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ISBN : 2253151165
Éditeur : Le Livre de Poche (03/10/2001)

Note moyenne : 2.37/5 (sur 140 notes)
Résumé :
«Christine Angot va gagner. Parce qu'elle ne risque pas de plaire. Elle va trop vite, trop fort, trop loin, elle bouscule les formes, les cadres, les codes, elle en demande trop au lecteur. Elle vient d'avoir quarante ans, elle écrit depuis quinze ans et, en huit livres (depuis 1990, car elle a mis quatre ans à faire publier son premier roman), elle a enjambé la niaiserie fin de siècle. Elle n'est pas humaniste, elle a fait exploser le réalisme, la pseudo-littératur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Laurence64
  23 septembre 2012
A l'heure de la sortie de l'Angot II, je me souviens avoir lu l'Angot I. Déniché chez un bouquiniste et revendu au même. Aussitôt.
Le thème ne me gênait pas. Au contraire. Sensibilisée sur le sujet, j'espérais un livre choc qui vomirait colère, révolte, souffrance, ou je ne sais. J'espérais un Calaferte au féminin.
Je me suis trouvée face à un monologue hystérique, pas construit. Je me suis accrochée, page après page, attendant le moment. Il n'est jamais venu. J'ai refermé le livre, l'ai regardé d'un air interrogateur. Ce n'était pas un roman ni un récit. Ce n'était pas même un journal. Ce n'était pas construit, ça ne révélait rien du secret de l'inceste, et le rien était néant.
Je suis demeurée perplexe. Et le suis restée. le microcosme intellectuel parisien se pâme-t-il dès qu'on cause graveleux dans ses salons?
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1967fleurs
  27 juillet 2016
Vous me direz ce n'est pas une lecture de vacances que ce livre....j'en conviens, mais c'était surtout que sur ma PAL, il aiguisait ma curiosité professionnelle.
Je n'ignorais pas qui était Christine Angot, j'aimais bien sa photo sur le livre son côté masculin, nooon, n'imaginez rien de plus....
Alors me voilà enthousiaste malgré tout ce que l'on ait pu dire sur elle, je ne bravais aucun interdit en la lisant....
Et bien si....l'auteur nous emmène dans les siens, ses étreintes homosexuelles, dans un niveau de détails qui ne sont pas utiles pour le lecteur. Cela part dans tous les sens, c'est le cas de le dire....dans tout ce qu'elle tente de nous raconter.
Son écriture est tourmentée, harcelante, indécente, décousue...comme son histoire....alors j'ai refermé le livre, mais je vous en dis quelques mots tout de même !
L'auteur fait donc un coming out en allant....droit au but.....nous révèle aussi les abus dont elle a été victime de la part de son père. Tout cela doit avoir une relation de cause à effet, j'en conviens. - Cela ne se discute pas -.
Elle est à la recherche de sa véritable identité sexuelle.
Je vais déposer ce livre dans ma PA Débarrasser....j'irai le redonner généreusement là où je l'avais acheté...
....Cette histoire semble être surtout l'expression tourmentée d'une profonde souffrance dont les mots ne sont pas encore parvenus à ordonner, à apaiser Christine Angot.


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litolff
  28 octobre 2011
On a parlé de génie, on a parlé de prouesse littéraire, on a parlé de littérature de caniveau ... le but de Christine Angot, était, probablement et entre autres, de faire parler d'elle, c'est réussi !
En ce qui me concerne, je n'ai pas pu aller au delà de quelques dizaines de pages : je n'aime pas le style, l'histoire ne m'intéresse pas, et globalement, je n'ai rien compris au texte ...
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Annette55
  10 octobre 2017
Je n'ai pas du tout aimé ce livre à l'époque où je l'ai lu, je viens de vérifier, il reste toujours inachevé dans ma bibliothéque ....
Mais ce n'est que mon avis , bien sûr .
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Gustave
  29 juin 2014
Certains extraits de roman, ou encore leur titre ou les premières pages, si ce n'est la citation en exergue peuvent être de puissants stimulants à une imagination qui ne demande qu'à être assouvie par leur lecture...Ce fut le cas pour ma part en ce qui concerne Tendre est la nuit, de Fitzgerald, dont les vers de John Keats ouvrent magnifiquement vers la grandiose détresse lyrique d'un des plus beaux récits de la littérature moderne. "Avec toi, maintenant! Combien tendre est la nuit..."

A l'inverse, ces mêmes extraits peuvent fonctionner comme des répulsifs absolus. Ayant déjà subi ce que l'édition peut proposer de pire avec une semaine de vacances, j'ai su dès la lecture de cet extrait que jamais je n'irai plus loin:

"Je ne sais plus ce qu'il faut faire, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Je vais raconter cette anecdote, je ne suis pas Nietzsche, je ne suis pas Nijinski, je ne suis pas Artaud, je ne suis pas Genet, je suis Christine Angot, j'ai les moyens que j'ai, je fais avec. Il y aura une anecdote, tant pis, la description d'un déclic, ce sera Noël, ce sera descriptif. Ma folie sera décrite à travers un déclic. J'en étais à peine consciente, jusqu'à la page précédente. C'était pire."

Dont acte. Merci Mme Angot de nous montrer l'ampleur démesurée de votre prétention: vous croyez franchement que nous avons cru à votre fausse modestie? Mais qui êtes vous donc pour vous mesurer à Nietzsche ou Genet?...Vous parlez de votre folie...C'est votre part de lucidité, celle qui vous fait admettre que vos prétentions dépassent de loin votre talent, qui est inexistant. Elle est insuffisante pour vous retenir de glisser vers le pire...

La complaisance dans l'abject, qu'aucune forme d'élévation dans l'expression ne vient contrebalancer (ce que fait très bien un Houellebecq) est bien souvent la marque des médiocres, qui n'ont pas d'autre moyen à leur disposition pour émouvoir. Or en fait d'émotion, ils ne suscitent rien d'autre que de la répulsion.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
WictorianeWictoriane   19 juin 2010
Je ne sais plus ce qu'il faut faire, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Je vais raconter cette anecdote, je ne suis pas Nietzsche, je ne suis pas Nijinski, je ne suis pas Artaud, je ne suis pas Genet, je suis Christine Angot, j'ai les moyens que j'ai, je fais avec. Il y aura une anecdote, tant pis, la description d'un déclic, ce sera Noël, ce sera descriptif. Ma folie sera décrite à travers un déclic. J'en étais à peine consciente, jusqu'à la page précédente. C'était pire.
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luis1952luis1952   16 mai 2012
Ce livre va être pris comme une merde de témoignage. Le Codec, Le Touquet, la sodomisation, la voiture, le sucer orteils et pieds nus dans la voiture, lui manger des clémentines sur la queue, tendue, le voir aux toilettes, l'entendre pousser sa crotte, les pharaons d'Egypte, Champollion, le jour où on n'est pas allés à Carcassonne. Je vais essayer dans cet ordre.
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Marti94Marti94   23 février 2016
Je m’appelle Angot depuis mes quatorze ans, où il m’a reconnue, loi sur la filiation de 72, avant je m’appelais Christine Schwartz, mais ça vous le savez, je l’ai écrit dans presque tous mes livres ; ou alors c’est que vous n’avez pas fait attention.
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MAGALYMAGALY   26 août 2014
L’inceste est vraiment le livre où je me présente comme une grosse merde, tout écrivain doit le faire une fois, après on verra. Ou peut-être le faire plusieurs fois, ou peut être ne faire que ça. Ecrire c’est peut-être ne faire que ça, montrer la grosse merde en soi. Bien sûr que non. Vous êtes prêts à croire n’importe quoi. Ecrire ce n’est pas une seule chose. Ecrire c’est tout. Dans la limite. Toujours. De la vie, de soi, du stylo, de la taille et du poids.
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RanineRanine   19 janvier 2018
J'entourais de mes bras le cou de ma mère quand j'étais petite, elle me disait "c'est mon plus beau collier". Tu parles, un collier d'ordure.
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Videos de Christine Angot (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Angot
Christine Angot, pour son roman "Un tournant de la vie" (Editions Flammarion)
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