AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.54 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1954
Biographie :

Cécile Wajsbrot est née à Paris en 1954. Elle travaille d'abord comme professeur agrégé de Lettres modernes avant de quitter l'Éducation nationale et de se lancer dans le journalisme free-lance et dans la traduction, métiers qui lui permettent d'écrire. Elle collabore aux revues Autrement, Les Nouvelles Littéraires et Le Magazine littéraire. Elle dirige un an la rubrique «Livres» des Nouvelles Littéraires et rend compte au Magazine littéraire des littératures de l’Est.

Cette petite-fille de déporté polonais peaufine ses textes entre Paris, qu'elle a quitté, et Berlin, qu'elle a choisi, réconciliée avec l'Allemagne, pays d'avenir, dit-elle.

Ses romans établissent une relation entre un passé difficile et des histoires individuelles fortes. Le silence et la souffrance de ses personnages résonnent en chaque lecteur.
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Cécile Wajsbrot - Totale éclipse .
Cécile Wajsbrot vous présente son ouvrage « Totale éclipse ». Parution le 4 septembre 2014 aux éditions Bourgois. Rentrée littéraire 2014. http://www.mollat.com/livres/wajsbrot-cecile-totale-eclipse-9782267026887.html Notes de Musique : ?Solar Eclipse? (by Simon Mathewson). Free Music Archive.
Podcasts (9) Voir tous


Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Eve-Yeshe   16 septembre 2014
Totale éclipse de Cécile Wajsbrot
Les chansons qu’on aime touchent plus encore lorsqu’elles prennent au dépourvu. Quand on ne choisit pas de les entendre, que le hasard décide à votre place. Lorsqu’une voix s’élève du fond du temps. P 10
Commenter  J’apprécie          250
Eve-Yeshe   19 septembre 2014
Totale éclipse de Cécile Wajsbrot
Les chansons sont faites pour les absents, les chansons sont des lettres qui restent sans réponse. Le poète hongrois. Toi. Ceux que nous avons côtoyés ou aimés, tous ces gens qui emplissaient nos vies continuent leur chemin loin de nous, peut-être dans une rue voisine, mais nous ne les voyons plus et nous les imaginons tels qu’ils étaient à l’époque sans penser que leur vie a changé ou qu’elle s’est simplement poursuivie, comme la nôtre. P 13

Commenter  J’apprécie          150
Alice_   08 décembre 2013
Fugue de Cécile Wajsbrot
Disparaître - ce mot m'a toujours plu. En lisant le journal - déjà - je m'attachais aux histoires où les gens ne laissent pas de traces et je me demandais : comment font-ils, comment tiennent-ils, car il ne suffit pas de disparaître, il faut continuer d’avoir disparu.
Commenter  J’apprécie          120
Alice_   12 avril 2015
Conversations avec le maître de Cécile Wajsbrot
Chacun est face à lui-même, seul, disait-il, et composer est une façon de briser la solitude, briser l'encerclement car notre solitude est cernée par ceux qui veulent à la fois s'emparer de nous et nous abandonner. C'est ce que je voulais traduire, la dialectique de l'encerclement et de l'abandon au sein de laquelle il n'y a pas de dialogue possible.
Commenter  J’apprécie          110
Alice_   26 août 2014
Le visiteur. suivi de Le passage. et Les étoiles de mer de Cécile Wajsbrot
Je travaillais sur des chantiers, j'aimais construire, et puis, sur les chantiers, on ne parle pas, sauf pour dire des choses utiles.
Commenter  J’apprécie          100
Eve-Yeshe   19 septembre 2014
Totale éclipse de Cécile Wajsbrot
J’essayais les visages, j’essayais de capter une essence, l’expression, croyais-je, finissait par se révéler ou plutôt, finissait par révéler quelque chose. Le portrait ne ressemblait pas forcément à la personne parce qu’il en constituait la quintessence. P 12
Commenter  J’apprécie          91
YANCOU   17 mai 2016
Totale éclipse de Cécile Wajsbrot
"À quoi sert une chanson si on ne peut l'écouter dix, quinze fois de suite, si elle n'exprime pas ce qu'on ressent au moment où on l'entend, si elle n'exprime pas mieux qu'on ne le pourrait des choses enfouies ou à fleur de peau, une partie de notre vie ? De retour chez moi j'avais mis un refrain qui me taraudait, une sorte de confidence presque murmurée, once upon a time I was falling in love, now I am just falling apart - autrefois je tombais amoureuse, maintenant je tombe en morceaux. Je n'y peux rien. Totale éclipse du cœur. Rien faire d'autre qu'entendre cette chanson pour la centième fois, trop fort, me laisser submerger par l'orchestration, la voix rauque, et attendre. Attendre qu'il revienne, espérer. Ai-je jamais attendu ainsi ? Quelqu'un que je ne connais pas ? Je croyais avoir renoncé, m'être consacrée à l'art, faire de mon mieux, rendre mon travail unique, en tout cas repérable, voir des expositions, être en contact avec d'autres photographes en pensant toujours à l'art, au métier, atteindre un jour, peut-être, la célébrité, au moins une renommée. Je croyais avoir décidé de donner la priorité aux images et non à ma vie, je faisait des conférences sur l'histoire de la photo, je montrais les premiers reportages, le témoignage lointain de la guerre de Crimée, 1855, la tour de Malakoff prise par Langlois, un fort en ruine et une petite maison de bois qui semble dominer un paysage désertique, une plaine dévastée. Un télégraphe rudimentaire et des ciels retouchés, un ensemble présenté dans un panorama sur les Champs-Élysées - un panorama ? C'est une rotonde où sont exposées des photographies ou des dessins qui permettent de voir un paysage sur 360 degrés. Ou bien Roger Fenton, le photographe anglais apportant son lourd matériel en Crimée, toujours, et cette prise de vues intitulée Valley of the Shadow of Death, vallée de l'ombre de la mort, dont il existe deux versions, l'une où la route est encombrée de boulets de canon, l'autre où la route est vide et les boulets sur le bas-côté. Ont-ils été placés sur la route dans un deuxième temps, pour figurer la présence de la guerre - ainsi que le suggère Susan Sonntag dans une célèbre analyse - ou la photographie vide a-t-elle été prise avant l'autre, les boulets n'étant pas encore tombés ? L'ordre des photos , outre son importance historique, aiderait à déterminer si la photographie des boulets sur la route est une mise en scène - et du point de vue contemporain, une falsification - ou si le reportage montre une réalité. Il m'arrivait de poser ces questions devant un auditoire, et quand je les posais, de m'y intéresser, il m'arrivait de décrypter la fameuse photographie de la prise du Reichstag et du drapeau soviétique flottant sur Berlin, d'Evgueni Khadei, dont on sait aujourd'hui qu'elle ne fut pas spontanée, que le soldat s'y reprit à plusieurs fois pour monter et brandir le drapeau symbole de victoire. Je parlais de guerres que je n'avais pas connues, d'un matériel que je n'utilisais pas, au nom de l'Histoire et de la nécessaire connaissance du passé, mais devant cette ombre d'homme, rien ne tenait plus. Total Eclipse of the Heart, au milieu du refrain - Once upon a time I was falling in love - la pluie avait cessé. And now I am falling apart. Je retourne au café chaque matin en espérant qu'il reviendra. J'y suis à l'ouverture et je n'ose pas partir."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Alice_   24 mai 2015
Conversations avec le maître de Cécile Wajsbrot
Je croyais que vous n'aimiez pas l'air du temps.

Il y a l'air du temps et l'esprit du temps - il ne faut pas confondre. L'air du temps est une question de mode, le souffle qui balaie les rues, vous savez, à l'automne, quand les feuilles sèches sont dispersées par le vent - le bruit qu'elles font en effleurant les trottoirs, les chaussée, est celui de l'air du temps. Mais l'esprit, lui, demeure invisible, ou il faut scruter longtemps avant de l'apercevoir, à cette condition on peut le cerner et l'extraire, comme un objet précieux de fouilles archéologiques... Il est ce qui se dérobe et que vous cherchez inlassablement, jusqu'à ce que, un jour, il apparaisse dans l'évidence - car les choses les plus profondes sont aussi les plus simples.
Commenter  J’apprécie          70
Cécile Wajsbrot
Danieljean   10 avril 2016
Cécile Wajsbrot
Je faisais les mêmes choses que la veille et que les autres jours, courir, lire le journal, noter les événements mais tout me semblait vain, comme un quai de gare désaffectée, une plate-forme vide au grand large, les remparts dont je voulais m'entourer n'avaient aucune solidité, le monde était inhabité - il me manquait quelqu'un.
Commenter  J’apprécie          70
oiseaulire   22 novembre 2019
Mémorial de Cécile Wajsbrot
- Après la guerre, un an après, un enfant a disparu.

- Et le bruit a couru, ce sont eux, toujours les mêmes, qui enlèvent les enfants pour fabriquer leur pain rituel, pour leurs cérémonies.

- Leur religion déicide.

- Un an après la guerre, c'est-à-dire l'extermination, eux qui formaient plus de la moitié de la population...

- Eux, c'est-à-dire nous, tu comprends ?

- N'étaient plus que quelques dizaines, ils avaient survécu et étaient revenus.

- Ils s'étaient réfugiés dans un bâtiment, au bord de la rivière, n'avaient pas eu le temps de retrouver une maison, une habitation, les quartiers détruits n'étaient pas encore reconstruits.

- C'est là qu'ils sont.

- Il faut leur faire payer.

- Et ils allèrent, fouillèrent la maison de fond en comble, nulle trace de l'enfant, bien sûr, et ils frappèrent, tuèrent, cherchèrent dans toute la ville - nulle trace de l'enfant, mais ce n'était plus l'enfant qu'ils cherchaient, c'était eux, leurs ennemis de toujours, les rares qui avaient échappé au massacre, les rares qui s'étaient obstinés à revenir, croyant encore à une patrie.

- Croyant à un avenir, mais l'avenir s'arrêta brutalement, quarante-deux morts et autant de blessés.

- Certes, ce n'était pas grand-chose au regard des six millions.

- Mais c'était après, et chaque mort désormais comptait double, chaque mort comptait dix, cent, mille.

- La police laissait faire.

- Et les cadavres furent jetés à la rivière.

- La rivière qui traverse la ville et qui passe presque au centre.

- Ils cherchèrent dans toute la ville, non pas l'enfant, mais les survivants, les soi-disants complices d'un enlèvement qui n'avait pas eu lieu, pour les éliminer.

- Certains, affolés, coururent vers la gare prendre le premier train.

- On les arrachait des wagons et des compartiments, on les jetait sur le quai.

- Dans la ville, il n'y en avait plus un seul.

- Plus un.

- L'enfant était revenu, entre-temps.

- Il avait fait une fugue.

- Cela arrive.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Occupons nous, faisons un bébé ...

1- On s’ennuie si on faisait un bébé … 2 - Ah non, c’est l’« apocalypse bébé »…

Stephen King
Virginie Despentes
Charlotte Link
Pascal Voisine

8 questions
10 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature française , humour , enfantsCréer un quiz sur cet auteur

.. ..