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ISBN : 2363081994
Éditeur : Arléa (05/09/2019)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Le titre, Un dimanche à Ville-d’Avray, est un lointain écho du film féérique – et mystérieusement inquiétant –, sorti en 1962, qui a marqué, tel un météore, le cinéma français.
Même sentiment d’inquiétude dans le livre de Dominique Barbéris : deux sœurs se retrouvent, alors que fléchit la lumière, dans un pavillon de Ville-d’Avray, avec chacune dans le cœur les rêves et les terreurs de l’enfance, le besoin insatiable de romanesque, de landes sauvages dignes d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
moravia
  23 septembre 2019
C'est au dernier moment que j'ai pris connaissance de cette masse critique de septembre. J'ai choisi ce livre de Dominique Barberis dans l'urgence, ne sachant rien d'elle (j'ai dû consulter plus tard Wikipédia pour apprendre qu'elle était une femme). À ma décharge je dois avouer que je lis peu mes contemporains sauf à l'occasion des masses critiques de Babelio.
Alors pourquoi mon choix s'est porté sur ce livre ? Sans doute pour le titre qui a réveillé mes souvenirs d'enfance. De ce jour qui était synonyme de solitude, de vide et d'inquiétude. Le dimanche naissait l'appréhension de la semaine à venir. Le soir j'aurais voulu tomber malade.
C'est aussi le nom de Ville-d'Avray qui sonne bien à mes oreilles. J'imaginais une ville au bord de la Seine (je dois revoir ma géographie) où j'aurais pu regarder passer les péniches le ventre plein de sable ou de charbon, avec au loin le cri du train passant dans un tunnel sans déranger des vaches pensives.
Ce tableau impressionniste était effacé par la couverture en noir et blanc d'un homme sous un parapluie, au milieu de la chaussée humide, que des réverbères éclairaient d'un halo mystérieux. Qui est-il ? où va-t-il ?
"L'autre dimanche, je suis allée voir ma sœur".
C'est ainsi que débute un Dimanche à Ville-d'Avray qui nous parle de la nostalgie de l'enfance, des bonheurs simples, mais aussi du temps qui passe, des occasions manquées, des regrets inutiles, de l'incompréhension des êtres, de la difficulté de communiquer en créant une atmosphère de confidence.
Claire-Marie a-t-elle raison d'en demander plus à la vie, d'être à la recherche d'un bonheur factice et sans doute illusoire ? Elle sait si peu sur cet homme qui rentre dans sa vie par effraction alors que le bonheur est devant elle dans son pavillon de banlieue avec sa fille, dans des petits riens, de petites habitudes, des bonheurs minuscules qui deviennent grands une fois perdus.
Les personnages des deux sœurs sont formidables de justesse sous la plume de Dominique Barbéris qui trouve le ton précis pour recréer cette ambiance de confidence au cœur de ce jour languide.
C'est un livre davantage nourri de sensations, d'impressions que d'action, ce qui rend à cet ouvrage un air de tableau impressionniste tant par l'évocation des étangs entre chien et loup que par la présence de la jeune fille qui joue du piano la fenêtre ouverte sur le jardin au grand cèdre.
On pourra être sensible à cette France apaisée, sans bruits ni fureur, sans pour autant oublier que dans ce pays un rappeur a chanté : pendez les blancs, pendez les blancs, pendez les ...
Merci à Babelio et aux Éditions Arléa pour l'envoi de ce livre. Remerciements particuliers à Lise aussi mystérieuse que Marc Hermann...
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Commenter  J’apprécie          303
besath
  11 octobre 2019
Livre envoyé dans le cadre de l'opération Masse critique de septembre 2019 -
J'ai bien aimé ce nouveau roman de Dominique Barbéris, lu en quelques heures un dimanche après-midi pluvieux! (référence à la couverture et à l'histoire, mais ceci n'en est pas moins réel )
Ici, la narratrice rend visite à sa soeur Claire Marie, à Ville-d'Avray, petite ville sans histoire de banlieue parisienne.
Dès le début, nous sentons que les deux soeurs ne sont pas très proches, et pourtant Claire Marie va confier à sa soeur une rencontre improbable qu'elle a faite avec un homme quelques temps plus tôt.
Beaucoup de mystère entoure cet homme et globalement, cette rencontre. Nous sentons parfois poindre le danger, mais rien ne se passe vraiment ...
Tout cela aurait pu faire de ce roman, un roman sans saveur et donc pas très intéressant. Mais malgré tout, j'ai trouvé que ce petit livre valait le coup de s'y pencher. En effet, nous ne sommes pas dans le roman policier même si certains passages pourraient le faire penser. Nous ne sommes pas dans le roman à suspens, même si cela s'en rapproche à de nombreux moments. Mais nous sommes dans un entre-deux Simenon- Modiano que je trouve assez sympathique!
Vous savez maintenant quoi faire lors de votre prochain dimanche après-midi pluvieux!
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Commenter  J’apprécie          60
Lune
  22 septembre 2019
Livre en clair-obscur.
Dès les premières lignes, une atmosphère happe le lecteur.
Ceux qui ont connu des émotions en noir et blanc frémiront à l'évocation d'un Thierry la Fronde chevaleresque et d'un Edouard Rochester (Jane Eyre) bâti comme un roc et si fragile pourtant.
Comme Claire-Marie dans le livre, le silence se fera, les yeux iront au-delà, là où les rêves se meuvent.
Deux soeurs se rencontrent en un dimanche qui pleure d'oisiveté triste et d'espoir retenu.
L'une se raconte, l'autre écoute, subjuguée par celle qui se dévoile.
Nuages et pluie accompagnent le récit.
On entend les gouttes tomber, on sent la fraîcheur s'insinuer entre les vêtements, on parcourt les rues scintillantes sous les réverbères, on marche le long des berges de l'étang (ah! Corot), les arbres au loin tendent leurs bras inquiétants.
Un homme est là, étrange, un peu effrayant. Une époque lourde (la Hongrie - 1956) est évoquée et l'entoure de mystère.
Tout est dit. Rien n'est dit.
Le romanesque entoure la rencontre et poursuit le lecteur qui accompagne Claire- Marie sous la pluie sempiternelle.
Une maison de lotissement cossu, des rues en pente, des étangs, des lumières dans le soir qui tombe, l'automne odorant, une voisine âgée qui observe, une enfant, un mari médecin tout à sa tâche, … une vie qui s'enferre…
« Un dimanche à Ville- d'Avray » n'est pas « Les dimanches de Ville- d'Avray » mais les images du film surgissent… et tout et rien (n') est pareil.
Livre en clair-obscur : « simenonien », « chabrolien » à déguster lentement, en étant là tout en ne l'étant pas.
Tour à tour subtil, poétique, délicat, insinuant.
Quant à l'histoire, elle se développe autour d'un fil conducteur faisant apparaître des touches psychologiques, sociales où le chemin tracé ne coïncide pas toujours avec le chemin rêvé.
Là réside tout le charme du livre où récit et atmosphère se complètent pour nous suggérer un éclat de vie en "Un dimanche à Ville- d'Avray".
N.B
-La délicatesse des Editions Arléa : livre édité sur la musique du Concerto n° 2 de Rachmaninov.
-discordance d'avis : Jean-Claude Drouot ne m'a jamais déçue.Il est et restera pour moi un immense comédien.
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Gijoms
  13 octobre 2019
Claire Marie est une femme bien comme il faut : épouse de médecin, femme au foyer, mère de famille. Et surtout, elle habite à Ville d'Avray.
Un dimanche, sa soeur (la narratrice), parisienne qui goûte peu le charme de cette banlieue, aussi sage soit-elle, vient lui rendre visite.
Alors qu'elles partagent quelques souvenirs de leur enfance, Claire Marie lui confie l'impensable : il y a quelques années, elle a fait une rencontre ! Oui, ici, à Ville d'Avray !
Un homme dont elle n'a alors rien su et dont elle ne sait toujours rien. Un homme étrange, mystérieux, louche et inquiétant. Tout juste a-t-elle appris qu'il était d'origine hongroise.
Mais pourquoi donc s'est-elle alors ainsi engagé dans une telle histoire ? Pour tromper son ennui ? Casser le rythme d'une vie bien ordonnée ? Retrouver ses rêves de jeune fille où elle s'inventait des histoires de coeur avec Thierry La Fronde et Rochester, personnage de Jane Eyre ?
L'intrigue de ce court roman, brodée autour des états d'âme des bourgeoises des beaux quartiers, ne convainc pas vraiment. En revanche, l'auteure dresse avec justesse et talent le tableau de ces villes de la proche banlieue parisienne, des habitudes de leurs habitants et de leurs modes de vie.
Il s'en dégage une belle atmosphère par laquelle on se laisse happer.
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Truchard
  07 octobre 2019
Lu après l'article de Xavier Houssin dans le Monde sur ce livre dans le Monde des livres
Bonne pioche : Ce petit livre - avec une très belle couverture - vous prend, ne vous lâche pas et vous envahit ensuite : et on ne sait pas pourquoi!
C'est merveilleusement écrit (je mettrai les citations ensuite sur les rose qui s'épuisent ou les moucherons... il faut que je retrouve le livre)
C'est à la fois microcosmique et avec des considérations soudain universelles sur la vie, qui vous scotchent.
Deux soeurs, l'une habite Paris, est dans le mouvement, dans le coup, et l'autre Ville-d'Avray, banlieue cossue mais un peu triste, se retrouvent chez la dernière un dimanche...
le temps d'un film, que le mari de la première ira voir pour s'épargner le déplacement à Ville-d'Avray, la soeur de Ville-d'Avray se confie à sa soeur... Contre toute attente c'est elle, la femme rangé d'un médecin local qui conte à la parisienne stupéfaite sa rencontre.
C'est beau, c'est inquiétant, comme les étangs de Corot ou les bois de Fausse-repose, ou le cabinet du docteur Zang!
Et ça vous laisse rêveur et interdit
Très différent de ce que j'avais lu de cet auteur, ce roman a été sélectionné pour le Goncourt et le Femina 2019 : on verra mais je pense qu'il ira loin.
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critiques presse (1)
LeMonde   23 septembre 2019
La romancière fait se confier deux sœurs que le temps a éloignées. Un texte troublant sur la mémoire et les griffures du regret.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   10 octobre 2019
Elle rêvait certainement d'être une pianiste élégante et raffinée que les hommes admireraient. Elle était peut-être amoureuse de son professeur de piano. Un classique.
Et malheureusement, le professeur de piano dirait : " Ce n'est pas fameux ; mais pas fameux du tout."
C'était ainsi, la vie ; on essayait de porter vaillamment ses rêves ou ceux des autres.
Commenter  J’apprécie          90
moraviamoravia   21 septembre 2019
Je pensais à ces foules qui en ce moment même sortaient des parcs et des jardins publics. Peut-être que la plupart des hommes traînent les dimanches soir avec la peur de voir la journée finir, la peur d'ébranler en eux une tristesse ancienne ; peut-être que cette tristesse, nous la partageons tous, cette tristesse qu'on sent quand les choses ferment, quand elles finissent.
Commenter  J’apprécie          90
moraviamoravia   23 septembre 2019
Qui nous connaît vraiment ? Nous disons si peu de choses, et nous mentons presque sur tout. Qui sait la vérité ? Ma sœur m'avait-elle vraiment dit la vérité ? Qui le saura ? Qui se souviendra de nous ? Avec le temps, notre cœur deviendra obscur et poussiéreux comme le cabinet de consultation du docteur Zhang.
Commenter  J’apprécie          100
moraviamoravia   20 septembre 2019
Ces enfants ont les nerfs détraqués, criait maman quand elle ouvrait la porte. Quand allez-vous commencer vos devoirs ? Si vous ne travaillez pas, vous finirez caissières.
Caissières à Prisunic.
Commenter  J’apprécie          80
moraviamoravia   21 septembre 2019
[......] ; une devinette inscrite sur un cadran solaire romain : Toutes blessent, la dernière tue.
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Videos de Dominique Barbéris (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Barbéris
Dominique Barberis vous présente son ouvrage "Un dimanche à Ville-d'Avray" aux éditions Arléa. Rentrée littéraire automne 2019.
Retrouvez les livres : https://www.mollat.com/livres/2346241/dominique-barberis-un-dimanche-a-ville-d-avray
Note de Musique : Youtube Audio Library
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