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Note moyenne 3.61 /5 (sur 126 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New York , le 17/04/1928
Biographie :

Cynthia Ozick est une essayiste, critique littéraire, nouvelliste et romancière américaine.

Elle est issue d'une famille d'émigrants russes juifs, qui se sont réfugiés aux États-Unis pour fuir les pogroms. Elle est la nièce de l'écrivain Abraham Regelson (1896–1981).

Ces parents étaient établis comme pharmaciens dans le Bronx. Cynthia acquiert sa vocation de conteuse en écoutant les anecdotes et les confessions que les clientes venaient raconter à sa mère.

Elle a obtenu un Bachelor of Arts (diplôme universitaire en lettres et sciences humaines) à l'Université de New York en 1949, suivi d'un Master of Arts (maîtrise de lettres) à l'Université d'État de l'Ohio en 1950.

Son premier roman, "Trust" (1966), raconte l'histoire d'une femme qui rejette sa famille juive américaine fortunée et part à travers l'Europe à la recherche de son père, un traître.

Les séquelles psychologiques de la Shoah sont un autre thème central de son œuvre, en particulier dans "Lévitation" (Levitation : Five Fictions, 1982) et les romans "La Galaxie cannibale" (The Cannibal Galaxy, 1983) et "Le Châle" (The Shawl, 1989). Ozick s'appuie fréquemment sur le mysticisme juif traditionnel pour développer ses thèmes de prédilection.

Cynthia Ozick est en outre une essayiste reconnue et un grand nombre de ses essais ont été regroupés dans les recueils.

Cynthia Ozrick est l'écrivain ayant gagné le plus de premiers prix à l'O. Henry Award : 1975, 1981, 1984 et 1992.
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_Moon   20 janvier 2013
Le châle de Cynthia Ozick
Je te scandaliserais si je te parlais ne fût-ce que d'un seul des jeux horribles que je suis contrainte de jouer avec elle. Pour apaiser sa démence, pour la faire taire, je fais comme si tu étais morte. Si! c'est vrai! il n'est rien, pas une folie, que je ne dirais pour l'obliger à tenir sa langue. C'est une calomniatrice. Partout il y a des calomnies, et parfois - mes lèvres éclatantes, ma chérie! - les calomnies touchent jusqu'à toi. Ma pureté, ma reine des neiges!

J'ai honte de donner un exemple. Pornographie. Ce que Stella, cette pornographe, a fait de ton père. Elle vole toute la vérité, elle la dérobe, elle la subtilise. Le vol demeure impuni. Elle ment, et c'est le mensonge qui est récompensé. Le Nouveau Monde! C'est pourquoi j'ai démoli ma boutique! Parce qu'ici on fabrique des théories mensongères. Les gens de l'université en font autant : ils prennent les êtres humains pour des spécimens. En Pologne il y avait la justice ; ici ils ont des théories sociales. Leur système n'a presque rien hérité des Romains, c'est la raison. Faut-il s'étonner que les avocats ne soient que des charognards qui se nourrissent des excréments des voleurs et des menteurs ? Dieu merci tu as suivi le penchant de ton grand-père et étudié la philosophie et non le droit.
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aleatoire   25 avril 2021
La galaxie cannibale de Cynthia Ozick
Rien ne bougeait. Rien ne changeait. Le CP était toujours le CP, la quatrième était toujours la quatrième. Cette idée le glaçait : c'était le froid même du cosmos. Pareil, tout était éternellement pareil. La nature remplace, remplace à l'identique avec une monotonie glaciale.

Puis il les voyait qui continuaient à passer devant lui, ces enfants éternellement enfants, qui n'iraient jamais au-delà de l'éveil de la puberté ; ils passaient devant lui, pareils, toujours pareils : les mêmes enfants timides, les mêmes clowns et plaisantins, les mêmes yeux avec leurs peines cachées, les fillettes ravissantes, les enfants mornes et sans grâce, tout ce ramassis de chairs quelconques expulsées d'entre les cuisses du tout dernier contingent de mères. Une vague après l'autre et toujours la même vague. Ils étaient comme ces étoiles dont on ignore si elles sont vivantes ou mortes. Il n'est pas permis d'être témoin de leur fin ; seulement de leur précoce apparition, véhiculée par une antique lumière.
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aleatoire   28 mai 2021
La galaxie cannibale de Cynthia Ozick
A ces instants, il ne lui semblait plus être un maître d'école mais le détenteur d'un pouvoir quasi sacré. Il savait ce qu'il tenait entre ses mains : la miraculeuse ascension des vies, l'avenir en puissance dans le présent, toute l'excellence du genre humain. "Le monde repose sur le souffle des enfants dans les écoles" : ce fragment du Talmud faisait frissonner son âme comme le feuillage d'un arbre baigné de chaleur.
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Sachenka   20 janvier 2019
Corps étrangers de Cynthia Ozick
À l'inverse de toi, je n'ai aucun descendant, et par conséquent personne sur qui me lamenter.
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aleatoire   25 avril 2021
La galaxie cannibale de Cynthia Ozick
Elle supportait mal qu'on fût à la traîne ; et lui s'était arrêté trop tôt. L'ambition de cette femme prenait une forme qu'il n'avait jamais rencontrée, à moins qu'il ne l'eût oubliée. Cette ambition était identique au désir, et son désir ne ressemblait pas à celui qu'il nourrissait ; il avait depuis longtemps relégué le rêve. Son ambition, son désir à elle, c'était de couler des moules, de donner vie à la forme. Il reconnut - à présent qu'il savait chercher - qu'elle travaillait à construire un cadre pour chaque idée. Ses idées étaient curieusement obliques, comme dans une parodie. Elle exposait - elle mimait - tous les schémas rationnels, mais avec le tour de vis presque imperceptible de son sourire maléfique. Etrange qu'elle eût une enfant. Il connaissait les mères, en profondeur, au-delà des limites ; elle ne ressemblait à aucune d'entre-elles. Les mères étaient toutes irriguées de sécrétions spontanées, inexorables. Un magma grondait en elles du matin au soir, elles étaient propulsées en avant par l'explosion de fleuves internes. Les mères étaient des radeaux sur les grandes eaux de leurs propres instincts. Encerclement, préservation, défense, protection : voilà ce grondement et cette force. C'était le pourquoi et le comment de leur existence : creuser autour de leur progéniture un fossé bouillonnant. L'ardeur de leur vie ne tendait à rien d'autre et, en dépit des apparences, elles étaient prises dans l'étau de la nature, prisonnières d'une illusion de liberté : comme l'abeille en plein vol ignore que son but est le miel et suppose que chacun de ses vols se fait pour l'amour de voler, ainsi les mères allaient de-ci, de-là, faisaient ceci ou cela, croyaient à telle chose ou telle autre, mais tout cela à une fin immuable et sans nuance. Et un jour, leur progéniture serait pareille à elles ; agressive, arrogante, incroyablement vivace, les glandes défendant la nécessaire et rude poussée vers la continuité.
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Sachenka   02 novembre 2019
Lévitation de Cynthia Ozick
Ils se nourrissaient de pitié, et par conséquent de potins [...].
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Sachenka   18 novembre 2019
La galaxie cannibale de Cynthia Ozick
- Mais votre mère dit...

- Ma mère ment beaucoup. (Rires du public.) C'est son métier. (Rires du public.)

- Et de quel métier s'agit-il?

- Le métier de mère. (Rires du public.)
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Rebka   05 octobre 2017
Le châle de Cynthia Ozick
Autrefois je pensais que le pire était le pire, après ça rien ne pouvait être le pire. Mais maintenant je vois que même après le pire il y a encore plus.
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aleatoire   25 avril 2021
La galaxie cannibale de Cynthia Ozick
Un jour, il constata qu'il était plus vieux qu'il ne l'avait jamais été.
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aleatoire   25 avril 2021
La galaxie cannibale de Cynthia Ozick
Il songeait à cette région des mathématiques où tout peut être inventé et où tout ce qui est vient choisir ses formes dans l'infinie plénitude de ce qui pourrait être.

Il se disait : 𝘓𝘦 𝘊𝘳𝘦́𝘦́ 𝘦𝘵 𝘭𝘦 𝘕𝘰𝘯-𝘌𝘯𝘤𝘰𝘳𝘦 𝘊𝘳𝘦́𝘦́ 𝘰𝘯𝘵 𝘶𝘯𝘦 𝘦́𝘨𝘢𝘭𝘦 𝘦́𝘭𝘰𝘲𝘶𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦 𝘰𝘳𝘪𝘨𝘪𝘯𝘦𝘭, 𝘭𝘢 𝘥𝘪𝘷𝘪𝘯𝘦 𝘭𝘰𝘤𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘭'𝘦́𝘲𝘶𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 ; 𝘢𝘭𝘰𝘳𝘴, 𝘲𝘶𝘪 𝘱𝘰𝘶𝘳𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘥𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘦𝘲𝘶𝘦𝘭 𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘦 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘣𝘦𝘢𝘶, 𝘭𝘦𝘲𝘶𝘦𝘭 𝘦𝘴𝘵 𝘴𝘶𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘶𝘳 𝘢̀ 𝘭'𝘢𝘶𝘵𝘳𝘦 ? 𝘊𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘵𝘦𝘯𝘰𝘯𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘙𝘦́𝘢𝘭𝘪𝘵𝘦́ 𝘯'𝘦𝘴𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘗𝘰𝘴𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘵𝘦́ 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦𝘭𝘭𝘦, 𝘨𝘳𝘰𝘴𝘴𝘪𝘦̀𝘳𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘵𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦́𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘮𝘢𝘵𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘮𝘶𝘦𝘵𝘵𝘦, 𝘮𝘰𝘥𝘦̀𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘱𝘩𝘺𝘴𝘪𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘪𝘵 𝘴𝘶𝘳 𝘭'𝘢𝘳𝘮𝘢𝘵𝘶𝘳𝘦 𝘣𝘳𝘶𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘱𝘦𝘴𝘢𝘯𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘦́𝘭𝘦́𝘮𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘤𝘩𝘪𝘮𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴.

Pesanteurs, éléments chimiques ! Atomes et forces ! Systèmes à l'état brut. Peut-être les galaxies n'étaient-elles qu'une ébauche, un choix provisoire au regard d'un autre principe non encore expérimenté dans la matière. Etait-il lui aussi une ébauche, une autre version d'un homme qui aurait pu se tenir ici, à sa place, sur le sable froid ?
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