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Critiques de Ella Balaert (51)
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Le contrat
  05 août 2022
Le contrat de Ella Balaert
Dans les premiers chapitres nous faisons connaissance avec la foison de personnages qui traverse ce roman : Il y tout d’abord Christophe Lambert, un dandy dilettante et quelque peu cynique, qui décide de devenir éditeur après la mort accidentelle de son ami écrivain Pierre Camus. Il ne publiera que les dernières œuvres d’écrivains morts ou en passe de l’être.

Puis nous croisons Jeanne, seule depuis que Thierry l’a abandonnée. Enseignante en manque de confiance, elle est aussi romancière. L’écriture pour museler sa souffrance ?

« La confiance en un homme qui vous a trahie, ou dans le monde qui vous a trompée, une fois rompue, ne se répare pas. Ça se rafistole, plus ou moins, et c’est tout. »

Et il y a Marie-Madeleine, cette vieille dame en fauteuil qui ne manque pas de malice mais préfère vivre dans la solitude, rideaux tirés. Pourtant elle ne se laisse pas manipuler par sa dame de compagnie. Seule sa petite fille Gwenaelle trouve grâce à ses yeux, jusqu’à l’arrivée du bel Achard qui viendra lui tenir compagnie et lui racontant ce monde duquel elle se tient à l’écart.

« Ainsi font le héron et sa patronne, jour après jour. Achard comble peu à peu les lacunes de la biographie de Marie-Madeleine. Il a vite repéré sous ses rodomontades un peu bourrues de personne âgée, des angoisses de anciennes de petite fille, et sous des confusions chronologiques qu’elle veille à dissimuler, des zones de turbulence intense. »

Enfin il y a Nadège, amoureuse des deux hommes avec qui elle travaille, Nadège qui s’oublie auprès d’un homme qui n’a rien d’autre à lui offrir que la brutalité d’étreintes rapides.

Les histoires de ces personnages, bien sûr, finiront par s’entrecroiser, et certains mystères se dévoileront peu à peu.

La construction du roman repose sur l’alternance de fragments de vie des personnages. A travers ces existences, l’autrice parle des souffrances, celle des ruptures, du manque d’amour mais aussi les blessures, les traumatismes de l’enfance.

Les personnages masculins ne sont pas particulièrement sympathiques, ou bien ils restent assez flous. Par contre, les personnages féminins sont plus creusés, l’autrice fouille leur histoire, décrypte leurs pensées, Car ces femmes ont toutes une plaie qu’elles grattent sans cesse. On découvre l’enfant abandonnée par sa mère, la petite fille violée, la femme battue, trompée. Mais c’est aussi un roman sur la résilience et l’espoir d’une autre vie.



Un roman à l’écriture élégante, aux descriptions soignées, mais dans lequel on se perd un peu parmi les nombreux personnages. Un sujet fort intéressant, qui aborde de nombreux thèmes comme la création littéraire, la solitude et l’amour, les relations hommes femmes, la filiation, mais un texte qui souffre de longueurs dans des situations qui s’éternisent tout au long de ces 390 pages.

Si les personnages féminins sont denses, fouillés, par contre les personnages masculins, plutôt caricaturaux,

manquent de crédibilité.

Ce roman dont la lecture a été par moment fastidieuse, sera vite oublié.

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Le pain de la liberté
  27 juin 2022
Le pain de la liberté de Ella Balaert
Petit roman historique qui nous plonge entre Bordeaux et le Médoc dans les classes populaires qui aspirent à une vie meilleure. Les prémices de la Révolution se font sentir et l'histoire de l'héroïne nous en fait bien comprendre les ressorts.

L'ensemble est très documenté et cela se sent parfois un peu trop dans la narration (incontournable Paul Butel dont les recherches ont été mises à jour depuis!). Certains détails sur la fin m'ont semblé peu crédibles : que vient faire la reine Pocahontas dans cette histoire?

L'ensemble offre aux jeunes lecteurs une bonne approche de la vie quotidienne dans le port bruissant d'activité du côté des domestiques, artisans et autres petits commerçants. La condition des femmes et des enfants est bien mise en scène également.
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La lettre déchirée
  28 mai 2022
La lettre déchirée de Ella Balaert
sorti en 1997, ce livre a connu plusieurs rééditions ce qui n'a rien d'étonnant car l'histoire est écrite avec tact: pas de jugement ni sur Stéphane, ni sur la mère et les profs. Stéphane sait bien que son douloureux secret finira par être découvert mais il a bien des stratagèmes pour contourner le problème: il double sa 6e mais ne sait pas lire...c'est son drame. C'est avec un certain soulagement qu'il est découvert.

Bien sûr, c'est un problème d'enfance...mais lire ça s'apprend à tout âge...

Je me souviens d'Amandes amères, un livre qui ne partage pas cet optimiste.
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Le contrat
  08 mars 2022
Le contrat de Ella Balaert
"Au commencement était le verbe : à la fin aussi." Le slogan des éditions Thanatographes annonce la couleur : noire. L'éditeur ne publiera que des derniers textes, à la façon du Suicide d'Édouard Levé. Mais quand une œuvre est-elle finie ? complète ? quand est-ce qu'un auteur a-t-il vraiment tout dit ? Voici quelques unes des questions que posent ce roman baroque dont la première partie, autour des derniers textes d'écrivains, est très réussie, avec des réflexions sur le temps et l'écriture tout à fait intéressantes. La seconde partie est peut-être moins surprenante mais propose tout de même au lecteur de découvrir la création du roman qu'il lit et la réécriture du passé. Loin des romans ouvertement féministes, Le Contrat articule tout de même une méditation sur le pouvoir dominant de l'homme, ici un éditeur, sur la femme, ici représentée par Jeanne, qui ne sait plus si l'écriture est réellement une réparation : "Si l'écriture arrachait la croute et creusait la plaie ?" - Signera-t-elle le pacte faustien qui mettra un terme à son œuvre ? Un étonnant et agréable roman à la construction baroque et à l'écriture soignée.
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Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces
  07 mars 2022
Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces de Ella Balaert
Encore une découverte d’auteure et de style littéraire

Et quelle surprise , je devrais dire qu’elles surprises , des nouvelles plus fantastiques ou fantasque

s les unes que les autres .

J’ai achevé la lecture du livre mais désolée , je crois que ce sera le seul essai avec cette auteure .

Je ne m’y suis pas retrouvé tout en appréciant le style littéraire et les chutes ; je ne parviens pas à me laisser emporter.
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Le contrat
  20 février 2022
Le contrat de Ella Balaert
Le plus dur pour moi, ça va être de tenter de n'être point trop décevant dans ma chronique par rapport à ce superbe roman d'Ella Balaert. Qui commence fort : "C'est pourtant la meilleure des choses qui soit arrivée à Jeanne, de se faire abandonner par Thierry. Combien de temps aurait-elle mis à partir d'elle-même ? A ne plus subir les humiliations de son mari ? Il y a des douleurs auxquelles on s'attache, des souffrances dont on aime à gratter la croûte ; il y a des mortifications dont on tire un orgueil démesuré, des rabaissements qui procurent un sentiment de supériorité si intense qu'ils nous consolent d'être traités comme des chiens." (p.17)



Puis qui continue sur le même rythme avec des personnages forts et profondément décrits : la douce et effacée Jeanne, presqu'invisible. Le dandy flamboyant Christophe, cynique. Sans oublier Mado, la presque nonagénaire, sa petite fille et Nadège, et Achard respectivement actrice et réalisateur. Ils interrogent sur la création, sur l'art, la littérature, l'amour, le désir. Mais aussi sur la mort, sur ce qu'on laissera une fois trépassé. Sur les conséquences des sévices subis dans l'enfance : l'agression sexuelle, le viol, l'abandon par les parents, la violence des hommes... Un roman féministe ? Peut-être, mais ce serait réducteur, c'est un roman qui parle des femmes agressées, et qui contraintes ou volontairement relèvent la tête et se battent chaque jour. Ce roman creuse en profondeur ses personnages, de sorte qu'ils vivent avec nous toute la durée de la lecture et même après.



J'aime beaucoup sa construction qui alterne les narrateurs et ouvre des parenthèses avec d'autres. Ella Balaert construit un roman-puzzle dont il est difficile de sortir avant d'avoir posé la dernière pièce. C'est fin et délicat. Tout est dit, rien n'est superflu.



Et pour finir, je suis sous le charme de l'écriture de l'autrice, entre réalisme et poésie. De belles phrases qui vont au cœur des personnages, qui décrivent admirablement lieux et décors. Un style impeccable et élégant dans lequel, parfois, viennent se caler quelques mots rares et beaux. Et comme des clins d’œil, des liens vers les précédents ouvrages d'Ella Balaert, notamment Jeanne, la fille de la Mont-Joli l'un des personnages de Canaille blues, que je vais relire bientôt.



Les personnages, le style, la construction, tout concourt à faire de ce roman l'un des plus beaux que j'ai lu récemment, et si vous ne devez lire qu'un livre de cette rentrée littéraire de janvier, c'est celui-ci !
Lien : http://www.lyvres.fr/
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Petit bouton de nacre
  28 octobre 2021
Petit bouton de nacre de Ella Balaert
Encore une découverte chez ma libraire! On suit Hérémiti, une femme de pêcheur qui va avoir une aventure avec un français. De cette nuit viendra Mohéa et la génération suivante. Ce roman montre les conséquences que peuvent avoir un moment d'égarement. Mais pas seulement puisque ce français est le gérant d'une entreprise fabriquant des boutons de nacre.



Hérémiti est une femme qui semble fatiguée. Son mari se sacrifie au travail pour faire vivre sa famille et surtout pour rendre fier sa femme. Il lui a fabriqué des boutons particuliers en nacre qu'elle est la seule à avoir. L'écriture de l'autrice montre vraiment la différence entre Hérémiti et le patron. Cet homme semble débarqué comme un colons ayant déjà tout obtenu.



Leur fille Mohéa va apprendre la vérité tardivement et vouloir rencontrer son père biologique. Pour moi, elle est la génération sacrifiée d'autant qu'elle va débarquer en France en mai 68. Ce qu'elle vit est horrible. L'écriture de l'autrice ajoute à l'horreur. Les mots frappent et s'enchaînent. On découvre les conditions de travail dans l'entreprise. On est soufflé par le fait que ça ait pu exister.



Enfin, Poéma. Elle est la conclusion et elle boucle la boucle. Je ne dirai pas comment. J'avoue que le prologue m'avait surprise. L'autrice nous proposait un extrait de la fin du livre qui donne juste envie de lire la suite. Poéma est intelligente et a du caractère. Peu importe ce que son père souhaite pour elle, elle décidera et elle fera bien.



En bref, j'ai été étonné par ce roman court mettant en avant un objet emblématique qui est le lien entre les générations. L'écriture de Ella est juste bluffante. J'ai hâte de lire ses autres livres.
Lien : https://lessortilegesdesmots..
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La lettre déchirée
  27 juin 2021
La lettre déchirée de Ella Balaert
Petit coup de cœur! Je ne misais pas beaucoup sur ce récit, et le premier chapitre m'a confortée dans cette idée. Mais le petit Stéphane s'impose à nous, entre dans notre cœur. On a envie de le protéger, de lui parler, de le faire parler. Car c'est bien cela, je pense, qui manque avant tout à ce jeune garçon pour qui les lettres s'imposent à ses yeux comme les grilles d'une prison (comme j'ai trouvé cette image belle!!!). Il ne se souvient plus du jour où son père les a quittés, lui et sa mère. Il ne se souvient plus de la lettre que lui a confiée sa mère. Mais de cela, tout a découlé: le blocage avec les mots, qu'ils soient écrits ou oraux puisque sa mère lui interdit d'évoquer certaines choses.

Ce roman aborde de nombreux thèmes, outre celui de l'illettrisme: la difficile relation d'un fils avec sa mère, l'isolement au sein d'une classe, la difficulté de dévoiler ses sentiments, la honte de ne pas être à l'image des autres, l'amitié salvatrice...

Je terminerai cette critique en reprenant une idée du professeur de français, Mr Lambert, à la fin de l'année de sixième de Stéphane: il avoue qu'il ne sait pas ce qu'il a pu lui apprendre, à lui qui ne savait pas lire, mais que lui, en tous cas, a beaucoup appris en tant que professeur grâce à lui, et il ajoute qu'il lui faut retourner à l'école de la vie... Un joli petit bijou que je conseille fortement!
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Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces
  14 février 2021
Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces de Ella Balaert
Merci à Babelio et aux éditions des femmes Antoinette Fouque pour ce livre reçu sur la masse critique de Janvier.



C'est le titre du livre qui a attisé ma curiosité.

J'ai pris quelques temps avant de me lancer dans la lecture de ce recueil de nouvelles. Mais une fois lancée, je n'ai pas pu m'arrêté.

Chacune de ces nouvelles plus ou moins fantastiques est liée à un animal.... alors si parfois le lien m'a semblé assez ténu, d'autre fois il est évident. Outre le côté fantastique, j'ai été surprise par presque toute ces histoires, je ne m'attendais pas au chemin qu'elle prendrait.

Chaque histoire est singulière, et chacune m'a emmenée dans son univers particulier, parfois même voyager.

Ce fut un vrai plaisir à lire.

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Petit bouton de nacre
  12 février 2021
Petit bouton de nacre de Ella Balaert
Beau texte, belle histoire tendre et émouvante. Ce petit livre des Éditions Cours Toujours est comme un petit bonbon que l’on garde longtemps dans la bouche pour faire durer le plaisir sucré qu’il procure. J’ai hâte de trouver les autres récits de cette série consacrée aux "choses ou objets emblématiques du Nord de la France.
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Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces
  10 février 2021
Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces de Ella Balaert
Les nouvelles d'Ella Balaert sont empreintes de merveilleux. du merveilleux, oui, mais pas n'importe lequel. Pas celui des gentilles fées qui exaucent les voeux des belles princesses. Non... Ici le merveilleux est teinté de cruauté avec des chasseuses sans pitié et des monstres étranges entrainant leurs victimes vers un funeste destin.

Pourtant, l'autrice crée dans chaque nouvelle un univers tellement familier et proche de nous qu'on pourrait le frôler du bout des doigts en tendant la main. Attention à vous, vous pourriez bien croiser un des ses êtres etranges dans la rue sans vous en rendre compte.

Un grand merci aux éditions des femmes Antoinette Fouque et à Babelio pour ce recueil fascinant.
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Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces
  29 janvier 2021
Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces de Ella Balaert
Tout d'abord je remercie Babelio d'organiser des Masses Critiques qui m'ont permis de recevoir "Poissons rouges et autres bêtes aussi féroce" d'Ella Balaert au éditions Des Femmes , que je remercie également !

On commence par le plaisir de tenir le livre et sa belle couverture entre les mains. Son aspect très "soft" s'oppose au mot "féroces" du titre : que va t'on y découvrir. Quand on ouvre son livre, l'auteur vous emmène en un tourbillon dans un mode fantastique où est fait le parallèle entre les caractéristiques d'un animal et les travers de la Société, la noirceur de l'Homme, sa violence, Comme dans les fables, on attend la morale, ici on est impatient de connaitre la chute. Rares sont les nouvelles dont la fin m'a déçu. Comme chaque nouvelle est servie par une belle utilisation des richesses de la langue française, c'est un double plaisir de lecture. Ca a été une belle occasion d'entrer dans le monde d'Ella Balaert que je retrouverai surement avec plaisir. Encore meri pour ce beau cadeau !
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Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces
  06 novembre 2020
Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces de Ella Balaert
Recueil de nouvelles, en forme de bestiaire fantastique, surnaturel. L'onirisme flirte avec l'irrationnel, le rire -noir- avec la profondeur et la peur, le crime avec l'amour, à la manière de ou en hommage à ou en simple admiration d'Edgar Allan Poe maître du genre.



Dix-sept nouvelles qui nous font pénétrer une autre dimension. Une dimension dans laquelle tout serait possible, les plus belles histoires comme les pires. La naissance, la vie, l'amour, la mort. Les relations homme-animal, l'hybridation... Une pirouette ou un changement d'axe de perception peut faire varier les plaisirs et surtout amène une fin inattendue.



L'ouvrage est homogène, aucune nouvelle ne prend l'ascendance sur l'autre, elles sont toutes excellentes avec néanmoins des petites, toutes petites, préférences pour :



- Le faucon, troublante



- Les inséparables, un poil flippante



- Le cygne, vous n'irez plus jamais au musée Grévin sans y penser



- Le matou, où l'accueil de l'autre malgré ses différences et ses difficultés indispose les bien-pensants



- Le chien, lorsque l'animal sert de passeur intergénérationnel



Ella Balaert -dont j'aime beaucoup le travail, j'ai chroniqué pas mal de ses livres- a la bonne idée et le talent pour ne point se répéter et changer de style à chaque histoire. C'est tantôt un dialogue, tantôt un questionnement intérieur, tantôt des descriptions. Elle change aussi de registre de langue, du langage courant au style châtié qui use de pas mal de mots rares qui, contrairement à d'autres écrivains, ne font pas pédants. Ils servent le texte et l'histoire, ajoutent au fantastique et à la complexité des personnages. On peut chercher leurs sens ou s'en passer en comprenant.



C'est un recueil que l'on peut lire d'une traite ou bien y piocher de temps en temps. Je l'ai lu d'une traite et je reviendrai y piocher de temps en temps, pourquoi se priver d'un tel plaisir ? En outre, je trouve le titre bath.
Lien : http://www.lyvres.fr/
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Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces
  15 octobre 2020
Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces de Ella Balaert
17 nouvelles d'une très belle écriture émaillée de mots rares. Les chutes sont souvent étonnantes, rarement prévisibles. Poissons rouges, mais aussi araignée, bourdon et même amibe ; d'autres animaux sont plus classiques: chien, chat. L'autrice nous fait entrer dans un fantastique ancré dans le réel. J'ai beaucoup apprécié la plupart de ces nouvelles .Je ne connaissais d'Ella Balaert que Le Petit Bouton de Nacre ed: cours toujours, lauréate du prix des Auteurs du nord (ADAN). Je découvre qu'elle a écrit quelques romans y compris pour la jeunesse et de nombreuses nouvelles; curieusement, elle change souvent d'éditeurs sauf les trois derniers aux éditions des femmes Antoinette Fouque.(contribution à : si on lisait tous ensemble les livres de la rentrée.

















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La lettre déchirée
  03 avril 2020
La lettre déchirée de Ella Balaert
Stéphane a treize ans et est en sixième qu'il vient de redoubler. Le départ de son père à l'âge où il commençait à déchiffrer l'a traumatisé. Pas facile de faire semblant de savoir lire, de comprendre les cours, ça demande des trésors d'imagination mais aussi d'apprendre par coeur certains cours. Il a mis en place toute un système...

Un roman jeunesse pour aborder l'analphabétisme chez les adolescents. Certains arrivent très bien à cacher leur illettrisme. Il faut savoir rester vigilants pour les parents, les professeurs ou autres encadrants. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour apprendre à lire. Et à connaitre la vérité sur son passé. Petit livre qui se lit vite même si les souvenirs m'ont paru un peu trop flous, imprécis par moments.

Ca reste un roman à faire découvrir aux jeunes et moins jeunes et Ella Balaert aborde ce thème avec beaucoup de délicatesse.
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Petit bouton de nacre
  12 juin 2019
Petit bouton de nacre de Ella Balaert
J'ai tous les livres de cette jolie collection mais ne les ai pas encore tous lus; j'ai commencé par Angèle ou le syndrome de la wassingue de mon ami Lucien Suel.

J'en suis encore au Nord/Pas de Calais et j'ai du mal à me représenter les Hauts de France! Mais Dominique Brisson, éditrice de Cours toujours m'a ouvert les yeux: le petit bouton de nacre fait partie de la vie rêvée des choses, dans l'Oise!

Au lieu de ranger ces petits trésors par collection, je les ai mis par ordre alphabétique...c'est pourquoi je n'ai lu qu'aujourd'hui le troisième que j'ai acquis le 1er mai 2018 au salon un peu particulier d'Arras.

Les deux critiques déjà écrites ont tout dit sur la belle langue d'Ella Balaert et sur l'histoire qui court sur trois générations de femmes, du Pacifique où l'huître se pêche à Meru où on travaille la nacre.

Comme chaque fois, le livre se termine par un carnet de curiosités: je vais me précipiter sur ma boite à boutons pour voir s'il y en a en nacre, sinon j'en trouverai cet été dans la "travailleuse" de ma maman: j'ai le souvenir de ces petits boutons encartés, il doit bien en rester...
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Petit bouton de nacre
  18 décembre 2018
Petit bouton de nacre de Ella Balaert
Trois histoires qui balancent entre langueur et tension ; sensualité et froideur ; justice et déloyauté ; qui caressent une joue du lecteur et égratignent l’autre. Trois personnages qui touchent du bout du doigt les inégalités, les discriminations, et croisent en filigrane l’intime et le politique.
Lien : https://www.actualitte.com/a..
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Prenez soin d'elle
  04 octobre 2018
Prenez soin d'elle de Ella Balaert
Avec son habituelle maîtrise de l’introspection, Ella Balaert reprend des thèmes qui lui sont

chers : le masque social, l’identité, le poids des mots ou leur inanité...
Lien : https://www.actualitte.com/a..
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Prenez soin d'elle
  16 septembre 2018
Prenez soin d'elle de Ella Balaert
e jour là, je flânais au salon Les escales de Binic et je suis tombée sur ce roman. Son auteur Ella Balaert, timidement m'a parlé de cette histoire,et je me suis laissée séduire.



Prenez soin d’elle. Elle, c’est une chatte ; Madame Kosta.

« Madame Kosta dresse l’oreille et entrouvre les yeux. Un bruit léger de chute s’est glissé sous la porte de la chambre. Trois fois rien… »

Ainsi démarre ce roman. Jo vient de tenter de mettre fin à ses jours en avalant des comprimés en grande quantité.



C’est la concierge, Monique Loiselier, alarmée par les miaulements de la chatte qui a donné l’alerte. Jo n’a laissé qu’un mot : Prenez soin d’elle.

Les voilà réunis dans l’appartement de Jo qui est dans le coma à l’hôpital. Alban son frère, Georges son père, Franck son amant et Rachel sa meilleure amie puis Monique la gardienne, le voisin parfois. Qui va s’occuper de Madame Kosta ? Chacun a une bonne raison pour ne pas pouvoir le faire. Ensemble ils décident d’alterner les visites sauf que cela ne fonctionne que très moyennement. La chatte grossit, détruit, redevient sauvage, saccage l’appartement.



Le roman s’échelonne sur trois semaines pendant lesquelles Jo est toujours dans le coma. Durant ce laps de temps, Ella Balaert nous décrit les personnages de l’histoire, chacun d’entre eux « trimballe » son lot de problèmes. Au fil des semaines on avance dans chaque vie, l’auteur incise les liens qui unissaient l’entourage de Jo. Au début, on s’interroge ; pourquoi ? Puis : je n’ai rien vu, on n’a rien vu. Puis « Je crois que ça fait un moment qu’elle n’allait pas bien. La déprime quoi. Elle n’en parlait pas… » Tout cela pour comprendre que chacun d’entre savait qu’elle n’allait pas bien.



Ce roman est intéressant, bien écrit, ciselé. Chaque phrase est choisie, remaniée, réécrite. C’est un huis clos entre quatre ou cinq personnages, leur réaction face au geste de désespoir de Jo, leurs excuses toutes humaines qu’elles soient renvoient à l’incapacité d’appréhender le drame à le gérer. Le chat est le symbole, Mme Kosta cristallise l’incompréhension, la fuite, le peur de chacun d’entre eux face à une mort éventuelle, un désir de ne plus vivre en tout cas. Le sentiment de ne pas avoir voulu voir ronge chacun des personnages, ce sentiment est mis en lumière avec talent par l’auteur avec leur passé. En le lisant, je me suis surprise à plusieurs reprises à imaginer une pièce de théâtre où les acteurs apparaîtraient les uns après les autres pour parler de Jo et des liens qui les unissaient. Le texte se prête à cet exercice.



Prenez soin d’elle est très beau roman qui engage le lecteur dans une réflexion sur les rapports humains mais aussi et surtout sur la famille et sur la mort.
Lien : http://superrollingwords.blo..
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Placement libre
  13 août 2018
Placement libre de Ella Balaert
Comment une action aussi banale que réserver deux places au théâtre où se produit un acteur admiré, peut-elle creuser tout à coup un gouffre dans le déroulement des jours ? Incompréhensible pour ceux qui, habitués à occuper une place, sociale, familiale, amoureuse, n'imaginent pas que d'autres n'en ont ou ne s'en donnent pas le droit. Le personnage du roman d'Ella Balaert fait partie de ceux-là qui n'oseraient pas revendiquer leur âme si quelqu'un venait la leur contester. Pour cette femme, les deux jours qui précèdent la représentation s'apparentent à un incessant combat car les deux mots figurant sur le billet "Placement libre" font jaillir son angoisse de n'avoir justement aucune place légitime.

Cette double lutte entre soi et soi, entre soi et les autres, est construite comme un dialogue intérieur entre deux volontés opposées : s'imposer ou s'effacer. L'intrigue peut sembler ténue mais ce qui s'y joue est pourtant vital et l'on suit avec le coeur serré les différentes impressions du personnage et les poignantes stratégies qu'elle met en place pour prendre une décision a-priori de peu d'importance. Des associations d'idées, un raisonnement désespéré mènent de la réservation d'une place au théâtre à la conviction de n'exister nulle part et à la tentation de l'anéantissement

Ce décalage entre le fait (aller au théâtre) et les enjeux fondamentaux qui s'y cachent donne une sensation de déchirement, que la narration à la deuxième personne amplifie encore.



L'écriture fine et précise se teinte d'humour pour injecter la vie dans ces fluctuations de la pensée qui jettent les bases d'une réflexion sur le paradoxe d'un espace de liberté aux contours apparemment ouverts et pourtant étroitement bornés par toutes sortes d'injonctions.

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Tu as participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970. Tu es souvent considérée comme une théoricienne majeure du féminisme, notamment grâce à ton livre Le Deuxième Sexe publié en 1949.

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