelle amèrement, quelques pages laissées par notre hôte

d'un jour en ce lieu qu'il a définitivement vidé «pour ne pas voir

quelqu'un d'aussi peu noble que nous». Si courte qu'ait été la vie

littéraire de Rimbaud, il est cependant possible d'y reconnaître

trois périodes, trois manières.



La première est celle de la violence, du mâle tout pur, du génie

aveugle qui se fait jour comme un jet de sang, comme un cri qu'on

ne peut retenir, en vers d'une force et d'une roideur inouïes:



Corps remagnétisé par les énormes peines,

Tu rebois donc la vie effroyable! Tu sens

Sourdre le flux des vers livides dans tes veines!

(Paris se repeuple.)

Mais, ô femme, monceau d'entrailles! pitié douce!

(Les Soeurs de Charité.)



Qu'il est touchant d'assister à cette espèce de mue du génie et de

voir éclater ces traits fulgurants parmi des espèces de jurons, de

sanglots et de balbutiements (3) !
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