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3.29/5 (sur 634 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Douala, Cameroun , 1958
Biographie :

Dominique Barbéris est une romancière française, auteure d'études littéraires et enseignante universitaire, spécialiste en stylistique et ateliers d'écriture.

Après une enfance vécue à Bruxelles puis à Nantes, elle fait ses études à l'École normale supérieure de Sèvres (1978) et à l'Université de la Sorbonne. Agrégée de lettres modernes, elle débute au lycée de Boulogne-Billancourt avant de rejoindre une compagnie d'assurances comme responsable de la communication, dont elle enseignera ensuite les techniques dans plusieurs écoles.

Elle revient ensuite comme enseignante à Sorbonne Université, successivement en langues étrangères appliquées, puis à l'UFR de langue française où elle anime des cours de stylistique et des ateliers d'écriture romanesque, étendus depuis à Sciences Po Paris.

Auteure de romans et récits, elle consacre une large partie de son activité à l'écriture.

Membre du comité de lecture de la revue "Europe", elle a publié de nombreux articles critiques, études littéraires (dont une étude de style consacrée à l'écrivaine Annie Ernaux) et préfaces (dont trois récentes consacrées à des classiques de la littérature anglaise : "Emma" de Jane Austen, "Contes de Noël" de Charles Dickens et" Jane Eyre" de Charlotte Brontë).

Elle publie son premier roman, "La Ville", chez Arléa en 1996 avant de rejoindre Gallimard comme auteure en 1998. "Quelque chose à cacher" (2007), finaliste du Prix Femina 2007, obtient le prix des Deux Magots 2008.

Son neuvième roman, "L'année de l'éducation sentimentale", reçoit le prix Jean-Freustié / Fondation de France 2018.

Elle remporté en 2023 le Grand Prix du roman de l’Académie française et le prix des libraires de Nancy - Le Point 2023 avec "Une façon d’aimer", fiction qui raconte une histoire d’amour à l’époque des colonies.

site de l'autrice : https://dominiquebarberis.fr
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Dominique Barbéris a reçu le Grand Prix du roman de l'Académie française pour son 11e roman "Une façon d'aimer", paru chez Gallimard. L'autrice embarque les lecteurs dans la France coloniale des années 50 et déroule l'histoire à travers les souvenirs reconstitués de Madeleine, jeune femme simple et sans histoire jusqu'à ce que.... Photos, coupons de journaux, vêtements, la narratrice remonte le fil de cette vie à la fois discrète et mélancolique. Elle est l'invitée de Géraldine Mosna-Savoye et Nicolas Herbeaux. #littérature #souvenir #memoire ______________ Écoutez d'autres personnalités qui font l'actualité de la culture dans Les Midis de Culture par ici https://youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrrNrtLHABD8SVUCtlaznTaG&si=FstLwPCTj-EzNwcv ou sur le site https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-midis-de-culture Suivez France Culture sur : Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture TikTok : https://www.tiktok.com/@franceculture Twitch : https://www.twitch.tv/franceculture
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Citations et extraits (142) Voir plus Ajouter une citation
Elle a confié un jour à Sophie : « Tu vois, je crois que maintenant je n’aimerais pas être jeune, ça ne m’intéresserait plus. » Et comme Sophie s’en étonnait : « Je ne sais pas. C’était autre chose. Et puis, j’ai eu ma part. Maintenant, je me sens étrangère. »
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Prigent n’était pas pressé. Il avait des informations à glaner. Il écoutait ce qui se disait. Et ce soir-là, il resta tard. Il bavarda longtemps, paraît-il avec Elizabeth Shermann. Elle était en blanc, elle s’habillait toujours en blanc. Elle n’était plus si jeune, les hommes le voyaient bien, mais la nuit, elle faisait penser à une fleur de frangipanier dans l’ombre. Quand ils se souviendraient d’elle, ils se rappelleraient une fleur de frangipanier dans l’ombre. Prigent, coudes sur les genoux, le menton dans une main, la faisait rire. On entendait ce rire aigu depuis le coin où ils était assis. La tension baissait par degrés. L’orchestre était parti, mais de temps en temps, dans un coin du jardin, une voix d’homme recommençait à chanter :

Je sais bien tu l’adores
Bambino, Bambino

Il y avait des applaudissements et des rires.
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Il y a des modes aussi pour les livres. Je regardais les titres quand j'allais la voir mais je ne les ai jamais ouverts; j'avais l'idée, peut-être fausse, qu'ils exhaleraient cette tristesse vague des intérieurs d'appartements vieillots dont les agents immobiliers vous disent dès qu'ils ouvrent la porte : "Bien sûr, il faudra rafraîchir". Henri Troyat, Gilbert Cesbron, François Mauriac - ma tante aimait beaucoup Mauriac, elle lui trouvait "une grande finesse psychologique".
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En 58, d'après ce que j'ai lu, les "événements" s'accéléraient. Le processus annoncé par de Gaulle dans son discours de Brazzaville était en cours. Il devait mener à l'indépendance du Cameroun, le 1er janvier 60. Il y avait des troubles dans le pays. Ahidjo, le premier président africain, avait formé un gouvernement d'union nationale avec le soutien de la France, mais ce gouvernement était contesté par les indépendantistes de l'UPC qui ne voulaient aucun compromis avec la puissance coloniale. On disait qu'ils étaient soutenus par les communistes. Leurs leaders avaient pris le maquis. Il y avait des révoltes dans le pays Bamiléké, le pays Bassa, en Sanaga-Maritime. Il y avait aussi une répression et, côté africain, des milliers de morts dont on n'a rien su.
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Douala au temps des colonies, Douala sous le mandat français : je ne connais tout cela que par les livres. Des expressions comme "la loi cadre", "la tutelle", le "processus de décolonisation", je les ai entendues dans les conversations entre mon père et mon oncle Guy. Entre hommes, ils parlaient politique; ils n'étaient pas toujours d'accord. Mon père accusait Guy d'avoir été "colonialiste", ou d'avoir été "complice du colonialisme". "Arrête, Pierre", disait ma mère, qui défendait toujours sa sœur, par esprit de famille. Mon oncle protestait : "Je suis parti là-bas pour travailler. Je n'avais rien trouvé en France; on n'y était pour rien." Il haussait les épaules; il disait que c'était "facile" de critiquer de l'extérieur.
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Ils ont dit qu'ils n'étaient d'accord avec rien : maintenant tout le monde se plaint, les gens divorcent pour un oui ou pour un non. C'est la mode. Avant, on restait "avec ce qu'on avait"; on s'en contentait, même si on avait mal choisi; c'était comme ça. Ce n'était pas parfait. Ça évitait bien des problèmes. Est-ce que c'était mieux ? Est-ce que c'était pire ? On ne peut pas comparer. On n'est plus trop "dans le coup"; ce qui est sûr, c'est qu'on était beaucoup moins exigeants qu'aujourd'hui. Déjà contents d'être sortis de la guerre.
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Je me sentais mélancolique, à cause du "temps de Toussaint", à cause de phrases comme : quand on est partis en 55 sur le Mangin. Je pensais à ces grands bateaux qui descendaient le long des côtes de l'Afrique, sur lesquels ils étaient partis tous les deux "aux colonies"; beaucoup de gens s'embarquaient comme eux, des colons, des fonctionnaires de l'administration, des médecins; ç'avait été leur aventure.
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Il faisait très chaud. Une chaleur de cocotte-minute. Douala est sous le quatrième parallèle, proche de l'Equateur. On voyait rarement le soleil. Le ciel restait couvert, gris et humide, terni par une humidité de serre.
Les gens sortaient marcher sur la promenade du boulevard Maritime, ils allaient voir le pont tout neuf qui reliait Douala à Bonabéri.
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Le Pont du Cens est un quartier de banlieue, un peu en marge de la ville, de ceux qui vous font dire : "la vie est là, simple et tranquille".
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C'était toute la paix qu'on peut parfois, à certains moments, retirer de la vie, cette paix fragile , si provisoire que nous avons si peur de perdre , dont on goûte, certains soirs , le sentiment si blessant, si aigu: un temps comme arrêté, une fin d'été, des bruits de voix dans un jardin, une lampe allumée à une fenêtre.
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