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Note moyenne 4.11 /5 (sur 2071 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Châtelaillon, Charente-Maritime , le 30/07/1931
Biographie :

Dominique Lapierre est un écrivain et journaliste français.

A 18 ans, il écrit "Un dollar les mille kilomètres" (1949), son premier récit de voyage, qui devient un succès.

Journaliste à Paris Match en 1956, il obtient l'autorisation de faire un grand reportage en Union soviétique avec le reporter photographe Jean-Pierre Pedrazzini, accompagnés de leurs épouses. Ils effectuent un périple de 13 000 km en trois mois au volant de la première voiture occidentale à pénétrer dans l'URSS, une Simca Marly. En 2005, il publie "Il était une fois l'URSS", qui retrace son incroyable raid automobile sur les routes de l’Union soviétique.

À Paris, Dominique Lapierre rencontre le journaliste américain Larry Collins (1929-2005) avec qui il se lie d'amitié. Ils décident d'écrire ensemble le livre "Paris brûle-t-il ?" en 1964. Plusieurs autres livres suivront, comme "Ô Jérusalem" (1971) et le dernier, "New York brûle-t-il ?" (2004).

Alors qu'il parcourt le monde en tant que grand reporter, il tombe amoureux de la terre de Gandhi : l'Inde; il parle couramment le bengalî. De cette expérience naîtra l'une de ses plus belles œuvres : "La cité de la joie" (1985).

Suite au succès de son roman, vendu à plusieurs millions d'exemplaires et dont la moitié des droits d'auteur sont reversés pour lutter contre la misère en Inde, il a créé sa propre association du même nom. Le roman fut adapté au cinéma par Roland Joffé avec Patrick Swayze dans le rôle principal, en 1992 (City of Joy).

Le 6 mai 2008, le gouvernement indien a décerné à Dominique Lapierre la prestigieuse Médaille Padma Bhushan pour les actions en faveur des plus démunis qu'il mène dans le pays depuis de nombreuses années.
Il consacre une bonne partie de ses droits d'auteur au financement d'une flottille de plusieurs bateaux hôpitaux qui vont soigner les plus miséreux dans l'archipel des îles Sundarbans.

Dominique Lapierre est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

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Citations et extraits (182) Voir plus Ajouter une citation
Eric76   19 décembre 2017
La cité de la joie de Dominique Lapierre
A cette époque, la Cité de la joie ne comptait qu'une dizaine de puits et de fontaines pour soixante-dix mille habitants. La fontaine la plus proche de Paul Lambert se trouvait au bout de sa ruelle, à la hauteur d'une étable à buffles. Le quartier s'éveillait quand il s'y rendit. C'était, à chaque aube, la même explosion de vie. Des gens qui avaient passé à dix ou douze dans un réduit infesté de rats et de vermine renaissaient à la lumière comme au premier matin du monde. Cette résurrection quotidienne commençait par une purification générale. Là, dans les ruelles noyées de boue, au bord du flot pestilentiel d'un égout, les habitants de la Cité de La joie chassaient les miasmes de la nuit par tous les rites d'une toilette méticuleuse. Sans dévoiler une parcelle de leur nudité, les femmes parvenaient à se laver entièrement, depuis leurs longs cheveux jusqu'à la plante des pieds, sans oublier leur sari. Puis elles prenaient le plus grand soin à huiler, peigner et tresser leur chevelure, avant de la piquer d'une fleur fraiche trouvée Dieu sait où. A chaque point d'eau, on voyait des hommes se doucher avec une boite de conserve, des gamins se frotter les dents avec des bâtonnets de margousier enduits de cendre, des vieillards se lisser la langue avec un fil de jute, des mères épouiller leurs enfants avant de savonner vigoureusement leurs petits corps nus, même dans le froid mordant des matins d'hiver.
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Eric76   16 décembre 2017
La cité de la joie de Dominique Lapierre
Eux aussi avaient fui leur campagne pour le mirage de Calcutta. Ils offrirent aux Pal une galette toute chaude et balayèrent un coin du trottoir pour leur permettre de s'installer près d'eux. L'hospitalité de ces inconnus réchauffa le cœur du paysan. Sa famille serait en sécurité en leur compagnie, le temps qu'il trouve un travail. Il avait appris une rude leçon cet après-midi là. " Puisque dans cette ville inhumaine des hommes se tuent à la tâche, ce serait bien le diable si je ne parviens pas à prendre la place d'un mort."
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Eric76   22 décembre 2017
La cité de la joie de Dominique Lapierre
Il s'avança dans la travée entre les lits et la trouva en train de laver les plaies d'un homme encore jeune, si maigre qu'il ressemblait à l'un de ces morts-vivants découverts par les Alliés dans les camps nazis. Toute sa chair avait fondu. Seule subsistait la peau tendue sur les os. La religieuse lui parlait doucement en bengali. " Je n'oublierai jamais le regard de cet homme, dira Lambert. Sa souffrance se changeait en surprise, en paix, la paix d'un être aimé." Sentant une présence derrière elle, Mère Teresa se retourna. Elle vit la croix de métal du prêtre.

- Oh, Father, s'excusa-t-elle humblement, que puis-je faire pour vous ?

Paul Lambert se sentit terriblement gêné. Il venait d'interrompre un dialogue dont il percevait ce qu'il avait d'unique. Les yeux exorbités du mourant semblaient supplier Mère Teresa de se pencher à nouveau sur lui. C'était pathétique.
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Eric76   14 décembre 2017
La cité de la joie de Dominique Lapierre
Sa tignasse frisée et ses rouflaquettes qui rejoignaient les pointes tombantes de ses moustaches, son torse court et râblé, ses bras musclés et ses jambes un peu arqués lui donnaient l'air d'un guerrier mogol. Hasari Pal, trente-deux ans, n'était pourtant qu'un paysan, l'un des quelque cinq cents millions d'habitants de l'Inde de ces années-là qui demandaient leur subsistance à la déesse Terre. Il avait construit sa hutte de deux pièces, en torchis et couverte de chaume, un peu à l'écart du village de Bankuli, au Bengale occidental, un état du nord-est de l'Inde trois fois plus vaste que la Belgique et aussi peuplé que la France. Son épouse Aloka, une jeune femme au teint clair et à l'air séraphique, l'aile du nez percée d'un anneau d'or et les chevilles ornées de plusieurs bracelets qui tintaient à chaque pas, lui avait donné trois enfants. L'aînée, Amrita, douze ans, avait hérité les yeux en amande de son père et la jolie peau fruitée de sa mère. Manooj, dix ans, et Shambu, six ans, étaient deux solides garçons aux cheveux noirs ébouriffés, plus prompts à chasser les lézards à la fronde qu'à guider le buffle dans la rizière familiale.

Vivaient aussi au foyer du paysan son père, Prodip, un homme sec et buriné, le visage barré d'une fine moustache grise ; sa mère, Nalini, une vieille femme voûtée et ridée comme une noix ; ses deux frères cadets, leurs épouses et leurs enfants, soit en tout seize personnes.
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Dixie39   15 janvier 2017
La cité de la joie de Dominique Lapierre
Mais la grève est une arme pour les riches, reconnaîtra douloureusement Hasari Pal. Les plus belles résolutions ne tiennent pas longtemps quand vous avez un ventre tordu de crampes par la faim et la tête aussi vide que la peau d'un cobra qui vient de muer. Ces brutes de propriétaires le savaient bien. Ils savaient que nous craquerions très vite.
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Dixie39   21 janvier 2017
La cité de la joie de Dominique Lapierre
Depuis qu'il était lui-même plongé dans la misère du tiers monde, Max avait révisé bon nombre de ses idées de riche sur la manière de résoudre les problèmes des pauvres.
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Dixie39   22 décembre 2016
La cité de la joie de Dominique Lapierre
Il avait appris une rude leçon cet après-midi-là.

"Puisque dans cette ville inhumaine des hommes se tuent à la tâche, ce serait bien le diable si je ne parviens pas un jour à prendre la place d'un mort."
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Sly   23 novembre 2012
La cité de la joie de Dominique Lapierre
Le charbon ne change pas de couleur quand on le lave. ce qui ne peut être guéri doit être enduré.
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Dixie39   19 janvier 2017
La cité de la joie de Dominique Lapierre
Ici, tu ne peux rien cacher. Même pas la couleur de ton âme.
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bookaure   22 mai 2012
Cette nuit la liberté de Dominique Lapierre
La loi du Talion - "œil pour œil, dent pour dent" - ne pouvait conduire qu'à un monde d'aveugles, estimait-il, et l'on ne change pas les convictions d'un homme en lui tranchant la tête, pas plus qu'on n'insuffle l'amour dans un cœur en le transperçant d'une balle. La violence engendre la violence. Gandhi voulait transformer les hommes par l'exemple du bien, et les réconcilier par la volonté de Dieu au lieu de les diviser par leurs antagonismes.
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