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3.97/5 (sur 172 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Buckinghamshire , le 15/01/1966
Biographie :

Giles Milton est un historien et écrivain, spécialiste de l’histoire des voyages et des explorations.

Diplômé de l’Université de Bristol, il collabore à nombre de revues et journaux anglais et étrangers.

Giles Milton devient célèbre avec un best-seller, "La Guerre de la noix de muscade" (Nathaniel's Nutmeg, 1999), récit épique (mis en ondes par la BBC) de la lutte entre Anglais et Néerlandais pour le contrôle de la route des épices au XVIIe siècle.

Suivent de nombreux ouvrages, dont plusieurs traduits en français. Il est également auteur de livres pour enfants.

Ces premiers livres s'appuient tout autant sur des sources inédites (journaux intimes, carnets de voyages et correspondance) que sur les archives officielles (celles, notamment, de la Compagnie des Indes Orientales, aujourd'hui conservées à la British Library) ou les anthologies de voyage compilées au XVIe siècle par Richard Hakluyt et Samuel Purchas. Milton est membre du directoire de la London Library.

Il est marié à l’illustratrice Alexandra Milton, et ils ont trois filles.

site officiel : http://www.gilesmilton.com/
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Source : Editions Noir sur Blanc
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Bibliographie de Giles Milton   (15)Voir plus

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Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
[...] La première tentative de débarquement en France occupée avait été déjouée non par Rommel, ni même par les batteries allemandes du littoral, mais par l'ennemi national de l'Angleterre : son épouvantable mauvais temps.
Un opposant qui n'avait pas dit son dernier mot.
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"Au revoir et bonne chance !"
"Rendez-vous sur la plage !"
"Attention aux petites Françaises !"
"On se retrouve à Berlin !"
Il était 4h30, et les jeunes soldats de la compagnie A fanfaronnaient lors du transbordement dans les péniches à destination d'Omaha Beach. Les six embarcations contenaient chacune trente et un garçons formant l'avant-garde de l'offensive. C'était un groupe soudé qui s'entraînait ensemble depuis plus d'un an. Les liens étant même encore plus étroits pour une trentaine d'entre eux qui étaient originaires de la même ville, Bedford. Ils avaient l'impression de former une grande famille.
[...]
[...]
Le pilote chargé du transport de ces jeunes soldats s'appelait Jimmy Green, un corsaire anglais avide d'aventures et féru d'histoires maritime. A 23 ans, il était plus âgé que la plupart des membres de la compagnie A.
[...]
[...]
Jimmy Green apprit avec horreur que tous les garçons qu'il avait transportés dans sa péniche avaient été tués. Cette tragédie devait le hanter jusqu'à la fin de ses jours. "D'une certaine façon, j'étais responsable, puisque je les avais amenés là, dit-il bien des années plus tard. Je revois ces gars si jeunes sortir du bateau."
Le rapport de bataille décrit les dix premières minutes du débarquement à Omaha avec une simplicité effrayante : "La compagnie A n'était qu'une compagnie d'assaut, ce n'était qu'une petite bande de soldats aux abois qui n'avaient pour objectif que de s'en sortir vivants." [...]
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Alors qu'il sortait à grands pas de l'eau, Lovat se tourna vers Millin et échangea quelques mots avec lui. Ce fut certainement la conversation la plus incroyable qui eut lieu sur la plage ce matin-là.
"Vous ne voulez pas nous jouer quelque chose ?" demanda-t-il alors qu'une ligne de projectiles perforait le sable.
Millin n'en crut pas ses oreilles. Il venait de voir à l'instant un camarade tomber mort dans l'eau. Ils risquaient à tout instant d'être touchés.
— Vous plaisantez ?
— Je vous demande pardon ? dit Lovat.
Millin savait qu'il était inutile de protester. D'ailleurs, s'il devait mourir, il aimait que ce soit en jouant de la cornemuse.
— Vous voulez un air en particulier, mon général ?
— Pourquoi pas "Road to the Isles"?
— Et vous désirez que je joue en marchant, mon général ?
— Oui. Ce serait bien. Oui, déambulez.
Les tirs ennemis sifflaient de toutes parts, les obus martelaient les dunes. Les mitrailleuses faisaient entendre le staccato de leur toux sèche et une fumée âcre était poussée vers eux en gros nuages. Et pourtant, Bill Millin marcha de long en large sur la plage en soufflant dans sa cornemuse à pleins poumons. [...]
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L'un des premiers objectifs de la nuit pour les Alliés était la prise de Sainte-Mère-Eglise, discrète commune qui avait traversé les siècles plutôt repliée sur elle-même. On était là en pleine France rurale, avec ses traditions paysannes, le lever à l'aube, les copieux repas de midi et les veillés au coin du feu.
Sainte-Mère-Eglise ne sortait de sa somnolence que les jours de marché qui voyaient les fermières sortir leur beurre et leur crème sur les étals. Ses habitants étaient loin d'imaginer que leur petit village pouvait revêtir la moindre importance stratégique, et encore moins qu'il serait un point de rassemblement pour les parachutistes américains dans les toutes premières heures du mardi 6 juin.
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Les soldats qui se rendaient avaient à redouter [...] les balles de leur propre camp. Jack Shea fut témoin de ce genre d'exécution alors qu'il observait l'un de ses camarades qui faisait descendre cinq prisonniers vers la plage. Ils approchaient de l'esplanade quand "les deux premiers prisonniers s'effondrèrent sous une rafale de tirs de toute évidence d'origine allemande". Les trois autres tombèrent à genoux, comme s'ils imploraient le servant de la mitrailleuse de ne pas leur tirer dessus. Cela ne servit à rien. "La rafale suivante toucha en pleine poitrine le premier Allemand agenouillé, et, alors qu'il s'effondrait, les deux autres se planquèrent derrière la digue avec les Américains".
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Churchill considérait le whisky comme un remède universel « radical contre le typhus et les poux ».
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Les hommes travaillaient avec un professionnalisme total, sachant qu'il faillait tuer ou être tué. Ils avaient été entraînés à ignorer leurs scrupules : c'était une lutte à mort.
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Rommel : "Si nous ne les rejetons pas à la mer dans premières vingt-quatre heures, nous serons perdus. Ce jour-là sera le jour le plus long et peut-être le dernier."
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La participation de Cota au débarquement allié en Afrique du nord et en Sicile lui avait valu un rôle de premier plan dans l'organisation de l'assaut d'Omaha Beach. Les discussions ne s'étaient pas passées sans quelques accrochages avec le commandement suprême. Cota avait avancé que le débarquement dans le secteur d'Omaha serait tellement dangereux qu'il devait être effectué de nuit, l'obscurité donnant à ses troupes «l'avantage de la surprise et la discrétion inhérente aux opérations nocturnes». On ne l'écouta pas. Le commandement suprême lui assura qu'il n'y aurait pratiquement pas d'opposition de la part des batteries allemandes grâce aux bombardements aériens et navals.
Cota persista, et averti ses hommes de se préparer au pire. «Vous allez voir que tout va se passer de travers. Les péniches n'arriveront pas à l'heure, et ne vont pas vous débarquer au bon endroit. Certains ne mettront pas du tout pied à terre. Nous allons devoir improviser,nous obstiner, ne pas perdre la tête.» Belle preuve de clairvoyance. La confusion générale tournant à la catastrophe, seule l'improvisation allait permettre de rattraper la situation.
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En 1610, le roi Philippe III d'Espagne -écrivant l'ultime chapitre dans la reconquête de l'Espagne des mains des infidèles- expulsa du pays un million de Maures, qui, pourtant, vivaient là depuis des générations et qui, pour beaucoup, avait du sang espagnol dans les veines.
Parmi ces émigrés figuraient les Hornacheros, ainsi nommés d'après leur village d'origine, en Andalousie. Farouchement indépendants, n'hésitant pas à recourir à la violence, ils pillaient sans scrupule (...).
Chassés de leur place forte au coeur des montagnes espagnoles, ces quatre mille hommes et femmes choisirent de s'installer dans la cité en ruine de Rabat. Ils restaurèrent la casbah, ou forteresse, et s'adaptèrent avec une aisance remarquable à leur nouvelle patrie, qu'ils rebaptisèrent Salé-le-Neuf.
Cependant, ils continuaient à nourrir un profond ressentiment envers l'Espagne. Prêts à tout pour se venger, ils forgèrent bientôt des liens avec les pirates d'Alger et de Tunis qui s'attaquaient aux navires chrétiens dans la Méditerranée depuis plus d'un siècle. En l'espace de quelques années, des centaines de hors-la-loi et d'assassins -y compris des Européens- convergèrent vers Salé-le-Neuf dans le but d'initier les Hornacheros à l'art de la piraterie.
Les Hornacheros et leur cohorte de renégats constituaient une force redoutable et hautement disciplinée qu'on appela en Angleterre les "bandits de Salé". Cependant, pour leurs frères musulmans, ils étaient des al-ghuzat"- titre autrefois réservé aux soldats qui s'étaient battus aux côtés du prophète Mahomet-, des hommes dignes de respect et d'admiration car ils menaient une guerre sainte contre les chrétiens infidèles. "Ils vécurent à Salé, et leur djihad maritime est désormais célèbre, écrit le chroniqueur arabe al-Magribi. Ils fortifièrent Salé et construisirent ses palais, ses maisons et ses thermes."
Les corsaires de Salé apprirent rapidement à maîtriser le maniement des voiles carrées, ce qui leur permit de pousser leurs raids plus loin dans l'Atlantique Nord, et ne tardèrent pas à disposer d'une flotte de quarante vaisseaux. Ils pillèrent allègrement, attaquant villages et ports le long des côtes d'Espagne, du Portugal, de France et d'Angleterre. L'un d'eux, Amurates Rayobi, à la tête de plus de dix mille guerriers, écuma sans pitié les côtes espagnoles. Enhardis par ce succès, les al-ghuzat d'Alger s'en prirent aux navires de commerce qui traversaient le détroit de Gibraltar. Avec le développement des échanges commerciaux, les mers regorgeaient de richesses à saisir. Entre 1609 et 1616, le nombre de navires marchands anglais tombés aux mains des corsaires atteignit le total stupéfiant de quatre cent soixante-six.
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