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Note moyenne 3.36 /5 (sur 319 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Blois , le 27/09/1930
Mort(e) à : Courbevoie , le 12/02/2018
Biographie :

Françoise Xenakis, née Gargouil, est une romancière et journaliste française.

En 1953, elle épouse Iannis Xenakis (1922-2001), un compositeur, architecte et ingénieur d'origine grecque. Ils ont une fille, la peintre et sculptrice Mâkhi Xenakis, née en 1956.

Auteure d'une vingtaine de romans et d'essais, elle a œuvré comme journaliste littéraire dans la presse et à la télévision. Elle a tenu dans les années 1980 une chronique littéraire dans le journal "Le Matin de Paris" et a exercé comme chroniqueuse littéraire de l'émission Télématin sur France 2 pendant une vingtaine d'années.

Son premier roman "Le Petit Caillou", est paru en 1963. Elle a remporté le Prix des libraires en 1993 pour son livre "Attends-moi", publié chez Grasset.

Parmi ses principaux ouvrages, figurent "La Natte coupée" (1982), destin d'une jeune paysanne grecque en rupture avec sa famille, et "Moi j'aime pas la mer" (1972), où elle raconte avec humour ses périples infernaux chaque été en kayak de haute mer avec son mari et sa fille. Elle est également l'auteure d'un essai biographique, "Danielle Mitterrand, la petite fille qui voulait être Antigone" (2006) et d'un portrait iconoclaste de Néron, "Maman, je veux pas être empereur" (2001).

"J'aurais dû épouser Marcel" (2009) est son dernier ouvrage.

Elle a été présidente du jury du prix littéraire 30 millions d'amis et présidente d'honneur du prix littéraire jeunesse des Incorruptibles.

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Interview de Françoise Xenakis pour "J'aurais du épouser Marcel".


Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
LydiaB   26 janvier 2013
Elle lui dirait dans l'île de Françoise Xenakis
Une cellule deux escabeaux Elle avança la main pour le toucher Mais dans ses yeux à lui elle vit tant de peur non pas du gardien mais d'elle qu'elle retira sa main et que de sa main droite elle recouvrit sa gauche Vieille habitude Et entrailles déchirées essaya de lui sourire pour le rassurer Et soudain la pluie D'abord les gouttes une à une les gouttes sur les toits des tentes Elle les voit par la lucarne comme des larmes Et le rythme se précipite dense c'est une averse un déluge et aussi brutalement le silence de nouveau Et l'oiseau qui recommence inlassable son appel Et le soleil qui lape les flaques sur les bâches tendues De ses mains il plaque son treillis sur son corps Être dehors sentir cette eau douce sur lui De ses mains elle aussi presse alors ses vêtements secs le long d'elle Elle respire essaie de boire des gouttes qui n'en sont pas

Un long coup au tambour Et tous ces paquets de mots qu'elle avait triés rangés dans l'ordre et qui n'avaient servi à rien La porte s'ouvre Un autre gardien s'avance vers elle Alors elle arrache le gilet qui lui couvrait les bras tandis qu'on la fait reculer Elle se tend et un bref instant son bras reste contre le sien qu'il a tendu lui aussi Elle a senti contre elle ses veines battre sa chaleur puis la pression s'est faite trop forte sur le bras que tirait le gardien et leurs deux bras libres ne se sont plus touchés
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Chocolatiine   17 décembre 2014
J'aurais dû épouser Marcel de Françoise Xenakis
J'ai su très tôt qu'il fallait que j'écrive pour extirper de moi la douleur. Tant que je n'y arriverai pas, je serai incapable d'écraser une bonne fois pour toute ce bubon incrusté, qui me distille en goutte-à-goutte la mélancolie gluante qui m'habite depuis toujours et ces goulées de détresse qui m'épuisent.
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Chocolatiine   16 mai 2016
Attends-moi de Françoise Xenakis
La vie n'est-elle pas une vallée de larmes qu'il faut boire goutte à goutte?
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araucaria   15 mai 2018
Attends-moi de Françoise Xenakis
(...) Nos corps se sont brûlés l'un contre l'autre, ça n'a rien de tragique. Ne transforme pas notre amour en drame. Ris. Essaie toi aussi, j'ai plein de copains : la femme d'un ami c'est un lien de plus, et après tu m'en aimeras que davantage! Comprends-moi, moumoune, - il en rajoutait et s'en voulait et lui donnait alors un de ses plus beaux sourires -, tu vois, ça m'a flatté d'être ton seul homme et maintenant ça m'emmerde. Comment savoir que tu m'aimes plus qu'un autre puisque tu n'as jamais voulu aimer que moi? Je serais bien plus fidèle si tu me trompais, mais ta rigidité de couventine t'en empêche... et nous loupons quelque chose tous les deux. Crois-moi.



Elle avait fini par accepter ses aventures puisqu'il était toujours son ami, son tendre ami et c'était doux de s'endormir parfois, l'un contre l'autre ni affamés, ni assoiffés de l'autre, après qu'il fut revenu, apaisé, d'une de ses aventures qui, il est vrai, semblait ne lui laisser aucune trace.
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Jumax   28 novembre 2015
Maman, je ne veux pas être Empereur de Françoise Xenakis
Tu n'as pas le choix. Tu dois être empereur, et tu le seras. Je ne vis que pour cela.
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ladesiderienne   05 mars 2014
"Désolée, mais ça ne se fait pas" de Françoise Xenakis
Le fiancé avait été conçu par une nuit de grand froid et forte pluie. Le whiskey ce soir-là devait manquer à la maison et le feu de tourbe être étouffé car, pour se réchauffer, l'homme et la femme O'Connor, transis de froid et d'humidité, avaient pourtant réussi à s'emboîter l'un dans l'autre, découvrant juste l'infime partie du corps nécessaire à chacun, et, glacé, le spermatozoïde avait bien peiné à forcer l'ovule. Sept mois plus tard était arrivé Patrick O'Connor, le seul enfant de ce couple déjà usé, mais il était né chétif et de cette couleur blanc-bleu qui n'annonce rien de bon.
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araucaria   16 mai 2018
Attends-moi de Françoise Xenakis
Lorsqu'elle entendit la gardienne tourner le clé de la porte de sa cellule, elle se sentit envahie, immergée dans un immense et profond calme, et s'entendit dire : "Je suis rentrée à la maison." Et c'est avec plaisir, oui plaisir qu'elle retrouva cette atroce odeur de prison. Au couvent, déjà, l'odeur était la même... l'enfermement le même. Le couvent et la prison : deux intérieurs de ventre immondes. Elle s'y sentait chez elle... Là, il ne pouvait plus rien lui arriver.
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ladesiderienne   22 mars 2014
Mouche-toi Cléopâtre de Françoise Xenakis
" Une épicière en gros, une matrone enrichie. J'ai cru que l'argent pouvait tout, que l'argent achetait tout. L'argent suprême... J'ai cessé de penser, cessé de comprendre, obnubilée : acheter, acheter... Une fois déjà, d'un grand homme usé par l'âge, j'ai voulu le pousser, le faire roi. Et à nouveau, d'un grand enfant à vie, j'ai voulu faire un grand stratège."
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ladesiderienne   20 mars 2014
Mouche-toi Cléopâtre de Françoise Xenakis
- J'ai fait un rêve, César... Nous remontions, toi et moi, le Nil, et mon peuple unifié (...) venait vers nous les bras chargés d'or et de blé. Les temples et les pyramides s'ouvraient, et des oiseaux-dieux déposaient à l'avant de nos bateaux des trésors inouïs... (Elle sourit alors et eut comme un peu de rouge aux joues ; elle ne rougissait pourtant pas facilement.) Et j'étais enceinte de toi, d'un fils quasiment prêt à naître. Et alors il y eut (elle hésita entre un grand nuage noir et un grand nuage d'or... et opta finalement pour l'or, elle avait compris le goût de César pour le brillant), oui, il y eut comme un nuage d'or qui nous recouvrit, toi, César, et moi, Cléopâtre. Et le petit César à cet instant se mit à bouger en mon ventre. Une voix s'éleva alors... "A vous deux, vous unirez l'Orient et l'Occident, et votre fils sera le maître du monde."
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ladesiderienne   05 mars 2014
"Désolée, mais ça ne se fait pas" de Françoise Xenakis
Mary faisait partie des gens qui ne sont attirés et ne respectent que ceux qui les terrorisent. Elle tenait cela de sa mère. Les autres, les gentils, les doux, elle avait une immense propension à les mépriser, à ne pas même les voir.
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