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Note moyenne 3.62 /5 (sur 56 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 21/07/1954
Biographie :

Cécile Wajsbrot est née à Paris en 1954. Elle travaille d'abord comme professeur agrégé de Lettres modernes avant de quitter l'Éducation nationale et de se lancer dans le journalisme free-lance et dans la traduction, métiers qui lui permettent d'écrire. Elle collabore aux revues Autrement, Les Nouvelles Littéraires et Le Magazine littéraire. Elle dirige un an la rubrique «Livres» des Nouvelles Littéraires et rend compte au Magazine littéraire des littératures de l’Est.

Cette petite-fille de déporté polonais peaufine ses textes entre Paris, qu'elle a quitté, et Berlin, qu'elle a choisi, réconciliée avec l'Allemagne, pays d'avenir, dit-elle.

Ses romans établissent une relation entre un passé difficile et des histoires individuelles fortes. Le silence et la souffrance de ses personnages résonnent en chaque lecteur.
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Bibliographie de Cécile Wajsbrot   (37)Voir plus

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Samedi 19 septembre 2020 / 9 h 45 Par Cécile Wajsbrot. Lectures d'Anne Mulpas. Romancière et essayiste, également traductrice de l'anglais (Viriginia Woolf) et de l'allemand (Peter Kurzeck, Wolfgang Büscher). Elle vit actuellement entre Paris et Berlin, où elle a reçu en 2016 le prestigieux prix de l'Académie. Destruction, le Bruit du Temps, 2019. Totale Eclipse, Christian Bourgois, 2014 . Conversation avec le maître, Christian Bourgois, 2014. Mémorial, Zulma, 2005. Lîle aux musées, Denoël, 2008…

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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
isanne   07 août 2022
Le Tour du lac de Cécile Wajsbrot
C'est cela, le narrateur autobiographique était un observateur installé dans sa barque scrutant la surface des eaux, souvent tranquille comme celle du lac, tandis que le narrateur fictionnel était un plongeur qui s'engouffrait dans les courants sous-marins et attrapait parfois un de ces poissons multicolores dont on croit qu'ils n'existent que dans les rêves. Et cette phrase de Virginia Woolf dans une lettre à Hugh Walpole qui m'avait tant troublée quand je l'avais lue la première fois, " je pense parfois que seule l'autobiographie relève de la littérature ; les romans sont les pelures que nous ôtons pour arriver enfin au cœur de ce qui est vous ou moi, rien d'autre", qui m'avait tant troublée parce que Virginia Woolf n'avait presque écrit que des romans, à quelques exceptions près dont ce texte magnifique , "A Sketch of the Past", une esquisse du passé, l'un des derniers, composé pendant la guerre, où elle se penchait sur son enfance tout en parlant du temps présent et où ce va-et-vient entre le présent et le passé donnait à son "je" une épaisseur, une consistance manquant souvent aux "je" autobiographiques parce qu'ils n'étaient que dans une dimension, celle du récit de l'événement, et que l'absence de distance, temporelle et narrative, liui conférait une fragilité, une précarité qui se sentait à la lecture et donnait l'impression, à mesure des pages, d'une désintégration.
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Eve-Yeshe   16 septembre 2014
Totale éclipse de Cécile Wajsbrot
Les chansons qu’on aime touchent plus encore lorsqu’elles prennent au dépourvu. Quand on ne choisit pas de les entendre, que le hasard décide à votre place. Lorsqu’une voix s’élève du fond du temps. P 10
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isanne   10 août 2022
Le Tour du lac de Cécile Wajsbrot
En repartant, j'ai vu une plaque, près d'un arbre, avec une inscription. Des gens avaient été fusillés là, sous l'Occupation, des résistants ou des otages, je ne sais plus. Et j'ai pensé voilà, une telle paix et un lieu de torture, au même endroit... Combien de fois passons-nous quelque part avec bonheur alors que, quelques jours ou quelques heures auparavant, quelqu'un y a souffert, qu'il s'est passé quelque chose...

Après avoir vu cet arbre dressé comme une conscience impitoyable, j'avais le sentiment que la paix était illusoire, que c'était l'arbre qui avait raison et que nous étions toujours menacés, d'une façon ou d'une autre, par le passé ou l'avenir.
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isanne   08 août 2022
Le Tour du lac de Cécile Wajsbrot
Je me tais comme vous, aurais-je pu leur dire si je l'avais osé, je me tais comme la France s'est tue quand, par dizaines de milliers, ses habitants ont été emmenés, par sa propre police, et sous ses propres lois, je me tais comme la France s'est tue, des années, des dizaines d'années après, ne faisant ses procès qu'à des hommes devenus des vieillards inspirant la pitié, instruisant des dossiers vieux de cinquante ou soixante ans, je me tais comme la France se tait, vous ignore comme la France m'ignorait et m'ignore toujours - moi, mais aussi tous les délaissés, isolés, rejetés, ceux qu'on appelle les sans-papiers, les clandestins, qui vivent en infraction, moi aussi j'ai vécu en infraction, mes papiers sont trompeurs, certes, je suis de nationalité française mais je me sens aussi peu française qu'eux, aussi peu sûre de votre pays, aussi fragile et pourchassée.
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isanne   06 août 2022
Le Tour du lac de Cécile Wajsbrot
Devant elles, c'était comme si je n'avais jamais appris à parler et d'ailleurs, je n'avais pas appris à parler car je ne parlais pas leur langue, ce mélange de légèreté et de certitudes, moi, je n'avais appris que la gravité, l'incertitude des immigrés, ceux qui n'ont pas de patrie car celle que leurs parents ont quittée n'existe plus tandis que celle où eux sont nés reste une terre étrangère où nulle racine ne prend.
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Eve-Yeshe   19 septembre 2014
Totale éclipse de Cécile Wajsbrot
Les chansons sont faites pour les absents, les chansons sont des lettres qui restent sans réponse. Le poète hongrois. Toi. Ceux que nous avons côtoyés ou aimés, tous ces gens qui emplissaient nos vies continuent leur chemin loin de nous, peut-être dans une rue voisine, mais nous ne les voyons plus et nous les imaginons tels qu’ils étaient à l’époque sans penser que leur vie a changé ou qu’elle s’est simplement poursuivie, comme la nôtre. P 13

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Alice_   08 décembre 2013
Fugue de Cécile Wajsbrot
Disparaître - ce mot m'a toujours plu. En lisant le journal - déjà - je m'attachais aux histoires où les gens ne laissent pas de traces et je me demandais : comment font-ils, comment tiennent-ils, car il ne suffit pas de disparaître, il faut continuer d’avoir disparu.
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Alice_   12 avril 2015
Conversations avec le maître de Cécile Wajsbrot
Chacun est face à lui-même, seul, disait-il, et composer est une façon de briser la solitude, briser l'encerclement car notre solitude est cernée par ceux qui veulent à la fois s'emparer de nous et nous abandonner. C'est ce que je voulais traduire, la dialectique de l'encerclement et de l'abandon au sein de laquelle il n'y a pas de dialogue possible.
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Alice_   26 août 2014
Le visiteur. suivi de Le passage. et Les étoiles de mer de Cécile Wajsbrot
Je travaillais sur des chantiers, j'aimais construire, et puis, sur les chantiers, on ne parle pas, sauf pour dire des choses utiles.
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YANCOU   17 mai 2016
Totale éclipse de Cécile Wajsbrot
"À quoi sert une chanson si on ne peut l'écouter dix, quinze fois de suite, si elle n'exprime pas ce qu'on ressent au moment où on l'entend, si elle n'exprime pas mieux qu'on ne le pourrait des choses enfouies ou à fleur de peau, une partie de notre vie ? De retour chez moi j'avais mis un refrain qui me taraudait, une sorte de confidence presque murmurée, once upon a time I was falling in love, now I am just falling apart - autrefois je tombais amoureuse, maintenant je tombe en morceaux. Je n'y peux rien. Totale éclipse du cœur. Rien faire d'autre qu'entendre cette chanson pour la centième fois, trop fort, me laisser submerger par l'orchestration, la voix rauque, et attendre. Attendre qu'il revienne, espérer. Ai-je jamais attendu ainsi ? Quelqu'un que je ne connais pas ? Je croyais avoir renoncé, m'être consacrée à l'art, faire de mon mieux, rendre mon travail unique, en tout cas repérable, voir des expositions, être en contact avec d'autres photographes en pensant toujours à l'art, au métier, atteindre un jour, peut-être, la célébrité, au moins une renommée. Je croyais avoir décidé de donner la priorité aux images et non à ma vie, je faisait des conférences sur l'histoire de la photo, je montrais les premiers reportages, le témoignage lointain de la guerre de Crimée, 1855, la tour de Malakoff prise par Langlois, un fort en ruine et une petite maison de bois qui semble dominer un paysage désertique, une plaine dévastée. Un télégraphe rudimentaire et des ciels retouchés, un ensemble présenté dans un panorama sur les Champs-Élysées - un panorama ? C'est une rotonde où sont exposées des photographies ou des dessins qui permettent de voir un paysage sur 360 degrés. Ou bien Roger Fenton, le photographe anglais apportant son lourd matériel en Crimée, toujours, et cette prise de vues intitulée Valley of the Shadow of Death, vallée de l'ombre de la mort, dont il existe deux versions, l'une où la route est encombrée de boulets de canon, l'autre où la route est vide et les boulets sur le bas-côté. Ont-ils été placés sur la route dans un deuxième temps, pour figurer la présence de la guerre - ainsi que le suggère Susan Sonntag dans une célèbre analyse - ou la photographie vide a-t-elle été prise avant l'autre, les boulets n'étant pas encore tombés ? L'ordre des photos , outre son importance historique, aiderait à déterminer si la photographie des boulets sur la route est une mise en scène - et du point de vue contemporain, une falsification - ou si le reportage montre une réalité. Il m'arrivait de poser ces questions devant un auditoire, et quand je les posais, de m'y intéresser, il m'arrivait de décrypter la fameuse photographie de la prise du Reichstag et du drapeau soviétique flottant sur Berlin, d'Evgueni Khadei, dont on sait aujourd'hui qu'elle ne fut pas spontanée, que le soldat s'y reprit à plusieurs fois pour monter et brandir le drapeau symbole de victoire. Je parlais de guerres que je n'avais pas connues, d'un matériel que je n'utilisais pas, au nom de l'Histoire et de la nécessaire connaissance du passé, mais devant cette ombre d'homme, rien ne tenait plus. Total Eclipse of the Heart, au milieu du refrain - Once upon a time I was falling in love - la pluie avait cessé. And now I am falling apart. Je retourne au café chaque matin en espérant qu'il reviendra. J'y suis à l'ouverture et je n'ose pas partir."
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