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Note moyenne 3.67 /5 (sur 49 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 19/03/1941
Biographie :

Florence Delay, née le 19 mars 1941 à Paris, est une écrivaine, comédienne, traductrice et scénariste française, membre de l'Académie française depuis 2000.

Fille de Marie-Madeleine Carrez et de Jean Delay, elle est née le 19 mars 1941, à Paris, où elle a fait ses études au lycée Jean de La Fontaine puis à la Sorbonne. Agrégée d’espagnol, elle s’est orientée vers la littérature générale et comparée qu’elle a enseignée à l’université de la Sorbonne-Nouvelle.
À vingt ans, elle a interprété le rôle de Jeanne dans Procès de Jeanne d’Arc de Robert Bresson. Puis collaboré à des films de Chris Marker, Hugo Santiago, Benoît Jacquot, Michel Deville.
Passé trente ans, elle a publié son premier roman d’éducation, Minuit sur les jeux. Elle a obtenu le prix Femina en 1983 pour Riche et légère, le prix François Mauriac en 1990 pour Etxemendi, le grand prix du roman de la Ville de Paris en 1999 et le prix de l’Essai de l’Académie française pour Dit Nerval.
À partir de Petites formes en prose après Edison (1987), elle a alterné romans et essais. Parallèlement, elle a maintenu de façon inconstante et fidèle ses liens avec le théâtre et l’Espagne. Élève à l’École du Vieux-Colombier, régisseur-stagiaire de Jean Vilar au Festival d’Avignon, assistante de Georges Wilson au T.N.P. (1963-1964), elle a traduit La Célestine de Fernando de Rojas, mise en scène par Antoine Vitez au Festival d’Avignon puis au théâtre de l’Odéon (1989) ainsi que des œuvres du Siècle d’or – Calderón de la Barca, Lope de Vega – qui sont entrées au répertoire de la Comédie française. Elle a composé, avec Jacques Roubaud, un cycle de dix pièces : Graal théâtre, sur la « matière de Bretagne ».
Chroniqueur dramatique à la N.R.F. (1978-1985). Juré du prix Femina (1978-1982). Membre du comité de lecture des Éditions Gallimard (1979-1987). Membre du conseil de rédaction de la revue Critique (1978-1995).
Élue à l’Académie française, le 14 décembre 2000, au fauteuil de Jean Guitton (10e fauteuil).

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Source : Académie française
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Frédéric Boyer (quelques pages de) VachesFrédéric Boyer lit quelques pages de son livre "Vaches" le 5 juin 2009 au couvent des Recollets, à l'occasion du festival "Paris en toutes lettres", lors d'une carte blanche donnée Frédéric Boyer qui rassemble Florence Delay, Jacques Roubaud, Olvier Cadiot et Jean Echenoz. "Vaches", de Frédéric Boyer est publié aux éditions P.O.L
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Petitebijou   07 novembre 2012
Partition rouge : Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord de Florence Delay
Silencieuse – Jusqu’au-Dégel



Son nom raconte comment

cela se passait avec elle.



La vérité est qu’elle ne parlait pas

en hiver.

Chacun avait appris à ne pas

lui poser de questions en hiver

une fois connu ce qu’il en était.



Le premier hiver où cela arriva

nous avons regardé dans sa bouche pour voir

si quelque chose y était gelé. Sa langue

peut-être, ou quelque chose d’autre au-dedans.



Mais après le dégel elle se remit à parler

et nous dit que c’était merveilleux ainsi pour elle.



Aussi, à chaque printemps

nous attendions, impatiemment.



(Poèmes noms)

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coco4649   19 mai 2016
Mes cendriers de Florence Delay
Tu n'auras plus besoin du soleil pour

t'éclairer ni de la lune pour t'illuminer

quand le Seigneur sera ta lumière, promet

Isaïe. Sous l'éclat de son visage, tu devien-

dras soleil. Dans l'espoir de cet heureux

futur, j'enflamme les raisons de douter, je

les réduis en cendres.



Soleil du soleil est Dieu. Magnifique image

ou concept, c'est selon, de Guy Le fèvre de

la Boderie, poète du XVIè siècle, dans un

sonnet adressé aux naturalistes et aux

mécréants. Au cas où vous seriez l'un d'eux,

Je vais le recopier…



  AUS NATURALISTES ET MECREANS

Comme le beau Soleil de sourgeon perennel

 Dardant son ray subtil penetre une verriere

 Sans le verre casser, et sans que sa lumière

 il retranche d'avec son pur rayon isnel :

Ainsi nous envoya Dieu le Père eternel

 Son Verbe et sa splendeur dedans lea Vierge entiere,

 Sans fendre son Christal ni rompre sa barriere,

 Et sans se separer du sourgeon paternel.

Vous qui me donnez foy à la sainte ecriture,

 Remerquez ce mystere au livre de Nature :

 Ouvres les yeux de l'Ame afin d'apercevoir

Le Soleil du soleil qui dans les cœurs veut naistre :

 Et n'attribuez plus au serviteur qu'au maistre

 Puissant doit estree cil qui donne à tous pouvoir.



p.127-128



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Fleitour   09 août 2018
Haute couture de Florence Delay
Zurbaran, lui tissait avec des pinceaux.

Devant les créations de l'un et de l'autre

ont se dit que l'étoffe elle même a eu l'idée de la forme

et, réciproquement, que la forme a choisi l'étoffe.

page 103
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psycheinhell   25 juillet 2010
Partition rouge : Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord de Florence Delay
Quand ils étaient seuls sur la terre, ils se nommaient eux-mêmes.



(Cheyennes) Les Hommes

(Pawnees) Les Plus Hommes des Hommes

(Lenapes) Les Hommes Vrais

(Apaches) Le Peuple

(Hopis) Le Peuple Pacifique

(Arapahos) Notre Peuple

(Mandans) Le Peuple sur la Rive

(Winnebagos) Le Peuple de l'Eau Boueuse

(Cherokees) Le Peuple des Cavernes

(Sauks) Le Peuple de la Terre Jaune

(Foxes Le Peuple de la Terre Rouge

(Tetons) Ceux-qui-habitent-la-Prairie

(Hunkpapas) Ceux-qui-campent-à-l'entrée

(Kiowas) Ceux-qui-sortent

(Iowas) Ceux-qui-dorment

(Omahas) Ceux-qui-vont-contre-le-vent



Quand ils ne furent plus seuls, les Blancs, les marchands, les trappeurs, les voyageurs, les jésuites les nommèrent.

Parfois ils les nommèrent d'un trait jugé distinctif. (...)

Parfois ils les nommèrent en déformant le nom que leur donnaient leurs ennemis. (...)



Qu'ont pensé les élégants guerriers Crows (corbeaux) de leur surnom : "Les Beaux Brummels de la Prairie" ?
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sumitsuki   10 avril 2011
Partition rouge : Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord de Florence Delay
Un petit lynx

perdit sa famille.

Il s'en alla tout seul

et commença a apprendre les choses.

Il se mit en route.



Un printemps il vit

arriver des oiseaux

qui venaient du sud.

Il en goûta quelques-uns.

Il en apprit le goût.



Un été il faillit

se noyer, mais il vit son visage

un long moment

dans ce lac.

Il apprit alors son visage.



Un automne il fut aussi grand

que ses parents

et cela le fit penser

à eux.

C'est ainsi qu'il apprit

le souvenir.



Un jour, dans le froid de l'hiver

il trouva un oiseau gelé

qui ne bougeait pas.

C'est ainsi qu'il apprit les larmes

qui de son visage tombaient

sur cet oiseau.

Il resta penché sur lui un long moment.

Je sais son histoire.

ce qu'il apprit.

Je le sais.

Je vous le dis.

Toutes ces choses !

Je pleure quand je les dis.

Je suis Petit-Lynx.
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coco4649   18 mai 2016
Mes cendriers de Florence Delay
                                   Moi

je fume en compagnie de ma mort chérie,

comme un Péruvien marxiste portant cha-

peau, manteau et gants, dont je me sens très

proche — la tristesse en moins.



Le sonnet que j'avais promis en commen-

çant est de lui : César Vallejo. Je l'ai traduit,

mais si j'essaie de le réciter par cœur en

français, il me manque toujours l'appui de

la rime. Son titre : « Chapeau, manteau et

gants ».







««

En face de la Comédie-Française se trouve le Café

de la Régence ; à l'intérieur de lla salle

très cachée, avec un fauteuil et une table.

Lorsque j'entre, la poussière immobile est déjà

 debout.



Entre mes lèvres faites liège, le bout

d'une cigarette fume, et dans la fumée on voit

deux fumées intenses, le thorax du Café,

et dans le thorax, un oxyde profond de tristesse.



Il faut que les automnes se greffent sur les

 automnes,

il faut que l'automne s'intègre dans les bourgeons,

le nuage dans les semestres, dans les pommettes la

 ride.



Il faut avoir l'air fou en postulant

que chaude est la neige, fugace la tortue,

le comment simple et le quand foudroyant.

                                        »»







  Le comment simple et le quand fou-

droyant. César Vallejo est toujours plus

grand que sa tristesse. C'est pourquoi sa tris-

tesse m'agrandit.



p.75-76



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LeBorgne   18 février 2018
Partition rouge : Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord de Florence Delay
Il y avait une vieille femme que j'avais créée en vœu.

Elle était l'épouse

d'un vieil étang.

Vous pouviez la voir nager dans son mari

si vous étiez caché dans les buissons.

Elle lui parlait avec sa façon de nager

gentiment.

Une fois dans leur vie il n'y eut pas de pluie

et le soleil commença de réduire l'étang.

Bientôt le soleil prit l'étang tout entier!

Pendant beaucoup de nuit la vieille femme dormit

près du trou où son mari avait vécu.

Puis, une nuit, un orage arriva

mais au matin il n'y avait toujours pas d'eau

dans la vieille demeure de son mari.

Alors elle décida de partir à sa recherche

et elle suivit sur le sol les flaques

qui marquaient les pas de l'orage.

Elle les suivit pendant beaucoup de kilomètres.

Finalement elle tomba sur son mari

assis dans un trou. Mais il s'était trompé de trou!

Alors la vieille femme ramena son mari à la maison

petit à petit, dans ses mains.

Vous auriez pu le voir rentrer à la maison

si vous étiez caché derrière les buissons.



Poèmes de l'os magique.
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brigittelascombe   13 août 2012
Il me semble, mesdames de Florence Delay
...Marguerite de Navarre. "Corps féminin, coeur d'homme et tête d'ange", ainsi la décrivait Clément Marot qu'elle protégea.C'est grâce à elle que j'ai pu jouer une fille de la Renaissance,et me glisser parmi les dames vivantes ou peintes du château de Fontainebleau.
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sumitsuki   10 avril 2011
Partition rouge : Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord de Florence Delay
Qui ? Coyote ?

Oh, oh oui, la dernière fois

quand était-ce... je l'ai vu c'était quelque part

entre Muskogee et Tulsa

se dirigeant vers Tulsa, je pense, avançant tout

simplement.

Il marchait vers un fourré de jeunes chênes

juste de l'autre côté de la colline il y avait un ruisseau.

Il mettra bien deux jours à arriver à Tulsa

il boira un peu de vin

il fera giligili aux bébés Pawnee

il dormira au bord de la rivière Arkansas

l'écoutera un petit moment.

J'espère qu'il ne pleuvra pas

que la rivière ne va pas déborder.

Il reviendra, ne t'en fais pas.
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Sflagg   30 octobre 2016
Partition rouge : Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord de Florence Delay
Porte le nom



Porte le nom de son défaut :

Sauterelle-ayant-avalé-sa-flèche

Pilier-de-Tripot

Garde-ses-fesses-au-coin-du-feu

Pantalon-qui-tombe

Enflé

Bouche-qui-sent-le-poisson

Pisse-en-lit

Oreille-de-Rat

Patte-Jaune



Porte un nom donné par une femme ou un Contraire :

Grand-Con

Poils-de-chatte-qui-pendouillent

Long-Trou-du-Cul



Porte le nom de l'insulte qu'il a crié à son ennemi mort :

Sac-à-Poussière

Longs-Tibias

Dos-de-Chat-Sauvage

Visage-Jaune

Seins-en-Or
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