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ISBN : 208125364X
Éditeur : Flammarion (05/01/2011)

Note moyenne : 2.61/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Hélène, mère célibataire, rencontre Billy, musicien venant de Martinique. Après s’être installé et avoir fait quatre enfants, le couple va connaître l’hostilité croissante, la violence entre père et mère, les manipulations et les déchirements qu’éveillent les enfants. L’auteure dévoile le côté sombre de la puissance féminine et l’utilisation par certaines femmes d’un pouvoir maternel tentaculaire
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Jean-Daniel
  21 juillet 2017
Livre trouvé dans la poubelle d'un de mes fils, ce qui est choquant, même si on n'aime pas un livre on le donne ou on le met dans une boite à livres dans laquelle les promeneurs peuvent se servir.
Avec « Les Petits », Christine Angot nous fait découvrir un impitoyable conflit à l'intérieur d'un couple.
Le style laconique (phrases souvent de cinq ou six mots), vide, accablé par des mots toujours simplistes, le mélange des temps très confus (retour sur le passé) et des personnages sans intérêt rendent la lecture de cette juxtaposition de mots durant 170 pages très pénible. Angot multiplie les procédés de parataxe (procédé syntaxique consistant à juxtaposer des phrases sans expliciter par un mot subordonnant ou coordonnant le rapport de dépendance qui existe entre elles).
J'ai rarement constaté une telle inefficacité narrative. Le livre peut intéresser certains mais agace beaucoup car le texte dérange le lecteur ; il est difficile de ne pas lâcher cet amoncellement de phrases mal construites dès les premières pages, toutefois on a envie de donner un chance à l'auteur et de faire son propre jugement, si possible avec objectivité. Difficile de créer de l'émotion avec une histoire banale, sans intérêt, avec des personnages insignifiants et qui ne vivent rien de particulier, tout cela raconté à travers une piètre écriture et sans imagination dans un rythme lancinant, on se croirait dans le métro à subir les conversations des voisins.
Cette manière d'écrire ne crée aucune émotion chez le lecteur, on ne peut faire de la littérature avec rien ou juste des élucubrations narcissiques.
Il est difficile d'attribuer ce piètre livre à un manque de talent et de créativité, ou à la conséquence d'une révolte libératrice sans compromis, je pense un peu des deux.
Angot figure dans la liste des auteurs que je n'ai pas envie de relire et ferait passer Musso pour le digne successeur de Balzac et croire que Marc Levy mérite le prix Goncourt.
Ne souhaitant pas infliger la lecture de ce livre à mon entourage, je l'ai remis à sa juste place… dans une poubelle.
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AgatheDumaurier
  19 février 2016
Difficile d'écrire sur un texte qui est allé si loin en justice.
On pourrait faire comme si c'était de la pure fiction, mais ce n'est pas le cas. Et que ce soit à ce point le réel fait partie de l'oeuvre. C'en est même la raison d'être.
L'éditeur a beau marquer "roman" sur la page de garde, cela fait longtemps que Christine Angot pratique autre chose. Quelque chose de plus proche de la poésie, au sens grec, au sens rimbaldien, de l'acte, et de l'impact sur le monde. A ce titre, le procès perdu, qui montre à quel point le texte touche au réel, fait partie intégrante de l'ensemble de l'oeuvre.
L'auteure a touché quelque chose. En avait-elle le droit ? D'après les juges, non, cependant le texte continue d'exister. Alors.
Qui dit la vérité et qui ment ? Impossible à dire. Comme c'est le réel, on ne sera pas orienté par l'implicite du texte, de la fiction, du faux créé pour nous enseigner, car il n'y a rien derrière les mots que les faits bruts, et leur interprétation par des pensées brutes.
Donc à quoi ça sert ? D'abord, ça sert à être. C'est un art poétique. Voilà un truc nouveau qu'on peut faire avec des mots, et qui n'est ni roman, ni autobiographie, ni autofiction, ni poésie. C'est "ça", pour l'instant sans nom.
Ensuite, ça dresse le portrait d'un couple, du point de vue de la nouvelle compagne de l'homme, mais qui arrive bien après le début de la bataille, et qui donc doit le croire sur parole, quoiqu'elle ait droit aussi à quelques aperçus.
Le couple initial est fascinant, beaucoup moins caricatural qu'on l'a dit. Elle, elle ne veut pas qu'on parle d'elle, donc on ne dira rien, mais lui, quand même, on le voit bien, quatre enfants alors que ça va de mal en pis, dans 60 m2, jamais là, une copine chez qui il dort une nuit sur deux, des réactions épidermiques (voir la scène de l'aéroport)...Alors que ça dégénère et finisse en règlements de compte sordides, ce n'est pas étonnant.
Et l'écriture est magnifique et addictive.
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Kadoc
  07 octobre 2011
Celle qui nous fut présentée comme "la papesse de l'autofiction" et qui, dés lors que tout un chacun a compris que "l'autofiction" était un concept marketing obsolète, a essayé de se défaire de cette étiquette nous revient.
Enfin, personnellement, elle ne me revient pas trop Christine ANGOT.
Le personnage qu'elle s'est créé et qu'elle traine de plateau TV en interview et d'interview en article de presse m'indiffère totalement.
Ce n'est pas la première fois qu'on agite un(e) rebel(le) en peau de lapin pour appâter le chaland.
Ce qui m'intéressait avec ce livre c'était de savoir si Christine ANGOT après avoir "évacué le pue" dans L'INCESTE, avait évoluée dans son écriture. Ce qui ne lui ferait pas de mal.
La réponse est non.
Christine ANGOT tourne encore autour de son nombril. Parle d'elle même, de ces histoires de coeur, de cul. de celles des autres. Son regard ne se pose que sur les faiblesses de ceux qui l'entourent pour mieux se complaire dans une attitude et une écriture froide et molle. Un style en creux. Comme un sculpture du vide. Une forme "d'air littérature".
Christine ANGOT tourne encore autour de son nombril.
De plus en plus vite. Comme attirée par sa propre vacuité.
Comme fascinée par ce qui sort d'elle.
Christine ANGOT tourne encore autour de son nombril.
Autour ce trou dans lequel elle tombera définitivement, sans rémission.
Auto dévorée par des angoisses fictionnelles ou pas.
Auto détruite par un personnage dont elle n'est pas à la hauteur.
Christine ANGOT tourne encore autour de son nombril.
Son seul espoir d'évolution, en qualité d'écrivain, est de voyager vers l'autre hémisphère.
Christine ANGOT tournera encore autour de son nombril.
Mais dans l'autre sens.


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helhiv
  17 janvier 2017
L'histoire de la séparation d'une homme et d'une femme avec de jeunes enfants au milieu. J'ai d'abord cru que Christine Angot avait choisi de relater ce cas malheureusement classique et dramatique en confrontant littérairement les deux points de vue pour éclairer une situation où, bien sûr, chacun à sa propre vérité. le style est sec, presque technique, aucune émotion, pour ne pas prendre parti me suis-je dit ; un mélange de langage parlé et de descriptions très factuelles, froides. Pourquoi pas ? Mais la balance a de plus en plus tendance à pencher en faveur du père ce qui donne à penser que l'exercice n'a plus beaucoup d'intérêt. Et soudain, on s'aperçoit que la narratrice est la nouvelle compagne du père des enfants ! le récit devient alors complètement subjectif, le père, une victime, la mère, une infâme manipulatrice, et s'ajoute à cette histoire les états d'âme de la narratrice. Qui plus est, cette dernière tente maladroitement d'ajouter la thématique du racisme (le père est Martiniquais) à cette démonstration fallacieuse de l'amour d'un père face à la haine de la mère de ses enfants. Ce court roman perd alors tout l'intérêt qu'il avait déjà du mal à conserver avec son étrange style de narration.
Coup de grâce final : Christine Angot n'a fait que raconter l'histoire de son propre compagnon d'alors, le musicien Doc Gyneco, d'après sa vision à lui. Tout simplement écoeurant ! Comment une écrivaine peut manquer à ce point de recul ?
Le dernier paragraphe du livre est un monument de cynisme nauséabond.
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Dirlandaise
  22 mai 2012
Christine Angot raconte dans ce livre sa liaison avec le rappeur Bruno Beausir surnommé Doc Gynéco. Elle fait sa rencontre lors d'une soirée. Les gens se moquent de lui avec ses lunettes noires et son casque. Il l'invite à danser et sa chaleur la trouble. Une histoire d'amour s'installe tout doucement entre eux malgré le fait qu'ils soient issus de milieux très différents et irréconciliables. Bientôt, elle ne peut plus se passer de lui. Elle lui téléphone tous les jours et devient dépendante de cette relation. Mais Bruno a déjà une femme et trois enfants. Il fait donc la navette entre sa famille et son amante. de plus, il a quinze années de moins qu'elle. Ils se jurent mutuellement de toujours s'aimer mais, comme prévu, cet amour ne durera pas très longtemps. Déjà Christine rencontre le beau et séduisant Marc, un homme de cinquante ans qui remplace peu à peu Bruno dans le coeur de l'écrivaine. Se sentant abandonnée par Bruno, Christine noue une amitié avec Charly, un ami de Bruno, et devient sa maîtresse.
Je suis une inconditionnelle de Christine Angot donc il est difficile pour moi de rédiger une critique objective tellement j'aime son style, sa sincérité, sa façon de nous faire pénétrer dans son intimité, de nous livrer ses pensées profondes, ses doutes, ses angoisses et sa peur de la vie. Manifestement, elle est très amoureuse de Bruno, elle observe tous ses comportements, ses façons d'être, de raisonner, de vivre. Elle en parle avec une grande tendresse et j'ai décelé chez elle un amour profond et sincère. Mais leurs vies respectives sont tellement différentes, leurs amis n'ont rien en commun. Lorsque Bruno accompagne Christine à des soirées, souvent il s'emmerde dans ce milieu d'intellectuels assez prétentieux et collet monté. On l'aime ou on le déteste carrément. Parfois la situation tourne à son avantage et il devient le chouchou de la soirée mais rarement. Peu à peu, Bruno s'éloigne pour finalement sortir complètement de la vie de Christine qui se console dans les bras de Charly.
J'aime particulièrement ce genre de roman intimiste, rédigé avec sincérité et spontanéité. C'est un roman d'amour, un beau roman où les sentiments sont décrits avec une grande sobriété et une justesse remarquable. Pas une seconde je n'ai été lasse de lire malgré quelques redondances. Je suis heureuse quand je découvre un écrivain que j'aime et cette fois, c'est une écrivaine qui me fait passer des heures merveilleuses et très douces. Christine Angot évoque en filigrane sa relation incestueuse avec son père, ce qui l'a amenée à devoir entreprendre une psychanalyse vers l'âge de vingt-deux ans. Cette expérience traumatisante laissera une marque indélébile dans sa vie et la marquera profondément.
Une bonne note donc pour ce roman écrit avec le coeur et un souci d'honnêteté que j'apprécie au plus haut point.
« le soir, il restait dormir chez moi. Parfois il finissait la nuit dans une autre chambre, une petite chambre avec un matelas au sol, et le mur qui partait en lambeaux à cause de l'humidité, une pièce qu'on n'utilisait jamais. Quand je passais dans le couloir le matin, je poussais la porte. Au fond de la petite pièce je voyais ses mèches noires qui sortaient des draps, sa respiration calme. Il ne bougeait pas. On pouvait croire qu'il était mort. Je m'approchais, il avait les yeux entrouverts, il dormait à peine. Sa respiration était silencieuse. Je me mettais contre lui. Il ne bougeait toujours pas. J'étais là, je ne disais rien, je profitais de lui. du fait qu'il soit en vie, là. »
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Les critiques presse (1)
Lexpress   05 juillet 2012
Chronique lucide de la destruction d'un couple et bel hymne à l'amour filial […].
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (3) Ajouter une citation
AgatheDumaurierAgatheDumaurier   12 février 2016
C'était des yeux marron, avec des reflets jaunes, dorés. Lui, ç'a été sa couleur préférée pendant huit ans. C'était quelque chose qui illuminait. C'était une lumière.
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AgatheDumaurierAgatheDumaurier   12 février 2016
Ce regard.Ce regard doré. Irisé sous certaines lumières. C'a été ce regard pendant longtemps qui le portait.
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brigittelascombebrigittelascombe   14 juin 2011
Maurice pleure. Sa mère est malade, elle doit se faire opérer. Elle a une boule du sein qui est peut être cancéreuse. J'ai pensé que c'était de ma faute. Que c'était à cause du livre que je l'avais tuée.Comme après la sortie de "Linceste" quand mon père est mort.
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Vidéo de Christine Angot
Christine Angot sur le plateau de Thierry Ardisson. Archive INA.
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