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Citations de David Vann (900)


On peut choisir ceux avec qui l'on va passer sa vie, mais on ne peut pas choisir ce qu'ils deviendront.
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Il avait l'impression qu'il était seulement en train d'essayer de survivre au rêve de son père.
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Les morts qui tendraient les bras vers nous, dans le besoin, c'est faux. C'est nous qui tendons les bras dans leur direction, dans l'espoir de nous retrouver en eux.
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Je vois une raie nager droit sur moi, juste au-dessus du sable, son immense ventre blanc et le battement de ses ailes. Comme si dieu descendait enfin sur Terre, après toutes ces décennies d’attente. Un vol doux, et bouleversant.
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Nous ne devenons quelqu'un qu'à l'instant seulement où quelqu'un d'autre est au courant, et pas seulement une personne – il faut que ce soit un groupe. C'est alors que nous devenons ce quelque chose.
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Tout est possible avec un parent. Les parents sont des dieux. Ils nous font et nous détruisent. Ils déforment le monde, le recréent à leur manière et c'est ce monde-là qu'on connaît ensuite, pour toujours. C'est le seul monde. On est incapable de voir à quoi d'autre il pourrait ressembler.
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Le pire, dans l'enfance, c'est de ne pas savoir que les mauvais moments ont une fin, que le temps passe. Un instant terrible pour un enfant plane avec une sorte d'éternité, insoutenable.
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C'était une des choses qu'elle aimait chez Carl. Si on lui laissait suffisamment de temps, il savait admettre quand il avait merdé. Et contrairement à la plupart des hommes, il ne persistait pas dans la stupidité sous prétexte qu'on l'observait.
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Les humains bâtissent leur mini enfer quotidien en plein paradis.
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Après toutes les souffrances endurées en mer, au cœur des tempêtes, le marin ne souhaite qu'une seule chose, reprendre le large.
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David Vann
Les hommes ne songent jamais aux conséquences. On leur donne trop, et ils pensent que tout leur sera encore dû.
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Une terreur dans les yeux de tous car tous ont besoin d'être dominés. Il est impossible de vivre sans roi. Personne ne veut connaitre cet instant, le monde désordonné. Ils préféreraient placer une chèvre sur le trône plutôt que de le voir vide.
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Je m'agenouillai devant le cerf, devant les hommes, je portai le foie cru à ma bouche. Encore tiède quand je mordis dedans, aucune résistance, rien qu'une bouillie chaude au goût de sang. Je sentis un haut-le-coeur mais le retins, je mâchai et j'avalai, je mordis à nouveau et je pensai au mort, je m'imaginer manger son foie et je sentis la bile monter, ma poitrine et ma gorge se convulser, mais je tins bon et j'avalai encore, et je pouvais percevoir le goût des entrailles de chaque homme et de chaque bête, je pouvais percevoir au goût que nous étions faits des mêmes éléments oubliés et plus anciens que la mémoire, à l'époque où les premières créatures avaient rampé hors de la soupe primordiale. Un goût d'eau de mer et de placenta dans ma bouche, un rappel d'où nous venions tous.
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Que sommes nous tenus de rembourser pour ce qui s'est déroulé avant nous, dans les générations passées ?
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A travers la ramure des arbres, il aperçut quelques étoiles pâles, mais bien plus tard, après que le ciel se fut découvert. Il avait froid et il frissonnait, son coeur battait toujours, la peur s'était ancrée plus profond, s'était muée en une sensation de malédiction, il ne retrouverait jamais la route vers la sécurité, ne courrait jamais assez vite pour s'échapper. La forêt était horriblement bruyante, elle masquait même son propre pouls. Des branches se brisaient, chaque brindille, chaque feuille se mouvait dans la brise, des choses couraient en tous sens dans le sous bois, des craquements bien plus lourds aussi, un peu plus loin, sans qu'il sache vraiment s'il les avait entendus ou imaginés. L'air de la forêt était épais et lourd, il se fondait dans l'obscurité comme s'ils ne faisaient qu'un et se ruait sur lui de tous côtés.
J'ai ressenti cette peur toute ma vie, pensa-t-il. C'est ce que je suis.
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L'absurdité, c'est ce qui rend le chagrin plus supportable.
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Chaque moment avait été intolérable. Le mariage et le divorce, avoir une famille, être séparé de ses gamins, travailler ou ne pas travailler, ses parents et son frère proches et lointains. Et chaque décision, limitée aux options disponibles. Quand a-t-il jamais eu le choix ?
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Est-ce donc ce que nous voulons tous, ne rien s'entendre dire jusqu'à ce qu'il soit trop tard ?
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David Vann
J'écris sur des personnages qui s'aiment, mais se détruisent.
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Les gens seraient-ils en réalité tous au bord du suicide, toute leur vie, obligés de survivre à chaque journée en jouant aux cartes et en regardant la télé et en mangeant, tant de routines prévues pour éviter ces instants de face-à-face avec un soi-même qui n'existe pas ?
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