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ISBN : 2070346331
Éditeur : Gallimard (03/04/2008)

Note moyenne : 2.32/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Elle rencontre un acteur. Depuis cinq ans, il la lit, il en parle, il veut la connaître et disparaît quand il la voit. Puis la rencontre se fait, elle écrit sur eux, l’amour est possible. Mais l’écriture va-t-elle l’absorber ? Commence une course-poursuite où nul ne lâche prise et où chacun, pris de vertige, ne sait plus où il en est entre sa passion pour l’art et sa passion pour la vie. L’histoire d’amour se déroule devant nous.
Elle démine une à une les peu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
moklos
  29 juin 2008
Commentaires de l'auteure :
"Je rencontre d'abord un homme certifié homme : il a un sexe plus gros que les autres, de l'argent, tous les signes de la virilité. Il en use, ce qui me permet de jouer un rôle féminin convenu, un rôle. Il se met en rivalité avec mon père, comme aucun homme ne l'avait fait avant lui, ce qui permet le rêve de la défloration que la narratrice fait en début de livre et qui lui fait accéder à la féminité. Mais cet homme est un pervers, quelqu'un dont la psychanalyse dirait qu'il est convaincu que la castration n'existe pas. Il se ressent tout-puissant. Il s'intéressera à des femmes pour se mesurer à elles, et organiser leurs souffrances pour en jouir. Dans le livre, tous les hommes avant lui m'apparaissent comme des mères, qui essaient d'«aider» mais ne peuvent faire de moi une femme. Puis je rencontre un homme dont je n'arrive pas à faire le tour : il n'a pas d'argent, pas de pouvoir, il a un problème d'alcool et c'est un acteur, donc quelqu'un qui interprète les textes des autres, ici le mien. Et en fait, c'est lui que je continue à reconnaître comme le seul homme et qui me permet de devenir une femme sans cesser d'être un écrivain. Donc c'est ça, le livre : une femme rencontre un homme."
"Les gens se complaisent à entendre parler de l'amour sous l'angle des généralités. Dans « Rendez-vous », une femme s'aperçoit qu'elle a, en la personne de l'acteur, «un» homme en face d'elle. D'où l'agressivité, féminine en particulier... Car bien des femmes se réjouissent d'avoir des hommes qui ne sont pas des hommes. Des hommes qui les comprennent au point d'être comme elles. du coup, il n'y a pas de femmes non plus! L'amour serait une petite entreprise où il s'agirait de gérer la relation avec l'autre ! Alors qu'il s'agit d'un volcan... Ai-je écrit un livre people ? « La Princesse de Clèves » est-il un roman historique? Non. Il devait y avoir pas mal de bruits de couloir à la cour du temps de Mme de la Fayette... Les textes sont ancrés là où ça se passe. Or, qu'attend-on de la littérature? Qu'elle nous dise comment ça se passe là où ça se passe, et ce qui se passe au juste. Sinon, que l'on ne s'étonne pas d'avoir des livres faux de bout en bout!
Voilà, c'est ça, l'agressivité féminine. Quand je relève la phrase « Ce n'est pas un rapport amoureux, mais je sais que tu ne me crois pas quand je dis ça » dans la bouche d'Éric, j'essaie de l'écouter. Soit j'ai très peur, et je dis « Je me suis trompée » et je retourne vers des « Je t'aime » qui ornent les histoires de séduction – autrement dit, je crois tout ce qu'on me dit –, ou alors j'entends cette phrase dans son contexte, avec sa respiration, son sens caché, la phrase d'avant, celle d'il y a trois mois... et je vois que ça signifie : « Ce n'est pas un rapport amoureux, mais je me permets de te le dire puisque je sais que tu n'y crois pas et que tu auras l'énergie de t'en charger, et que je peux donc continuer à animer le conflit. » Que ce soit plus difficile à vivre que les « Je t'aime, partons en week-end », c'est évident. Qui a envie d'entendre « Je t'aime, mais je ne veux pas en entendre parler »? L'amour fait peur si l'on accepte d'en tirer toutes les conséquences... Je prends le risque d'être agressée par quelqu'un qui n'a rien compris au livre. J'en prends aussi un autre qui est de dire : il y a des gens qui allèguent leur amour, tant mieux si ça vous va. Mais il peut arriver aussi que la personne qui aime coupe le téléphone."
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Christophe_
  23 mars 2017
Christine Angot l'affirme : l'écriture avant tout. Mais pas que ! L'écriture et la vie, mélangés.
Pourtant, plus on avance dans le roman, plus l'écriture semble disparaître. Derrière la vie, et l'urgence de ses émotions. Ou derrière une sorte de grand déballage brut, sans prise de distance, des états émotionnels de l'auteure face à cet acteur qui hésite à commencer une histoire d'amour avec elle.
La narratrice agace en exprimant le mépris pour certaines de ses relations finies ou finissantes. Elle agace par ses doutes, l'apparente vacuité parfois de sa recherche. Elle agace par une sorte de mépris de l'écriture dans sa façon "d'écrire comme je sens à cette seconde".
Et pourtant, il y a peut-être bien quelque chose. Peut-être une justesse, une honnêteté, un courage à se montrer nue, avec ses doutes et ses faiblesses. Un style aussi, à suivre sans construction artificielle, les chemins tortueux de ses émotions. Peut-être un témoignage de femme qui cherche sans réussir, un amour, un compagnon, une jouissance.
Alors, rendez-vous réussi avec Éric ?
Et avec la littérature ?
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crapette
  02 mai 2015
Je n'ai pas lu "Sujet Angot", mais cette auteure a-t-elle d'autres horizons? Dans ce roman le sexe est "à la peine" et je l'aurais sans doute aimé plus riant pour renouveler ce "Rendez-vous".
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restling
  01 août 2009
4ème de couverture : Elle rencontre un acteur. Depuis cinq ans, il veut la connaître et disparaît quand il la voit. Puis la rencontre se fait, elle écrit sur eux, l'amour est possible. Mais l'écriture va-t-elle l'absorber ? Commence une course-poursuite où nul ne lâche prise et où chacun, pris de vertige, ne sait plus où il en est entre sa passion pour l'art et sa passion pour la vie.
C'est assez délicat je trouve de donner son impression sur un livre de Christine ANGOT. Elle livre tout, elle écrit ce qu'elle vit et vit ce qu'elle écrit. C'est très intime, elle dit dans son livre qu'elle place « l'écriture au dessus de tout ». Pas la lecture ou la littérature, non l'écriture. le besoin viscéral de coucher ses actes et ses sentiments sur le papier pour leur donner corps.
Seulement dans ce livre, elle écrit en temps réel sur l'histoire de sa romance et tache d'accorder sa vie réelle avec ce qu'elle écrit. L'acteur qui l'adore, l'admire en tant qu'écrivain, elle voudrait qu'il la voie en tant que femme mais elle s'englue dans son rôle d'auteure.
De séances d'analyse en conversations entre amis, Christine ANGOT décortique les phrases de celui qu'elle aimerait être son amant, cherche à tout prix à donner un sens à ses paroles…
Au final, c'est une histoire qui aurait pu (du ?) se faire entre « deux personnes faites pour s'aimer […] mais ça ne s'était pas fait. ».
Lien : http://legrandnullepart.over..
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rolandm1
  18 octobre 2012
Christine Angot nous relate une partie de sa vie ; elle est divorcée de Claude, son mari et vit avec sa fille Léonore. Elle écrit, et tombe consécutivement sur différents hommes : G, un banquier, puis Pierre ensuite elle s'éprends d'un amour fou pour Eric, un acteur de théâtre.Cette quête pour Eric est le sujet principal du roman.
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
moklosmoklos   12 octobre 2007
Quand je plaisais à quelqu’un qui me plaisait, et que je me l’avouais, j’étais heureuse mais tellement impatiente que ça se fasse, je voulais en être sûre trop vite, je faisais tout rater. J’étais incapable d’attendre que les gestes viennent au bon moment, j’étais trop angoissée. Je préférais partir ou poser une question brutale avant que les choses arrivent naturellement, une question sur un ton tragique et énervé, en disant que je ne pouvais plus dormir et qu’il fallait qu’on arrête de se voir. Les choses légères prenaient alors les proportions du drame, il n’y avait plus de fluidité, de souplesse, de liberté, l’autre était coincé et moi aussi, la question était réglée. A contraire, quand je n’admirais pas, je trouvais érotique de craquer sous la pression au bout de plusieurs semaines ou de plusieurs mois. Ca ne me dérangeais pas, je n’étais pas stressée.
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moklosmoklos   10 octobre 2007
La sincérité n’existait pas. Il y a toujours un moment où on finissait par apercevoir le fond où ça s’écrasait, il ne restait rien entre les gens, aucune parole ne restait vraie, rien ne tenait. Personne ne disait jamais rien de vrai, les vérités étaient valables par secondes. Je pensais la même chose, moi qui avais cessé d’aimer tous ceux que j’avais aimés les uns après les autres, j’en avait fait le tour.
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moklosmoklos   12 octobre 2007
Le risque de l’amour pour un être humain, je ne l’avais jamais pris, comme ça je n’étais jamais emportée par la vague. Je me dégoûtais. Au sens propre j’avais la nausée, après un repas j’étais dégoûtée pendant des heures, j ‘avais une impression de faim et de satiété. Le soir, en me nettoyant le visage, je me regardais dans la glace, et je pleurais. Je ne pouvais pas vivre comme tout le monde. Et je ne pouvais plus donner le change.
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moklosmoklos   17 septembre 2007
Je me laissais de nouveau séduire sans choisir moi même, en sachant que ce n’était pas ma vie, par défi et pour me prouver que je comprenais le pouvoir érotique de n’importe qui. Je me disais : toi tu ne me plais pas, mais je peux quand même. Mais après je restais longtemps accrochée dans la toile, parce que les réseaux affectifs se mettaient en place. C’était automatique, que la personne me plaisait vraiment ou pas. Je partais généralement après avoir fait un livre où mon éloignement se ressentait et les efforts que j’avais faits, la personne se blessait et ne voulait plus me voir. J’avais fait tous mes choix amoureux peut-être en fonction d’un seul critère, que ça m’éloigne de ma mère… Je regrettais les efforts accumulés pour aimer des êtres qui n’en valait pas la peine. Ils m’apparaissaient dans leur banalité maintenant.
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crapettecrapette   02 mai 2015
Je
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Videos de Christine Angot (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Angot
Christine Angot sur le plateau de Thierry Ardisson. Archive INA.
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