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Note moyenne 3.99 /5 (sur 45 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Oran (Algérie) , le 23/01/1950
Biographie :

Gabriel Martinez-Gros est un historien spécialiste de l’histoire politique et culturelle d'al-Andalus.

Il est agrégé d'histoire. Après avoir enseigné à l'université de Rouen, il est professeur d'histoire médiévale du monde musulman à l'Université de Paris-VIII.

Il a traduit le livre de Juan Vernet, "Ce que la culture doit aux Arabes d'Espagne" (Sindbad, 1986). Ancien membre de la Casa de Velazquez, il y publie l'"Idéologie omeyyade", 1992.

Gabriel Martinez-Gros a codirigé l'IISMM (Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman) avec Lucette Valensi jusqu'en 2002.


Source : www.bibliomonde.com
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Bibliographie de Gabriel Martinez-Gros   (17)Voir plus

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NAR - 23 mars 2021 #82 - Gabriel Martinez-Gros pour son livre "De l'autre côté des croisades" En Orient, au XIIe et XIIIe siècle, l’Empire islamique en lutte contre lui-même affronte deux puissances impérialistes qui le prennent en tenaille : les Mongols à l’Est, les Francs à l’Ouest. Spécialiste de l’islam médiéval, Gabriel Martinez-Gros discerne sous la violence des affrontements guerriers le travail de la raison dans l’histoire du monde oriental, qu’éclaire la dialectique du Bédouin et du Sédentaire mise en évidence par Ibn Khaldoun. Après son histoire de L’Empire islamique du VIIe au XIe siècle, le nouveau livre que nous présente Gabriel Martinez-Gros, De l’autre côté des croisades, jette un éclairage nouveau et passionnant sur l’histoire du monde médiéval, sur les enjeux territoriaux et maritimes des puissances qui s’affrontent et sur les véritables ambitions des chevaliers puis des rois venus d’Europe occidentale.

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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   08 octobre 2016
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
Que ces forces tribales soient acquises par le mercenariat ou violemment importées par l'invasion, elles renouvellent les réserves de violence solidaire dont l'État a besoin. Dans tous les cas, les chefs de ces tribus conquérantes, ou de ces unités mercenaires, prennent le contrôle du pouvoir. Par définition donc, les populations sédentaires ne sont pas admises à désigner ceux qui les dirigent ; les membres du cercle dirigeant qui exerce la fonction de violence au sommet de l'État sont issus du monde des tribus, et sont donc étrangers aux populations sédentaires qu'ils dominent, qu'ils protègent et qu'ils exploitent comme leur troupeau.



Introduction.
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Nastasia-B   22 août 2016
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
L'empire éprouve et dénonce la violence qui le vise. Mais la violence des tribus des frontières est inséparable du désarmement des sujets, ou plutôt elle en est la conséquence. Elle n'est sensible que par contraste sur la toile de fond de la privation de violence imposée aux majorités. C'est la réduction à la paix des masses productrices qui fait voir et qui encourage la brutalité des guerriers, c'est la non violence qui crée la violence.



Introduction.
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Nastasia-B   12 octobre 2016
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
Les empires […] auraient avoué craindre la menace de leurs propres soldats, confessé la force des armées supposées défendre l'État et à instiller la méfiance ethnique parmi leurs contingents, pour mieux se garantir de l'émergence d'un soulèvement unanime des guerriers. En un mot, l'empire se défie assez de ses propres forces pour se résoudre souvent à les briser, au risque d'y périr lui-même.



Introduction.
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finitysend   14 mars 2016
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
Les empires , comme les épidemies , exigent pour se former que soit dépassé un certain seuil de densité humaine , synonyme de matière fiscale potentiellement abondante .
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Nastasia-B   14 mars 2016
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
Les Turcs s'imposent donc dès 820-840 comme la 'asabiya principale de l'empire. Il n'en seront jamais la seule. Leur expulsion des bénéfices de l'État rend certaines tribus arabes à la vie bédouine, et nourrit le bourgeonnement de dynasties locales arabes dans tout le Croissant fertile — Syrie et Irak — entre la fin du IXe et le XIIe siècle.

À l'extrême occident de l'Islam, le pouvoir andalou des Omeyyades de Cordoue recrute des esclaves soldats européens sur le modèle des Turcs de Bagdad. Dans le centre et l'est du Maghreb, à partir du début du Xe siècle, les tribus berbères les plus actives se rangent derrière le soulèvement shiite des Fatimides, qui enlève l'Ifriqiya/Tunisie en 909, puis l'Égypte et la Syrie en 969-975. À partir de cette date, l'Euphrate fait la frontière politique entre Abbassides de Bagdad et Fatimides établis au Caire, comme il avait séparé pendant mille ans le monde perse du monde hellénistique et romain. Après trois siècles et demi d'exception, la géographie de l'Islam revient à la norme précédente sous l'effet d'écartèlement de 'asabiyat trop nombreuses, que de parviennent pas à stabiliser des ressources fiscales trop limitées.



L'ISLAM CONFISQUE LA FORCE TURQUE.
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Nastasia-B   06 août 2021
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
Les empires, comme les épidémies, exigent pour se former que soit dépassé un certain seuil de densité humaine, synonyme de matière fiscale potentiellement abondante.



Chapitre I : Émergence et assise des empires (400 avant J.-C. — 200 après J.-C.)
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Nastasia-B   17 mars 2016
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
Le regard que porte Ibn Khaldûn sur cette pacification est à l'inverse du nôtre. Sans doute la paix est-elle un bien précieux, puisqu'elle permet l'abondance des biens, le repos de la pensée et l'expansion du savoir. Mais elle se paie du désarmement de la rudesse naturelle de l'humanité, de sa dévirilisation par le pouvoir de l'État pacificateur. Car là gît le drame : la pacification est le lot de l'immense majorité matériellement et moralement désarmée, mais qui l'est des mains d'une infime et nécessaire minorité violente en charge de l'État. La douceur imposée aux masses comme aux élites civiles — et civilisées — implique par contraste l'extrême brutalité de ceux qui l'imposent. La paix est une tyrannie.



Introduction.
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Nastasia-B   23 juillet 2021
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
La raison d'être [de l'État] est de prospérer par l'impôt et de tirer profit du travail productif des sujets sédentarisés.



Chapitre V : L'Inde, la Chine et l'Angleterre impériales (1500-1800) — L'équilibre schizophrénique de l'empire : la Chine des Mandchous.
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Gabriel Martinez-Gros
Nastasia-B   22 septembre 2016
Gabriel Martinez-Gros
Il n'existe pas de violence collective sans que la paix l'ait préparée.



BRÈVE HISTOIRE DES EMPIRES, Émergence et assise des empires.
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tolstoievski   16 octobre 2019
Brève histoire des Empires de Gabriel Martinez-Gros
La croissance de la ville mobilise ainsi le travail des campagnes qui lui versent l'impôt, mais lui vendent aussi les produits agricoles et les matières premières dont elle a besoin. Malgré l'impôt, les campagnes s'enrichissent et se peuplent en satisfaisant le demande urbaine, ce qui permet de les imposer davantage, donc de faire croître d'autant la ville, d'en augmenter la demande au profit des campagnes, qui s'enrichissent, etc. C'est un véritable cercle vertueux qui s'engage, dont tous, ville et campagne, tirent bénéfice. Il ne réclame qu'une seule condition, impérative : que les populations imposées soient désarmées. L'ensemble du processus repose en effet sur une inégalité fondatrice, entre élites et sujets, entre la ville et le reste, entre ceux qui lèvent l'impôt et ceux qui le paient. L'impôt est une humiliation, que des hommes libres et armés ne toléreraient pas, dit Ibn Khaldûn. L'État est donc un processus de civilisation dans tous les sens du terme : il accroît la richesse, la population et la prospérité, mais dans le même temps il désarme, il réduit à la vie civile : par la force, bien sûr, mais aussi par l'éducation et en inculquant le respect des lois. Ibn Khaldûn n'hésite pas à écrire qu'il est dans la logique de l'État de répandre la lâcheté et de combattre toute forme de solidarité parmi ses sujets.



INTRODUCTION : Une théorie économique.
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