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Note moyenne 3.63 /5 (sur 40 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Biarritz , le 1/07/1926
Mort(e) le : 17/04/1996
Biographie :

François-Régis Bastide, dont le vrai prénom est Édouard, né le 1er juillet 1926 à Biarritz, mort à Paris le 17 avril 1996, est un écrivain, diplomate, éditeur et animateur de radio français.

Il fait d'abord des études musicales, avant de s'engager à 18 ans dans la 2e division blindée du Général Leclerc.

Son premier roman Lettres de Bavière est publié en 1947. Il entre en 1956 aux Éditions du Seuil comme conseiller littéraire, en 1968 au comité de lecture de la Comédie-Française et en 1976 au jury du Prix Médicis.

Homme de radio, il dirige les émissions musicales de Radio-Sarrebruck à la fin de la guerre. En France, il anime l'émission littéraire Une Idée pour une autre puis fonde en 1955 avec Michel Polac l'émission hebdomadaire de France-Inter Le Masque et la Plume, qu'il anime seul de 1971 à 1981.

Homme de gauche, il est conseiller municipal de Biarritz de 1977 à 1982.
Au début de son premier mandat présidentiel, François Mitterrand le nomme ambassadeur de France au Danemark. Il est ensuite en poste en Autriche, puis à l'Unesco.

Il a fait quelques apparitions au cinéma, notamment dans Je t'aime, je t'aime d'Alain Resnais ou La Banquière de Francis Girod.

Il est enterré au cimetière de La Garde-Freinet.
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
gavarneur   28 novembre 2018
Lettre de Bavière de François-Régis Bastide
Les jours suivants furent moroses ; je m'appliquais à être le plus absurde possible dans l'exercice de mes devoirs militaires.

Page 51
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gavarneur   30 novembre 2018
Lettre de Bavière de François-Régis Bastide
Ainsi, il est des questions que l'on pose sans parler à des êtres absents et ils vous entendent tout de même... L'air leur apporte la forme de vos mots... et ils vous répondent tout de suite, ils ont d'emblée ce merveilleux pouvoir d'entretien supérieur, qui plane au-dessus des formalités de la conversation.

Page 168
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gavarneur   22 novembre 2018
Lettre de Bavière de François-Régis Bastide
J'ai pris le tube [de strychnine] et l'ai mis dans ma poche ; puis j'ai parlé longuement, en essayant d'employer le moins de mots possible. J'ai peut-être dit de belles choses ; maintenant, je sais que le capitaine n'aura plus jamais envie de se tuer et je me sens plus heureux, mille fois plus heureux que si je m'étais engagé à quinze ans et que si mon général avait fixé la médaille et la croix et des palmes et des étoiles sur ma poitrine, me désignant à l'admiration de mes semblables. Je voudrais qu'il y eût un ruban blanc pour les empêcheurs de mort. Je voudrais surtout que vous ne trouviez pas bête ce que vous venez de lire, car je l'ai écrit très pieusement.

Page 172
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LPL   26 mars 2015
Lettre de Bavière de François-Régis Bastide
Une noctuelle vint frissonner autour de l'abat-jour. Je sentis une grande paix descendre en moi. Barbara reprenait, en haussant le ton de sa voix qui allait s'enfouir dans le fond du salon :

_ Vous êtes sûr de ne pas avoir de la haine pour moi ? Si vous saviez les choses horribles que l'on dit de la France à la maison. Vous ne vous apercevrez de rien, évidemment, parce que mes parents vont avoir peur de vous. Et vous raconterez ensuite quand vous serez revenu dans votre pays que les Allemands sont plats comme des galettes, comme des couleuvres. Dites, vous le raconterez, n'est-ce pas ? Mais vous n'oserez pas raconter qu'une Allemande de dix-neuf ans n'avait pas peur de vous, qu'elle se moquait de vous, qu'elle savait que vous n'étiez pas un conquérant de division blindée, mais un poète en uniforme comme il y en a tant chez vous.
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LPL   16 février 2015
Les Adieux de François-Régis Bastide
Les adieux, c'est toujours comme cela, c'est lorsqu'on n'a plus la force d'espérer, lorsqu'on ne se possède plus, lorsqu'on dit "à ce soir" en sachant qu'on n'ira plus nulle part.
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LPL   26 mars 2015
Lettre de Bavière de François-Régis Bastide
Elle possède le sens des pluriels féériques qui sont l'apanage de la richesse mais aussi du bonheur. Quand une jeune fille n'emploie jamais, ou seulement contrainte, le singulier, vous pouvez être sûr de son bonheur ; c'est que les timbres de son âme sont assortis aux couleurs de ce monde.
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Jcequejelis   25 septembre 2016
Saint-Simon, par lui-même de François-Régis Bastide
… en 1730, le duc de Luynes lui donne à lire le « Journal » de Dangeau. Saint-Simon le prend, le trouve « suffocant » et « d'une fadeur à faire vomir » mais enfin ne le lâche plus. […] Il le copie intégralement (trente-sept volumes). Puis ayant sous les yeux cette copie, il écrit au verso de chaque feuille ses « Additions » au Journal. Ces « Additions », il ne les fait pas immédiatement ; il écrit, par exemple, en regard de ce que dit Dangeau sur Mme Guyon : « morte depuis vingt ans ». Mme Guyon est morte en 1717, cette note de Saint-Simon est donc de 1737, c'est-à-dire de sept ans postérieure au jour où Saint-Simon avait lu Dangeau pour la première fois.



2880 – [Écrivains de toujours, n° 15, p. 57]
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mandarine43   04 mai 2011
Les Adieux de François-Régis Bastide
Les adieux, c'est ce qui fait le moins mal, lorsque personne ne vous regarde vous en aller.
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LPL   16 février 2015
Les Adieux de François-Régis Bastide
Je vois bien aujourd'hui que le vide, l'absence, entre certains êtres, crée une accoutumance qui n'est pas moindre que la possession, dans ses effets. C'est une possession, cela ressemble, du moins, à une possession. Peut-être avions-nous tous deux l'amour de la distance ?
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crapahutevida   08 juin 2017
L'homme au désir d'amour lointain de François-Régis Bastide
Sa voiture était couverte de poussière collée par le sel de la mer. Il sortit de Mittelbourg et avisa bientôt une station-service. Il choisit le programme le plus complet, avec lustrage spécial. On indiquait même la durée : dix-huit minutes (…)Sous les rouleaux bleus et les ruissellements de mousse, il se dit qu’il était là dans le seul endroit où un homme pouvait pleurer tranquillement (…), et il sifflota souvent. Il pensa une fois de plus à la question du Prince André, voyant passer Natacha : « Pourquoi est-elle heureuse ? » Et il la tourna dans tous les sens, essayant aussi avec « malheureuse », tantôt sur la Reine Ilma, tantôt sur Susah la Noire.
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