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Note moyenne 3.82 /5 (sur 79 notes)

Nationalité : France
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Chronique sur l'art du conte, animée en alternance par les conteurs Fabien Delorme et Manuella Yapas. Pour ce numéro, Manuella présente les FAERIES - ou Petit Peuple. BIBLIOGRAPHIE : - "La grande Encyclopédie des lutins", par l'elficologue Pierre Dubois, illustré par Claudine & Roland Sabatier - éditions Hoëbeque ; - "Le petit Peuple des pays celtes", par Gérard Lemenec'h - éditions Terre de Brume ; - "Vie et m?urs des lutins bretons", par Françoise Morvan - éditions Actes Sud, collection Babel ; - "Le Songe d'une nuit d'été", par William Shakespeare. SITES DES CHRONIQUEURS DU RELEVÉ DE CONTEURS - Celui de Manuella Yapas : http://www.manuellayapas.fr/ - Celui de Fabien Delorme : http://www.fabiendelorme.fr/
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Colchik   20 décembre 2019
Assomption de Françoise Morvan
Velours

[...]

Alors reviennent, serrant le cœur, les ruissellements de phlox, de soleils et d’œillets d’Inde assemblés à la veille de l’Assomption devant la terre humide des tombes, et le velours noir qui se plisse autour des fleurs brodées sur le satin est plus parfait encore que la nuit d’août, plus doux que le marbre, plus soyeux que le ventre d’une abeille, et tout cela se tient sans bruit dans l’ombre à senteur de terre et de lait comme une émanation des grands manèges tournants dans l’été.
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chardonette   18 décembre 2013
La saga des petits radis de Françoise Morvan
ça y est, les voilà partis.

Filez, filez, les petits,

Roulez, boulez, dans l'allée,

Sans savoir où vous allez.
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Charybde2   26 juillet 2019
Buée de Françoise Morvan
Orée

Rêveurs au front léger

Longeant à pas de loup le bord des ombres

Ils glissent doucement vers les orées

Où vont les chercheurs de fleurs de fougère

Puis se fondent sans bruit dans l’abri des feuillages

Et sentent la forêt qui les protège.
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Marc21   15 septembre 2018
Contes de Provence - Frédéric Mistral de Françoise Morvan
La vieille Renaude est au soleil, assise sur un billot, devant sa maisonnette. Elle est flétrie, ratatinée et ridée, la pauvre femme, comme une figue pendante. Chassant de temps en temps les mouches qui se posent sur son nez, elle boit le soleil, s'assoupit et puis sommeille.

— Eh bien ! tante Renaude, par là, au bon soleil, vous faites un petit somme ?

— Ho ! tiens, que veux-tu faire ? Je suis là, à dire vrai, sans dormir ni veiller... Je rêvasse, je dis des patenôtres. Mais puis, en priant Dieu, on finit par s'assoupir... Oh ! la mauvaise chose, quand on ne peut plus travailler! Le temps vous dure comme aux chiens.
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chardonette   18 décembre 2013
La saga des petits radis de Françoise Morvan
Je les aime frais et tendres,

Arrachons-les sans attendre,

Dit le jardinier Eustache

En tortillant sa moustache.

Bien croquant sur du pain beurre,

le radis, c'est du bonheur.

Sa feuille a goût de cresson

Quand on le prend nourrisson.
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Colchik   20 décembre 2019
Assomption de Françoise Morvan
Cagibi



Ghetto des araignées que l’on entend jamais

Petites couturières cachées sous les cartons

Le front plissé d’angoisse usant leurs pattes maigrichonnes

À ravauder leurs soies grises.
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Charybde2   10 décembre 2019
Brumaire de Françoise Morvan
Le parjure



Celui qui trahissait dans l’ombre

Et semblait si glorieux dans la lumière

Clair auréolé de sa renommée



À lui l’absinthe à goût de fer et le fiel

Gorgeant l’éponge d’un sang jaune

Séché comme un faisceau d’échardes



Et toi, passant, tiens pour maléfices

Le soleil obscur des médailles

Et ces trophées qui rouillent sur la pierre.
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Blandine54   17 avril 2017
Les joies du logis de Françoise Morvan
Moi, crie le blaireau, mon accul, on dit qu'il pue : c'est ridicule !

Ah ! méfiez-vous de la crapule !

La jalousie est sans scrupules !

Ma blairelle et mes blaireautins, tournant leurs gracieux popotins, dorment sans faire de potin, dans petits lits de rotin.
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Blandine54   17 avril 2017
Les joies du logis de Françoise Morvan
Et nous donc, bêle le mouton,

Du bon foin sec jusqu'au menton,

On dort, on dîne, en peloton,

De la tata jusqu'au tonton.

On dort, on dîne, on dîne, on dort,

Et puis on s'y remêêêt encore...

Nul effort : que du réconfort :

A la crèche, on bénit son sort !
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Charybde2   26 juillet 2019
Buée de Françoise Morvan
Fugue

Tandis que les voix montent et que la salle se vide, la nuit vient déjà, les murs de plâtre absorbent la lumière, la porte a dû rester ouverte, on entend les souliers sonner sur les grandes marches de granit.

Plus tard les réverbères s’allument dans le bourg, on peut compter les coups de l’horloge enrouée du vieux collège. Il n’y a plus ni aumôniers ni maîtres, des ombres qui resserrent les préaux, des prières qui rôdent sous les ormes de la chapelle, des odeurs de potage ou de viandes qui ont déjà cuit très longtemps, et loin dans la distance la leçon de violon étirant sans fin la même sonate.

Les cyprès sont noirs, on se retire à pas de loup, et pendant que les murs de la classe se rapprochent, seul le marteau du cordonnier s’entend parfois au bas du bourg.

Parfois le prêtre vient chercher sa Bible. Il ferma la salle, à gros bruit de verrous, sans jamais penser à savoir si des enfants sont là, dans la classe, ou peut-être dehors, à le regarder, du fond de la réserve aux livres qui forme un creux dans le couloir.

Les soirs de fin d’hiver, presque au printemps déjà, tout se grave alors, tout devait se résoudre en cette présence dans le bruit des arbres, et comme on les retrouve autour de soi, ces grands couloirs de pierre du collège, ces escaliers à vis des tourelles, creusant l’ombre, donnant profondeur et mystère aux paroles recluses, on pense avoir droit de rester clandestin pour des éternités.

Avec l’avancée de l’hiver, les grêlons sur les vitres, les transparences du jour au lieu de la pluie habituelle, et ce son qui s’étire au loin, qui tend aussi à sa transparence, tout devient mince et tendu sur le vide.

Ce rossignol de verre dont on jouait près du ruisseau, le son du violon qui s’étire.

L’adolescence avant l’adolescence.
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