AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.88 /5 (sur 1281 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 13/01/1920
Mort(e) à : Hyères , le 20/06/2016
Biographie :

Fille d'une dessinatrice de mode et du styliste de meubles André Groult, renommé dans les années trente, Benoîte Groult obtient une licence ès Lettres et enseigne au début de la carrière au Cours Bossuet.

En 1943, elle épouse Blaise Landon qui meurt d'une blessure dans le dos en mai 1944. En 1945, elle épouse un étudiant en médecine, Pierre Heuyer, qui meurt quelques mois plus tard.

Elle entre au Journal de la Radiodiffusion à la Libération et y reste jusqu'en 1953. En 1951, elle épouse Georges de Caunes avec lequel elle a deux filles, Blandine et Lison, puis le romancier et journaliste Paul Guimard avec lequel elle a une fille, Constance. Elle a collaboré à diverses publications : ELLE, Parents, Marie Claire, etc.

Dès l'adolescence, elle cultive le goût de l'écriture mais c’est à un âge mûr qu’elle se lance sur la scène littéraire, d'abord avec sa sœur Flora : Journal à quatre mains (1963), Le Féminin pluriel (1965), Il était deux fois (1967). Elle est par la suite l'auteure de plusieurs best-sellers : La Part des choses (1972), Les Trois-quarts du Temps, Ainsi soit-elle (1975), Les vaisseaux du cœur (1988), La Touche étoile (2006), Mon Evasion (2008). Les Vaisseaux du cœur, d'inspiration autobiographique, a été adapté en 1992 au cinéma par Andrew Birkin avec Greta Scacchi et Vincent D'Onofrio.

En 1978, elle fonde un mensuel féministe avec Claude Servan-Schreiber F Magazine dont elle rédige les éditoriaux. De 1984 à 1986, elle assure la présidence de la Commission de terminologie pour la féminisation des noms de métiers, de grades et de fonctions, fondée par Yvette Roudy, alors ministre des droits de la femme, où travaillent grammairiens, linguistes et écrivains (arrêté de féminisation publié au Journal officiel en mars 1986).
À partir de 1982, elle est membre du jury Femina. Elle publie en 1986, pour la première fois, l'intégralité de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791, rédigée par Olympe de Gouges.

Benoîte Groult est morte à 96 ans le 20 juin 2016 à Hyères, où elle vivait et écrivait.
+ Voir plus
Source : France TV Info
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
L'interview : https://www.web-tv-culture.com/emission/blandine-de-caunes-la-mere-morte-51724.html Si elle-même a publié un roman en 1976, « L'involontaire » qui ressort ces temps-ci chez Phébus, c'est avant tout en tant qu'attachée de presse dans l'édition que Blandine de Caunes s'est fait un nom, voire même un prénom. Quand ses propres parents s'appellent Benoîte Groult et Georges de Caunes, il faut assurer, ce n'est jamais facile de pousser à l'ombre des grands arbres. Sur son père, souvent absent et peu attaché aux contingences familiales, elle reste discrète. S'agissant de son beau-père, en revanche, 3ème époux de sa mère, Paul Guimard, elle ne tarit pas d'éloges. Et là encore, grandir auprès de celui qui a écrit des romans mémorables comme « Les choses de la vie » ou « L'âge de pierre », voilà qui forge une personnalité. C'est avec un ouvrage très personnel que Blandine de Caunes est aujourd'hui dans l'actualité. « La mère morte » paru chez Stock. C'est effectivement sa mère que Blandine de Caunes met au coeur de son livre. Si on garde en mémoire Benoîte Groult, la battante, la féministe, l'intransigeante, l'écrivaine, elle qui a tant milité pour la féminisation des noms de professions, on sait moins ce que furent ses dernières années, elle qui vécut jusqu'à 96 ans. Dans ce beau récit, bouleversant, profondément humain, sa fille Blandine nous raconte la vieillesse, la déchéance, la souffrance des proches quand Alzheimer s'empare de ceux qui ont tant été la vie. Mais le récit prend encore une autre dimension quand Blandine de Caunes révèle le drame qui, dans le même temps, bouleversa son existence. Sa fille unique, Violette, trouve la mort sur une route ensoleillée, à l'âge de 36 ans. Ainsi donc, en 2016, année de ses 70 ans, Blandine de Caunes perd son enfant unique et sa propre mère. Elle écrit « Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus, je ne l'entendrai plus ». Avec pudeur, sensibilité, sans voyeurisme ni sans pathos, avec une belle écriture qui emporte le lecteur, entre sourire et larmes, Blandine de Caunes se dévoile, nous raconte, sans rien cacher de ses doutes, de sa tristesse, de sa révolte. Mais son récit est aussi et surtout un formidable témoignage de vie, de joie, d'enthousiasme où l'amour et l'amitié tiennent un rôle essentiel. Dans ce récit au jour le jour, quand les épreuves s'accumulent, chaque petit bonheur prend un sens inattendu, chaque mot tendre devient un baume réparateur. Les lieux se révèlent être des havres de paix où les souvenirs heureux affluent et par un mot, une photo, un objet, les chers disparus s'invitent pour aider à porter le fardeau et continuer l'histoire familiale. Hommage à sa fille, hommage à sa mère, le livre de Blandine de Caunes est une pépite triste mais lumineuse dont la lecture est indispensable. « La mère morte » de Blandine de Caunes est publié aux éditions Stock.
+ Lire la suite
Podcasts (2) Voir tous

Citations et extraits (409) Voir plus Ajouter une citation
tamara29   23 octobre 2012
Les vaisseaux du coeur de Benoîte Groult
Le bel âge après tout, c'est celui où l'on sait à quels rêves on tient le plus ; celui où l'on peut encore en réaliser quelques-uns.
Commenter  J’apprécie          610
Benoîte Groult
Cricri124   19 juillet 2017
Benoîte Groult
J'ai longtemps pensé dans ma jeunesse que s'aimer, c'était fusionner. Et pas seulement dans la brève et banale union des corps, ni même dans un orgasme mystique. Je ne le pense plus. Il me semble aujourd'hui qu'aimer, c'est rester deux, jusqu'au déchirement.
Commenter  J’apprécie          585
Jmlyr   12 août 2017
Ainsi soit-elle de Benoîte Groult
« Qu’est-ce qui leur prend, soudain aux femmes ? Voilà qu’elles se mettent à écrire des livres. Qu’ont-elles donc à dire de si important ? » demandait récemment un hebdomadaire qui ne s’était jamais posé la question de savoir pourquoi les hommes écrivaient, eux, depuis deux mille ans et ce qui leur restait encore à dire !



P.37 Livre de 1975
Commenter  J’apprécie          570
Iboo   21 août 2012
Ainsi soit-elle de Benoîte Groult
C'est dur, mais y a pas d'os dedans. Ça bouge tout seul, mais ça n'a pas de muscles. C'est doux et touchant quand ça a fini de jouer, arrogant et obstiné quand ça veux jouer. C'est fragile et capricieux, ça n'obéit pas à son maître, c'est d'une susceptibilité maladive, ça fait la grève sans qu'on sache pourquoi, ça refuse tout service ou ça impose les travaux forcés, ça tombe en panne quand le terrain est délicat et ça repart quand on n'en a plus besoin ; ça veut toujours jouer les durs alors que ça pend vers le sol pendant la majeure partie de son existence...

Il parait que nous aurions adoré avoir un truc comme ça. Il paraît que quand on n'en a pas, c'est bien simple, on n'a RIEN.

Et puis ce n'est pas fini : à côté du machin, il y a les machines. Et là c'est nettement pire............ Où elles sont placées, pauvres minouchettes, on dirait deux crapauds malades tapis sous une branche trop frêle. C'est mou, c'est froid, ni vide ni plein ; ça n'a aucune tenue, peu de forme, une couleur malsaine, le contact sépulcral d'un animal cavernicole ; enfin c'est parsemé de poils rares et anémiques qui ressemblent aux derniers cheveux d'un chauve. Et il y en a deux !

.........Disons le tout net : votre panoplie, mes chéris, même si vous ennoblissez la pièce maîtresse de phallus ne forme pas un ensemble extraordinaire........... Et pourtant nous l'aimons, cette trinité, avec humour parce qu'elle est objectivement laide, avec amour parce qu'elle est subjectivement émouvante. Mais qu'on ne nous empoisonne plus avec cette prétendue envie de pénis, qu'on ne nous définisse plus, au physique et au moral, par rapport au pénis et qu'on nous soulage de tous ces psychanalystes et sexanalystes qui s'acharnent à réanimer nos vieux conflits au lieu de nous apprendre à nous aimer nous mêmes, ce qui est une condition essentielle pour aimer l'autre. Sinon, nous allons le prendre en grippe, l'objet, comme certaines ont commencé à le faire. Ce serait dommage pour tout le monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          455
Ladybirdy   06 mars 2019
Les vaisseaux du coeur de Benoîte Groult
Le plus dur dans le malheur, ce n’est pas tellement d’être malheureux, c’est de se trouver privé de son minimum vital d’insouciance, de ce recours au rire ou, mieux encore, au fou rire salutaire qui fait sauter vos circuits et vous laisse pantelant, exhalant un de ces soupirs qui délivrent des pires tensions. Le malheur est désespérément sérieux.
Commenter  J’apprécie          412
Heureuse   26 septembre 2010
La Touche étoile de Benoîte Groult
A mesure que le temps passe je me demande si la sororité n'est pas le sentiment le plus authentique, le moins frelaté, le plus résistant aux évènements[...]. Il faut prendre tant de précautions avec l'amour. Avec une soeur on ose tout, même rester soi-même, jusqu'à l'horreur si c'est nécessaire pour sa santé mentale! Merci Minnie de me permettre d'être horrible en étant sûre de conserver ton affection. C'est si bon. On est si rarement soi-même finalement... Et avec si peu de gens.
Commenter  J’apprécie          390
Piatka   02 juin 2014
Mon évasion de Benoîte Groult
Virginia Woolf avait raison : « Tuer la fée du foyer reste le premier devoir d’une femme qui veut écrire. » Si j’osais ! Mais les fées du foyer ont la vie dure, et dans mon cas, il faudrait tuer dans la foulée la mère et la grand-mère ! Woolf a sous-estimé le problème : elle n’avait pas d’enfants et Beauvoir non plus. Il aurait fallu me prévenir il y a très longtemps.
Commenter  J’apprécie          370
Jmlyr   15 août 2017
Ainsi soit-elle de Benoîte Groult
Quand on voit comment des hommes ont traité d'autres hommes, comment s'étonner de la façon dont ils ont traité les femmes?
Commenter  J’apprécie          380
rabanne   11 décembre 2016
Les vaisseaux du coeur de Benoîte Groult
Je mesurais à quel point dans une vie commune tout est une question de regard : on peut s'irriter ou s'attendrir devant un même geste selon que l'on cherche une raison de vivre avec quelqu'un ou de le quitter.
Commenter  J’apprécie          372
cicou45   12 juillet 2015
La Touche étoile de Benoîte Groult
"Mais ce sont les questions qui sont le sel de la vie. Les réponses, il faut s'en garder : elles peuvent tuer."
Commenter  J’apprécie          340
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

quyz ou quiz ?

Qu'est-ce qu'on s'ennuie à l'hôpital quand on doit subir une

dyalise
dialyse
dialise

11 questions
37 lecteurs ont répondu
Thèmes : vocabulaire , mots , lettre , langue française , humourCréer un quiz sur cet auteur
.. ..