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3.44/5 (sur 59 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 27/06/1962
Biographie :

Fils unique de Françoise Sagan, Denis Westhoff est photographe.

Depuis la mort de sa mère, en 2004, il se bat pour faire revivre son œuvre, malgré les dettes et le fisc.

À la fin des années 2000, il intente un procès aux éditions Julliard auxquelles il reproche de ne pas avoir respecté l'obligation d'exploitation permanente et suivie des ouvrages de sa mère.

Il confie alors aux éditions Stock les écrits de Françoise Sagan publiés dans les années 1970 et 1980.

En 2008, il collabore au film Sagan, réalisé par Diane Kurys, en tant que conseiller artistique.

En 2010, il crée le prix Françoise Sagan. L'année suivante, l'Association Françoise Sagan.

Il publie, en 2012, "Sagan et fils", chez Stock ainsi que "Françoise Sagan, ma mère" chez Flammarion, beau livre de souvenirs et d'anecdotes, illustrés par des photographies tirées de ses archives personnelles.


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« Avouez qu'il m'était difficile en 1954 (mon heure de gloire) de choisir entre les deux rôles qu'on m'offrait : l'écrivain scandaleux ou la jeune fille bourgeoise. Car enfin, je n'étais ni l'un, ni l'autre. » (Françoise Sagan, Des bleus à l'âme) « […] C'est l'héritière des panthéistes, des provocantes, des libertaires George Sand et Colette (Colette est née trois ans avant la disparition de Sand, et elle est morte en 1954, l'année de Bonjour tristesse). Étonnez-vous qu'elle séduise tant ! […]  Professionnelle de la liberté, chantre de l'égalité, experte en fraternité, notre héroïne à la blonde frange revêche, au rire gamin, au drôle de parler confus, s'acquitte du rôle que le demi-siècle et la vox populi lui ont octroyé, avec une désarmante gentillesse. […]» (Jérôme Garcin, Littérature vagabonde, Éditions Flammarion, 1992) « […] À l'époque de mes premiers livres, les journaux m'accablaient de propos malveillants et me prêtaient des propos ridicules. J'avais beau limiter mes réponses dans les interviews à “ oui ” ou “ non ”, je ne cessais de retrouver, sous mon nom, des phrases que je n'avais jamais prononcées. […] Désormais, je reste de marbre devant les commérages. […] Mis à part le fait que je ne peux plus boire aujourd'hui, pour des raisons médicales, j'ai la chance de vivre comme je l'ai toujours souhaité, c'est-à-dire libre.  […] » (Idem) « […] Parmi ses nombreuses preuves de civilité, nous avons noté : […] qu'elle s'excuse volontiers d'écrire court et facilement ; qu'elle n'a pas la grossièreté, en littérature, de vouloir faire « nouveau » ; et que, si elle consent à se trouver du talent, elle donne du génie à ses meilleurs amis. On ajoutera qu'elle pousse le savoir-vivre jusqu'à ne pas disserter en public sur la mort. […] […] elle persiste, tout compte fait, à préférer dépenser son existence que la raconter, entretenir l'amitié que son compte en banque, inventer des histoires que commenter la querelle de Maastricht ; et elle n'en finit pas d'aimer les accélérations : en amour, en voiture, dans les livres, et dans son coeur. Morale provisoire : il faut battre la chamade pendant que la vie est chaude. […] » (Idem) « J'ai porté ma légende comme une voilette. Ce masque délicieux, un peu primaire, correspondait chez moi à des goûts évidents : la vitesse, la mer, minuit, tout ce qui est éclatant, tout ce qui est noir, tout ce qui perd, et donc permet de se trouver. » (Françoise Sagan, Je ne renie rien) 0:00 - 1er aphorisme 0:13 - 2e aphorisme 0:34 - 3e aphorisme 0:50 - 4e aphorisme 1:07 - 5e aphorisme 1:29 - 6e aphorisme 1:41 - 7e aphorisme 1:57 - 8e aphorisme 2:05 - 9e aphorisme 2:20 - 10e aphorisme 2:31 - 11e aphorisme 2:46 - 12e aphorisme 2:55 - 13e aphorisme 3:07 - 14e aphorisme 3:17 - 15e aphorisme 3:39 - 16e aphorisme 3:58 - 17e aphorisme 4:11 - 18e aphorisme 4:30 - Générique Référence bibliographique : Françoise Sagan, Aphorismes et pensées, sélection de Denis Westhoff, Éditions Julliard, 2021 Image d'illustration : https://www.brut.media/fr/entertainment/une-vie-francoise-sagan-c3354566-e153-4e3d-a2a5-a09984cd87f7 Bande sonore originale : MusicLFiles - Background Nostalgic Piano Background Nostalgic Piano by MusicLFiles is licensed under a CC-BY attribution license. Site : https://filmmusic.io/song/6925-background-nostalgic-piano #FrançoiseSagan #AphorismesEtPensées #LittératureFrançaise

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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
"La seule manière de prendre la vie : comme un opéra comique déjà joué dont on connaît la fin. En espérant désespérément – non pas bien sûr qu’on va survivre, ou qu’on a une chance de s’en tirer [...] mais en se servant de son imagination. Parce que l’imagination, c’est le départ de la compréhension."
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Avec elle,ont été emportés ses personnages aux vies que l'on qualifiait d'aisées,d'insouciantes et souvent de futiles.Mais en relisant ses livres,je retrouve un désir de vivre et un besoin d'aimer chez chacun de ses personnages qui,eux,ne sont pas prêts de nous quitter.
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Ma mère et moi avons partagé trente vraies années de gaîté, d'inattendu, d'intelligence, d'humour, d'esprit, d'idées. C'est notre entente (...) qui nous faisait nous rejoindre sur autant de sujets, partageant un même enthousiasme ou une même indignation. C'est au nom de cette complicité et de cette entente si pétillante, si vivante, que je me devais de corriger ces mythes , de redresser certains de ces miroirs déformants qui reflétaient une vérité qui n'était pas la sienne,ignorant son entrain, son imagination, son audace, sa liberté. Je veux bien les mythes, je veux bien la légende, encore faudrait-il qu'ils fussent vraisemblables et conformes à ce que fut ma mère.
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Son sens de la répartie, aussi saillant que son esprit était vif, ne l'empêchait pas, parfois, d'éluder une question lorsqu'elle la jugeait sans intérêt ou déplacée. J'ai eu l'occasion d'assister à certaines de ses interviews au cours desquelles il suffisait qu'elle fût un tant soit peu agacée par la sottise d'une question pour qu'elle prît soudain un air distrait et ne répondît pas, ce qui installait une sorte d'étrange temps suspendu où tout le monde attendait : elle, que le journaliste posât la question suivante, et le journaliste, qui souvent n'avait pas compris, qu'elle répondît à celle en suspens.
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Outre ses conséquences médicales et physiologiques, son accident va révéler à ma mère, de la manière la plus brutale qui soit, que la chance peut-être une amie volage. Elle découvre à ses dépens qu'elle est faite de chair, d'os et de sang. Tout aussi brutalement, elle apprend la peur.
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Le succès de "Bonjour tristesse" l'avait brutalement propulsée dans le monde des adultes sans lui laisser la moindre chance de grandir seule. Etrangement, si ce livre retint ma mère de devenir adulte, il permit à toute une génération d'acquérir une maturité nouvelle.
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Le manque d'humour,c'est une tare de l'esprit.Je n'aime pas.

Françoise Sagan
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(...) ma mère ne comprenait tout simplement pas que l'on pût être méchant, mesquin, avare, égoïste, prétentieux, médisant, lâche, intolérant, raciste, étroit d'esprit, cupide. Et cette incompréhension n'était pas le fruit d'un quelconque jugement de valeur - dont elle s'abstenait naturellement. Ces mots, ces attitudes, ces manières d'être lui étaient tout simplement extérieurs.
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Mon père (...) a également suggéré, quelque temps plus tard, l'idée d'une gamme de pansements à la teinte foncée, et donc plus discrets, à l'intention des gens de couleur. Une idée qui n'eut pas de suite, à son grand regret.
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La nuit favorise l'écoute, l'attention à l'autre. "Les noctambules, disait-elle, à un moment ou à un autre, se mettent toujours à parler, à craquer... (...) La nuit favorise aussi l'imagination, on se réinvente une vie. Ma mère aimait ces mythomanes de la nuit. (...) Elle aimait le mensonge de ceux qui inventaient pour se rendre plus forts, plus grands, plus romanesques, parce que ce mensonge-là implique un minimum d'imagination et qu'elle aimait l'imagination. Et puis ces gens-là mentent pour plaire, et lorsqu'on veut plaire on est toujours charmant.
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