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ISBN : 229014178X
Éditeur : Editions 84 (05/04/2017)

Note moyenne : 2.43/5 (sur 112 notes)
Résumé :
"Impossible d'écrire quand on n'est pas soi-même" affirme Christine Angot qui a depuis longtemps choisi d'écrire sur elle-même. Mais, l'auteur de Sujet Angot pousse ici l'entreprise jusqu'à ses limites : "être juste sur ma limite, m'appuyer dessus comme à la rampe qui monte chez l'avocat". Si le livre a provoqué un certain scandale, c'est moins à cause de l'évocation d'une relation incestueuse avec son père... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Laurence64
23 septembre 2012
A l'heure de la sortie de l'Angot II, je me souviens avoir lu l'Angot I. Déniché chez un bouquiniste et revendu au même. Aussitôt.
Le thème ne me gênait pas. Au contraire. Sensibilisée sur le sujet, j'espérais un livre choc qui vomirait colère, révolte, souffrance, ou je ne sais. J'espérais un Calaferte au féminin.
Je me suis trouvée face à un monologue hystérique, pas construit. Je me suis accrochée, page après page, attendant le moment. Il n'est jamais venu. J'ai refermé le livre, l'ai regardé d'un air interrogateur. Ce n'était pas un roman ni un récit. Ce n'était pas même un journal. Ce n'était pas construit, ça ne révélait rien du secret de l'inceste, et le rien était néant.
Je suis demeurée perplexe. Et le suis restée. le microcosme intellectuel parisien se pâme-t-il dès qu'on cause graveleux dans ses salons?
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1967fleurs
27 juillet 2016
Vous me direz ce n'est pas une lecture de vacances que ce livre....j'en conviens, mais c'était surtout que sur ma PAL, il aiguisait ma curiosité professionnelle.
Je n'ignorais pas qui était Christine Angot, j'aimais bien sa photo sur le livre son côté masculin, nooon, n'imaginez rien de plus....
Alors me voilà enthousiaste malgré tout ce que l'on ait pu dire sur elle, je ne bravais aucun interdit en la lisant....
Et bien si....l'auteur nous emmène dans les siens, ses étreintes homosexuelles, dans un niveau de détails qui ne sont pas utiles pour le lecteur. Cela part dans tous les sens, c'est le cas de le dire....dans tout ce qu'elle tente de nous raconter.
Son écriture est tourmentée, harcelante, indécente, décousue...comme son histoire....alors j'ai refermé le livre, mais je vous en dis quelques mots tout de même !
L'auteur fait donc un coming out en allant....droit au but.....nous révèle aussi les abus dont elle a été victime de la part de son père. Tout cela doit avoir une relation de cause à effet, j'en conviens. - Cela ne se discute pas -.
Elle est à la recherche de sa véritable identité sexuelle.
Je vais déposer ce livre dans ma PA Débarrasser....j'irai le redonner généreusement là où je l'avais acheté...
....Cette histoire semble être surtout l'expression tourmentée d'une profonde souffrance dont les mots ne sont pas encore parvenus à ordonner, à apaiser Christine Angot.


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litolff
28 octobre 2011
On a parlé de génie, on a parlé de prouesse littéraire, on a parlé de littérature de caniveau ... le but de Christine Angot, était, probablement et entre autres, de faire parler d'elle, c'est réussi !
En ce qui me concerne, je n'ai pas pu aller au delà de quelques dizaines de pages : je n'aime pas le style, l'histoire ne m'intéresse pas, et globalement, je n'ai rien compris au texte ...
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Marti94
23 février 2016
C'est mon premier Angot et je suis très contente d'avoir attendu assez longtemps pour apprécier pleinement. Alors que j'avais un a priori plutôt négatif sur « L'inceste », j'ai été secouée.
Ce livre est vraiment passionnant.
Je sais qu'à la rentrée littéraire de l'automne 1999, ce livre devient rapidement l'un des titres phares malgré le scandale auquel a donné lieu sa publication. En effet, on l'accuse d'exhibitionnisme, de recherche de scandale en rendant publique l'inceste, d'un jeu pervers auquel l'auteure, Christine Angot, se prêterait. L'inceste est vu soit comme un coup monté, un scoop, du marketing, soit comme un témoignage, auquel cas on lui reproche d'avoir étalé son intimité sur la place publique.
Et bien moi, j'y ai vu une histoire dont la puissance littéraire est rare. Je pensai que dans ce livre Christine Angot racontait les abus de son père et que j'allais avoir du mal à lire l'horreur.
J'y ai lu l'histoire d'une femme qui a vécu une expérience homosexuelle et qui se raconte. Mais ce n'est pas banal. Il y a la folie et l'explication de la folie liée à l'histoire incestueuse qu'elle aurait vécue avec son père de quatorze à seize ans.
Au début du livre, Angot se déclare homosexuelle. Tout au long du texte, elle fait allusion à cette prétendue homosexualité, en parlant de son rapport lesbien avec une femme médecin Marie-Christine, plus âgée qu'elle, déclarant même que l'homosexualité l'a toujours fascinée. Les rapports physiques sont décrits sans détours mais ce n'est pas si choquant que ça. A côté de Catherine millet ça reste assez sobre.
Je pense que ce qui gêne c'est la parole à la première personne qui tend à confondre vie et littérature.
La conviction d'une coïncidence entre l'auteure et son personnage ou l'usage du monologue semblent être des dispositifs permettant d'avouer, d'extérioriser des scènes traumatiques vécues par l'auteure, et de faire ainsi participer le lecteur au travail thérapeutique.
Ce livre donne une impression de véridicité et peut être perçu comme un témoignage.
Je ne sais pas si c'est cela mais dans l'exhibition de ses traumatismes, l'écriture de Christine Angot ressemble à un refuge. J'ai été très touchée.
Lu en février 2016
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Odile17
13 septembre 2017
Pourquoi relire du Christine Angot quand on en a déjà lu deux livres qu'on a eu peine à considérer comme de la littérature ? Peut-être pour le même genre de raison que j'ai lu Frédéric Beigbeder et Justine Lévy (la curiosité voyeuriste, l'attrait pour le malsain ?), à la différence près que j'apprécie le style littéraire de Beigbeder et l'originalité de Lévy.
Avec Christine Angot, j'avais déjà eu l'occasion de détester son style, embrouillé, ses associations d'idées balancées comme si elle était en séance de psychanalyse... Voilà, c'est ça, j'ai eu l'impression de lire le contenu de séances chez le psy et parfois un journal intime (qui n'intéresse souvent que celui qui l'écrit).
L'auteur craint que le lecteur prenne son livre comme une "merde de témoignage" (p173 du livre de poche) mais pour ma part, non, un témoignage est plus construit que cela. Dans le cas présent, je considère qu'il s'agit davantage de bribes, de morceaux jetés en pâture et comprenne qui pourra. Ou alors, si, il s'agit d'un témoignage... ce livre témoigne des effets terrifiants que peuvent avoir l'inceste, de la "folie", de la destruction et de la destructuration que cause une telle horreur...
Voilà, ce livre comme d'autres que j'ai lus de l'auteur est une preuve des marques (psychiques, sociales, relationnelles...) indélébiles que peuvent causer un tel traumatisme.
Jusque-là, je me demandais pourquoi publier de tels écrits. Quel intérêt ? Je pense que Christine Angot a besoin d'écrire pour exorciser ce qu'elle a vécu, pour réussir à survivre... et écrire ne suffisant pas à vivre (financièrement), il fallait qu'elle soit publiée. Je considère que son éditeur l'a sauvée, en acceptant de la publier, il légitime son écriture qui n'est plus seulement sa thérapie mais aussi son métier.
Du coup, Christine Angot nous fait payer, à nous lecteurs, sa thérapie. Et les droits d'auteur qu'elle touche m'apparaissent comme des dommages et intérêts pour ce qu'elle a subi (l'inceste). Peut-être aussi l'auteur a-t-elle besoin que ses écrits soient publiés pour que le plus grand nombre sache ce qu'elle a vécu, pour révéler à tous le terrible secret qu'elle a dû taire : maintenant, tout le monde sait et la publication des écrits garantit que ce secret ne soit jamais oublié, jamais plus caché.
Je vois donc très bien combien l'écriture peut aider Christine Angot. En revanche, pour le lecteur, je continue de m'interroger, personnellement, sur ce que cela m'apporte. Peut-être encore un livre à lire ?
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
WictorianeWictoriane19 juin 2010
Je ne sais plus ce qu'il faut faire, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Je vais raconter cette anecdote, je ne suis pas Nietzsche, je ne suis pas Nijinski, je ne suis pas Artaud, je ne suis pas Genet, je suis Christine Angot, j'ai les moyens que j'ai, je fais avec. Il y aura une anecdote, tant pis, la description d'un déclic, ce sera Noël, ce sera descriptif. Ma folie sera décrite à travers un déclic. J'en étais à peine consciente, jusqu'à la page précédente. C'était pire.
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rolandm1rolandm116 mai 2012
Ce livre va être pris comme une merde de témoignage. Le Codec, Le Touquet, la sodomisation, la voiture, le sucer orteils et pieds nus dans la voiture, lui manger des clémentines sur la queue, tendue, le voir aux toilettes, l'entendre pousser sa crotte, les pharaons d'Egypte, Champollion, le jour où on n'est pas allés à Carcassonne. Je vais essayer dans cet ordre.
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MAGALYMAGALY26 août 2014
L’inceste est vraiment le livre où je me présente comme une grosse merde, tout écrivain doit le faire une fois, après on verra. Ou peut-être le faire plusieurs fois, ou peut être ne faire que ça. Ecrire c’est peut-être ne faire que ça, montrer la grosse merde en soi. Bien sûr que non. Vous êtes prêts à croire n’importe quoi. Ecrire ce n’est pas une seule chose. Ecrire c’est tout. Dans la limite. Toujours. De la vie, de soi, du stylo, de la taille et du poids.
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Marti94Marti9423 février 2016
Je m’appelle Angot depuis mes quatorze ans, où il m’a reconnue, loi sur la filiation de 72, avant je m’appelais Christine Schwartz, mais ça vous le savez, je l’ai écrit dans presque tous mes livres ; ou alors c’est que vous n’avez pas fait attention.
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1967fleurs1967fleurs27 juillet 2016
J'ai été homosexuelle dès que je la voyais. Les choses redevenaient moi même après.
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Videos de Christine Angot (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Angot
Christine Angot sur le plateau de Thierry Ardisson. Archive INA.
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