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Note moyenne 3.95 /5 (sur 144 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 11/03/1952
Biographie :

Jean Lopez est un journaliste et historien français.

Jean Lopez, ancien officier de la Marine marchande, ancien rédacteur en chef d'un magazine de vulgarisation scientifique ("ça m'intéresse"), de "Science et vie Junior", est spécialiste du conflit germano-soviétique.

Il est aujourd'hui rédacteur en chef de la revue de vulgarisation d'histoire militaire "Guerres et Histoire".

Depuis trente ans, il recense, traduit et compare l’essentiel des recherches menées aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne sur le conflit germano-soviétique.



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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Sphilaptere   09 mai 2020
Barbarossa : 1941. La guerre absolue de Jean Lopez
Si la guerre arrive demain est conçu et réalisé par un collectif de cinéastes, sous la direction d’Efim Dzigan. Il devait représenter l’Union soviétique lors du premier festival de Cannes, en 1939, qui sera annulé du fait de la guerre. Trois mois avant le début de l’opération Barbarossa, le film recevra le prix Staline de seconde classe, avec un chèque de 50 000 roubles. Il a été projeté dans toutes les salles du pays, montré dans les écoles, les casernes, les foyers des usines et les kolkhozes. Son succès doit sans doute beaucoup à la jolie chanson éponyme, qui ponctue les séquences clés et serine des couplets dont la chanson populaire n’est pas coutumière : « Nous ne voulons pas la guerre mais nous nous défendrons. Nous renforçons légitimement nos défenses. Et nous détruirons l’ennemi sur sa propre terre, d’un coup puissant et avec peu de pertes. » Refrain : « Peuple, lève-toi et prépare-toi à la campagne ! » Staline apprécie beaucoup le film. Pendant la guerre, il le regardera souvent, peut-être dans un but d’auto-thérapie, ou par sens de l’humour le plus noir, sachant que chaque journée de ce conflit long de 1 396 jours verra trépasser environ 20 000 citoyens soviétiques. Le scénario d’Efim Dzigan est édifiant. Par une nuit paisible, les troupes allemandes – représentées de manière ridicule – attaquent les gardes-frontières soviétiques. Elles en tuent quelques-uns mais sont bloquées par les autres au seuil du sol soviétique. Comme un seul homme, la nation se lève alors contre l’envahisseur. De Kronstadt à la Tchoukotka, hommes, femmes, enfants, vieillards s’empressent vers les commissariats militaires pour s’enrôler dans l’Armée rouge. Dans un morceau de bravoure qui fait grincer des dents lorsque l’on songe à la suite, le maréchal Vorochilov, jouant son propre rôle, apparaît en grand uniforme devant les troupes et répète le message essentiel : « Si la guerre nous est imposée, elle ne se produira pas sur notre sol soviétique, mais sur le territoire de ceux qui oseront tirer l’épée les premiers. » Sur ces fortes paroles, Vorochilov et ses divisions franchissent la frontière. Le sort de la guerre est scellé par la frappe de la cavalerie guidée par (le vrai) Boudienny, sabre dégainé et moustaches en bataille, et par le soulèvement du prolétariat allemand.
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Sphilaptere   02 juin 2020
Barbarossa : 1941. La guerre absolue de Jean Lopez
Aucun soldat de la Seconde Guerre mondiale n’a été autant maltraité par les siens que le Soviétique, pas même le Japonais ni le Chinois.
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Sphilaptere   24 juin 2020
Infographie de la Seconde Guerre mondiale de Jean Lopez
Si le bilan "classique" de la Seconde Guerre mondiale a longtemps été évalué aux environs de 40 ou 50 millions de morts, on sait aujourd'hui qu'il dépasse en réalité les 75 millions et atteint peut-être 80 millions (...)



1. URSS = 27 917 000 h

2. Chine = 15 000 000 h

3. IIIe reich (Allemagne + Autriche) = 8 666 500 h

4. Pologne = 6 540 000 h

5. Japon = 3 365 900 h

(..)

13. France = 523 369 h

(...)

18. Etats-Unis = 418 500 h

19. Royaume-Uni = 363 360 h

20. Tchécoslovaquie = 335 000 h

(...)

24. Belgique = 88 000 h

(...)

27. Canada = 43 600 h
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Sphilaptere   07 juin 2020
Infographie de la Seconde Guerre mondiale de Jean Lopez
L'opération Barbarossa est une transgression générale de toutes les règles de la civilisation, appliquée à l'Europe par l'Europe elle-même.
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Sphilaptere   06 juin 2020
Infographie de la Seconde Guerre mondiale de Jean Lopez
Sans culminer à 100 000 morts comme longtemps avancé, les pertes françaises s'établissent à environ 50 000 tués. Mis en regard des 40 000 Allemands tués (31 000 sûrs plus une majorité des disparus (les prisonniers non transférés en Angleterre ayant été libérés), ce ratio de 1 / 1,5 est conforme à celui de 14-18.



Les pertes allemandes de juin (27 000 tués et disparus) - supérieures à celles de mai (21 000) - révèlent même la ténacité des soldats français, une fois le choc initial surmonté ; un dévouement aux antipodes des clichés moqueurs de l'après-guerre.



Mais en juin le différentiel était trop important, et la France ne disposait pas de la profondeur suffisante pour se rétablir. Autre mythe qui tombe, celui d'une RAF qui s'économise. Elle perd 900 de ses 1 300 appareils en ligne le 10 mai contribuant ainsi à affaiblir la Luftwaffe (35% de pertes) ; un sacrifice utile car plus que compensé par les 1 600 avions neufs qu'elle perçoit, ce qui n'est pas le cas de son adversaire.
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Sphilaptere   18 mai 2020
Barbarossa : 1941. La guerre absolue de Jean Lopez
L'aveuglement est le prix que paient ceux qui croient détenir les clés de l'histoire.
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Sphilaptere   20 mai 2020
Barbarossa : 1941. La guerre absolue de Jean Lopez
En écrivant ses mémoires vingt ans après les événements, le vieux maréchal [Joukov] avait peut-être oublié comment fonctionnait le système stalinien : avant de bouger un doigt, il fallait s'acheter une police d'assurance.
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Sphilaptere   29 mai 2020
Barbarossa : 1941. La guerre absolue de Jean Lopez
En un mois, la collaboration décidée de la Wehrmacht, « l’attitude absolument positive » des Baltes et des Ukrainiens (mais pas des Biélorusses, qui rechignent à participer à des pogroms), la capacité démontrée des membres des Einsatzgruppen à mener de façon routinière des massacres de masse, la demande générale d’une plus grande sécurité sur les arrières, tous ces éléments apparus au tout début de la campagne transforment l’impensable en politique.
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Sphilaptere   22 avril 2020
Barbarossa : 1941. La guerre absolue de Jean Lopez
Combats, exécutions, exactions, famines délibérées, tuent en deux cents jours plus de 5 millions d’hommes, femmes et enfants, soldats et civils. Mille morts à chaque heure, nuit et jour. C’est, sur un seul front, le semestre le plus létal de la Seconde Guerre mondiale et, sans doute, de toute l’histoire humaine. L’enfer de Dante est une tiède géhenne comparé aux grands mouroirs à ciel ouvert qui s’égrènent le long de la ligne de front, dans Leningrad assiégé, dans les 200 camps de prisonniers de guerre soviétiques, dans les milliers de ravins et de fossés antichars où l’on assassine les Juifs, dans les villes occupées, ravagées par la faim. Le nazisme et son armée donnent la pleine mesure de leur potentiel de destruction, de nature centrifuge : on tue l’autre. Pour survivre à l’assaut, le bolchevisme stalinien radicalise sa violence, de nature paranoïaque et centripète : on tue d’abord parmi les siens. Il utilise les armes avec lesquelles il a édifié une industrie, collectivisé l’agriculture, éliminé des classes sociales entières. Contrairement à ce que certains intellectuels soviétiques ont ressenti pour eux-mêmes, la guerre ne change pas le stalinisme : elle l’exalte.
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Sphilaptere   17 mai 2020
Barbarossa : 1941. La guerre absolue de Jean Lopez
Mais, pour suivre les historiens Christian Gerlach et Timothy Snyder, la famine envisagée par Backe et consorts constitue « le plus vaste plan d’assassinat de masse de l’histoire », même s’il est approximatif, voire grossier, même s’il est plus un concept qu’un plan à proprement parler. Son esprit sera bel et bien incorporé dans la politique d’occupation menée par la Wehrmacht et le parti nazi, pour nourrir le Reich et ses forces armées. Par la famine et les maladies qui lui sont liées, il entraînera la mort de 4 à 7 millions de civils, dont une grande majorité de femmes et d’enfants. Il constituera aussi un des éléments clés dans trois autres crimes connexes, dont nous parlerons plus loin : la liquidation de 2,8 millions de Juifs présents sur le territoire soviétique, la mort par inanition de plus de 3 millions de prisonniers de l’Armée rouge et celle d’au moins 800 000 habitants de Leningrad.
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