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Note moyenne 3.72 /5 (sur 1030 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Vecchiano , le 23/09/1943
Mort(e) à : Lisbonne , le 25/03/2012
Biographie :

Antonio Tabucchi est un écrivain italien.

Il voyage en Europe pour étudier la littérature, et découvre Fernando Pessoa en lisant la traduction française du "Bureau de tabac". Son admiration l’amène à découvrir la langue et la culture du Portugal, pays qui deviendra sa deuxième patrie. Il poursuit des études de littérature portugaise à l’Université de Sienne et rédige une thèse sur le "Surréalisme au Portugal". Il traduit l’œuvre de Pessoa dans son intégralité en italien, avec sa femme, Marie-José de Lancastre, rencontrée au Portugal.

De 1987 à 1990, Antonio Tabucchi dirige l’Institut culturel italien à Lisbonne. La ville servira de cadre à plusieurs de ses romans. Il partage sa vie entre Lisbonne, Pise, Florence, voire Paris, et continue d’enseigner la littérature portugaise à l’Université de Sienne. Il a été chroniqueur en Italie pour le "Corriere della Sera" et en Espagne pour "El País". Il a beaucoup voyagé de par le monde (Brésil, Inde…).

Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Il a écrit directement en portugais "Requiem" (1992). Il a reçu, entre autres distinctions littéraires, le Prix Médicis de la meilleure œuvre étrangère en 1987 pour "Nocturne indien" ("(Notturno indiano", 1984), le Prix Viareggio 1994 et le Prix européen Jean Monnet 1995 pour "Pereira prétend" ("Sostiene Pereira", 1994), et le Prix Palmarès du meilleur livre de l'année, Magazine Lire 2004 et le Prix Méditerranée - Étranger 2005 pour "Tristano meurt" ("(Tristano muore", 2004).

Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma notamment "Nocturne indien" par Alain Corneau en 1989, ou au théâtre: "Le jeu de l'envers" (" (Il gioco del rovescio e altri racconti", 1981), par Daniel Zerki en 1994.

Au cours de la campagne électorale italienne de 1995, le protagoniste de son roman "Pereira prétend" est devenu un symbole pour l’opposition de gauche à Silvio Berlusconi, le magnat italien de la presse. En juin 2004, il figurait sur la liste du Bloc de gauche, petite formation de la gauche radicale portugaise, lors des élections européennes.

Tabucchi succombe à un cancer à l'âge de 68 ans.
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Vidéo de
Sostiene Pereira (IT) - Afirma Pereira (PT) Com realização do italiano Roberto Faenza, Afirma Pereira é uma co-produção entre Portugal, França e Itália que adapta para cinema um dos romances de António Tabucchi. Pereira é um jornalista português do Lisboa, nos anos 30, que no cinema foi interpretado pelo famoso actor italiano Marcello Mastroianni. Joaquim de Almeida intrepreta o prestável e informado criado de mesa do café Orquídea que servia a Pereira as suas açucaradas limonadas e as oleosas omoletas e lhe sugeria, ao mesmo tempo, notícias impublicáveis. Pereira é um ex-jornalista de pequenas notícias que, um dia, é promovido a responsável pela página cultural do vespertino O Lisboa e que, confrontado com as ideias de liberdade de dois jovens, acaba por alterar completamente a sua vida. Nicolau Breyner é o pároco confidente. Teresa Madruga é a porteira delatora. Nicoletta Braschi (conhecida por A Vida é Bela de Roberto Benigni) e Daniel Auteuil (Dr. Cardoso) são outros actores de renome internacional que participam no filme. O filme foi rodado em Portugal em locais tão diferentes como o Pavilhão de Exposições da Faculdade de Agronomia (em Lisboa), o Museu Castro Guimarães (em Cascais), a Casa do Alentejo (em Lisboa), o Jardim de S. Pedro de Alcântara e a Estação do Rossio. A acção decorre no Verão quente de 1938, onde um gasto jornalista se rendia ao politicamente correcto para assim evitar cair nas malhas da Polícia inquisidora. Pereira consegue recuperar a alegria de viver ao põr o coração à frente da realidade, ao deixar prevalecer a verdade sobre os ditames da PIDE, da censura e da propaganda.
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Citations et extraits (196) Voir plus Ajouter une citation
Antonio Tabucchi
ericlesapiens   09 mars 2020
Antonio Tabucchi
La vraie vie, nous dit Pessoa, n'est pas celle qu'on mène, mais celle que l'on invente par l'imagination.
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Erveine   04 mai 2015
Il se fait tard, de plus en plus tard de Antonio Tabucchi
À cette époque, j'habitais dans un endroit sauvage, qui n'était pas très loin, en haut des collines. Quand j'y parvins, le déluge avait déjà commencé, et le ciel était enflammé, comme une fête de village où les saints se déchaînent. Je montai dans ma chambre et j'ouvris la fenêtre. C'était une grande fenêtre, qui donnait sur un paysage de maquis et de roches trouées par les intempéries. Là vivaient des sangliers et des lapins de garenne, qui étaient déjà tous rentrés dans leurs tanières. Dans ma chambre il y avait une femme qui me dit : viens dormir. Si elle n'était pas là, je me l'imaginai, parce que quand éclate un furieux orage qui te menace jusqu'à te faire trembler les mains, il est nécessaire d'entendre la voix d'une femme qui te rassure en te disant : viens au lit. (p. 121/122)
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Erveine   02 mai 2015
Il se fait tard, de plus en plus tard de Antonio Tabucchi
La première chose à laquelle on pense, ici, c'est à quel point est trop le trop que notre époque nous offre, au moins à nous qui sommes du bon côté. Mais regarde donc les chèvres : elles vivent de rien, elles mangent les ronces, elles lèchent même le sel. Plus je les regarde, plus elles me plaisent, les chèvres. (p.14)
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Alcapone   13 octobre 2010
Pereira prétend de Antonio Tabucchi
La philosophie donne l’impression de seulement s’occuper de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l’impression de s’occuper seulement de fantaisies, mais peut-être dit-elle la vérité. p.33
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Erveine   05 mai 2015
Il se fait tard, de plus en plus tard de Antonio Tabucchi
Samuel Butler était vraiment un type singulier, non seulement pour les romans incroyables qu’il a écrits, mais pour sa façon de voir la vie. Une de ses phrases me vient en tête : « Je peux tolérer le mensonge, mais je ne supporte pas l’imprécision. » Mon amour, des mensonges nous nous en sommes beaucoup dits dans notre vie, et nous les avons tous acceptés réciproquement, tant ils étaient vrais dans notre imaginaire désirant. Mais il y a eu un mensonge, ou si tu préfères plusieurs mensonges regroupés autour du même fait réel, qui nous a perdus pour toujours, car c’était un faux mensonge, c’était l’illusoire, et l’illusoire est nécessairement imprécis... (p.186)
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Erveine   07 mai 2015
Il se fait tard, de plus en plus tard de Antonio Tabucchi
Des grillons, j’en ai entendu, la nuit dernière, mais avec un tout autre son. Ce sont des grillons annonçant l’été qui arrive et que je pense passer avec toi. Les grillons des fêtes du grillon de quand nous étions enfants, ceux qui mouraient pendant la nuit sur une feuille de salade dans leur petite cage dans la cuisine, même si ceux dont je parle étaient au contraire des grillons libres, contents, ça s’entendait à leur chant, on aurait dit qu’ils disaient « demain c’est le premier juin, fête de l’Ascension ». Au demeurant, qu’est-ce que c’est, comme fête, l’Ascension, où monte-t-on, et qui monte ? (p.237)
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Erveine   27 août 2018
Nocturne indien de Antonio Tabucchi
Il demanda : "vous avez dit ?".

"Je parlais des corps" dis-je, "peut-être sont-ils comme des valises, nous y transportons nous-mêmes". (p.46)
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michfred   19 juillet 2015
Nocturne indien de Antonio Tabucchi
"A Bombay, il n'y a pas beaucoup de jaïns" dit-il ensuite sur le ton que l'on emploie pour donner des explications à un touriste, "dans le Sud, si, beaucoup encore. C'est une religion très belle et très stupide." Il dit cela sans aucun mépris, toujours sur le ton neutre d'une déposition.

"Vous, qu'êtes-vous?" demandai-je, "je vous prie d'excuser mon indiscrétion."

"Je suis jaïn" dit-il.
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Zebra   21 juin 2014
Le temps vieillit vite de Antonio Tabucchi
page 50 [...] Il leva avec précaution le mince rayon de lumière vers la paroi, comme un détective qui enquête pour trouver des traces dans le néant, évita l'espace de la malade, surtout son corps, en faisant courir lentement le point lumineux sur le lit, partant du haut. Il cataloguait. Un : la poche de plastique pleine de cette matière laiteuse, avec un petit conduit qui descendait sous le drap : la nourriture. Deux : à sa droite une sorte de drainage qui aboutissait à un récipient à côté du lit. Trois : l'appareil à oxygène qui bouillait dans l'eau avant d'arriver dans le nez mais qui ne faisait aucun bruit, dont le tuyau s'était détaché quand elle avait retiré le respirateur. Quatre : une petite bouteille blanche suspendue la tête en bas avec un petit tuyau très fin qui faisait un coude où les gouttes se cognaient l'une après l'autre pour descendre vers le bras à un rythme immuable : la morphine. A ce rythme, sans variation tout le jour et toute la nuit, les médecins administraient la paix artificielle à un corps que la douleur aurait sans cela secoué violemment comme une tempête. Il aurait voulu détourner le regard, mais n'en fut pas capable, comme si le rythme monotone de la chute provoquait en lui un état de fascination, d'hypnotisme. Il pressa le petit bouton et éteignit la lumière. Et alors il les entendit, les gouttes. Elles commencèrent avec un bruit sourd et souterrain, comme si elles venaient du sol ou de la paroi : ploc plof, ploc plof ...[...].
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Eve-Yeshe   14 septembre 2015
Pereira prétend de Antonio Tabucchi
Il se demanda : dans quel monde est-ce que je vis ? Et il lui vint à l’idée que, peut-être, il ne vivait pas, c’était comme s’il était déjà mort. Ou mieux : il ne faisait rien d’autre que penser à la mort, à la résurrection de la chair à laquelle il ne croyait pas et à d’autres sottises de ce genre, sa vie n’était qu’une survie, une fiction de vie. P 19
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